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  • HITACHI présente un nouvel accumulateur Li-Ion prismatique de 25 Ah pour les applications hybrides rechargeables

    HITACHI présente un nouvel accumulateur Li-Ion prismatique de 25 Ah pour les applications hybrides rechargeables

     HITACHI Vehicle Energy est en retard par rapport à ses concurrents traditionnels japonais dans le domaine des batteries Li-Ion pour véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Le choix d'un fournisseur Coréen (LG Chemical) par General Motors pour ses futurs véhicules électriques avait porté un sérieux coup au moral des équipes Hitachi en 2009 et lancé une opération de remise en cause de l'organisation de grande ampleur. Le voila donc qui revient à la charge avec un élément prismatique Li-Ion de 25Ah (90Wh) défini pour les applications hybrides rechargeables (FIG.). Ce produit est caractérisé par l'adoption d'un séparateur de type céramique particulièrement résistant à chaud et donc apportant une large sécurité d'utilisation. Ses énergies massiques (120 Wh/kg) et volumiques (187 Wh/litre) n'ont rien d'exceptionnelles. Hitachi annonce une puissance instantanée de 2,4 kW au kilogramme impressionnante (70C) mais qu'il est difficile de comparer aux produits concurrents, la durée de la décharge n'étant pas précisée. Ce produit sera échantillonné dans le courant du premier trimestre. Hitachi en dehors des applications automobiles voit d'autres domaines d'application de ce produit dans les transports et le stockage d'énergie en tampon avec les sources renouvelables

    Hitachi-Li-Ion-25Ah-2010

    LIRE le communiqué et PROGRESSER en japonais.

    Le 12 Janvier 2010.
     

  • Malgré une référence américaine peu favorable, les consommations de pétrole des pays OCDE poursuivaient leur chute en Septembre dernier

    Malgré une référence américaine peu favorable, les consommations de pétrole des pays OCDE poursuivaient leur chute en Septembre dernier

    L'Energy Information Administration vient de publier le résultat des consommations de pétrole des pays membres de l'OCDE au mois de Septembre dernier. Les spécialistes attendaient un résultat peu probant en raison de la référence de Septembre 2008 qui avait été impactée par les ouragans dans le Golfe du Mexique. Effectivement les consommations américaines du mois, bien que faibles, sont ressorties à 524 mille barils/jour de pétrole consommées de plus en Septembre 2009 par rapport à celles du même mois 2008. Mais les faibles consommations européennes (-1154 kbl/j), japonaises (-191 kbl/j) et coréennes (-124 kbl/j) ont porté le bilan global sur le mois vers une franche décroissance des consommations par rapport au même mois de 2008, en affichant un retrait de 896 kbl/j.

    Le suivi de la consommation cumulée de pétrole sur 12 mois glissants permet de noter que depuis la valeur maximum du mois d'août 2005 (49,9 millions de barils/jour) les consommations cumulées à fin Septembre 2009 atteignaient 45,7 millions de barils/jour, soit une baisse de 8,3% en quatre ans (FIG., échelle de droite).

    Conso-OCDE-cumul-2005-2009-09

    Ces résultats montrent que les consommations de pétrole des pays OCDE étaient encore globalement en baisse à l'entrée dans l'automne. Malgré un hiver 2009-2010 qui semble vouloir être rigoureux, rien ne permet aujourd'hui d'avancer, contrairement aux annonces des diverses officines de prévisions, que ces consommations OCDE reprendront en 2010. En toute logique, les Agences devraient revoir leurs volumes 2010 à la baisse, ce que peut-être anticipent les marchés en retrait après les hausses traditionnelles liées aux intempéries hivernales.

    CONSULTER les données de l'EIA

    Le 12 Janvier 2010.
      

  • Après une chute de 6% en 2009, la consommation mondiale d’aluminium devrait croître de 10% en 2010

    Après une chute de 6% en 2009, la consommation mondiale d’aluminium devrait croître de 10% en 2010

     Le grand producteur mondial d'alumine et d'aluminium Alcoa vient de publier ses résultats du quatrième trimestre qui ne sont globalement pas bons, malgré un record de production d'alumine, essentiellement vendue à ses concurrents. Les ventes d'Alcoa en produits laminés et en produits usinés ont été ralenties en fin 2009 par le marasme dans l'aéronautique mais aussi par la mévente de turbines pour centrales électriques dans le monde. Cette situation fait estimer pour 2009 la consommation mondiale d'aluminium de première fusion aux environs des 35 millions de tonnes, affichant ainsi une chute globale de 6%, tirée vers le bas par les consommations américaines, européennes et russes en chutes de 15%, ceci malgré une progression chinoise de 4% (FIG.I, barres bleu-clair).

