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  • Le marché chinois du photovoltaïque appelé à un remarquable essor dans les années à venir

    Le marché chinois du photovoltaïque appelé à un remarquable essor dans les années à venir

     GTM Research fait le point sur les capacités de productions chinoises et taïwanaises de modules photovoltaïques. Pour cet institut de recherches le Marché chinois va connaître un essor certain pour trois raisons essentielles. La première réside dans la volonté du Gouvernement chinois de développer cette filière au travers de son programme "Golden Sun" qui subventionnerait  jusqu'à 50% ou 70% des installations solaires. La deuxième raison réside dans les énormes capacités de production installées dés aujourd'hui en Chine et qui vont s'accroître. GTM estime ces capacités, en incluant les unités taïwanaises, à 5,6 GW en 2009, elles devraient atteindre compte tenu des projets en cours dans les 8GW en 2012 (FIG.). Enfin cette étude estime qu'aujourd'hui un prix du Watt installé et opérationnel sur site chinois de 2.82 US$, avec un prix de module de 1,57 US$ le Watt. Ce prix installé devrait descendre rapidement en dessous des 2.2 US$ le Watt. Ces trois ingrédients: volonté politique, capacité de productions disponibles et faible coût de revient du MWh ne peuvent qu'inciter les opérateurs électriciens locaux et provinciaux à investir dans cette ressource énergétique, malgré toutes les difficultés administratives à franchir.

    PV-marché-chinois-2009-2012

    Il est évident que la Chine va subir de nombreuses pressions internationales pour stabiliser ses émissions de CO2 et stopper ses investissements dans les centrales au charbon. Une politique agressive de développement de la ressource photovoltaïque pourra constituer un des éléments de réponse à cette pression. Mais il faut se rappeler, pour relativiser les choses, que la boulimie énergétique chinoise est colossale (FIG.II). Cette comparaison entre les programmes américains et chinois de centrales à charbon est explicite.

    Centrales-charbon-CHINE-1998-2015

    Le 8 Octobre 2009
     

     

  • Alcoa : accroissement des ventes d’aluminium laminé de 21% pour l’industrie automobile

    Alcoa : accroissement des ventes d’aluminium laminé de 21% pour l’industrie automobile

     La publication précoce par Alcoa de ses résultats trimestriels est toujours instructive pour la perception des tendances de l'économie mondiale. En particulier, ses ventes d'aluminium et plus précisément de ses produits laminés à la base des industries aéronautiques et automobiles constituent des indicateurs pertinents. Alcoa affirme que ses productions d'aluminium de première fusion durant le troisième trimestre, à 881 milliers de tonnes, ont régressé de 25 mille tonnes par rapport à celles du trimestre précédent. Quand à ses ventes à 698 mT, elles ont régressé de 80 mille tonnes. On ne peut pas dire à partir de ces chiffres que la reprise soit franchement en marche. Cependant un examen plus précis des ventes de produits laminés à 476 mille tonnes marque une reprise des ventes de 28 mille tonnes par rapport à celles du trimestre précédent (FIG.). Le Groupe affirme que les commandes de l'industrie aéronautique sont toujours aussi déprimées, mais que les ventes de ces produits semi-ouvrés progressent dans tous les autres secteurs. En particulier, les ventes à l'industrie automobile ont marqué un progrès de 21% sur le trimestre.

     Quand aux bons résultats financiers trimestriels d'Alcoa, les cours de l'Aluminium y sont pour beaucoup.

    Alcoa-laminés-2009-T3

    LIRE les résultats trimestriels d'Alcoa

    Le 8 Octobre 2009

  • Toyota va présenter sa petite citadine électrique au Salon de Tokyo

    Toyota va présenter sa petite citadine électrique au Salon de Tokyo

     Les Français considèrent que la prime de 5000 euros pour l'achat des premiers cent mille véhicules électriques, annoncée par notre ami J.L.Borloo, est un gadget. Cette réponse montre combien nos contemporains connaissent JLB mais sous-estiment la révolution en cours des modes de transports. Révolution tranquille certes, évoluant au gré des technologies et des évolutions mentales des consommateurs, mais inscrite dans la nouvelle approche marketing des constructeurs automobiles et dans leur politique de nouveaux produits. Les petites citadines électriques vont arriver dans nos villes avec la e-MiEV de Mitsubishi Motors tout d'abord (2010), distribuée par Peugeot, puis avec les modèles Renault-Nissan (2011). Mais il faudra compter également avec les modèles de Toyota qui ne peut pas être absent de ce segment de marché en forte croissance (FIG.). Le premier constructeur japonais va présenter sa petite citadine électrique au Salon de l'Auto de Tokyo. Par la suite Honda N°2 au Japon, les constructeurs coréens (Hyundai) et chinois (BYD et autres) proposeront leurs propres modèles.

