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  • Les productions de véhicules en Amérique du Nord au mois de Janvier marquent le pas

    Les productions de véhicules en Amérique du Nord au mois de Janvier marquent le pas

     Janvier 2009, avec 435 mille exemplaires, avait été un mois catastrophique pour la production de véhicules en Amérique du Nord. Janvier 2010 avec un peu plus de 900 mille exemplaires affiche donc une superbe performance relative. Mais ces scores de productions méritent d'être mis en perspective (FIG.). Il est alors possible de constater que ce début 2010 s'inscrit dans la moyenne des productions des six derniers mois et que ce niveau d'activité est largement en retrait par rapport à celui du début 2008.

    Prod-mensuelle-véhicules-NA-2010-01

    Il est possible de voir dans ces valeurs en retrait un effet rémanent de la crise ou bien une phase de transition dans l'attente de mise en productions de nouvelles usines (VW, Nissan) et de nouvelles lignes d'assemblage de nouveaux modèles de véhicules plus adaptés aux demandes des marchés nord-américains.

    VOIR en détail les statistiques de productions nord-américaines du mois de Janvier

    Le 12 Février 2010.   

  • La baisse des consommations en produits raffinés au sein des pays OCDE se répercute sur l’activité aval de Total

    La baisse des consommations en produits raffinés au sein des pays OCDE se répercute sur l’activité aval de Total

     Tous les grands Groupes pétroliers mondiaux ont affiché en 2009 de mauvais résultats dans leur activité aval, le Groupe Total ne fait naturellement pas exception à la règle. Le raffinage au sein des pays OCDE est pris en ciseau entre deux phénomènes antagonistes: d'une part la baisse des globale des consommations en produits raffinés, limitant les volumes commercialisés et les prix, et d'autre part la hausse des cours du pétrole, largement affranchie de l'offre et de la demande en produits physiquement échangés mais beaucoup plus liée à des mouvements d'arbitrages et de couverture sur un marché hypertrophié et peu régulé. La rencontre de ces deux phénomènes se concrétise financièrement par un effondrement des marges de raffinage. Dans une telle conjoncture se sont les purs raffineurs, ceux qui achètent tout leur pétrole brut sur le marché mondial qui sont les plus vulnérables. Les Majors arrivent à limiter les dégâts et fonction du ratio R/P entre quantité de pétrole raffinée et production de pétrole et autres gaz liquéfiés. Ce ratio est de l'ordre de 2,25 pour Exxon qui raffine beaucoup plus de pétrole qu'il n'en extrait. Il est de 1,8 pour Shell qui vient d'annoncer un vaste plan de rationalisation de son activité de raffinage et de seulement 1,34 pour BP (hors TNK-BP). Dans le cas de Total ce ratio qui était autour de 1,6 en 2008 est passé en dessous de 1,5 au cours du dernier trimestre 2009 avec 1,4 millions de barils/jour de pétrole et autres liquides extraits et une charge de raffinage de 2,05 millions de barils/jour.

    Raffinage-2005-2009

     En raison d'une baisse de la demande, de la montée en puissance des biocarburants et de la concurrence avec les pays producteurs (Russie, OPEP) la baisse des activités de raffinage au sein des pays de l'OCDE est inéluctable. Les baisses de production de Total (FIG.) qui atteignent 13% au quatrième trimestre 2009 par rapport à celui de 2008, s'inscrivent dans le cadre de ce processus de fond qui n'en est qu'à ses débuts.

    LIRE la publication des résultats de Total au T4.

    Le 11 Février

     

  • L’OPEP encouragée par des cours du brut attractifs produit 2 millions de barils par jour de plus que les quotas

    L’OPEP encouragée par des cours du brut attractifs produit 2 millions de barils par jour de plus que les quotas

     Des cours du pétrole entre 70 et 80 dollars/baril (le panier moyen OPEP est ressorti à 76 $/baril au mois de Janvier) encouragent les pays membres de l’OPEP à toujours produire plus, bien au-delà de quotas théoriques fixés il y a maintenant plus d’un an (FIG.).

