L’agriculture biologique n’est pas un phénoméne de pays développé, ni même un phénomène récent.
Henri IV se faisait lire le "LeThéâtre d’Agriculture et Mesnage des Champs"d’Olivier de Serres. Pour la première fois, une politique de développement à la fois systématique et méthodique était décrit.
L’agriculture biologique est directement affilié à ces grands ancêtres. L’agriculture industrielle est un dévoiement dû à la "civilisation pétrole".
En 2006, l’agriculture bio représentait 31 millions d’hectares de surface dans 120 pays et représente une production de prés de 40 milliards de dollars.
Cette évolution est félicité par la FAO pour qui il est le mode de production de l’avenir (rapport : Agriculture biologique et sécurité alimentaire).
Les deux forces de cette agriculture est le peu de recours aux carburants fossiles, et le recours à des productions locales (et pan sur le libre échange et la mondialisation).
La biodiversité est géré dans le temps et l’espace : rotation des cultures (les plus petites surfaces empêchent les grandes invasions d’insectes ) et cultures associées. Utilisation de la main d’oeuvre locale, rupture de l’endettement agricole, réduction des intrants (pesticides et engrais), qui donnent autossuffisance alimentaire. L’agriculture bio a le potentiel de pourvoir à la demande mondiale, avec un impact mineur sur l’environnement, sans OGM et multinationales du grain.
Un tel cercle de développement avait été décrit dans "Géographie historique de la France" de Xavier de planhol, qui note qu’au 19°siécle certains arrondissements avaient réussis à garder une population exclusivement rurale d’une densité de 80 Personnes/km2, densité assez extraordinaire, sur des micros exploitations montagnardes dans un contexte difficile.
On peut dire que la Fao réhabilite la politique de Jules Méline : développement local, soutien à l’agriculture, stabilisation de la société, et mise au rencart du libéralisme économique. Notons aussi les difficultés d’appliquer les innovations d’Olivier de Serres : plus de trois siécles.
