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  • Espana : révolucion aussi

    Espana : révolucion aussi

    EspanaLe groupe de Btp Acciona sombre dans l’activisme politique et les mesures révolutionnaires :
    La température toléré dans les bureaux sera augmentée de 1 à 2 degrés pendant la période du 25 juin au 15 septembre.
    On arrivera donc entre 23 et 24 degré.
    La clim fera donc des économies, le total atteindra 5 à 10 % de la consommation estivale.
    Le débraillé à la pancho Villa et à l’Emiliano Zapata sera accepté et encouragé. La déguisement (cravate et costume)

    devra être abandonné au profit de tenues plus légères (String pour les secrétaires ?).
    On imagine néanmoins les économies réalisables sur des groupes comme Acciona qui emploie 35 000 personnes au total, dont un bon nombre dans les bureaux.
    Comme on voit, le respect du protocle de Kyoto sera vraiment dur…
    A mon avis, c’est surement un énarque local qui a pondu une telle directive. Il fallait effectivement des années d’études et de dures gamberges à l’état pur, pour arriver à des mesures aussi extrémistes.
    Que voulez vous ! le redressement est à ce prix !

    Source Afp Madrid…

    PS : l’hiver, en climat tempéré, il fait froid, et il fait chaud l’été… C’est une précision importante que j’ai omis de préciser, mais qu’il faut connaitre pour résoudre le problème…

  • Cantarell : pire que prévu…

    Cantarell : pire que prévu…

    Info_cantarellComme on le voit, la note est salée pour le déclin de la production pétrolière Mexicaine. En effet, l’annonce officielle, déjà considéré comme vulgaire (un gisement de pétrole, ça ne décline pas Môssieur !) est bien en dessus de la vérité.
    De tous les épisodes envisagés, c’est le pire qui se réalise. On est loin des records de production d’il y a quelques années. De 2.2 millions de barils jours on est passé à moins de 1.6 millions, et rien n’indique un renversement de situation.

    La production de gaz augmente, la consommation de pétrole augmente aussi de 6 % au Mexique, agrandissant la tendance lourde prédominante, de moins en moins de brut à exporter. Et sur un seul marché essentiellement. Celui des Etats-Unis.
    L’intégration régionale est en effet Maximum. Le déclin, là aussi se double d’une dégradation des qualités. Le Mexique aussi consomme peu d’huiles lourdes.  Haïssant son voisin US, il ne le copie pas moins servilement en matière automobile aussi. Il serait cocasse de voir le Mexique à son tour ne plus être autossuffisant , mais exportant des huiles lourdes pour importer de l’essence… Autre graphique intéressant :Eia_projections Plus les projections de l’EIA sont récentes, plus elles indiquent une tendance lourde. Le plafonnement/déclin de la production de pétrole. Le discours s’apparente de plus en plus à un mensonge officiel : ne pas reconnaitre le déclin. On projette dans un lointain de plus en plus incertain l’augmentation de la production, en attendant, dans l’immédiat, c’est le creux, qu’officiellement on ne veut ("peut ?") pas combler…
    Dormez braves gens…

  • Canada : Grod & Guelatz en action….

    Canada : Grod & Guelatz en action….

    AlbertaL’Alberta est victime de monstres dévoreurs de terre. Au prix d’une pollution maximale, d’un gaspillage d’eau, de terres devenues inhabitables, le Canada essaie de développer (sans y parvenir vraiment), l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.
    173 milliards de barils officiellement exploitable, mais contrairement à l’Arabie Saoudite trés difficilement exploitable : il faut chauffer le sable pour en extraire le pétrole, ce qui consomme beaucoup d’eau et d’énergie.
    La production de GES (29 mégatonnes pour l’Alberta) ont fait

    du Canada un mouton noir de l’émission. D’une manière générale, la production de GES a bondi depuis 1990 pour atteindre 747 mégatonnes (25 % en plus).
    La consommation d’eau atteint 349 millions de M3, et il n’est pas sûr que les rivières locales puissent encore suivre longtemps le rythme, le niveau de la rivière Athabasca ne cesse de baisser depuis 30 ans, non seulement en raison du pompage, mais aussi à cause du réchauffement climatique. Les glaciers de Jasper qui l’alimentent sont en effet en net recul.
    De plus cette zone était réputée fragile au niveau des précipitations (semi-aride), et la réintroduction des castors dans les années 1940 et 1950 avait été conçue pour pallier cette relative aridité (Eric Collier : "la rivière des castors"), en stockant les irréguliéres et brusques précipitations.
    Quand à la remise en état des lieux, obligatoire, elle s’apparente à un voeu pieux, et fait ressembler (là où elle à eu lieu) la région de Tchernobyl à un paradis… (Et oui, à Tchernobyl, il y a vie animale et végétation)…