    Prod-OPEP-quotas-2010-01

     C’est ainsi qu’au mois de Janvier les productions de brut OPEP ont atteint les 26,8 millions de barils/jour à prés de 2 millions de barils/jour au-dessus du contrat. Cet accroissement sur le mois serait dû à des productions accrues de l’Angola et du Venezuela. Il y a peut-être là une explication à la présence de trois supertankers qui sont au mouillage dans le Golfe Persique apparemment chargés de brut iranien qui ne trouverait pas d’acquéreur, c’est du moins ce que nous dit Bloomberg.

     Dans son rapport du mois de Février, l’OPEP confirme qu’elle anticipe pour 2010 une croissance des consommations de pétrole mondiales limitée à 800 mille barils/jour par rapport à celles de 2009, la part des pays NON OCDE dans cette croissance restant limitée à 940 mille barils/jour.

    LIRE le rapport OPEP du mois de Février.

    Le 11 Février 2010

  • Les chalcogénures de Cu,Zn,Sn une alternative pour les modules photovoltaïques du futur

    Les chalcogénures de Cu,Zn,Sn une alternative pour les modules photovoltaïques du futur

    Cu2ZnSnSSe4  La famille des chalcogénures, composés du Soufre, du Sélénium ou du Tellure, est très riche en matériaux semi-conducteurs photosensibles utilisés dans divers capteurs et dans la confection de modules photovoltaïques en couches minces. Les plus connus sont le sulfure et le tellurure de Cadmium (CdTe) utilisé par l'américain First Solar par exemple, ils sont suivis des composés de types sulfures de Cuivre et d'Indium (CIS) ou séléniures de Cuivre, d'Indium et de Gallium (CIGS) qui font l'objet de larges développements industriels comme chez Showa Shell au Japon ou Solibro en Allemagne et en Suède (LIRE). Mais ces matériaux possèdent tous leur talon d'Achille. Le CdTe contient Cadmium, quelques misérables centigrammes par module, mais cela suffit à le discréditer. Le Cadmium, au village, a mauvaise réputation. Les CIS et autres CIGS contiennent de l'Indium particulièrement rare sur terre. Pour toutes ces raisons et parce que le champ de recherches est immense dans cette large famille de semi-conducteurs, de nombreuses recherches sont menées dans les sulfures et séléniures de Cuivre, de Zinc et d'Etain (CZTS et CZTSe) par de nombreuses équipes dans le monde (Japon, Corée, Allemagne, USA, etc.). Une nouvelle peut-être déterminante dans ce champ de recherches, vient d'être publiée par David Mitzi et Col. de chez IBM qui affirment, par un procédé d'enduction de liquides et de particules, avoir réussi à confectionner des cellules solaires présentant un rendement de conversion de 9,6%. Une valeur proche de 10% qui ouvre la voie à de possibles développements industriels dans le monde.

    Il faudra donc à l'avenir suivre les éventuels développements au sein de ces nouveaux types de produits.

    LIRE le résumé de la publication de Mitzi.

    LIRE les résumés des communications sur ces sujets présentées lors d'un Symposium en Avril 2009.

    Le 10 Février 2010.

  • Les exportations allemandes ont lentement progressé au cours du dernier trimestre 2009

    Les exportations allemandes ont lentement progressé au cours du dernier trimestre 2009

     "German export unexpectedly jumped in December" titre une dépêche de l'agence Bloomberg. Effectivement entre Décembre 2008 et Décembre 2009 les exportations de notre puissant voisin ont progressé de 3,4% grâce à un effet de base très favorable. Mais un tel titre aguicheur est-il réellement représentatif d'une réalité économique européenne assez dévastée. Les exportations allemandes entre 2008 et 2009 ont tout de même chuté en moyenne de 18%. Un examen sur deux ans des exportations mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables montre effectivement une lente progression des exportations durant les trois ou quatre derniers mois de 2009 (FIG., courbe rouge, la courbe en pointillés représente les données brutes). Mais cette courbe montre aussi que vers les 72 milliards d'euros, les exportations allemandes du mois de Décembre sont encore très éloignées des 84 milliards d'euros moyens du début 2008.

    Allemagne-export-2008-2009-12
     

    Caractéristiques des données européennes du moment, ces exportations tombées très bas en début d'année 2009 affichent une progression certaine, mais qui n'est pas à la hauteur d'un retour rapide aux données flamboyantes d'avant crise. Les exportations allemandes en dehors de l'Europe ne progressent en particulier que de 1,8% au mois de Décembre et régressent de 17% pour l'ensemble de l'année 2009.

