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  • Gore is gore

    Gore is gore

    Al_gore_2Buenos Aires, afp.
    Al Gore vient de dresser un tableau apocalyptique de l’avenir climatique. "le réchauffement climatique n’est pas un problème politique, c’est un problème moral, un problème de survie".
    Première erreur et non sens, le réchauffement climatique, est bien la conséquence d’une politique, celle qui lie politiciens et firmes énergétiques.
    Deuxième erreur, ce n’est pas un problème moral, c’est un problème bien palpable.
    Gore dit que la montée des eaux d’un mêtre créerait 100 millions de réfugiés, et de 6 mêtres, 400 millions. En réalité, plus, car il y aurait destruction de terres agricoles de grandes valeurs.

    D’ailleurs, Gore se contredit : "Tous les moyens sont à notre disposition pour inverser la tendance, à l’exception de la volonté politique".
    C’est donc bien un problème exclusivement politique.
    – On sait ce qu’il faut faire,
    – on dispose de la technologie,
    – y a qu’à… Mais, il faut que la classe dirigeante, en générale, rompe des liens contre nature de consanguinité avec les firmes énergétiques.
    Finalement, Gore arrive à la même conclusion que le GIEC. On peut faire beaucoup, réduire au maximum, mais si on ne le fait pas, cela coûtera trés cher, à tous les niveaux… Par contre, en agissant maintenant cela ne couterait même pas trés cher.

  • Onu : les villes problèmatiques

    Onu : les villes problèmatiques

    OnuL’urbanisation est inséparable du réchauffement climatique.
    Le rapport de l’Onu concernant les villes vient d’arriver ; les villes sont le coeur et la solution du problème du réchauffement. Avec 50 % et bientôt 75 % de la population mondiale, il faut enfin créer un développement urbain durable. 80 % des gaz à effet de serre provient des villes, la moitié par le transport, l’autre moitié par l’énergie utilisé par les bâtiments.
    Efficacité énergétique pour les transports, comme dans la construction et la vie des immeubles…

    L’énergie doit être accessible aussi aux plus pauvres, dans l’efficacité. En réalité, cette étude ne met pas le doigt sur la responsabilité des transports collectifs urbains. En effet, ce sont eux qui, à travers les compagnies ferroviaires, les transports en commun, ont permis les concentrations de population.
    Un cercle vicieux qui s’est crée, mais aussi peut se détruire trés vite. En effet, toutes les constatations montrent, dans le tiers monde, un abandon rapide des villes par la population, en cas de troubles qui rompent les approvisonnements de carburants. leçon à méditer pour le pic oil. Les villes actuelles sont aussi le fruit du pétrole. Malheur à elles en cas de rupture du cordon…

  • Tony Blair : départ sans gloire

    Tony Blair : départ sans gloire

    Tony_blairphoto : intérêt-général.info

    Tony Blair va s’en aller, flamboyant au départ, sans gloire aujourd’hui. Il est curieux de constater que sa carrière a suivi celle des champs gaziers et pétroliers de la mer du Nord. En gros, il s’est comporté comme un mauvais rentier : se contentant de dépenser la rente, qui avait le tort de ne pas être viagère. D’ailleurs, tant que la rente a été importante, il n’a pas eu de gros problèmes. Il faut aussi en conclure que son successeur devra numéroter ses abattis. En effet, les ressources de la mer du Nord ont masqué toutes les erreurs, acheté tous les manques. Maintenant, il faudra donc faire une vraie politique, en période de crise énergétique : pétrolière, gazière et électrique, lancer en urgence une relève qu’on aurait pu préparer depuis longtemps.