  • Nigéria : la grêve générale

    Nigéria : la grêve générale

    Nigria Le Nigéria s’enfonce dans la paralysie, la pénurie et le désordre politique, économique et sociale. Le responsable ? Une certaine mentalité nord-américaine. Pourquoi ? parce que outre Atlantique, il y a une rengaine obsessionnelle compulsive, répétée à l’envie, et qui devient le point d’orgue de la diplomatie US : ILS gaspillent NOTRE pétrole en le sous-payant. ILS : les pays du tiers monde pétrolier, NOTRE : tout le pétrole sous terre. Il s’ensuit des pressions diverses pour que certains pays augmentent le prix de vente, souvent symbolique, payé dans ces pays. Le plus dramatique, c’est qu’avec certains pays inféodés, comme le Nigéria, ça fonctionne.

    Dire à Chavez, que son peuple ne paie pas le pétrole assez cher, n’a aucune portée. D’abord l’hombre s’en fout, et il est déjà dans une optique et une politique d’économie d’énergie, et il est politiquement assez sage pour ne pas attaquer son peuple sur un sujet si sensible. Mais les pays pétroliers ont ce défaut en commun, de n’avoir pas d’autres ressources. Le cas du Nigéria est dramatique. Plus d’eau, de terres non polluées dans le delta, lui qui nourrissait la plus grande densité d’Afrique Noire. Il ne restait que le pétrole. Seul avantage, il était acheté par les nigérians, qui en revendait dans le reste de l’Afrique voisine. C’était un puissant moyen de gestion social. Pour le Nigéria, comme pour le Vénézuela, le pétrole a détruit le reste de l’économie. 40 % du pib, c’est le pétrole… Autant dire qu’à côté, il n’y a rien. Pour nourrir une famille, la combine était simple. On remplit le réservoir d’une voiture, des bidons, et on passe la frontière. A l’époque où le franc CFA n’avait pas été dévalué, cette combine était de l’or. Depuis la remontée de l’euro (le CFA est indexé sur l’euro), c’est de nouveau, un bon plan. Assez pour nourrir une famille… D’autant que le prix projeté (75 Naira au lieu de 65) est au regard du niveau de vie, pas spécialement bon marché (1 USD = 128 Naira).
    Il n’y a aucun moyen de faire passer cette hausse. La rapacité des compagnies pétrolières, l’appétit US pour un des derniers bon brut léger de la planéte risque de plonger le Nigéria dans la guerre civile. Et là, hors l’offshore, il n’y aurait plus de production, du tout…

  • Allemagne : effort dans le bâtiment

    Allemagne : effort dans le bâtiment

    Batiment L’Allemagne a déjà inventé le concept de maison passive, elle invente aussi un autre concept révolutionnaire : la mise à niveau du parc existant.
    Partant du principe que les 46 % de la facture énergétique consommé dans les bâtiments sont une confiture au cochon inutile, il faut anticiper une diminution drastique de leur consommation.
    Dans le contrat de coalition de novembre 2005, il était prévu de rénover chaque année, 5 % du parc immobilier construit avant 1978, seul 2.5 % le sont, et au niveau énergétique, seul 1 % l’est réellement.

    Réglementations, financements, et conseils sont les clés de ce plan.
    D’ici 2030, donc, la moitié de la consommation pourra être épargnée. A technologie existante. Des efforts de recherches vont de même être entrepris pour développer davantage encore la réduction de la consommation énergétique dans les bâtiments existants.
    Comme on le voit, une révolution complête est en marche…
    Question : Pourquoi, cette révolution énergétique étant si facile et si peu exigeante en matière conceptuelle (et finalement sans même de surcoût) n’a t’elle pas été entreprises 20 ans plus tôt ?

