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  • Mauvaises récoltes Ukrainiennes.

    Mauvaises récoltes Ukrainiennes.

    Ukraine_carteL’ Ukraine souffre de la sécheresse et a vu sa production de céréales, tomber à 27/28 millions de tonnes, contre 38 l’année dernière.
    Comme il est difficile d’incriminer le communisme plus de 15 ans après sa chute, on parle donc d’évènements climatiques.
    En réalité, le seul évènement climatique est l’absence d’investissements d’irrigation, depuis la fin du communisme.

    Car la riche terre (Tchernoziom) qui fait la richesse de l’ Ukraine est toujours là, humide à 15 cm sous la surface du sol, les retenues d’eau sur le Dniepr, considérables, et ne paraissant pas manquer d’eau.
    En un mot, comme sécheresse, on a déjà vu bien pire.
    Les exportations, fruits et légumes ont été réduites, et on envisage des mesures similaires pour les céréales. Mais les autorités n’ont aucune inquiétude.
    Là aussi, il faut incriminer le régime politique : spéculation et corruption, en plus de la volonté de se transformer en réservoir de biocarburants.
    Dans le cas Ukrainien, il faut bien incriminer le système de production, soit disant capitaliste (le capitalisme reposant sur l’investissement, il faut donc bien noter que ce dernier point est totalement absent en Ukraine depuis 1991 à tous les degrés de l’économie).
    En effet en Ukraine, comme dans la "crise des subprime", on a confondu capitalisme avec spéculation et monopoly. Dans les 2 cas le résultat est là : catastrophique.

  • Maison de platine.

    Maison de platine.

    Photos_056Emmanuel Cosgrove, 31 ans, de Montréal, vient de bâtir la maison la plus écologique d’ Amérique du nord, classée au niveau "platine" par le programme LEED (leadership in energy and environmental design).
    Il n’y a que 4 maisons sur 6000 qui ont atteint le niveau platine, et seul son habitation atteint 100 points sur 130 possibles.
    Cette habitation utilise 1/4 de l’énergie et moins d’ 1/4 de l’eau d’une maison normale.

    Isolation, géothermie et potager sur le toit. Rien n’est perdu, tout est recyclé dans cette maison. 80 % des composants vient en effet de récupération divers.
    Pour Emmannuel Cosgrove, c’est le résultat de tout son savoir acquis pendant 10 ans.
    Il compte bien être imité, et même l’espère. Toujours dans un but d’économie.
    Même la situation géographique (en ville) a été pensé pour éviter au maximum l’emploi d’une voiture.
    Exemple à méditer.

  • Augmentation du prix de l’électricité.

    Augmentation du prix de l’électricité.

    ElectricitAugmentation du prix de l’électricité de 1.1 %, et de 1.5 % pour les professionnels.
    Après avis du comité béni-oui-oui de régulation.
    Comme quoi, les statistiques tronquées de l’inflation mettent les producteurs électriques sur OFF, pour la flambée attendue de leurs cours bousiers boursiers.
    En effet, le contrat de service public (maintien d’un service de haut niveau, les autres auront de la M…, c’est promis), passé avec EDF, prévoit que l’évolution de ses tarifs ne dépassera pas l’inflation pendant 5 années.  (2010).

    5 dépotés députés Ump ont déposés un projet de loi prévoyant la possibilité du retour au tarif réglementé pour le particulier pendant 2 ans, possibilité qui existe déjà pour les professionnels.
    Le choix pour le particulier est irréversible, ainsi que pour le locataire suivant.
    L’impact moyen par ménage sera de un euro par mois.
    ça doit être un tic ou un toc chez les membres du gouvernement : un euro, un euro, un euro.
    Faut dire qu’ils ont l’air d’avoir du mal à compter jusqu’à deux.

  • Sahara producteur d’électricité ? II

    Sahara producteur d’électricité ? II

    MarocLa distance désormais comptera moins pour le transport d’électricité : lignes de courant continue de 600 kv passant à 800 et dont les pertes et le cout seront réduits.
    Une interconnexion grandissante des réseau entre Maroc et Espagne, d’abord pour faciliter l’importation de courant d’éolienne, ensuite de courant produit par du solaire thermique, pour remplacer les énergies fossiles défaillantes.

    On peut se demander si cette politique est censée. Remplacer une dépendance par une autre ? Qu’arrivera t’ il, si, par exemple on donne le pas dans ces pays à la consommation interne plutôt qu’à l’ export ? Des accidents sur les lignes peuvent survenir, et la donne politique peut changer.
    Et puis cela veut dire aussi que nous disposons, pour l’éternité, des moyens financiers permettant les importations.
    Comme quoi, ce genre de projet nécessite aussi la foi du charbonnier, la naïveté de l’enfant, et la bêtise du simple d’esprit.
    Certainement pas l’application de l’adage "gouverner, c’est prévoir."