    Pour 2010 Alcoa estime une consommation mondiale d'aluminium de première fusion qui devrait être en croissance globalement de 10% à 38,5 millions de tonnes (FIG.). La moitié de cette croissance proviendrait de la demande chinoise qui avec 16,1 millions de tonnes représenterait alors 42% de la consommation mondiale.

    FIG.I : La consommation mondiale d'Aluminium de première fusion devrait atteindre 38,5 millions de tonnes en 2010

    Aluminium-2009-2010

    Les capacités de productions mondiales resteraient excédentaires avec des stocks qui étaient importants en fin d'année 2009 (FIG.II), stimulés par une courbe à terme en contango qui pousse les achats spots et les reventes à terme, phénomène semblable à celui concernant les produits pétroliers.

    FIG.II les stocks mondiaux d'aluminium atteignaient 65 jours de consommation à fin Octobre 2009:

    Aluminium-stocks-2009-10

    CONSULTER la présentation d'Alcoa d'où sont tirées les figures.

    Le 12 Janvier 2010

     

  • L’industrie automobile en France poursuit inexorablement son repli amorcé depuis cinq ans

    L’industrie automobile en France poursuit inexorablement son repli amorcé depuis cinq ans

    Le Directeur Général du Groupe Renault, Patrick Pelata, vient d'être convoqué par notre sympathique et compétent Ministre de l'Industrie pour lui rendre compte des vues de sa Société sur l'avenir de la construction automobile en France. Visite protocolaire de pure forme durant laquelle l'industriel va répéter au représentant de l'Etat que les coûts industriels français sont incompatibles avec les prix bas du marché, que des réformes structurelles sont indispensables pour alléger les charges des industriels, mais qu'il ne veut pas brutalement réduire les feux, malgré la disparition programmée de la prime à la casse. Développer un pôle véhicule électrique en France est une proposition que Renault a déjà formulée et qui rend l'entreprise difficilement attaquable sur sa stratégie et sa mise en oeuvre.

    Industrie-INSEE-1990-2009 

    L'INSEE vient de publier les statistiques industrielles du mois de Novembre qui vont dans le bon sens, avec une activité en croissance de +1,6% pour l'Industrie manufacturière par rapport à celle du mois précédent (FIG., courbe violette). Elle est tirée en particulier par la construction automobile (courbe rouge) qui affiche un +8,5% succédant à un -6,1% du mois précédent. Tous ces chiffres sont bien sympathiques mais ils oublient de dire que l'industrie automobile se situe 30% plus bas que ce qu'elle affichait en moyenne en 2005 et que l'industrie manufacturière est en moyenne en repli de 10%, le tout sur un fond d'entrées de commandes assez déprimé.

    Le vrai débat que les Français devront un jour aborder, après les généralités confuses sur l'Identité Nationale, portera sur la volonté de notre Nation à rester industrielle et innovatrice. Il y a là une question de fond à laquelle, pour l'instant, la réponse de fait, par les comportements de nos concitoyens et par les lois qui les régissent, est franchement négative.

    LIRE l'info rapide de l'INSEE.

    Le 11 Janvier 2010

  • Volkswagen et Alstom profitent des largesses fiscales de l’Administration Obama pour leurs nouvelles usines américaines

    Volkswagen et Alstom profitent des largesses fiscales de l’Administration Obama pour leurs nouvelles usines américaines

     Installer des unités de production à Chattanooga dans le Tennessee présente un double intérêt pour les industriels européens. Ils produisent tout d'abord en Zone dollar pour le grand marché américain et ils peuvent profiter des largesses fiscales de l'Administration Obama dans le cadre du "Recovery Act". Parmi les nombreuses entreprises qui viennent de se voir allouer récemment une enveloppe globale d'avoirs fiscaux de plus de deux milliards de dollars par le DOE, il est possible de noter les 150 millions de dollars accordés à Volkswagen pour sa nouvelle usine de Chattanooga (FIG.) dans laquelle VW va pouvoir produire jusqu'à 150 mille véhicules de plus par an destinés au marché US à partir de 2011. Sur le continent nord-américain VW possède des usines au Mexique. Les constructeurs allemands ont décidé de localiser tout ou partie de leurs productions en Zone Dollar pour servir le marché américain. Il est possible de noter également les 63 millions de dollars dont va bénéficier Alstom pour sa nouvelle usine qui va produire de grosses turbines à vapeur qui pourront atteindre les 1700 MW et destinées à rétrofiter ou équiper en première monte des centrales nucléaires ou hydrauliques. L'Administration Obama ne refuse rien aux entreprises européennes qui veulent venir s'épanouir aux Etats-Unis.