  • Eolien : retardement aussi

    Eolien : retardement aussi

    Eole_2Priorité gouvernementale affirmée par N. Sarkozy, le renouvelable, voit, dans les faits, le gouvernement lui mettre les bâtons dans les roues, et ce de multiples manières : plafonnement de la surface de panneaux photovoltaïques admis à la Tva de 5.5 %, mesures dilatoires concernant la généralisation de la lampe à économie d’énergie, et maintenant, au tour de l’éolien.
    Le flou, le plus total rêgne. Alors qu’on se gargarise du "succés" de l’éolien en France ( 2000 MW pour un potentiel de 50 000), alors que visiblement, on est loin derrière, le flou

    juridique, visant de fait à éliminer l’éolien, ou du moins, à retarder le plus possible son avénement continue. Le nouveau dispositif (zone de développement de l’éolien), "n’a pas encore fait ses preuves" dit le FEE. Il vise à cantonner l’éolien sur des "réserves" : arrêtés par les préfets sur proposition des communes concernées, en fonction de :
    – leur potentiel,
    – des possibilités de raccordement (beaucoup de sites sont "saturés" avec… une ou … deux éoliennes…)
    – préservation des sites (l’argument n’importe quoi, les "poteaux", en tout genre sont légions partout),
    il faut signaler, de plus, le rattachement des éoliennes de particuliers (productives, discrétes et peu bruyantes) à ce dispositif. Interdit de mettre un poteau, et de fabriquer 3000 kwh de sa consommation. Tant pis, si un lampadaire équivalent en hauteur à une éolienne est à un mêtre de chez vous…
    A signaler que l’obligation de rachat se termine le 14 jullet, et que des projets ont l’air de trainer en longueur…

  • Solaire photovoltaïque : plafonné….

    Solaire photovoltaïque : plafonné….

    PlafondIl y en a, ils se voyaient déjà rentier… Grâce à un produit de haute technologie (leur toit), ils se voyaient vendre leur électricité à Edf, empochant 55 cts d’euros le kw… Pas du tout mon gaillard. Pour bénéficier du taux réduit de Tva à 5.5 % sur immeuble de plus de 2 ans, pour une installation photovoltaïque, il ne faudra pas dépasser les 30 M2 soit une puissance de 3 kwc.
    Laisser plumer EDF ? Pas question, vous pourrez, à la rigueur, être autossuffisant, disposer d’un petit surplus financier, mais cela n’ira pas plus loin. On ne vous laissera pas faire plus.

    Le message est désormais clair. Produire un peu oui, être autosuffisant, oui, de toute façon, on ne pourra pas l’empêcher, mais arrêtons toutes velléités véritables d’indépendance énergétique.
    Pour le distributeur, d’accord le prix est un peu fort, mais cela lui permet de disposer de permis de carbone. Qui on le sait sont négociables, et dans le futur, sans doute au prix fort.
    Il est clair que le rescrit 2007/12 (TCA) de la direction générale des impôts voit plus loin qu’il n’y parait. Il est dans une optique politique de laisser les logements accéder à l’autonomie énergétique, mais que les marchés de gros reste une affaire de grands, et que l’on ne veut pas se laisser polluer par le particulier…
    C’est là, une manoeuvre de retardement clair. Comme pour le délai de 2015 pour les ampoules à économies d’énergies. On cherche à protéger des intérêts de grandes firmes bien lobbyste. Bien sûr, on sait qu’on ne pourra pas infléchir la tendance, mais on veille à la retarder.

  • 100 milliards d’investissements

    100 milliards d’investissements

    Dollar100 milliards de $ d’investissements dans le renouvelable en 2006. Un record possible grâce au prix records de l’énergie, un soutien des gouvernements, et justifié politiquement par la crainte de réchauffement climatique.
    L’investissement a augmenté de 20 milliards depuis 2005, la précédente année, déjà record historique s’établissant à 80 milliards.
    Le plus important est que la majorité de ces investissements sont des investissements physiques (70 milliards), le reste, le monopoly financier stérile s’établissant à 30 milliards.