    Le gaz a été épuisé particuliérement vite (les gisements administrés avec sagesse auraient duré longtemps), pour un usage (la cogénération électricité/chauffage) pas forcément indispensable. Le "marché " du gaz, alimente aussi le mécontentement désormais. Sans approvisionnement sûr (les britanniques s’alimentent sur les marchés spots, et non par des contrats à long terme), qu‘ils paient horriblement cher, les citoyens ont vu leur facture électrique multipliée par deux. Désormais, l’heure est à une politique : investir, à long terme, dans l’éolien, des capitaux considérables. Il est vrai que la ressource est considérable (surtout off-shore). De plus, si nos politiciens français s’alarment des déficits extérieurs, la balance commerciale britannique est plus une caricature, qu’une donnée sérieuse : – 120 milliards, et sans l’énergie – 160 milliards d’euros…

  • Allemagne : excédent toujours

    Allemagne : excédent toujours

    Drapeau_allemandAlors que le capitalisme anglo-saxon s’enfonce dans les déficits extérieurs, dans l’effondrement de l’investissement productif, qui atteint, là aussi des niveaux de ridicule jamais encore vus, même à la période pré-révolution industrielle, l’Allemagne et le capitalisme rhénan affichent des records, pratiquement chaques mois.
    Il est curieux d’abord que nos Jt préférés nous présentent d’ailleurs les pays ultra-excédentaires comme "attardés"et ceux ultra-déficitaires comme "dynamiques".

    Le dynamisme de production est allemand. Sa spécialisation ancienne (la machine outil et l’équipement industriel) fait que ses productions sont sans égales dans le monde, donc, indépendantes du prix, mais sa spécialisation nouvelle (les énergies renouvelables) marche aussi trés fort. A tel point que les firmes germaniques n’essaient pas de développer des nouveaux produits, car elles n’arrivent pas à faire face aux commandes de leurs produits précédemments développés. C’est le cas d’Enercon, fabricant d’éoliennes, qui a décidé de mettre "sous le coude", la recherche et la fabrication d’éoliennes off-shore. Le manque de main d’oeuvre, à tous niveaux, dans la construction, et à la production, explique cette carence. (Qui a dit qu’il fallait flexibilité et précarité ?)
    Les exports se chiffrent à 84 milliards d’euros, les imports à 65.5, l’excédent est de 18.5 milliards.

    Autre différence KOLOZZALE : l’investissement industriel. Alors qu’il s’effondre dans les pays anglosaxon, il flambe au Japon et en Allemagne.

  • Matières premières : la flambée

    Matières premières : la flambée

    Cuivre_2 On s’arrache les matières premiéres minières au prix fort, et à des volumes impressionnants. On produit beaucoup, comme jamais, mais jamais la demande n’a été aussi forte.
    Plusieurs causes :
    -l’équipement des pays comme Chine, Inde, Russie, Brésil, et vu leur taille, les besoins sont énormes,
    -l’effondrement du cours des matières premières dans les années 1980, 1990, qui a vu s’effondrer aussi l’investissement productif,
    -l’utilisation à grande échelle de carburants fossiles dans les mines (on utilise beaucoup moins les petits bras musclés),
    -la méfiance de plus en plus accrue à l’égard du US $,

    à l’heure actuelle, il ressemble de plus en plus au mistigri dont tout le monde se débarasse, et cela entraine flambée des cours dans l’économie réelle,
    -les politiques monétaires (FED, BCE, BOJ), plus qu’accommodantes. A l’heure actuelle (où l’on parlait en France du caractére INSUPPORTABLE de la dette), la planche à billet tourne à plein régime…
    Areva cherche de l’uranium… à Bruxelles, au musée royal de l’afrique centrale . En effet les explorateurs avaient, au 19° siécle ramené beaucoup d’échantillons de toutes sortes, de cartes, en bref de renseignements divers, qui s’avérent précieux aujourd’hui.