    VW-Chattanooga 

    CONSULTER la liste des projets retenus et les montants alloués lors de ce dernier train de mesures fiscales de relance de l'économie américaine.

  • Le BCG prévoit une évolution des coûts des batteries pour véhicules électriques vers les 400 $/Wh d’ici à 2020

    Le BCG prévoit une évolution des coûts des batteries pour véhicules électriques vers les 400 $/Wh d’ici à 2020

    Dans un exercice d’une grande complexité, le Boston Consulting Group vient de publier les résultats d’une étude portant sur la structure de coût des batteries pour véhicules électriques en 2009 et essaie de prévoir l’évolution de ces coûts à l’horizon 2020. Dans cet exercice le BCG montre que le coût aujourd’hui d’une batterie est composé aux deux tiers des coûts des éléments individuels d’accumulateurs de types Li-Ion et pour un tiers des coûts d’assemblage en modules puis en batterie. A l’aide d’un exemple « artisanal » assez éloigné des cadences industrielles, portant sur la réalisation de 500 batteries par an et d’un scrap de 12% (!), pour un coût complet de 1100 $/kWh environ (FIG.), le BCG nous indique que près de la moitié de ce coût (44%) est constituée par l’achat des matières électrochimiquement actives et de divers composants (feuillards, séparateurs, électrolyte, boîtiers, couvercles, coffre de batterie, connecteurs, organes de sécurité, électronique de contrôle et de puissance, etc.).

    BCG-EV-battery-cost-2009

    Partant de cette base « américaine » de présérie le BCG imagine une production de série de 1,1 million de batteries en 2020 dont le prix au Wh de l’accumulateur serait ramené vers les 300 $/Wh et celui de la batterie complète vers les 400 $/Wh. Ce genre de projection est un exercice complexe qui va dépendre de nombreux paramètres économiques ou techniques tels que les choix de matériaux, les cours des métaux non ferreux, la progression des énergies spécifiques qui vont faire baisser les coûts ramenés au Wh. Cette industrie qui se développe autour de quelques clusters asiatiques constitués de laboratoires de recherches très pointus et de sous-traitants de tailles moyennes mais possédant un puissant know-how, réalise un travail d’optimisation incessant des coûts et des performances, articulé entre le concepteur de batterie et ses fournisseurs. Cette organisation, axée sur l’innovation permanente, ne correspond pas à ce que décrit le BCG dans son approche plus traditionnelle de grandes industries échangeant librement des produits catalogués.

    Dans l’analyse des stratégies concurrentielles il semblerait également que le BCG n’ait pas bien compris que ce ne sont pas les constructeurs de voitures qui choisissent leurs fournisseurs de batteries mais l’inverse. Ce sont les grands concepteurs mondiaux de batteries qui choisissent leurs alliés du monde de l’automobile, et ils ont l’embarras du choix. Le désarroi actuel des firmes automobiles allemandes pour accéder à une source fiable de batterie illustre la situation.

    Il faut donc prendre les résultats de cette étude avec beaucoup de circonspections, compte tenu de la culture très germano-américaine de l’équipe qui a mené ce travail. Il manquait au moins un Japonais, un Coréen et quelques Chinois pour réaliser une étude beaucoup plus complexe et nuancée.

    CONSULTER ce rapport du BCG.

    Le 10 Janvier 2010

  • Digressions sur le temps qu’il fait et le climat annoncé, une inquiétante asymétrie

    Digressions sur le temps qu’il fait et le climat annoncé, une inquiétante asymétrie