    la tendance reste affirmée sur 2007, l’investissement physique devant atteindre 85 milliards de $. Plus important, l’investissement renouvelable, atteint désormais 18 % du montant de l’investissement énergétique global.
    Désormais, aussi, on parle ouvertement de pénurie de pétrole, la fixité du coût de ces énergies, une fois l’investissement initial fait, plaide en leur faveur, et on voit que les arguments qui étaient avancés pour les  récuser étaient davantages liés à une autojustification, qu’à une réalité sérieuse.
    Des axes de développement se précisent. La Chine est un acteur important de ce progrés, avec 10 % du montant total des investissements, avec souvent une technologie 100 % chinoise.
    Objet d’écologistes pendant des décennies, le renouvelable est désormais investit par les investisseurs et les banquiers. On est passé du stade de concept, à celui d’industrie émergente. En même temps, on touche aux limites du libéralisme économique. Ce développement doit son envol aux appuis politiques divers reçus.

  • Biogaz ; qu’est ce que c’est ?

    Biogaz ; qu’est ce que c’est ?

    BiogazLe biogaz est souvent utilisé dans nos campagnes, auprix souvent d’investissement assez lourds. Quel est son principe ? Le biogaz est produit par la fermentation de matières organiques, végétales ou animales, en l’absence d’oxygène.
    Le méthane en constitue la majeure partie (50 à 70 %), avec des quantités variables avec des quantités variables d’ eau, d’hydrogène sulfuré et de gaz carbonique.
    Les sources sont au nombre de plusieurs : les déjections humaines ou animales, les lacs, les marais, les décharges…

    Son utilisation conduit à réduire la production de gaz a effet de serre. Différentes utilisations sont possibles : le brûler pour produire de l’électricité, de la chaleur, ou l’utiliser pour les véhicules. On arrive aussi à l’injecter sur le réseau de gaz naturel. Des essais d’utilisations à grande échelle ont eu lieu au Mali. Et vu l’importance des investissements nécessités par le biogaz, on est vraiment, là, dans le développement durable.
    A ce sujet, un article semble intéressant :  Production et usage de biogaz dans 4 communes de la région de Kayes. Comme l’on peut voir, le développement n’est pas forcément une question de budgets démesurés, mais d’imagination dans l’utilisation de techniques, parfois trés basiques, existantes. Là aussi, on s’aperçoit que la pression sur les ressources existantes diminuent nettement, et que finalement, peut-être l’ennemi principale de l’énergie est l’énergie bon marché…

  • Ils n’ont rien compris ! II

    Ils n’ont rien compris ! II

    Region_parisienne Les limites des prévisionnistes et des hommes politiques indiquent clairement leurs limites mentales, leur peu d’expérience, et la faculté de s’autointoxiquer.
    Il me semble bon qu’aprés les réactions au premier article (ils n’ont rien compris), un certain nombre d’axiomes de base :
    – on exporte que ses excédents, le Royaume-uni n’exporte plus de gaz, le Mexique de moins en moins de pétrole, un état est trés peu exportateur si l’on n’a pas d’excédent. Sauf volonté politique d’affamer une population : Irlande de 1847, Urss sous Staline, mais aussi sous les tsars.

    – la volonté de ne plus exporter, l’interdiction des exportations se généralise, comme l‘Ukraine avec son blé. Plus les "manques" se généraliseront, plus la rupture de la mondialisation sera rapide. L’autoconsommation d’abord.
    – le cours des denrées agricoles est directement lié sur le cours du pétrole. Il a beaucoup augmenté depuis 2000.
    – Il n’est jamais bon pour les prévisonnistes d’avoir raison : que vaut une compagnie pétrolière, si l’on sait que le pétrole sera bien absent ? Prudent, on fait comme si c’était toujours éternel.
    – Le renouvelable sera à même d’organiser une nouvelle société. De 1.5 à 2 milliards d’hommes maximum. En ce qui concerne la France 40 millions d’habitants (c’était atteint au 19°siécle), c’est possible, 60 millions ce serait possible dans une fruste société paysanne. Depuis, il y a quand même eu des progrés agricole, même en matière de renouvelable. Mais ces scénarios optimistes sont peu probables. En cas de crise sociale, ce sont souvent des états de guerre qui se recréent.

    La crise énergétique renvoie à Malthus : Essai sur le principe de population. le fossile a permis de l’oublier un temps. Mais le travail de Malthus a été assez fantastique, et il démontre au 18°siécle l’importance des structures sociales. Aujourd’hui, des sociétés post pétrole seraient d’abord destructurées avant de se réequilibrer.