  • Sahara producteur d’électricité ?

    Sahara producteur d’électricité ?

    SaharaLa Sahara bientôt notre principal producteur d’électricité ?
    C’est la question que se posent les allemands.
    En effet, une centrale solaire produirait trois fois plus d’énergie que les mêmes panneaux, placés en Europe, et pour une perte de transport de 3 % tous les 1000 km.
    soit environ 10 % pour le nord de l’Europe.

    Techniquement, la solution retenue serait de construire des centrales solaires thermiques qui feraient tourner des turbines. On produirait de la vapeur à une température de 400 ° celsius et sous une pression de 50 à 100 bar. Cela permettrait aussi de contourner le problème de l’électricité (son non stockage), en effet la chaleur se stocke beaucoup moins.
    Désormais, celui qui aura un beau petit désert très chaud (même sans pétrole ou gaz) aura donc toutes les chances de devenir riche comme crésus.
    Avec toujours le même travers chez nos gens importants : ne pas penser que nous pouvons être couper de l’étranger…

    photo :GNU free documentation license

  • USA : En récession ou en dépression ?

    USA : En récession ou en dépression ?

    UsaLa question peut être posée : les Usa sont ils au vu de leur balance commerciale, en récession, ou en dépression ?
    Le déficit commercial se réduit en juin, à 58.1 milliards de $,  et le cout du pétrole reste étale, malgré sa flambée du mois, avec des importations qui augmentent seulement de 0.5 % à 192.7 milliards de $.
    les exportations progressent de 1.5 % à 134.5 milliards de $.
    les trois composantes du déficit sont l’automobile, le pétrole et les produits chinois.

    Une contraction du déficit sans récession est impensable. Le secteur automobile est ravagé par la crise, le pétrole en hausse, et les produits chinois sans concurrents internes.
    La liquidation de pans entiers de l’industrie n’incite pas à penser à un redémarrage. Encore moins un redémarrage rapide.
    Un phénomène inédit de recessflation ? Où la récession serait cachée par une inflation mal camouflée en croissance ? Qui aurait entrainé une chute du cours du pétrole au début août ?
    En tout cas, au niveau actuel de consommation de pétrole US, une récession détendrait les marchés pétroliers, un temps, même si ce n’était qu’un temps assez court.

  • Kashagan : un peu plus cher que prévu.

    Kashagan : un peu plus cher que prévu.

    KazakLe cout prévisionnel du dernier grand gisement pétrolier découvert a légèrement dérapé : il est passé de 57 milliards d’ US $ à 136.
    Ceci pour 30 ans de vie. Prévu pour commencer sa production en 2005, il la commencera en 2008, non 2010, bon on verra.
    Situé dans une zone difficile (le bord de la Caspienne), pris 6 mois dans les glaces chaque année, le gisement merdeux selon les majors de kashagan présente certaines difficultés techniques.
    Son brut est très soufré, très corrosif surement un bolchévique.
    Il contient de plus du gaz à haute pression, qui peut endommager les équipements je vous le disais un bolchévique.

    D’une manière générale, le prix de la production… flambe encore un bolchévique?, passant de 3,7 $ le baril en 2000 à 14.6 $. A l’époque le cout de Kashagan avait été estimé à 29 milliards de $.
    En réalité, le cout de l’exploitation et de la prospection suit le cours du prix du pétrole.
    On le voit le pic oil, est aussi financier.
    Le gisement de kashagan est sans doute le gisement dont le report sonne le pic oil. Prévu pour une production de 1.5 millions de barils jours en 2006, sa présence aurait sans doute permis de reporter celui-ci à 2010.
    Sa défaillance, adoucira certainement la décroissance de la production après 2010, voir beaucoup plus tard.
    En plus les dirigeants kazakhs (de vrais bolchéviques ceux là) , ils font rien qu’embêter.

  • Forêt Wallonne : exploitation maximale.

    Forêt Wallonne : exploitation maximale.

    Photos_104La forêt Wallonne est en nette expansion. En bien meilleure état que cella du 19° siècle, bien plus étendue, elle est néanmoins à la limite de la surexploitation.
    L’ Europe malgré le bon état de ses bois risque d’en manquer à l’horizon 2020.
    En effet ayant décidé de tirer 20 % de son énergie du renouvelable, il lui manquera 230 millions de M3, d’après la Cepi (fédération interprofessionnelle des industries du bois).
    La forêt wallonne, elle montre déjà des signes de surexploitation.