      Le temps qu'il fait nous dit-on, est au climat ce que la seconde est au siècle. Il n'est pas indicatif du climat qui se réchauffe. Et pourtant tout l'hémisphère nord est sous les frimas, le blizzard ou la burle. Pékin bloquée par les chutes de neige, les citronniers de Floride en péril, la Louisiane et le Texas se gèlent, l'Eurostar a le hoquet et le tunnel du Saint-Gothard est obstrué par la neige, j'en passe et j'en oublie. Alors ce mauvais temps généralisé devrait rappeler à la modestie certains prêcheurs de l'apocalypse climatique qui, malgré le froid, sévissent toujours dans les médias. Ces visionnaires devraient rappeler que les simulations climatiques sur lesquelles reposent leurs craintes supposent un rayonnement solaire constant, (on parle d'irradiance qui est l'intégrale sur tout le spectre), ce que bien sûr, les vieux et certains plus jeunes climatologues élevés à la cyclicité du climat contestent. Ils devraient rappeler aussi que leurs modèles reposent sur de fragiles hypothèses concernant les effets du manteau nuageux. Ils devraient avouer que les prémonitions de leurs compères qui prévoient le temps qu'il fera à Dakar dans 30 ans, possèdent à peine un peu plus de bases scientifiques qu'en avaient les prédictions de Nostradamus et donc que leur probabilité d'occurrence est du même ordre. Enfin ils devraient bien expliquer que les gaz à effet de serre ne peuvent restituer que l'énergie qu'ils absorbent, le froid de cet hiver le démontre. Faute de rayonnement solaire sur l'hémisphère nord, les GHG toujours plus nombreux dans l'atmosphère polluée sont au chômage. Mais où sont le pièges d'antan?

    Scafetta-quadratique 
     La science climatique qui posera clairement, avec humilité, l'équation du rôle des variations d'irradiance solaire, du rôle du manteau nuageux et autres paramètres jouant sur l'albédo et des GHG est attendue avec impatience. Cette science devra en particulier expliquer le refroidissement moyen actuel des océans. Pour l'instant ce ne sont que chapelles qui se chamaillent sous les sunlights des projecteurs des shows télévisés, tandis que d'autres médusés devant leur écran TV grelottent en attendant la montée des eaux annoncée, … déluge moderne purificateur, précédant de peu l'enfer solaire.

     Le temps pourri actuel ne fait pas le climat, mais le climat à venir déterminera la météorologie du futur. Il y a dans cette asymétrie statistique toute la méconnaissance de scientifiques approximatifs qui veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Le 9 Janvier 2010

  • La Grande-Bretagne vient d’allouer neuf sites offshore éoliens lors de sa troisième addjudication

    La Grande-Bretagne vient d’allouer neuf sites offshore éoliens lors de sa troisième addjudication

    La Grande-Bretagne de par sa position géographique veut jouer la carte de l'éolien offshore comme source majeure d'énergie renouvelable. Pour cela elle envisage d'atteindre dans les 25 à 30 GW de puissance éolienne offshore installée en 2020 (ou au-delà?). Compte tenu d'un bon taux de charge des installations, voisin de 40% ou 3500 heures par an au régime nominal, ce seraient entre 80 et 100 TWh d'énergie électrique d'origine éolienne qui pourraient être produits dans les eaux peu profondes qui entourent ce pays. Pour mémoire il faut savoir que la Grande-Bretagne a consommé 381 TWh d'énergie électrique en 2008. Il faut aussi se souvenir que pour Siemens, le potentiel offshore éolien européen est estimé autour des 70 GW.

    La Grande-Bretagne durant les rounds 1 et 2 précédents a déjà accordé des droits d'installations d'éoliennes qui pourraient à terme atteindre dans les 8 GW de puissance. Elle vient d'allouer neuf nouveaux sites (CARTE) qui potentiellement pourraient atteindre une puissance estimée de 30 GW supplémentaires. Ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de prudence puisqu'ils sont liés à des décisions privées d'engagement d'investissements lourds et onéreux qui peuvent à tout moment être remises en question.

    Offshore-UK-Round-3-zones-GW

    Parmi les sites les plus importants on peut noter le site de Dogger Bank (9GW) alloué à un consortium RWE-Statoil-Statkraft, celui de Norfolk (7,2 GW) attribué à un groupement Scottish Power-Vattenfall, celui de la Mer d'Irlande (4,2 GW) gagné par Centrica, celui de Hornsea (4 GW) enlevé par Siemens et celui de Firth of Forth (3,5 GW) revenu à SSE Renewables et Fluor.

    Il sera passionnant de suivre le déroulement de toutes ces aventures qui vont se percuter les unes avec les autres aux portes des rares constructeurs d'éoliennes maîtrisant les technologies offshore et des groupes d'ingénierie possédant les équipements de pleine mer pour mener à bien les travaux. Un objectif de 25 GW en 2020 (10 ans à peine) semble particulièrement ambitieux, pour ne pas dire complètement irréaliste.

    LIRE la dépêche de Reuters sur le sujet.

