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  • Nucléaire : l’avenir douteux…

    Nucléaire : l’avenir douteux…

    NucleaireSelon l’ Oxford research group, l’avenir ne sera pas nucléaire. Il est déjà trop tard pour miser sur lui.
    Pour une simple et bonne raison, même en écartant du revers de la main le problème combustible, c’est que construire des centrales, surtout de ce type là, c’est long.
    Pour le GIEC, 442 réacteurs en service en 2005 plus 76 prévus et 25 en construction, c’est bien trop peu pour satisfaire les besoins. Et pour compléter les propos de l’ Oxford research group, le rythme actuel aura du mal à maintenir le parc actuel en l’état.

    En partant sur une population de 10 milliards d’homme en 2075 et 1000 watts par personne produit à 33 % par le nucléaire, on arriverait à la construction de 4 centrales par mois (en gros une par semaine). L’effort le plus violent, la France de 1977 à 1993 a été de 3.4 centrales, par an.
    Dans le même temps, la Chine met en service d’ici 2012,  562 centrales à charbon (une tous les 5 jours), l’Inde 213 et les USA 72.
    Là aussi, on ne peut que constater que seule une politique d’économie peut fonctionner. Que parallèlement l’éolien doit rentrer dans nos paysages, villes, lotissements et campagnes, comme les panneaux solaires, que même ce recours au charbon est profondément déplacé (combien de temps dureront les gisements à ce rythme ? Mais certainement pas 250 ans, 50 ans tout au plus…)

  • Effet de dettes.

    Effet de dettes.

    EurosPour passer à une autre révolution industrielle, rien n’est plus facile. Cela demande des investissements, des vrais, pas des financiers, pour une technologie soit existante, soit qui arrivera à maturité sous peu.
    Donc le problème n’est pas du tout technique.
    Il est politique.
    Du sortir de la grande guerre, à 1973, tout était très simple, le déficit était couvert par des avances automatiques de la banque de France au trésor, une planche à billet peu utilisée. La dette resta donc stationnaire de 1918 (300 milliards de francs) à 1939, n’augmenta que pendant la seconde guerre mondiale (pour éponger une circulation monétaire débridée), et jusqu’en 1973, on décida que les avances automatiques au trésor n’était pas "moderne".

    On l’arrêta donc pour la remplacer la planche à billet publique (qui ne produisait pas de dettes), par une planche à billet privée (les banques privées frappent monnaie pour prêter à l’état) qui fabriquent une dette, fictive donc, mais bien utile à certains pour pousser des cris d’orfraies sur "la dette qu’on ne peut laisser aux enfants et petits enfants".
    Si on avait continué dans l’optique de 1973, la création monétaire aurait concerné 600 milliards d’euros. La privatisation a fait créer le double.
    Mais là, n’est pas le plus marrant. Le plus marrant est dans le fait qu’ayant décroché de l’étalon or avec les USA le 15 août 1971, nous n’avons même plus de vrai monnaie.
    En effet l’aspect transmission de valeur est complètement écarté. Et il est clair que pour toute personne ayant l’âge de raison en 1971 et maintenant, et qui peut faire les comparaisons, la monnaie a beaucoup perdue. 95 % de sa valeur pour le US $, la monnaie de référence. Mais les autres ne sont pas en reste.
    La donne énergétique n’est donc pas incontournable, c’est même très classique : investissements à crédit, c’est facile à faire, à condition de se débarrasser des trublions, des inutiles et des parasites qui veulent "équilibrer les finances", là aussi, de belles têtes de vainqueurs à certains diners.
    La monnaie n’a rien d’une vache sacré, elle a aussi pour fonction d’être une variable d’ajustement…

  • Gamberge en noramerica…

    Gamberge en noramerica…

    Noramerica_2les ministres de l’énergie noraméricains se sont réunis en Colombie Britannique le 23 juillet à Victoria.
    Fruit d’une mastication intensive de méninges, le résultat de leur réflexion est pour ainsi dire éblouissant (prenez vos lunettes de soleil) :
    – amélioration de la sécurité et de l’efficacité énergétique en noramérica (déjà là, admiration),
    – réduire les obstacles à la mise en application des technologies énergétiques propres ; biocarburants (un affamé, c’est "un obstacle à écarter" ?),
    Hydrates de gaz ( facile, vider la mer, réchauffer les pôles),

