Les émeutes de Lhassa au Tibet dépassent largement les simples revendications tibétaines.
Les Chinois, d’une manière générale, ont, cet hiver, froid, faim et souffrent de la hausse des prix.
On y annonce plus de 8 % d’inflation mensuelle, et après analyse, et vue la surpondération de l’alimentation (60 % du budget des ménages), cette augmentation n’apparait pas aberrante.
L’hiver est froid, la production de charbon insuffisante, malgré les dénégations du quotidien du peuple, le carburant manque aussi et la production d’électricité est défaillante.
Bref, c’est la totale.
L’indexation du Yuan sur le dollar importe l’inflation, et cette inflation n’est pas due à une meilleure alimentation, comme l’on dit, mais à des problèmes d’approvisionnements, de surconsommation hivernale d’énergie qui révèlent l’insuffisante production de charbon, et les tensions sur les produits pétroliers.
On peut y ajouter une cause typiquement chinoise : une orgie d’investissements industriels…
L’empire chinois craque dans ses provinces périphériques et la très grande dépression nord américaine va toucher ses provinces maritimes.
Ce craquement dans une province marginale rappelle étrangement celui de 1982 au Kazaksthan, en effet, l’armée rouge avait du y rétablir l’ordre à la mitrailleuse lourde.