    EV-segmentation

    Cette offre de véhicules typiquement urbains, non polluants et silencieux, d'entretien simplifié, correspond à une demande qui ne pourra aller qu'en croissant avec la pression écologique et l'urbanisation des populations. Il est évident que pour ce type de véhicules le premier marché mondial sera rapidement la Chine qui dispose des compétences dans la conception et l'assemblage des batteries et dont le développement de la mobilité urbaine individuelle ne pourra être qu'électrique. C'est déjà le cas aujourd'hui avec les scooters et autres véhicules à deux roues électrifiés qu'utilisent les Chinois laborieux.

    La présentation par Toyota d'une Prius Plug-in rechargeable au réseau correspond au marché un peu plus sophistiqué des limousines et des 4X4 qui évolueront dans de vastes métropoles urbaines ou dans les banlieues éloignées de grandes agglomérations américaines. Il y a de toute évidence complémentarité entre les deux gammes qui profiteront des infrastructures de recharge mises à leur disposition.

    Pour plus tard, Toyota ne perd pas espoir de définir une Pile à Combustible qui serait 10 fois moins onéreuse que le produit actuel pour fournir l'énergie électrique aux véhicules. Défi à la japonaise pour un objectif industriel à plusieurs décennies et remettant en selle les hydrocarbures. En attendant les modèles hybrides et les biocarburants assureront les solutions techniques des segments des véhicules lourds. Le gaz naturel comprimé constituant une option pour les lourds véhicules urbains dont l'hybridation sera un plus évident.

    LIRE le communiqué de TOYOTA pour plus de détails sur ses nouveaux modèles.

    Le 7 Octobre 2009

  • La respiration annuelle de la Terre met en jeu des milliards de tonnes de CO2

    La respiration annuelle de la Terre met en jeu des milliards de tonnes de CO2

    Malgré les affirmations péremptoires et parfois schématiques de certains groupes d'opinion, les variations de la teneur en CO2 de l'atmosphère de notre planète sont à l'heure actuelle profondément incomprises en raison de la multitude et de la complexité des paramètres mis en jeu. Seul un examen approfondi en temps réel des sources et des puits de CO2 pourra permettre, plus tard, de mieux appréhender les phénomènes.

    Je voudrais tout d'abord rappeler simplement ce que les analyses de CO2 réalisées régulièrement en divers sites de la Terre nous apprennent (LIRE). La quantité totale de CO2 dans l'atmosphère qui est de 3000 milliards de tonnes, croît annuellement de 15 milliards de tonnes (0,52%). Cette croissance moyenne correspond à la moitié environ des 32 milliards de tonnes de CO2 résultant de la combustion des énergies fossiles et de la production de ciment. Cela veut donc dire que, chaque année, 17 milliards de tonnes de CO2 sont absorbés par la croissance éventuelle du stock de végétaux et autres diatomées ou par des processus de dissolution du CO2 dans les masses d'eaux océaniques ou lacustres. Mais ce que l'on sait aussi c'est que le processus n'est pas monotone. Les analyses montrent que sur ce phénomène de croissance des teneurs en CO2, se superposent des variations importantes de CO2 dans l'atmosphère à l'intérieur d'un cycle annuel (FIG.I). Ces variations sont beaucoup plus intenses dans l'hémisphère Nord que dans l'hémisphère Sud (VOIR la petite animation très instructive du NOAA).

    NOAA-CO2-2004-2009

    Pour analyser de tels phénomènes il est pratique de supprimer la composante continue donnée par la droite de corrélation qui présente une pente de 15 milliards de tonnes par an. Pour cela en chaque point mensuel de la courbe on soustrait la valeur de la droite de corrélation. Le résultat mesure donc la distance entre la courbe expérimentale et une valeur d'équilibre du moment sur la droite. Il est important d'exprimer ce résultat en milliards de tonnes pour sortir de l'unité abstraite des ppm (FIG.II).