    – capture et stockage du carbone, (facile : il faut investir, économie dirigée donc ?),
    – charbon épuré (facile aussi, il faut investir, économie dirigée aussi ?),
    – transport d’électricité (reprendre ce qui n’a pas été fait pendant 25 ans ?),
    – rendement des véhicules à moteur (seppuku des constructeurs noraméricains ?),
    – consommation des appareils en veille…
    Et ils parlaient des énergies renouvelables…
    Constatation : ils avaient du aussi mettre leur cerveau en veille…

  • FMI, Castro et Chavez, même combat…

    FMI, Castro et Chavez, même combat…

    FmiIl y a des choses, ça fait bizarre de les entendre.
    Bon que Castro disent que les biocarburants affameront les pauvres, ça ne trouble pas, c’est dans l’ordre des choses.
    Quand Chavez, dit la même chose que Castro, ça ne trouble pas non plus, c’est dans l’ordre des choses.
    mais quand le Fmi dit que la production de bioéthanol nord américaine va affamer les pauvres, ça crée quand même un choc, psychologique.

    Bon, d’accord, vous allez me dire, le Fmi, ça ne sert plus à rien, ils arrivent même plus à caser leurs prêts, personne n’en veut, leur encours est réduit à un reliquat de 12 milliards US $ (dont 75 % à la Turquie), il y a plus qu’un seul candidat à présidence (DSK), qui doit pas être au courant que leur dernière activité, c’est de faire des cocottes en papier.
    Le Fmi, c’est vieux, quasi une maison de retraite (ça doit être pour ça que DSK la veut).
    On note quand même la fin d’un monde.
    Comme les déclarations de la banque mondiale, au temps de Wolfowitz (encore un qui a viré gaucho), le compromis libéral dit "de Washington" entre FMI et Banque mondiale est donc bien enterré.
    Quand à Cuba, une déclaration intéressante de Raul Castro. Il dit que Cuba doit accéder à un cran supérieur d’indépendance alimentaire. Il dit aussi Cuba prêt à la normalisation. Washington lui rétorque qu’il n’aura à faire qu’au peuple cubain.
    Rappel simple : le peuple cubain, ce ne sont pas des exilés partis, pour certains depuis 50 ans. Ce sont des gens qui vivent sur place, qui en ont peut être et même sans doute assez de certaines choses.
    Mais pas, ni du service de santé gratuite et performante (tout le monde ne peut en dire autant), ni d’un service d’éducation, lui aussi performant.

  • Et la lumière fut…

    Et la lumière fut…

    MadaUn petit village malgache, Sahasifotra a changé d’époque. Comme les villages du massif central, les plus tôt électrifiés dans la France du 19° siècle.
    Grâce à trois éoliennes de 5 kilowattheures, les habitants bénéficient de l’électricité en continu.
    Petits changements. Les enfants peuvent travailler le soir, télévision et lecteur dvd ont fait leur apparition (a but éducatif).
    Le vent utilisé le Varatraza est très puissant, souffle régulièrement et suffit à un consommation somme toute modeste, mais de grand portée.

    Pour les cyclones, nombreux, on peut coucher les éoliennes en quelques minutes, 5 emplois d’électriciens ont été crées. Un comité de gestion s’occupe des encaissements. Car rien n’est donné. Un forfait de 5000 ariary (deux euros) par mois est demandé, et convient au pouvoir d’achat local.
    L’exode rural semble arrêté par l’électrification qui donne un mieux être certain aux habitants.
    Il est a noté que des pannes d’électricité avaient provoqués des émeutes (sinon des insurrections) à Madagascar.
    A l’heure actuelle, et partout dans le monde, la question énergétique a remplacé les émeutes de la faim.
    Bel exemple de ce qu’un développement modeste, mais en phase avec la population du pays peut apporter.

