Le nombre de cas de tuberculose est en augmentation en France en 2007 de 5 %, à 5588 soit 265 cas supplémentaires.
La tuberculose, passée de la vache à l’homme est en déclin depuis deux siècles.
On peut estimer qu’en 1790, le 1/3 de la population en meurt, et souvent en meurt jeune.
Au début des années 1950, c’est encore 150 000 cas par an, que viendront liquider les cocktails antibiotiques, mais aussi la lutte contre l’épidémie bovine, l’exode rural, et c’est désormais devenue une maladie de la pauvreté, de l’immigration et du sida.
C’est l’amélioration des conditions de vie, de nutrition en même temps qu’une sélection des individus possédant une résistance qui a provoqué le premier déclin.
L’amélioration qualitative des troupeaux bovins, a aussi contribué a ce déclin, ensuite l’abattage systématique.
Les progrès de médecine ne sont intervenus qu’après, et pendant une période, c’est l’enfermement des individus contaminés qui était la règle.
La conjonction de cette épidémie, avec celle de sida, provoque souvent un certain malaise économique (Zimbabwé, Ukraine) surtout quand elles touchent -et c’est fréquent-, les populations en âge de travailler.
Bien sûr, le maximum de la crise concerne des populations rurales, peu mécanisées, souvent ruinées par la tuberculose bovine (les vaches ne valent plus rien) et elles mêmes rendues malades.
Les soins de santé explosent, pendant que la force de travail diminue…
La première énergie, c’est l’homme, encore faut il qu’il soit bien portant…
Vendredi 12 décembre 2008