    NOAA-CO2-variation-2006-2009

    Que nous montre cet effet de loupe sur les variations?

    Partons par exemple du point de Septembre 2006 situé à -21 milliards de tonnes. On s'aperçoit que la traversée des 6 mois de l'automne puis de l'hiver dans l'hémisphère nord entre Septembre 2006 et Avril 2007 se traduit par un accroissement de la teneur variable en CO2 de 36 milliards de tonnes qui s'ajoute aux 7,5 milliards de tonnes de la partie monotone de la droite. Un total de 44 milliards de tonnes qui représente 2,7 fois les émissions anthropiques du semestre, soit 28 milliards de plus. Alors d'où proviennent ces exhalations de 28 milliards de tonnes de dioxyde de carbone? Du brassage des océans par les vents et les tempêtes disent les uns. Les couches profondes riches en CO2 remontent à la surface et comme le Coca ou le Champagne évacuent du gaz. De la décomposition et de la fermentation des matériaux cellulosiques, de leur combustion, etc. Bien des hypothèses sont avancées mais difficiles à quantifier et à localiser.

    Après le maximum à +15 milliards de tonnes du mois d'Avril 2007 (FIG.II), la teneur en gaz carbonique de l'atmosphère replonge rapidement pour atteindre un minimun de -21,5 milliards de tonnes au mois d'août. A cette chute de la teneur en CO2 de l'atmosphère de laquelle il faut enlever les 7,5 milliards de tonnes de la partie monotone de la droite, correspond donc en un semestre à la disparition nette de 29 milliards de tonnes de gaz alors que l'activité humaine en a produit 16 milliards. Ce sont donc 45 milliards de tonnes de gaz qui ont été inhalées durant ces 6 mois. Bien sûr la croissance végétale dans l'hémisphère nord joue un rôle important dans ce processus, mais le pompage et l'enfouissement de CO2 par les océans qui se rechargent en CO2 doit être également déterminant. Les courants et la circulation thermohaline (FIG.III) qui fait plonger vers le Groenland les couches superficielles du Gulf Stream chargées en gaz carbonique, dans les profondeurs océaniques, peuvent jouer pendant l'été un rôle majeur.

    Thermohaline-circulation

     La manipulation de ces grandes masses de gaz montre la complexité des mécanismes et la nécessité d'identifier en temps réel, sur toute la surface du globe, les multiples puits et sources de CO2 liés à l'activité humaine ou à des phénomènes naturels. Pour cela il existe une méthode particulièrement adéquate: l'observation satellitaire. En début 2009, il avait été mentionnée toute l'importance du lancement annoncé par la NASA du satellite OCO de mesure de CO2 (LIRE), à la fois pour la compréhension des phénomènes et pour la sensibilisation des populations et de leurs dirigeants. Mais, malheureusement le lancement de ce satellite très important a échoué (LIRE).

    Le lancement urgent d'un clone du satellite OCO devrait raisonnablement figurer dans la liste des priorités de la réunion sur le climat de Copenhague.

    Les chiffres de CO2 sont tirés des valeurs publiées par le NOAA (LIRE)

    Le 6 Octobre 2009.

  • Panasonic envisage de lancer une offre batterie Lithium-Ion modulaire pour le stockage d’énergie

    Panasonic envisage de lancer une offre batterie Lithium-Ion modulaire pour le stockage d’énergie

      Panasonic annonce qu'il va présenter lors du CEATEC JAPAN 2009 un produit tout simple en apparence: un pack batterie de 1,5 kWh (25,2V; 58Ah) constitué de 140 éléments Li-Ion cylindriques 18650 de 2,9Ah (Diam.18mm, Haut.65mm) réalisé à partir de 20 ensembles de 7 éléments en série, montés en parallèle (7S20P). Cette module batterie de 7 litres environ, pèse 8 kg. Il pourra constituer la base de futurs ensembles plus importants de stockage d'énergie électrique par mise en série et/ou parallèle de plusieurs de ces modules de 1,5 kWh. Compte tenu du petit élément de base qui le constitue, ce produit ne veut optimiser ni l'énergie massique, ni l'énergie volumique de l'ensemble. Il veut simplement optimiser le coût à l'aide d'un élément de batterie produit à grandes cadences sur des lignes automatiques. Panasonic nous informe que ce produit fait appel à un oxyde lithié de Nickel (LiNiO2) de forte capacité et présentant une très bonne aptitude au cyclage. Quand à la fiabilité de l'ensemble qui est un des points de grande importance, Panasonic affirme avoir mis au point une séparation entre les deux polarités à base d'une couche d'oxyde métallique isolante qui permet de prévenir les courts-circuits et les phénomènes d'emballement thermique. L'assemblage à l'aide de 20 sous-ensembles montés en parallèle se prête également à fiabiliser le tout, en cas de défectuosité de l'un d'entre eux.

