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  • Des récoltes australiennes d’algues qui produiraient 5 fois plus d’huile à l’hectare que les palmiers à huile de Malaisie

    Des récoltes australiennes d’algues qui produiraient 5 fois plus d’huile à l’hectare que les palmiers à huile de Malaisie

    Algues-borowitzka_biofuel_web Michael Borowitzka professeur à la Murdoch University de Perth affirme qu'il a réussi avec ses équipes, à récolter annuellement, en étang salé ouvert, jusqu'à 50 tonnes d'algues à l'hectare, ce qui d'après lui constitue un record mondial. Il affirme également pouvoir tirer plus de 50% d'huile de ces récoltes. Pour lui la construction programmée d'une nouvelle unité pilote de production d'algues à Karratha dans le Nord-Ouest ensoleillé de l'Australie devrait permettre de battre ce record.

    Ces productions annuelles annoncées, autour de 25 tonnes à l'hectare de carburant, sont à comparer aux 5 tonnes d'huile de palme produits annuellement par hectare en Malaisie qui devraient, par sélection de plans, aller vers les 10 tonnes à l'hectare. Pour le Dr Lewis de l'Université d'Adélaïde, qui collabore à ce projet, l'intérêt de ces cultures d'algues réside dans le fait qu'elles n'ont pas besoin de terres arables et qu'elles n'entrent donc pas en compétition avec les ressources vivrières de la planète.

    Tout cela semble passionnant, mais mériterait d'être validé industriellement. A suivre!

    LIRE le papier sur ce sujet.

    Le 5 Novembre 2009

  • Alliance Tonen-Toray dans l’industrie japonaise des séparateurs pour batteries

    Alliance Tonen-Toray dans l’industrie japonaise des séparateurs pour batteries

    Toray Le marché des séparateurs pour batteries au lithium est appelé à suivre le formidable développement des batteries pour véhicules électriques et pour stockage de l'énergie. Ce composant est à la fois un acteur fondamental de la performance et de la sécurité des batteries. C'est aussi un poste important du coût du produit fini. Les développements dans le domaine des séparateurs pour batteries sont donc appelés à s'intensifier dans le futur face à des donneurs d'ordres de plus en plus puissants et exigeants. Pour l'industrie japonaise du séparateur, très puissante dans le domaine, la concurrence chinoise et coréenne est une menace. Ce sont ces considérations qui ont sûrement conduit Tonen Chemical, filiale indirecte du Groupe Exxon Mobil, et Toray Industries à unir leurs forces. Ils viennent de décider d'étudier la possibilité de créer une JV 50/50 regroupant toutes leurs activités dans le domaine des séparateurs. Cette nouvelle alliance devrait être opérationnelle en début 2010.

    LIRE le communiqué commun des deux Compagnies.

  • Sanyo veut porter sa capacité de production de modules photovoltaïques à 600 MW en 2010

    Sanyo veut porter sa capacité de production de modules photovoltaïques à 600 MW en 2010

    Sanyo-HIT-85microns Le Japonais Sanyo qui propose avec sa technologie HIT les modules photovoltaïques les plus performants du moment (LIRE), utilise une stratégie industrielle complexe. Il tend à développer ses productions en Amérique du Nord, contrée encore largement sous équipée en modules photovoltaïques domestiques de hautes performances. Ces équipements sont appelés à se développer avec la pression environnementale et l'évolution des règlementations qui autorisent, par exemple, comme en Californie, à revendre le surplus de courant produit aux Compagnies distributrices. Pour assurer ce développement américain, Sanyo vient d'ouvrir une nouvelle usine de production de lingots de silicium et de wafers à Salem dans l'Oregon qui devrait produire 70MW de ce produit intermédiaire par an en 2010. En parallèle, il annonce l'ouverture d'une usine de production de modules à Monterrey, au Mexique, qui pourra produire jusqu'à 50 MW de modules.