    LIRE le papier de Bloomberg.

    Le 9 Février 2010

  • Avenir des ventes de véhicules dans une Chine en plein processus d’urbanisation

    Avenir des ventes de véhicules dans une Chine en plein processus d’urbanisation

     L'urbanisation d'un pays développé à forte densité de population, est généralement un facteur limitant l'achat de voitures par sa population. Les contraintes économiques et règlementaires imposées par la possession d'un véhicule, par les encombrements et bouchons divers ainsi que par la mise à disposition de transports en commun efficaces tendent à tempérer le besoin de possession d'un véhicule. Le Japon est l'exemple typique de ce genre d'évolution où à la fois les personnes âgées se séparent de leur voiture et les jeunes générations, attirées par d'autres choix, n'en veulent pas. Dans le cas de la Chine, l'équation est bien sûr totalement différente puisque urbanisation signifie accès à des revenus suffisants pour envisager la possession d'une voiture. Dans un très intéressant papier paru dans Gasgoo.com, Bill Russo explique que le seuil d'achat d'un véhicule par une famille chinoise est un revenu annuel de 30 mille RMB (4400$) et qu'elles sont à ce jour 45 millions. De ce fait, 85% des ventes de voitures chinoises sont réalisées à des clients urbains. La population urbaine chinoise qui représentait 45% de la population en 2008 (600 millions d'habitants) devrait se rapprocher des deux tiers de la population d'ici à 2020 affirme Russo. Compte tenu des 200 millions de Chinois prêts à devenir urbains et de la croissance de la population d'ici là, ce sont 300 millions d'habitants de plus qui vivront en agglomérations (FIG.).

    Chine-urbanisation-1980-2020

     Bien sûr ce phénomène majeur va déterminer toute l'économie chinoise durant la décennie qui vient.  Pour ce qui est des ventes de voitures Russo analyse le marché selon quatre grands types d'agglomérations qui vont du "Tier one" constitué des 4 grandes villes Shanghai, Beijing, Guangzhou et Shenzhen qui représentent ensemble la population de la France, puis viennent les 21 villes dynamiques du Tier 2 et enfin des deux dernières catégories constituées de villes moins prestigieuses et de moins en moins riches. Il montre que les ventes de voitures à la croissance la plus dynamique se réalisent dans ces villes de troisième ou de quatrième rang, là où les habitants accèdent à la Société de Consommation (FIG.II).

    Chine-marché-auto-2010

     Inversement il est à noter que c'est au sein des quatre mégalopoles du Tier 1 que la croissance des ventes est la moins vive. La Chine dans ces villes les plus avancées serait-elle déjà confrontée à certaines limitations dans la croissance de son parc automobile? Urbanisation et transport individuel après une phase de forte croissance que les pays occidentaux ont bien connue, finalement ne font pas bon ménage.

    LIRE ce papier de Bill Russo.

    Le 8 Février 2010

  • Arrivée des Groupes chinois dans le TOP15 des énergies renouvelables en 2009

    Arrivée des Groupes chinois dans le TOP15 des énergies renouvelables en 2009

    PFC Energy publie chaque année le classement sur la base de leur capitalisation boursière des plus grandes entreprises mondiales dans le domaine de l'énergie. A fin 2009 c'est le chinois Petrochina qui était en tête du classement avec une capitalisation boursière de 353 mrds$, suivi d'ExxonMobil à 324 mrds$. Notre grand leader Total, de plus en plus dépassé par les évènements, terminait à la neuvième place en recul de trois rangs doublé par l'australien BHP Billiton, le brésilien Petrobras et le chinois Sinopec.

    Dans le TOP15 des énergies renouvelables c'est toujours l'espagnol Iberdrola Renovables qui tient la tête du classement avec une capitalisation boursière de 20 mrds$, suivi du danois Vestas leader mondial des éoliennes et de l'américain FirstSolar leader mondial des modules photovoltaïques en couches minces (TAB.). Mais le fait marquant est l'arrivée en force de quelques nouveaux venus comme China Longyuan Power en quatrième place, coté à Hong Kong et impliqué entre autres activités dans la production de Silicium ou le chinois GCL Poly Energy impliqué dans les énergies renouvelables. L'allemand SMA Solar Technology qui rejoint le classement produit des onduleurs pour les applications photovoltaïques.