    Le 8 Janvier 2010

  • Les marchés japonais et américains des voitures hybrides illustrent l’importance économique de l’offre produit

    Les marchés japonais et américains des voitures hybrides illustrent l’importance économique de l’offre produit

    Il a été illustré ici combien le marché américain de la voiture avait été éprouvé durant les deux dernières années en raison de la montée des prix des carburants, de la crise financière, du marasme économique et du désintérêt (ou du moindre intérêt) de certains pour la voiture (LIRE). Pour lutter contre cette désaffection des consommateurs existent deux grandes armes: soit les offres financières (rabais, primes à la casse, bonus, remises de tous ordres) soit l’offre de nouveaux produits plus attractifs, répondant mieux que les précédents, aux attentes des clients potentiels. Une illustration de l’efficacité de ce deuxième type d’action est donné par les ventes de véhicules hybrides.

    Au Japon la Prius de Toyota de troisième génération a réussi en 2009 a être le modèle le plus vendu de l’Archipel avec près de 209 mille exemplaires commercialisés en seulement 8 mois. Mais il faut avouer qu’en plus de l’attrait d’un produit moderne et économe en carburant, les ventes de la Prius ont profité d’une aide gouvernementale importante représentant dans les 20% du prix catalogue.

    L’exemple le plus marquant est celui des ventes de véhicules hybrides aux Etats-Unis qui ont vu arriver sur le marché les nouveaux modèles tels que l’Insight de Honda, la Prius Gen.III, la Lexus HS250 et divers modèles de constructeurs américains dont ceux de Ford en particulier. Un suivi des ventes cumulées sur 12 mois mobiles montre clairement l’inversion de signe de l’évolution des ventes en 2009 (FIG.).

    Hybrid-US-cumul-2005-2009-12

    Alors que les ventes avaient fortement régressé durant la deuxième partie 2008 et le début de 2009 pour atteindre un minimum de 255 mille exemplaires au mois de Mai, les ventes se sont reprises avec l’arrivée des nouveaux modèles sur le marché américain et l’impact ponctuel de la fugitive prime à la casse du mois d’Août. Les ventes finissent 2009 à 290 mille exemplaires représentant une part de marché des véhicules hybrides de 2,8% contre 2,4% un an auparavant.

    Il est évident que cette reprise est limitée par la faible disponibilité de modèles, en raison des retards accumulés par les constructeurs américains, coréens et allemands dans la maîtrise de la technologie hybride.

    Le 8 Janvier 2010 

  • Sharp, Enel et ST Micro vont implanter une usine de modules photovoltaïques en couches minces en Sicile

    Sharp, Enel et ST Micro vont implanter une usine de modules photovoltaïques en couches minces en Sicile

    Sharpsolar1 Sharp avait annoncé depuis belle lurette son intention de s'associer à Enel pour installer, dans le cadre de son expansion, une unité de production de modules photovoltaïques en Italie. Il semblerait que finalement le projet prenne corps, mais avec un troisième larron qu'est ST Microélectronics qui hébergera l'unité de production dans son usine sicilienne de Catane. La mise de fonds initiale serait de 70 millions d'euros pour chacun des trois associés, avec pour objectif d'installer une unité de production de modules photovoltaïques en couches minces multijonctions de 160 MW qui devrait produire à partir de début 2011. Par la suite le consortium envisage de tripler cette capacité de production.

    D'autre part Sharp et Enel Green Power ont l'intention de former une JV qui sera en charge d'installer des fermes solaires en Italie tout d'abord puis dans l'ensemble du Bassin Méditerranéen. L'objectif est d'atteindre une puissance installée d'au moins 500 MW à la fin de 2016. Bien sûr les modules utilisés proviendront de l'usine sicilienne.

    Dans ce projet, Sharp met en oeuvre sa nouvelle stratégie d'expansion en association avec des acteurs locaux qui, en échange de la technologie japonaise, apportent les capitaux nécessaires et la connaissance du Marché local ou régional. Le choix de la technologie en couches minces, utilisant de larges surfaces de modules (1m X 1,4m) peu onéreuse et adaptée aux pays chauds, s'inscrit tout à fait dans une politique de production européenne hautement automatisée. L'unité italienne serait similaire à l'usine de Katsuragi au Japon. La technologie triple jonction développée par Sharp (LIRE) permet d'atteindre des rendements de conversion de 10% et, en raison de la présence de deux couches de Silicium amorphe qui absorbent dans l'infrarouge, de conserver un bon rendement de conversion à chaud.

    LIRE le communiqué de Sharp.

    VOIR les caractéristiques des modules

    Le 8 Janvier 2010