     Produire les wafers aux Etats-Unis, réaliser l'étape clé, à forte valeur ajoutée, de production des cellules photovoltaïques en technologie HIT, selon un processus complexe, exclusivement au Japon, puis délocaliser au Mexique ou en Hongrie la production des modules qui demandent beaucoup de main d'oeuvre: telle est la stratégie industrielle de Sanyo pour atteindre 600MW de capacité de production en 2010. Ceci permet d'optimiser les coûts, de gagner le statut de producteur national américain, tout en conservant la maîtrise des évolutions technologiques dans les grands ateliers japonais assurant des productions complexes à très grandes cadences. L'optimisation des performances du produit est ainsi privilégiée.

    Le 5 Novembre 2009

  • Etats-Unis : les ventes de voitures de Chrysler poursuivent leur plongeon

    Etats-Unis : les ventes de voitures de Chrysler poursuivent leur plongeon

     Seuls les plus malins survivront à cette formidable crise de l'industrie automobile américaine puis mondiale, provoquée par un double séisme, celui des prix des carburants tout d'abord suivi de la déferlante bancaire. Certains trop en retard, ne disposant pas de modèles économes et attractifs, en subissent encore les contrecoups. C'est le cas, aux Etats-Unis, de Chrysler dont les ventes cumulées sur 12 mois glissants poursuivent, au mois d'Octobre, leur décroissance (FIG., courbe rouge). Elles sont passées depuis belle lurette en dessous des ventes de Honda. L'autre grand malade, General Motors, voit ses ventes cumulées amorcer une stabilisation précaire vers les deux millions d'exemplaires annuels. Mais ce palier sera-t-il conservé?

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    En comparaison il est possible de noter la stabilisation des ventes de Toyota, de Honda et celle des Groupes Allemands. Soulignons à ce sujet, le succès de VW qui a réussi au mois d'Octobre, à vendre 4000 voitures diesel à moteur TDI aux Etats-Unis, une vraie révolution. Enfin il est possible de noter une lente reprise des ventes de Ford qui annonce des résultats positifs sur le troisième trimestre.

    Le 4 Novembre 2009
     

  • Le chinois CNPC démarre la construction de la tête de pont du pipe-line birman

    Le chinois CNPC démarre la construction de la tête de pont du pipe-line birman

    La Chine sera appelée à importer de plus en plus de pétrole dans les décennies à venir, en raison de la montée en puissance de ses consommations mais aussi en raison d'une baisse prévisible de ses productions. Selon PFC Energy ses importations devraient passer de 4 millions de barils/jour en 2008 à 10 millions de barils/jour en 2020 en extrapolant les conditions politiques, économiques et environnementales actuelles. La Chine importe plus des trois quarts de son pétrole par mer, via le Détroit de Malacca, haut lieu de piraterie, qui sépare la presqu'île thaïlandaise et Singapour de l'île de Sumatra (FIG.). Une faible partie des importations chinoises de brut (300 mille barils/jour) provient du pipe en provenance du Kazakhstan et un pipe en provenance de Russie (300 mille barils/jour) est en cours de construction pour être opérationnel en 2010.

    China-oil-import-pipelines

    A moyen terme, la Chine envisage de by-passer une partie du flux traversant le Détroit de Malacca en construisant un pipe-line traversant la Birmanie et permettant d'alimenter en pétrole les provinces du Yunnan (Kunming) et du Sichuan (Chongqing). C'est le pétrolier CNPC qui est en charge de ce projet et qui vient de démarrer, dans le Golfe du Bengale, la construction de la tête de pont de ce nouveau pipe qui sera long de 771 km et qui pourra acheminer 240 mille barils par jour de pétrole dans un premier temps. Par la suite ce lien pourrait être doublé par un gazoduc.

    Nous attendons toujours les réactions indignées des organismes de Défense des Libertés et des Droits de l'Homme, condamnant la collusion entre un Régime Communiste et une Dictature Militaire, cocktail somme-toute tout en nuances. Mais c'est vrai, le silence s'explique, Total ne semble pas être dans le projet.

