L’union européenne avait fixé un certain nombre d’objectifs, en matière d’énergie. Le point a été fait récemment, et les objectifs réévalués.
– En ce qui concerne la part des énergies renouvelables, elle devait atteindre un niveau global de 12 % en 2010, on atteindra 10 %, avec des performances variées.
L’ Allemagne pulvérise ces objectifs et prouvent qu’ils n’ont rien d’irrationnels ou de passéistes. 12.5 % dés cette année.
– Progrès surtout tangible dans l’électricité, 19 % en 2020. Mais il ne faut pas oublier que les électriciens freinent particulièrement toute tentative de faire baisser la consommation.
– Les progrès sont lamentables en chauffage, climatisation, où le potentiel est le plus élevé et énorme. Considéré comme le "géant endormi" ces dépenses de chauffage et de climatisation vont devoir faire l’objet d’un traitement particulier.
– l’objectif pour les carburants industriels issus de l’agriculture sont maigre. 3 pays seulement dépassent 1 %. Comme l’ éthanol est simplement un additif à l’essence et ne peut la remplacer, on voit la modicité de la performance.
La moralité de l’histoire : on a donc commencé, mais pas là où c’était le plus rentable et le plus efficace. De plus, un discours lénifiants "tout va bien, dormez braves gens", n’incite pas franchement à ce qui serait nécessaire : la mobilisation des énergies dans un but commun.
La volonté de ne froisser personne, l’inertie, le manque de volonté des états, les fausses solutions (oui, mais nous, on a le nucléaire !), tout concourt à la stagnation plutôt qu’au mouvement, à la différence allemande, qui elle a décidé l’impulsion d’une nouvelle révolution industrielle.
