Le renchérissement du prix de l’énergie fait des heureux, car s’il y a des perdants, comme les compagnies aériennes, il y a aussi des "jean-qui-rit", et profitent amplement de la situation.
La Sncf en fait partie, elle triple son bénéfice.
Je ne ferais pas l’injure à l’intelligence de faire croire que ce sont les "mesures" de redressement qui en sont responsables, c’est le déversement des voyageurs, d’un moyen de transport sur l’autre.
Les grandes lignes TGV concurrencent directement l’avion, largement déconsidéré sur les lignes intérieures par les flambées de prix, les TER font aussi bonne figure, seuls les intercités souffrent.
L’activité fret voit ses pertes se contracter, mais elle risque de rester longtemps "l’homme malade de l’entreprise".
En effet, les zones industrielles actuelles sont adaptées aux camions et guère aux voies ferrées.
Mais, à très long terme, l’activité de la SNCF sera aussi menacé par le déclin des énergies fossiles, comme le prouve les difficultés du transport intercités.
En effet, il faudra produire le plus possible local, avec des moyens locaux.
Mais, contrairement à ce que l’on dit, ce ne sera jamais une entreprise "comme les autres" et "très rentable".
En effet, au 19°siècle, c’est le chemin de fer qui avait ouvert la voie aux premières nationalisations.
Il faut, en effet, trop d’investissements pour que le rail soit réellement rentable.