    Le 3 Novembre 2009

  • Gaz à effet de serre: les effets du méthane sur le réchauffement de la planète seraient sous estimés

    Gaz à effet de serre: les effets du méthane sur le réchauffement de la planète seraient sous estimés

    Climat-hydroxyles C'est une étude de du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA qui nous révèle qu'à partir de travaux complexes de simulation il a été montré que les émissions de méthane et de monoxyde de carbone sont plus néfastes que prévu sur les phénomènes de réchauffement de la planète. Leur GWP (global warming potential sur 100 ans) serait amplifié par le fait que ces gaz se comportent comme des capteurs de radicaux hydroxyles qui eux mêmes oxydent le SO2 en sulfates qui forment des aérosols qui rafraichissent notre planète. Plus de méthane, moins de radicaux hydroxyles OH° et donc moins de sulfates bienfaiteurs. Telle est en résumé la thèse de photochimie planétaire supportée par cette étude.

    Un observateur un peu critique pourrait avancer deux remarques pour tempérer l'impact de ce papier, un de plus tendant à renforcer les prévisions d'apocalypse. Tout d'abord il pourrait avancer le fait que les teneurs en CH4 dans l'atmosphère sont globalement stables (FIG.I). Mais les auteurs de ce papier qui ont semble-t-il prévu l'objection affirment que ce sont les émissions de méthane qui sont importantes et non pas les teneurs dans l'atmosphère. Mais rien n'explique comment les émissions pourraient croître avec des teneurs stables!

    Méthane-1985-2009

     Le deuxième argument porte sur la difficulté d'évaluer précisément les émissions de méthane qui proviennent à la fois des activités humaines (exploitation minière, gaz naturel, pétrole, déchets) et des fermentations anaérobies diverses dans les entrailles des ruminants ou des termites comme dans les champs de riz ou les divers marécages et autres estuaires. La maîtrise de ces émissions serait complexe. Enfin les zones humides où le méthane est formé sont aussi des puits de gaz carbonique. Le bilan est donc d'une grande complexité à établir.

     Quoi qu'il en soit, capter les lisiers et les purins pour en faire du biogaz est toujours une excellente activité en faveur du climat.

    LIRE un résumé de ces travaux

    Le 2 Novembre 2009

  • Faut-il encore croire aux prévisions de tous poils dans le domaine de l’énergie?

    Faut-il encore croire aux prévisions de tous poils dans le domaine de l’énergie?

    Nostradamus s'il revenait par je ne sais quel phénomène de balancier dans l'espace-temps, serait étonné de la pléthore de collègues qu'il devrait saluer et des formidables moyens informatiques mis à leur disposition pour calculer le futur. En effet il est une vieille croyance préhistorique, celle des prévisions qui est toujours d'actualité. Prévisions économiques bien sûr, démographiques, énergétiques ou climatiques, toutes les plus apocalyptiques les unes que les autres. Vous ne devenez célèbre qu'en prévoyant le malheur, le bonheur est réservé aux cartomanciennes de quartier. Avant c'était la mort du voisin ou du seigneur local, maintenant c'est celle de populations entières trop proches de la Mer et de ses moussons ou des Tropiques et de ses ouragans. La taille des catastrophes annoncées a évolué avec le nombre de térabits nécessaires à réaliser le papier du jour. L'outil mathématique n'est pas en cause bien sûr. Il extrapole, il infléchit, il équilibre les contraintes en fonction des données qu'on lui a confié. L'essentiel réside donc dans les données d'entrée, leur pertinence, leur pérennité, la réalité des relations. C'est là qu'est le talon d'Achille du prévisionniste de la grande Institution Internationale: il sait calculer, mais sait-il rêver? Possède-t-il la connaissance de ce qui va changer dans les technologies et le comportement de ses contemporains ou de leurs descendants? Garbage in, garbage out!