    Panasonic-140-18650-battery-pack

     La mise à disposition par les fabricants de batteries de tels modules qui pourront devenir par la suite des standards, est une des étapes importantes du processus de développement et de démocratisation des systèmes décentralisés de stockage d'énergie, couplés à des modules solaires par exemple qui seront à la base des réseaux intelligents (smart grid) du futur. Dans ce type de marché, c'est le prix de la batterie qui déterminera en grande partie la rentabilité et donc la viabilité de l'ensemble.

    LIRE le communiqué de Panasonic.

    Le 5 Octobre 2009

  • Etats-Unis: la consommation d’énergie fossile a baissé de 8% au premier semestre 2009

    Etats-Unis: la consommation d’énergie fossile a baissé de 8% au premier semestre 2009

     Le gaspillage énergétique nord-américain n'est pas une fatalité. De plus en plus de citoyens américains et canadiens comprennent que leur consommation d'énergies fossiles est insoutenable pour eux mêmes et que leurs émissions de CO2 deviennent insupportables pour le reste du monde. Leur mode de vie au grand air ou dans de gigantesques agglomérations, plutôt que de justifier leur boulimie énergétique, doit au contraire les inciter à être encore plus vigilants et économes dans leurs dépenses en énergie fossile.

     Au cours du premier semestre de cette année la consommation en énergies fossiles des Etats-Unis a baissé de 7,7% par rapport à celle de la même période l'an dernier, nous informe l'Energy Information Administration. Ce sont surtout les consommations de charbon dans la génération électrique, en baisse de 12% qui tirent vers le bas ce résultat. Les consommations de pétrole ont quand à elles baissé de 7%. La bonne tenue des consommations électronucléaires (+1,4%) et la progression de 5% des énergies renouvelables sur le semestre, couplées aux baisses précédentes, modifient assez profondément le mix énergétique américain (FIG.).

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    La part des énergies renouvelables et du nucléaire passe ainsi de 15,5% en 2008 à 17% en 2009.

     Dans la ressource des énergies renouvelables ce sont la biomasse (bois et biocarburants) et l'électricité hydroélectrique qui se taillent la part du lion (FIG.II). L'électricité d'origine éolienne n'arrivant que loin derrière.

    Mix-energetique-ren-US-2008-2009-S1 

     Ces tendances, amplifiées en période de crise économique, doivent être poursuivies. Pour cela il est possible de distinguer plusieurs paramètres importants qui devraient infléchir les consommations.

    1- Il y a tout d'abord le message de l'Administration américaine qui veut sensibiliser les citoyens sur ces problèmes. Elle peut aussi agir financièrement (ex.: prime à la casse) et règlementairement.

    2- Ce message est relayé par de nombreuses Entreprises qui mesurent le chamboulement en cours. C'est le cas des constructeurs automobiles qui ont fait pivoter de 180° leur communication, en l'axant sur le "Smart & Green".

    3- Puis vient la menace climatique qui, dans le Sud-ouest des Etats-Unis, devient une réalité avec de longues périodes de sècheresse et des incendies.

    4- Il faut également noter l'abondance des ressources gazières américaines qui associées à des prix raisonnables du gaz naturel, devrait peu à peu assurer le déclin de la part du charbon dans la génération d'électricité, au profit de celle du gaz et des énergies renouvelables.

    5- Enfin, la montée en puissance des biocarburants et l'électrification des véhicules devraient peu à peu grignoter une part du gâteau au pétrole dans le domaine des transports.