    PFC-top15-alternative-energy-2009

    Il est intéressant dans ce tableau de noter la grande amplitude de variation des PER qui vont de 8 pour le norvégien REC leader malmené occidental du Silicium à 84 pour China Longyuan. Il faut également noter l'absence de l'allemand Q-Cells de ce classement.

    LIRE le classement PFC 50.

    Le 7 février 2010

  • Alors pétrole! Tu pars en rallye ou tu attends encore?

    Alors pétrole! Tu pars en rallye ou tu attends encore?

     Les arbitragistes et autres hedgers du Dimanche ont pu constater, une fois encore, que le mois de Janvier n'est pas une bonne période pour les cours du pétrole, brève respiration se situant après les hausses de l'entrée dans l'hiver et précédant les jours plus amples du mois de Février. Durant la semaine écoulée il a été possible d'assister en vraie grandeur à une formidable manipulation des cours du WTI et du Brent. Dés les deux premiers jours de Février, profitant de la publication d'un indice ISM manufacturier supérieur à 58, le marché américain est reparti à toute allure à la hausse, le baril de brut se valorisant de plus de 4$ pour revenir vers les 77$.Cours-USDX-2010-02 Mais vouloir démarrer un rallye sur les cours du pétrole dans un climat de très faible demande, de ralentissement ou de fermetures de raffineries et d'annonce de résultats catastrophiques par les grandes Sociétés pétrolières dans l'aval de leur activité n'est pas chose raisonnable. La vigueur du dollar (FIG.) ou la faiblesse de l'euro, venant de plus pousser les hedgers à abandonner les commodities et à revenir sur la monnaie américaine, les gains sur le baril de début de semaine se sont plus qu'effacés Jeudi et Vendredi, le baril américain en fin de compte à 71$ a cédé près de deux dollars par rapport à la semaine précédente. Ce fut un remarquable faux départ comme la profession en a connu bien d'autres. La rumeur, reportée par Bloomberg, affirme que certains hedge funds, comme BlueGold auraient perdu des plumes sur le pétrole depuis le début de l'année.

    Mais alors me direz-vous, rallye ou pas rallye? La réponse est simple, pour ne pas se mouiller il faut envisager trois hypothèses (FIG.).

    Cours-WTI-2ans-2010-02 

    Soit une approche très théorique basée sur les fondamentaux du marché physique, reposants sur une offre abondante et une demande anémique qui devrait amener les cours à se détendre encore pour aller vers les 60$/baril ou même plus bas encore (FIG., flèche rouge). Les politiques monétaires plus restrictives, les approches budgétaires de ceux qui nous gouvernent plus rigoureuses pour éponger les colossales dettes des Etats, la faiblesse de la croissance économique en Europe et donc de l'euro, la querelle sino-américaine montante qui ne peut que nuire au flux des échanges, tous ces paramètres poussent certains à un franc pessimisme sur une possible reprise en fanfare de l'économie mondiale.

    Soit une approche très "bullish" (flèche bleue) dans laquelle on refait le match de 2008 avec 20 dollars en moins par baril. C'est le rêve du moment des opérateurs qui vont tout faire et raconter n'importe quoi pour qu'il se réalise. Les profits de leurs boutiques sont en jeu et leur bonus avec. Dans le climat économique et politique actuel un tel scénario semblerait totalement destructeur et adéquat pour amener le monde vers une nouvelle crise.

    La troisième hypothèse (flèche verte) est une fluctuation des cours autour des 70$ le baril qui permet aux pétroliers de gagner bien leur vie et donc d'investir, aux pays producteurs de favoriser ces investissements et à l'économie mondiale de poursuivre sa désensibilisation au prix de l'énergie par la poursuite de gains d'efficacité énergétique. C'est bien sûr l'hypothèse la plus raisonnable. Malheureusement, ce n'est pas la raison qui détermine les cours du pétrole, ce sont les deux ressorts des marchés: la peur et l'appât du gain.