  • Gisement de Vankor : le gigantisme

    Gisement de Vankor : le gigantisme

    IgarkaAujourd’hui, il n’y a pas à dire, on va loin, très loin, pour trouver  du pétrole, enfin un peu si peu, si loin et dans des prouesses techniques incroyables, au delà du cercle polaire.
    Le gisement de Vankor, en Russie, en est la preuve.
    Gisement de 945.9 millions de barils (je suis béat d’admiration devant cette précision…)
    219 puits produiront 21 millions de tonnes par an et on parle au total de 260 millions de tonnes de pétrole et 90 milliards de M3 de gaz.

    Comme on le voit, le bilan est plus que modeste, et les compagnies pétrolières désormais s’étripent pour des champs minuscules.
    Rosneft assurera l’exploitation du gisement, après s’être débarrassé de son concurrent Total.
    Une goutte de pétrole…

  • Le pic oil est devenu visible…

    Le pic oil est devenu visible…

    PeakoilmoviethLa production de brut vient de baisser : – 500 000 barils entre mai et juin, – 700 000 entre avril et mai, l’AIE (agence internationale de l’énergie), désormais met en relief la réalité du pic oil.
    84,3 millions de barils jour en juin 2007, c’est la production, encore considérable, mais sur le déclin. Surtout face à une demande qui s’envole : 86 M de barils jours, au troisième trimestre.
    En réalité, même si les voeux de L’AIE s’avéraient comblés, que les producteurs produisent aux taquets de ce qu’elle croit possible, on aurait 2 millions de barils en plus chaque jour. Avec le déclin prévisible du 3° trimestre, c’est clair désormais que la descente de la courbe est engagée. Clairement.

    Désormais, quelles seront les conséquences ? Peut être pas forcément celles auxquels on pense. En effet, l’augmentation vertigineuse des prix est loin d’être inéluctable.
    Pour plusieurs raisons :
    – les précédents chocs pétroliers ont été des crises de prix, non des crises de volumes. Ceux ci restaient importants, même plus chers.
    – la mondialisation "inéluctable" et "incontournable" est morte. Elle s’appuie sur des prix de transports bas. L’essor des échanges étaient assis sur ses prix. Il y a eu des reflux connus. On avait, par exemple annonçait la mort de la sidérurgie US, au début 1990. Elle fut sauvée par des remontées de prix de transport. Tous les pondéreux, chaque personne qui travaille dans ces secteurs le savent. Le facteur kilomètre est plus qu’important. Ce facteur a fait que la France soit le pays des centaines de fromages.
    – la vitesse de changement peut être vertigineuse. Des usages peuvent se trouver diamétralement chamboulés. L’autosuffisance alimentaire proche en est un exemple. Tant pis pour le Pib  s’il  y a  moins de  camions sur les routes et que notre dit  pib soit minoré d’autant , nous n’en vivrons peut être pas moins bien. Quel intérêt de manger des haricots du Burkina Faso ? Pas beaucoup ici, pas beaucoup là bas…
    – La chute du US $ est une crise de désolvabilisation. C’est le quart de la consommation. La suite de la crise financière en cours est donc cruciale.
    Beaucoup de scénarios, mais tous aboutissent au même résultat : fin de la mondialisation, fin de l’empire US, fin d’une époque et mutation technique accélérée qui risque de nous surprendre…

  • Algues pour carburants…

    Algues pour carburants…

    FranceC’est pas bien souvent à l’heure actuelle, mais pour une fois que quelque chose semble bien vu et prometteur chez nous, il faut donc le dire et le clamer.
    ON EST SUPERBIENPLACE SUR LES CARBURANTS ISSUS DES ALGUES. En toute modestie. Bien sûr.
    Ordre national du mérite, pas plus, pour la légion, plus tard, parce que vous insistez…
    Alors que la plupart des carburants industriels d’origine végétal génèrent des couts élevés en énergie, cout environnementaux, impacts, les algues n’en ont aucun.
    Potentiel de développement 30 fois supérieur aux oléagineux,
    acides gras représentant 50 % de leur poids, on ne pouvait trouver mieux.