     L'ensemble de ces raisons ne peuvent qu'inciter à penser que l'American Way of Life n'est pas un label figé et que dans l'avenir, ce grand peuple intelligent saura mener les actions correctrices destinées à la préservation d'un cadre de vie supportable. De plus, il est difficile d'imaginer les pays OCDE demandant des efforts à la Chine ou aux pays du Moyen Orient dans le domaine des émissions de GHG, sans avoir préalablement eux-mêmes donné l'exemple et engagé de profondes réformes.

    Le 4 Octobre 2009.

  • Et si la dernière hausse des cours du brut n’était qu’une simple cuisine de spéculateurs

    Et si la dernière hausse des cours du brut n’était qu’une simple cuisine de spéculateurs

     Les cours du brut WTI à New York, sur un Marché tendanciellement et logiquement baissier depuis le début du mois d'Août, ont gagné 3 dollars par baril cette semaine pour terminer aux alentours des 70 dollars d'équilibre du moment (FIG.). Le Brent plus éloigné du temple de la spéculation qu'est le Nymex, a suivi en renâclant et ne s'est valorisé pour sa part que de deux dollars. Cette hausse ne repose apparemment sur rien. Les chiffres d'accroissement des consommations d'essence aux Etats Unis ne voulant rien dire, en raison d'une base un an auparavant distordue par les ouragans dans le Golfe du Mexique. Le raffermissement du dollar aurait, au contraire, dû faire replier le cours du baril. Alors il faut jeter un regard dans la cuisine, là où la spéculation mitonne ses hausses ou ses baisses, sous l'oeil endormi et bienveillant de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission). Cette dernière, sur la demande expresse du Président Obama, est en pleines discussions avec la SEC (Securities and Exchange Commission) pour qu'ensemble elles proposent de nouvelles règles de régulation des Marchés et tout particulièrement des OTC (over-the-counter) qui on coûté pour l'instant 1600 milliards de dollars de write-off aux diverses institutions financières de la planète. Le rapport était attendu pour la fin du mois de Septembre. Mais Lundi dernier un sobre communiqué de la CFTC annonça que le rapport n'était pas prêt et qu'il faudrait encore deux semaines pour le peaufiner.

     Tout cela peut signifier que les points de vue entre les durs de la règlementation et les laxistes du laisser-faire le Marché s'affrontent et ont du mal à trouver un juste milieu qui doit bien sûr obtenir l'aval de l'Administration et des Commissions du Congrès. Ces hésitations ne peuvent que plaire aux lobbies des opérateurs qui espèrent toujours un simple faux-semblant de règlementation qui ne changerait rien ou pas grand-chose aux habitudes du moment. A suivre donc…

    Cours-BRENT-WTI-2009-10

    LIRE le dernier communiqué de la CFTC.

    Le 3 Octobre 2009

  • La part des 4X4 et autres « light-trucks » vendus aux Etats-Unis n’est plus majoritaire

    La part des 4X4 et autres « light-trucks » vendus aux Etats-Unis n’est plus majoritaire

     Le citoyen américain aisé est généralement un amateur de gros 4X4 et autres SUVs, affichant ainsi sa bonne santé financière et convaincu que sa sécurité physique est ainsi beaucoup plus protégée en cas d'accident de la route. La forme exacerbée de ce comportement atteignant le ridicule avec l'inénarrable Hummer. Cependant comme pour tout geste de consommateur avisé, l'équation économique entre en jeu dans le choix du type de véhicule neuf acheté. C'est ainsi que durant 2007 le choix d'un light-truck était majoritaire (FIG., courbe verte), mais que dans la première partie de 2008 (FIG. courbe violette) le marché a connu une baisse de ces ventes de 4X4 sous l'impact de la folle ascension des cours des carburants. Ces ventes ont baissé bien avant le déclenchement officiel de la crise. Puis à partir du mois d'Août, la crise faisant baisser les ventes de berlines, le prix de l'essence baissant et les promotions commerciales battant leur plein, la part des ventes de light trucks se mit à remonter et redevenir majoritaire. Puis en 2009 (FIG., courbe rouge) le mouvement inverse s'amorça pour connaître un minimum provisoire avec la prime à la casse du mois d'Août.