  • Grodz et Guelatz inc II

    Grodz et Guelatz inc II

    Anthracite30 usines électriques (thirty dirty), produisent 393 millions de CO2 (10 % du total de l’union européenne), d’aprés le classement établi par WWF. Parmi elles, douze utilisent le lignite, 16 le charbon, une le gaz et une du pétrole lourd. Pour l’ong, les groupes qui utilisent ces centrales pourraient faire de gros efforts (ils en ont les moyens), et devraient y être contraint, législativement.
    "on ne peut tolérer un secteur énergétique où c’est le plus sale qui devient le plus riche".
    L’Ong propose de coupler les aides, à la réduction des émissions, et le systéme des quotas de CO2 devra être plus contraignant.

    Néanmoins, vu le développement attendu de l’électricité éolienne, photovoltaïque, on se demande, s’il y a réellement une volonté des firmes d’aboutir (en fin de compte, ce qui est le moins cher est de fermer l’usine).
    Parmi ces trente, dix sont britanniques (mal entretenus et souvent hors d’âge), on retrouve les problèmes récurrents de non-investissement, caractéristiques des pays anglo-saxons ; dix sont allemandes (ils misent désormais sur autre chose que le charbon), 2 grecs.
    Le pays le plus utilisateur de houille à destination de la fabrication d’électricité (la Pologne tire 92 % de son électricité du charbon), n’est pas spécialement le plus polluant. La Pologne dispose en effet de charbons de bonne qualité, l’Allemagne de la lignite).

  • Freiner la déforestation

    Freiner la déforestation

    Photos_52Freiner la déforestation, revient à réduire notablement (12 % environ), le volume des gaz à effet de serre, selon le GIEC. Le but est complexe, et le GIEC plaide pour la déforestation des seules zones à haute valeur agricole.
    Mais cette tâche est ardue. Souvent on a su, ce qui fallait faire pour améliorer l’économie locale, augmenter la production, sans savoir comment le faire. Parce que, ce qu’il fallait faire allait à l’encontre des survies immédiates des population.
    Quand Olivier de Serres (1539-1619) écrit son "Théâtre d’agriculture et ménage des champs", son livre obtient un grand succés, et son application généralisée attendra trois siécles et le 19° siécle.

    La raison ? La réorganisation de la production dans son propre domaine a été faite à une époque de guerre civile, et sa population avait fui.  Il fit (facilement ) table rase de tous les usages anciens, notamment la vaine pâture, dont dépendait beaucoup la survie des plus pauvres. L’époque pré-révolutionnaire, fut époque de grandes tensions, car la bourgeoisie, les nobles voulaient créer des prairies permanentes. Bien sûr, le progrés était évident, mais le souci des petites gens étaient qu’ils ne pouvaient pas céder sur ce point là. Même souci pour les bois. Lois drastiques, impitoyables souvent, application féroce, rien n’y faisait. Il a fallu en France le 19° siécle, l’apprentissage, par les agents des eaux et forêts, de l’art de la négociation avec les populations locales, des budgets, l’acceptation d’échecs par les pouvoirs publics, qui, on le sait, sont infaillibles…
    Là aussi, l’équation est simple, elle est partout politique. penser global, agir local, mais on peut faire de grandes choses, pas forcément avec beaucoup. D’autant qu’en général, les populations, n’ont pas un a priori contre la préservation de la forêt, mais plutôt une question : "comment faire ?". Une fois crée le cercle vertueux, les mêmes populations qui détruisaient les forêts, se mettront à les protéger avec ardeur.

  • Changement d’époque.

    Changement d’époque.

    Cuve_eauLe changement d’époque est palpable. Il n’y a pas si longtemps, on ne récupérait l’eau pluviale que pour les jardins ouvriers, et quand ils étaient pris en charge par une municipalité, ou une association, on se dépêchait de tirer un réseau d’adduction d’eau, de civiliser ces cabanes sauvages et d’édicter un réglement pour plus ou moins l’interdire.
    Plus prés de nous, il y a quelques années, premiers pionniers qui se débrouillaient avec n’importe quoi, et passaient plus ou moins pour des originaux, des marginaux, des écologistes. Des gens bizarres quoi. Puis, en réfléchissant, la bizarrerie est apparu calcul économique (quoi ! 100M3 à l’année ? ça représente bonbon ! à x roros le m3 ! amorti, en deux ans ?). Surtout ici, en Auvergne, avec une réputation économe. Ecologiste, c’était mal vu, radin c’est beaucoup mieux (il est des NÔTRES). Pour résumer, ça, c’est beaucoup mieux compris, et cerise sur le gâteau, lutte des classes aidant, beaucoup de personnes aiment bien saborder le chiffre d’affaire des grandes compagnies d’eau…