    Et il n’y a pas photo : 24 000 litres de carburants à l’hectare contre 6 000 pour le palmier et 1 500 pour le colza.
    Avec l’étude de l’ANR (agence nationale de la recherche), une Pme et 7 laboratoires étudient 8 espèces d’algues particulièrement productives.
    Absorbant le CO2 et avec des produits annexes à forte valeur ajoutée, sans concurrence avec l’alimentation humaine, les algues semblent être une solution plus judicieuse que de l’éthanol, ou même que les huiles végétales déjà bien plus productives que le dit éthanol.
    Des études de stress ont aussi lieu pour voir l’impact sur leur productivité.
    Un bon point donc. Mais qui me rappelle une observation faite dans nos campagnes abandonnées. En effet tous les vieux abreuvoirs inutilisés sont remplis d’algues, et si des bonnes âmes ont souvent la volonté de les nettoyer, elles abandonnent vite, faute de résultats durables…
    Merveilleuse Nature !

  • L’hydrogène pour la sidérurgie.

    L’hydrogène pour la sidérurgie.

    Haut_fourneauIl existe deux sortes de "zinvestisseurs".
    Le premier est un agioteur qui joue aux sous (généralement empruntés) dans la finance.
    Le second seul est un vrai. Les sidérurgistes nippon veulent lancer des 2008 un haut fourneau expérimental dernière génération, utilisant de l’hydrogène pour combustible et ce à la place du coke, lui même issu de la distillation de la houille.
    99 % de l’énergie utilisée dans la sidérurgie vient du coke.
    Le démonstrateur commercial serait prêt pour 2020.
    On voit donc le temps qu’il faut pour réaliser un investissement, un vrai…

    Et le cout, lui même, n’est pas du tout anodin. Plusieurs dizaines de milliards d’euros. Mais quel technologies et quelles économies à la clef…
    Seulement désormais, l’innovation vient d’extrême-orient, où l’on dispose encore d’une culture industrielle solide. La volonté de voir loin, et des nerfs pour REELLEMENT investir.

  • IFRI : la Russie ne peut se passer de l’Europe

    IFRI : la Russie ne peut se passer de l’Europe

    Europe_et_russieThomas Gonart de l‘Ifri est clair : " la Russie ne peut se passer de l’Europe" et "Gazprom a plus besoin du marché européen que l’ Europe de Gazprom"
    Reconversion possible : clown chez Zavatta.
    En effet, l’ Ifri (institut français de recherche extérieure) semble oublier une donnée fondamentale.
    Un pays tel que la Russie peut tout à fait choisir une logique d’affrontement et d’annexion pure et simple de l’Europe Occidentale.
    En coupant l’approvisionnement. C’est tout simple. La Russie vivrait certes des heures difficiles. Mais, en combien de temps l’Europe serait à genoux ?

    Les relations Russo/ ukraino/ Polonaises sont difficiles. Mais c’est Moscou qui détient le départ. On voit bien un contexte particulier : les polonais ne veulent pas être contournés par les nouveaux gazoducs. De même que les Ukrainiens. Ils ne veulent pas perdre toute importance stratégique.
    Vu la taille de la production russe de gaz, c’est en effet une crise mondiale, neuvième dan, que peut se résoudre la Russie.
    L’Allemagne serait réduite sans doute en premier, avec elle immédiatement après la grande Bretagne, la France, placée plus loin, approvisionnée en gaz algérien tiendrait un peu plus longtemps…
    L’Ifri, décidément ne voit rien, ou se cantonne à des positions "ils n’oseront pas".
    En réalité, ce scénario n’a pas de chances de se réaliser, il VA se réaliser. Au fur et à mesure de la déplétion gazière en grande-Bretagne, en Norvège et de la dépendance de plus en plus grande vis-à-vis de Gazprom.
    La seule inconnue est de savoir quand. C’est pour l’instant, un peu trop tôt. L’alternative est unique et simple : réduire les consommations énergétiques en Europe Occidentale. TANT QU’IL EN EST ENCORE TEMPS. Car, TOUT CE QUI PEUT SE PRODUIRE, SE PRODUIT, UN JOUR.