    Le 6 Février 2010

  • Les proportions de ventes de petites voitures en Europe progressent de six points sur les neufs premiers mois de 2009

    Les proportions de ventes de petites voitures en Europe progressent de six points sur les neufs premiers mois de 2009

     L'ACEA publie tous les trimestres les statistiques sur les ventes de voitures en Europe. La dernière publication qui concerne les neuf premiers mois de 2009, met en évidence la forte progression de la part des ventes de petits modèles de voitures, aux dépens de celles des modèles moyens ou de prestige. La proportion des petites voitures vendues est passée entre 2008 et 2009 de 39% à 45% (FIG.I)

    ACEA-segmentation-2009-T3

      Ce phénomène, résultant des conditions économiques du moment et des incitations des Etats à promouvoir l'achat de petits modèles économiques en carburants, s'accompagne d'une baisse importante de la proportion des motorisations diesel (-7 points à 45%) et des ventes de 4X4 (-1,3 points à 7,7%). Cette tendance sur les neuf premiers mois de 2009, poursuit et amplifie un phénomène déjà perceptible en 2008 (FIG.II).

    ACEA-diesel-4X4-2009-T3

    LIRE le rapport trimestriel de l'ACEA

    Le 5 Février 2010 

  • Pour rendre acceptable l’imprévisibilité des énergies renouvelables, les centrales classiques européennes devront progresser en flexibilité

    Pour rendre acceptable l’imprévisibilité des énergies renouvelables, les centrales classiques européennes devront progresser en flexibilité

     La montée en puissance des énergies renouvelables éoliennes et solaires en Europe va poser d'immenses problèmes de fiabilité et de stabilité des réseaux. Dans une présentation du mois de Décembre dernier, l'électricien allemand RWE, célèbre pour être le premier émetteur de CO2 de son pays, a présenté à la fois ses objectifs de réduction progressive des émissions de CO2 par ses centrales mais aussi les progrès à accomplir pour les rendre plus flexibles devant une demande nette de plus en plus imprévisible. En effet vu des centrales classiques de type nucléaire ou à combustion à flamme la contribution des énergies renouvelables intervient comme une réduction très aléatoire de la demande, en particulier pour la composante éolienne. La représentation de la demande heure par heure en 2008 en Allemagne illustre parfaitement la variabilité de la demande horaire nette (FIG.I). Remarque: cette figure met également en évidence (courbe verte) ce que représente dans la réalité la génération d'une puissance éolienne installée théorique de "24GW" en Europe du Nord.

    Allemagne-demande-éolien-2008

     RWE insiste également sur le fait que l'éolien en Europe du Nord est très peu efficace quand il fait très chaud ou très froid (périodes de hautes pressions) et que les éoliennes sont débrayées dans les cas de vents trop violents. Cette très forte variabilité (ou volatilité en anglo-saxon) de la demande nette conduit à une très forte variabilité des prix du MWh qui oscille dans les cas extrêmes entre +500 euros et -500 euros. Durant 60 heures sur 12 mois entre 2008 et 2009, les cours du MWh passant en négatif, un opérateur a pu gagner de l'argent en stockant de l'énergie!

    RWE-pente-CCGT  RWE se fait fort devant ce problème d'introduire de la flexibilité dans ses centrales qu'il quantifie par l'amplitude de la variation de puissance entre minimum et maximum, mais aussi par la pente de variation de puissance exprimée en GW/minute. Cet électricien affirme pouvoir atteindre 27 MW/minute dans les centrales au charbon, 30 MW/minute dans les centrales au lignite, 38 MW par minute dans les centrales au gaz à cycle combiné (FIG.II) et prend même l'exemple des centrales nucléaires françaises qui peuvent assurer des variations de puissance de 63 MW/minute.

    L'électricien allemand illustre donc les progrès à accomplir entre 2008 et 2013/2014 en termes de réduction des émissions de CO2 et de flexibilité de ses centrales (FIG.III). Ce programme concerne 9000 MW de puissance électrique.

    RWE-progrès-2008-2014

    CONSULTER la très intéressante présentation de RWE qui essaie de démontrer qu'on ne pourra pas remplacer toutes les centrales au lignite allemandes par des centrales au gaz à cycle combiné, ce qui pourtant, du point de vue flexibilité et réduction des émissions de CO2, s'imposera un jour comme une solution évidente.

    Le 5 Février 2010