Désormais, on agite la menace d’un impôt annuel, sur les véhicules les plus polluants.
Les véhicules concernés, produisant plus de 250 grammes de CO2 par an, se verraient taxé à 160 euros par an, en plus du malus à l’achat.
Ce genre de véhicule est souvent aussi, le plus cher à l’achat. Grosse voiture, grosse cylindrée, grosse consommation, et ne concernerait que 1 % du marché.
Bien entendu, une telle manoeuvre, c’est évident est appelé à s’amplifier. Elle peut s’amplifier de deux manières. D’abord, qui est concerné ? Est-ce que cela touche les véhicules neufs, ou les véhicules d’occasion sont ils touchés aussi ?
On peut très bien prévoir la taxe à chaque changement de propriétaire.
Et bien entendu, ce plafond, élevé est amené bien sûr, à se rapprocher très vite du sol. Avec l’idée, cousue de fil blanc, de pousser au renouvellement du parc et on arrivera à l’idée que, finalement, tous les possesseurs d’automobile doivent payer la taxe.
Les hommes politiques sont décidément trop prévisibles.
Mais cette mesure vient bien tard, sans doute pour achever un segment de marché qui se portait très mal, dans un marché qui se porte mal.
On vient de l’achever un peu plus vite.
Mais, pour décourager la possession de grosses cylindrées, il y a une autre solution. Cela s’appelle l’impôt sur le revenu. Je rappellerais les mots du philosophe Alain : "Nous voilà sur la route, place à l’argent. Je double ceux qui sont plus petits et je suis doublé par ceux qui sont plus gros que moi". Une forte progressivité de l’IRPP découragerait aussi, la possession de grosses voitures, et on pourrait faire l’impasse sur ce genre de "petites escroqueries", pour pallier aux effets de ce non-sens qu’est le bouclier fiscal.
Jeudi 20 Novembre.