    CERA-previsions-2009-2014 

    Il a été montré ici (LIRE) bien des fois, combien un retour en arrière sur des prévisions oubliées et depuis remplacées par de nouvelles pouvait être destructeur pour de grandes officines peuplées de doctes savants. Il y a peu, l'exercice a été conduit pour le CERA en comparant ses prévisions de consommations de pétrole à un an de distance (FIG.I). Un an, c'est proche me direz-vous? Mais par les temps qui courent les divergences notées constituent une terrible leçon d'humilité. Toute prévision nouvelle devrait, en introduction, contenir un chapitre d'autocritique essayant d'expliquer pourquoi la prévision précédente s'est révélée erronée. Ce serait un gage évident de qualité, même si cela poserait quelques problèmes pour facturer la prestation à son client.

    La complexité des moyens employés, le nombre de paramètres et d'interactions font qu'une critique des choix réalisés par le prévisionniste est difficilement possible par le non spécialiste. Alors le lecteur peut se faire une idée de la probable occurrence de la prévision en comparant plusieurs travaux et en vérifiant s'ils sont globalement en accord ou en désaccord. Mais même la proximité des conclusions de plusieurs travaux n'est pas une preuve de pertinence. Un exemple cuisant est la croyance unanime dans la croissance des consommations de pétrole dans le monde. Il y a deux ans de cela, ce n'est pas très loin pourtant, toutes les officines de prévisions annonçaient des consommations croissantes de pétrole dans le monde L'Agence Internationale de l'Energie en première ligne, portait le drapeau, pour annoncer chaque année des consommations croissantes, le tout à la deuxième décimale près, participant ainsi à l'instauration du climat de pénurie imminente annoncée par les tristes adeptes du peak-oil, caution évidente de la spéculation sur les commodities qui balaya l'économie mondiale en 2008. C'était pour motiver l'OPEP à produire plus.

    AIE-prévisions-2007-2012

     Avec un peu plus de deux ans de recul sur les prévisions de l'AIE publiées dans son Medium Term Oil Market Report de Juillet 2007 il est possible de comparer ses prévisions de consommations de pétrole avec ce qui s'est réalisé depuis (FIG.II). Cette institution prévoyait une croissance continue des consommations de pétrole dans le monde, y compris dans les pays de l'OCDE où le gaspillage sévissait. Que peut-on constater aujourd'hui? Un peu plus de 5 millions de barils/jour d'erreur sur la valeur probable de 2009 et probablement 6 millions en 2010. Voila qui est sans appel. De plus l'erreur provient presque exclusivement des pays OCDE que l'AIE représente (courbes du bas). Un comble! Mais l'AIE pouvait-elle prédire la formidable spéculation sur le pétrole qu'elle a elle même engendré par ses prévisions farfelues et la crise économique qui en découlerait? Un délit de prévisions erronées en bande organisée serait-il à inventer?

    Alors que demander à ces Agences pour que cesse leur délire prévisionniste? Je pense que leur principale obligation serait celle de la cohérence des prévisions.

    Peut-on prévoir à la fois un accroissement des consommations de pétrole des pays riches de l'OCDE dans les décennies à venir et la baisse de leur population active au sein d'une population urbanisée et vieillissante.

    Peut-on prévoir un accroissement des consommations mondiales de pétroles dans la décennie à venir en sachant qu'elles représentent près de 38% des émissions de CO2 dues à la combustion des énergies fossiles? Et cela, tout en faisant campagne pour une division par trois des émissions de CO2 dans le monde et en sachant qu'il faudra pour lancer le vaste mouvement mondial de réduction que les pays riches donnent l'exemple, même si pour l'instant ils renâclent à le faire.

    On ne peut pas prédire une chose et son contraire. Les pays riches vont devoir réduire par trois au moins leur consommation de pétrole dans les décennies à venir. Les pays OCDE vont devoir se contenter d'une quinzaine de millions de barils/jour de pétrole à l'horizon 2040. Soyez certains que les bureaux d'études des constructeurs automobiles y travaillent activement. Les réglementations de plus en plus drastiques les obligeront à présenter des véhicules de plus en plus sobres en carburants, de plus en plus légers et de plus en plus électrifiés. Les contraintes sur la possession d'un véhicule orienteront les populations de plus en plus urbaines vers les transports en commun. Alors messieurs les prévisionnistes rêvez un peu et débrouillez-vous avec vos données d'entrée pour obtenir le résultat attendu! La réputation de vos officines en dépend.