    Aujourd’hui, changement de décor complet. Gamme complète de produit de récupération (en kit), il n’y a plus qu’à monter, et celui qui persiste à être branché sur le réseau pour certaines utilisations (wc notamment), c’est çui-la (comme on dirait dans la guerre des boutons), qu’est devenu le vilain… Le gaspilleur, le Wouliganne…
    Alors résumons :
    Wouliganne : type qui fume, roule en 4X4 et ne récupére pas ses eaux… Un cas grave…

  • Greenpeace allemagne : tous complices

    Greenpeace allemagne : tous complices

    AllemagneGreenpeace allemagne dénonce la collusion entre groupes énergétiques et hommes politiques. Les frontières entre les deux mondes s’avérent poreuses. Les firmes servent en effet de maisons de retraites (fort bien payées) aux hommes politiques étalés par le suffrage universel. 28 hommes politiques sont passés directement dans le secteur de l’énergie, dix parlementaires et 22 élus des lands ont une activité conjointe à leur mandat dans le secteur de l’énergie.

    Quatre producteurs se partagent 80 % du marché, reconstituant un oligopole. Ces porosités, ces connivences rendent les hommes politiques un peu trop réceptifs aux intérêts des firmes énergétiques. Elles concernent tous les partis, les syndicats aussi.
    La réduction des gaz à effet de serre, particulièrement est particulièrement favorable aux firmes et particulièrement bon marché (3 euros la tonne de carbone).
    Le problème est avant tout politique. Les libéralisations n’ont constituées qu’une étape sur la reconstitution des monopoles (le communisme) sur une base privatisée. Et les firmes se contentent d’acheter les hommes.

  • Kazakhstan : cap sur la Russie

    Kazakhstan : cap sur la Russie

    KazakhstanLe Kazakhstan met le cap (énergétique) sur la Russie. Là, le choix est clair et net, le retour au 17°et 18° siécles, les hordes Kazaks reconnaissaient la suzerainté lointaine de la Russie. La totalité du pétrole exporté passera par les oléoducs russes. L’année dernière, cela représentait 42 des 52.3 millions de tonnes de pétrole Kazaks exportés. La transformation conjointe de matières premières se fera aussi. Etape importante pour la Russie, car elle préfigure ce qui arrivera au gaz, ressource nettement plus importante encore que le pétrole. Le Kazakhstan posséde en effet le dernier plus grand gisement découvert, celui de Kashgan.

    Une conclusion logique. Le kazakhstan préfére une tutelle russe légére, à une exportation (et donc une protection) occidentale, fort lointaine, et à la Chine. En effet, les Kazaks ont bien vu ce qui est arrivé à leurs cousins au Sinkiang et au Tibet. Pékin a sinisé les deux provinces en important une population Han, qui a déduit la population d’origine (notamment au Sinkiang), a être une petite minorité, pas fort bien traité. Moins de 16 millions d’habitants, dont une importante minorité de non-Kazaks explique la fidélité aux liens russes, anciens et plus solides qu’on ne veut bien le dire. (Quand les prédicateurs iraniens venaient prêcher l’islam au début des années 1990, ils étaient trés bien accueillis, mais les populations locales fétaient les discours par des libations à la vodka). La matrice russe a bien laissé une empreinte durable dans le région. Et les gouvernements locaux ne sont pas prés d’abandonner le maniement de l’arme énergétique.