    395 000 hectares au 19° siècle, 545 000 aujourd’hui, produisant 4 000 000 de M3, soit en gros 10 M3 par an /ha.
    Mais il faut voir que l’effet kiss cool, risque de fausser considérablement les données du problèmes. La majeure partie de la consommation de bois sert à la pâte à papier, la majeure partie de la pâte à papier, à fabriquer du carton, emballage indispensable pour expédier aux 4 coins du monde.
    De même la palette. La crise des transports risque de faire chuter cette consommation.
    Mais il faut être clair : jamais les forêts, même dans le très bon état actuel ne pourront faire face à la consommation sans une règlementation drastique, des choix stratégiques, et un prix élevé de la ressource.
    Le développement par exemple du poêle à bois ou de la chaudière à pellet posent beaucoup de questions.
    Est ce perdurable, ou est ce simplement un produit qui permettra de développer la filière en vue d’autres usages ?

  • Un scénario pour le pétrole.

    Un scénario pour le pétrole.

    PennsylvanieLe scénario du pic oil le plus parfait a eu lieu aux USA. montée régulière jusqu’en 1971, déclin régulier depuis.
    Mais le monde n’est pas aussi parfait. Les USA ont connu la stabilité, des investissements très forts dans la prospection et un nombre maximum de puits en exploitation : 500 000 pour 750 000 dans le monde.
    Le pic oil, ne revêt pas, loin de là toujours cette forme dans le monde.
    Troubles politiques, en Iran, en Urss, au Vénézuela, ont entrainé une baisse de la production provisoire, et une remontée. De même, un certain nombre de pays ont été "punis" par les pays occidentaux, sous forme de rétention de technologie, d’embargo, ou autre.

    Le Cas le plus frappant est celui de la Russie. Maximum à 12.5 Millions de barils jour, puis déclin à 6, enfin remontée à 10.5, sans dépasser le maximum de 1987.
    Les carences d’investissements de la période pétrole bon marché, ont amené à épargner provisoirement certains gisement.
    La situation sociale et politique comme au Nigéria, empêche une exploitation linéaire de la production.
    Une chose est sure : le pic oil USA était parfait, mais  sera peu imité dans le monde, pic oil, désormais généralisé et avec à coup, certainement.
    Pour des raisons techniques, politiques, sociales, etc…

  • Un scénario pour le nucléaire…

    Un scénario pour le nucléaire…

    Centrale_nukeUn scénario vraisemblable pour le nucléaire, vite.
    Les prévisions de relance de la production s’avèrent de plus en plus aléatoires. Accidents prolongés sur Cigar Lake, incertitudes aussi sur l’inondation de Western range. Si l’uranium est présent en quantités considérables sur terre, on ne sait pas l’extraire de manière économique. A part sur une dizaine de sites, ne répondant pas à la demande ACTUELLE.
    Ce problème est crucial en France. En effet, pays le plus nucléarisé avec 58 centrales, tirant 80 % de son électricité du nucléaire, l’impact d’une crise d’approvisionnement y serait maximum. Un pays qui en tire 20 % devrait y faire face sans trop de problèmes.  20 % d’économies à l’heure actuelle, c’est plutôt facile.

    Mais la France ? La problématique est simple : un stock avec entrées et sorties. 8000 tonnes de stocks. 5272 d’importations. Reste un manque de 2700 tonnes. On voit, le bout sera vite là. Et pour le moment, augmenter la production, cela reste de l’ordre des voeux pieux. On le voudrait bien, mais on ne le peut point, et en tout cas, désormais, on n’est plus les seuls à en vouloir acheter massivement.
    On le voit, il n’y a aucune chance d’échapper à une politique d’économie d’énergie d’un gabarit fort considérable. Et peut être exemplaire. L’alternative est un parc marchand sur trois pattes, avec des pannes à répétition.
    En tout état de cause, on peut voir un certain nombre de pistes se dégager : la baisse des exportations par exemple, le déclassement d’un certain nombre de centrales, bientôt inutiles.
    Double avantage. On met une centrale "en veille" (arrêtée mais non démantelée), avec la possibilité théorique de pouvoir redémarrer. Pendant quelques années, disont 20 ans. Une bonne partie de la radioactivité de vie courte, soit la plus grosse partie, a disparue. Et les gains financiers sur le démantélement seront considérables.
    Comme on le voit, un problème n’existe que dans la manière de l’appréhender.

    Photo : gnu free documentation license