    Le 2 Novembre 2009

  • Le projet californien BP-Rio Tinto de centrale propre au charbon gazéfié est confié à GE Energy

    Le projet californien BP-Rio Tinto de centrale propre au charbon gazéfié est confié à GE Energy

     Les producteurs de charbon, comme Rio-Tinto, s'ils veulent raisonnablement poursuivre leur business dans les décennies à venir vont devoir résoudre un immense problème: limiter les émissions d'effluents gazeux polluants des centrales électriques à charbon. Le gaz carbonique d'abord, mais aussi le mercure, les oxydes d'azote et les produits soufrés sont concernés. Quand aux pétroliers, comme BP, qui doivent impérativement accroître le taux de récupération de pétrole de leurs gisements, ils disposent d'une panoplie de technologies parmi lesquelles figure l'injection de dioxyde de carbone pour fluidifier le pétrole sous-terrain et le rendre ainsi extractible. L'alliance du charbonnier et du pétrolier était donc évidente. BP et Rio Tinto ont donc créé une JV pour mettre en place dans le Comté de Kern, haut lieu du pétrole plus que centenaire Californien, une centrale électrique alimentée au coke de pétrole ou au charbon qui a reçu 308 M$ d'aides de l'Administration américaine (LIRE). La conception et la réalisation de cette centrale de 250 MW vont être confiées à GE Energy qui propose une unité à Gazéification Intégrée à Cycle Combiné (IGCC) équipée d'un captage du CO2 du gaz intermédiaire, gaz qui par injection sous-terraine servira à accroître la récupération de pétrole (EOR).

    IGCC_Siemens

     L'objectif de GE est de capter 90% du gaz carbonique formé lors de la transformation, par l'oxygène et l'eau, du carbone en CO2 et H2. Ce procédé complexe et onéreux en capitaux, permet par purification du gaz intermédiaire de respecter les contraintes environnementales les plus strictes et permet d'accéder par combustion de l'hydrogène à très haute température dans la turbine à des rendements énergétiques acceptables (60% pour la combustion du gaz auxquels il faut défalquer l'énergie nécessaire à produire et purifier ce gaz). Mais il n'est pas économiquement évident que les coûts de la production d'oxygène, de la purification des gaz et du captage du dioxyde de carbone permettent de développer un procédé compétitif par rapport à la simple combustion du gaz naturel. Bien sûr les prix relatifs du gaz et du charbon, pondérés des émissions de CO2, orienteront par la suite les choix économiques. GE n'annonce pas la date de mise en route de cette unité qui devrait être programmée vers le milieu de la prochaine décennie.

     Remarque: GE avec Duke Energy sont en cours de développement d'une centrale au charbon de type IGCC, de 630 MW, dans l'Indiana. Elle remplacera une centrale existante et devrait être opérationnelle en 2012, mais elle ne sera pas équipée de captage et séquestration de gaz carbonique.

    LIRE le communiqué de GE Energy

    Le 1er Novembre 2009.

  • First Solar fait moins bien que prévu au troisième trimestre 2009

    First Solar fait moins bien que prévu au troisième trimestre 2009

     First Solar, le Numéro 1 américain du photovoltaïque vient de présenter ses résultats trimestriels. Le chiffre d'affaires qui ressort à 481 M$, en raison d'une stabilisation des volumes vendus et d'un prix par Watt commercialisé en baisse, affiche un net repli de 45 M$ par rapport à celui du trimestre précédent. Cette stagnation des volumes entraîne une sous utilisation de l'outil de production (53%) et donc empêche First Solar de satisfaire à ses objectifs de coûts par Watt sur la droite qui doit le porter à 65 $cents au second semestre 2010 (FIG., courbe rouge). Cependant, même à 85 cents/Watt, First Solar demeure un redoutable compétiteur sur le marché mondial du photovoltaïque.