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     Ces oscillations des parts de ventes de 4X4 autour de la médiane montrent combien est long un processus de modification radicale des comportements d'achats. Les raisons de cette viscosité des comportements sont sûrement liées à l'agressivité des offres commerciales (il faut écouler les stocks de 4X4 à tout prix), à l'arrivée de nouveaux clients solvables avec la baisse des prix, à la fluctuation rapide des cours des carburants très faiblement taxés aux Etats-Unis, à l'absence d'offre alternative dans les créneaux haut de gamme qu'occupent traditionnellement ces produits.

     Il sera intéressant de suivre l'évolution de cette répartition des ventes avec l'apparition de nouvelles offres de berlines beaucoup plus sobres en carburants et les modifications éventuelles des règles de consommation des véhicules par l'Administration américaine. Mais il est évident que cette part importante de 4X4 dans les ventes, altère la capacité de ce pays à réduire son gaspillage énergétique.

    Le 2 Octobre 2009

  • L’action First Solar, leader du photovoltaïque, rejoint l’ndice S&P 500

    L’action First Solar, leader du photovoltaïque, rejoint l’ndice S&P 500

    First Solar Dans un climat très morose pour l'industrie photovoltaïque, sur fond de surproductions chroniques et d'effondrement des prix des modules, le premier américain du secteur et sûrement premier mondial cette année, First Solar, grâce à une technologie économique et une bonne politique d'implantations mondiales, va rejoindre l'Indice Standard & Poors 500. C'est la première entreprise "pure player" dans le solaire qui rejoint cet indice, elle va y remplacer le producteur de médicaments Wyeth en cours de rachat par Pfizer.

    Cette promotion ne doit cependant pas faire oublier les dangers qui menacent tout ce secteur industriel laminé par l'effondrement des prix. C'est une industrie de composants, avec les hauts et les bas déterminés par l'offre et la demande. Seuls dans ce genre d'industries, à terme, les plus robustes survivront.

    Wacker Chemie qui venait d'ouvrir en Allemagne avec Schott Solar une usine de production de wafers de Silicium, il y a de cela quatre mois, vient d'annoncer qu'elle quittait cette activité pour se focaliser sur son activité Silicium. Un tel retournement, en si peu de temps, en dit long sur l'avenir de l'industrie des wafers en Europe.

    Mais même, First Solar n'est pas à l'abri de possibles difficultés après les déclarations de Stephan Kohler, patron de l'Agence de l'Energie Allemande, qui affirme que les subventions à cette industrie doivent être réduites d'un tiers environ. De plus, les menaces protectionnistes allemandes pourraient aller jusqu'à bannir l'utilisation du Cadmium dans les modules, ce qui supprimerait tout déboucher des produits First Solar en Allemagne. La seule assurance de First Solar contre ce risque réside dans son implantation industrielle dans ce pays. 

    L'action First Solar devrait profiter de la nouvelle sur des achats de gestionnaires qui répliquent l'indice S&P, mais elle avait perdu 6% hier sur le Nasdaq.

    LIRE un papier sur l'avantage concurrentiel des technologies en couches minces.

    LIRE la nouvelle de Reuters.

    Le 2 Octobre 2009

  • Coup de froid dans le solaire thermique américain: Lockheed Martin jette l’éponge

    Coup de froid dans le solaire thermique américain: Lockheed Martin jette l’éponge

    Lockheed Martin et Starwood Energy avaient signé un accord au mois de Mai dernier pour s'associer dans la construction et l'exploitation d'une centrale solaire par concentration de 290 MW dans l'Arizona, sur 700 hectares de la Harquahala Valley à 120 km de Phoenix. L'énergie électrique verte qui devait être produite, grâce à la concentration de 3000 miroirs paraboliques de 100 mètres de long sur des tubes de quartz parcourus par un fluide caloporteur, devait être vendue au distributeur d'électricité APS (Arizona Power Service).

    Mais à la suite d'une étude de risque économique sur ce projet, Lockheed vient d'annoncer qu'il abandonnait son idée de se diversifier dans ce genre d'activité. La complexité technologique, les garanties diverses exigées par les divers investisseurs semblent être la cause de ce revirement de l'industriel de l'armement américain.

    Solaire-concentration-parabolique

    Cet évènement pose le problème de la solidité économique et financière d'un grand nombre de projets solaires dans le sud-ouest des Etats-Unis que certains, comme Karl Miller, n'hésitent pas à qualifier de "contrats fantômes" en émettant des doutes sur la probabilité de leur réussite (LIRE).

    Le 1er Octobre 2009