La croissance de l’industrie hautement dévoreuse d’énergie qu’est le tourisme devrait être de 2 % en 2008 et nulle en 2009.
Le secteur se vautre encore dans ses illusions et se dit que les vacances font partie du "noyau dur" des dépenses, aux détriments des dépenses classiques de survie.
"Si la crise reste sous contrôle, les résultats du secteur ne seront pas bons, mais a priori, il devait se montrer plus résistant que les autres secteurs que sont la finance, l’immobilier ou l’automobile ".
Bien entendu, c’est de l’aveuglement pur. On reprend une constante déjà vue dans le passé (le tourisme est toujours reparti en premier) et on le reporte en avant, sans voir que les choses changent radicalement.
La paupérisation est massive dans les pays développés.
La déconfiture des fonds de pensions atteindra la clientèle retraitée, fortement consommatrice.
La phase actuelle est celle du désendettement, plus de flamber.
Il faut voir l’industrie du tourisme comme elle est, celle d’une activité humaine, pas franchement utile, mais qu’on a utilisé pour pallier les délocalisations diverses et la désindustrialisation. Une activité occupationnelle, souvent destiné aux retraités, qui gardaient un certain pouvoir d’achat.
Aujourd’hui, cette crise du tourisme annonce une autre crise, celle du transport aérien qui devrait logiquement s’aggraver.
Et les illusions perdurent dans la théorie du découplage. Non, les pays émergents ne résisteront pas à la crise, et leurs touristes ne remplaceront pas ceux qui manquent en occident. Ils sont producteurs, les pays industrialisés sont leurs consommateurs. La crise des uns, se répercutera chez les autres.
Mardi 25 novembre 2008.