    FirstSolar-cents-par-Watt

     Dans un climat boursier globalement morose, l'action First Solar a vu sur la semaine, son cours baisser de 20% à Wall Street. Son concurrent allemand Q-Cells a lâché 10% et le plus gros chinois du domaine, Suntech a perdu 7%. Mauvaise semaine pour les actions du photovoltaïque, sur un marché aux prix toujours en déclin et face à des menaces de réduction des tarifs allemands de l'électricité (LIRE).

     Rappelons que First Solar a signé un accord de JV avec EDF EN pour installer en France, une unité de production de 100 MW et de recyclage de ces modules (LIRE).

    Le 31 Octobre 2009 

  • Etats-Unis : les consommations de pétrole confirment l’adaptation des acteurs à la nouvelle donne économique

    Etats-Unis : les consommations de pétrole confirment l’adaptation des acteurs à la nouvelle donne économique

    Les consommations de produits pétroliers aux Etats-Unis durant le mois d'Août, publiées par l'EIA, confirment clairement le processus d'adaptation en cours des acteurs économiques à la nouvelle donne économique et environnementale, par une baisse importante de leurs dépenses énergétiques. Les chiffres montrent, même en l'absence provisoire de contrainte climatique formelle, que ces consommations ne reviendront plus aux niveaux d'avant crise. Les consommations mensuelles moyennes d'essence, hors éthanol, sont restées sensiblement étales durant les trois mois d'été et proches du niveau de ceux de l'année précédente (FIG.I), alors que les prix du gallon qui avaient dépassé les 4$ il y a un an de cela, étaient beaucoup plus dissuasifs. Le faible accroissement de consommation d'essence de 2% sur les trois mois, par rapport à la même période 2008, a sensiblement été assuré par des productions d'éthanol supplémentaires.

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    Mais cette stabilité des consommations d'essence qui représentent 50% des consommations de pétrole américaines n'est pas retrouvée pour les autres produits pétroliers qui constituent l'autre moitié. Au contraire ceux-ci affichent une baisse des consommations toujours maintenue. Le transport aérien qui a procédé à de rigoureuses adaptations, voit ses consommations de kérosène baisser de 10% par rapport à l'année précédente, le transport routier de fret et autres utilisateurs de gasoil et de fuel affichent une baisse des consommations de 8%, les consommations de gaz liquéfiés et autres produits pétroliers affichent une baisse de 5%. Au total ces consommations autres que l'essence, autour de 9,5 millions de barils/jour, affichent un recul de 7% au mois d'août (FIG.II), confirmant ainsi les résultats des mois précédents.

     Conso-non-essence-USA-2007-2009-8

    Ces chiffres mettent en évidence le processus en cours, partout dans le monde, d'adaptation des économies à la nouvelle donne énergétique. Les acteurs économiques ont compris qu'il fallait impérativement désensibiliser leur activité aux fluctuations de prix de l'énergie, le processus est en marche, y compris aux Etats-Unis qui voient l'activité de leurs raffineries se réduire de 3 à 4% par an sur un marché encombré de stocks spéculatifs pléthoriques. 

    La spéculation sur les produits pétroliers qui évoque une reprise imminente de l'économie accompagnée de consommations flamboyantes de pétrole, raconte des Fables pour les gogos.

    Remarque: les demandes américaines hebdomadaires en produits pétroliers publiées par l'EIA quand on les compare aux demandes mensuelles publiées et validées deux mois après, apparaissent bien souvent comme totalement farfelues (FIG.III). Par exemple, la croissance de consommations estimée au mois d'Août par les valeurs hebdomadaires, disparaît subitement dans les chiffres mensuels. Ce sont ces publications hebdomadaires cependant qui peuvent entraîner des variations de cours des produits pétroliers lors de leur parution, généralement le Mercredi.

    Conso-produits-2009-10

    Le 31 Octobre 2009