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  • Des passionnés de narcisses

    Des passionnés de narcisses

    Narcisses Voilà un site qui a retenu mon attention comme tous ceux qui concernent la sauvegarde d’espèces menacées. Les narcisses, fleurs printanières sont des fleurs que l’on a l’habitude de voir chaque printemps dans les champs qu’ils recouvrent d’un manteau blanc.

    Regardez bien, si vous passez à proximité de ces prés, vous aurez l’impression que la neige est encore là, mais non, ce sont simplement les narcisses qui poussent dru et dont les coroles blanches se bousculent pour donner cette image de paysage enneigé.
    Certaines plantes sont protégées en France, le narcisse et surtout le narcisse des poêtes fait l’objet de beaucoup d’attentions.

    Sur l‘archipel des Glenan, les narcisses ont été sauvés de la disparition et sont maintenant classés parmi les plantes protégées, idem pour les narcisses des poêtes de Champagne-Ardennes et de Bourgogne.
    En Suisse une association, met tout en oeuvre pour sauver ces plantes qui ont autrefois fait la richesse du pays Vaudois. L’explication de ce déclin est expliqué par l’association sur son site en voici un extrait :

    "La plupart des surfaces à narcisses disparues se trouvent en zone agricole. Les pratiques agricoles plus intensives soutenues par une politique agricole poussant au rendement maximal en sont clairement responsables.

    Jusque dans les années 1950, l’agriculture procédait par "étagement" :  Le premier étage comprenait les vignes, puis  le domaine agricole de base avec son écurie, ses champs, ses cultures maréchaires et fruitières. En juin, les prés de l’étage situé vers 1000 m était fauché, puis en août les éventuels étages vers 1300-1400m. Les pâturages n’était pas occupé avant juin.

    Actuellement, le bétail pâture en mai des prés situés entre 1000 et 1200 m, en pleine période de floraison des narcisses !

    Les promeneurs peuvent le constater : les génisses ou les moutons sont nombreux à être parqués dans des prairies en fleur. Si le narcisse n’est pas la plante préférée du bétail, il finit par être piétiné ou brouté. A très court terme, les prairies à narcisses disparaissent sous les sabots."

  • Quand les corêtes du Japon font un écran lumineux

    Quand les corêtes du Japon font un écran lumineux

    Kerrias_japonica Voilà un buisson tout enchevêtré et si dense qu’il masque un vilain grillage. Pourquoi ne pas planter les corêtes du Japon en haie que l’on laissera s’épanouir à sa guise? Souvent planté en arrière de plate-bande ou dans un massif, ces arbustes peuvent faire des haies de séparation efficaces.
    Bien sûr en hiver les feuilles ne sont pas là mais les branches qui restent vertes sont tellement nombreuses et leur flexibilité est si harmonieuse que cette plante est quand même décorative. Et puis, en ce moment, c’est l’explosion des fleurs et le corête du japon qu’on appelle aussi kerria japonica en est tout illuminé.

    Pas de Jardin où l’installer? Si vous avez une cour, une terrasse ou un balcon, ne vous privez pas de cet arbuste car il pousse parfaitement bien dans un bac ou un pot. Trés accommodant, le côrete du Japon se contente d’une terre ordinaire, il préfère une exposition ensoleillée mais évitez-lui quand même le soleil brûlant.
    Une fois qu’il a fait sa place, il pousse facilement et vous le remarquerez trés vite, il drageonne beaucoup ce qui fait que le buisson qu’il forme s’étoffe d’année en année, il suffit de déterrer ces rejets pour obtenir de nouveaux pieds: à faire en fin d’automne ou en hiver.
    Faut-il le tailler? En dehors des branches mortes qu’il faut bien sûr supprimer, la taille permet à l’arbuste de faire de nouvelles pousses et de limiter sa hauteur, on pratique cette opération aprés la floraison afin de ne pas compromettre celle de l’année prochaine.

  • L’originalité des arbres pleureurs

    L’originalité des arbres pleureurs

    Arbre_pleureur De l’allure. Oui, ils ont de l’allure ces arbres à port pleureur. On connait tous le saule pleureur, si populaire avec la belle image qu’il donne lorsqu’il laisse ses branches effleurer la surface de l’eau, mais ce n’est pas le seul à avoir ainsi un port original et élégant. Ils sont nombreux ces arbres et arbustes trés décoratifs avec leur ramure tombante, tel le micocoulier, arbre bien connu dans le midi qui laisse ses branches se balancer au gré du mistral.

    Choisissez-les en fonction de la taille de votre jardin car certains comme le frêne et le saule deviennent trés grands et ont donc besoin de beaucoup d’espace. A planter en isolé  pour une mise en valeur maximale, mais pour certaines espèces comme les saules, gardez-vous bien de les installer prés de la maison, leurs racines y feraient du dégât!

    Il y a plusieurs raisons d’adopter ces arbres d’ornement et une des meilleure est certainement qu’ils sont décoratifs toute l’année grâce à leurs branches flexibles qui même dénudées présentent un attrait par leur légèreté et leur coloris.
    En voici quelques-uns susceptibles de vous intéresser:
    Le bouleau pleureur: sa croissance est lente mais l’arbre est magnifique, vous vous féliciterez de l’avoir adopté.
    Le cerisier à fleurs pleureur a une floraison rose superbe au printemps qui le rend spectaculaire.
    Le sophora pleureur du japon: un arbre souvent planté dans le sud car il ne craint pas la sècheresse, sa floraison blanche intervient en été et il en émane un agréable parfum.
    Le mûrier pleureur n’est pas trés haut mais il a une ramure large qui fait un bel ombrage, cet arbre produit des fruits comestibles qui ressemblent à des mûres de forme allongée.
    Le pommier à forme pleureur , ses fleurs ont une belle couleur carminée, il est de taille moyenne ce qui fait qu’il convient à tous les jardins.
    Il existe aussi des conifères pleureurs: sapins,cèdres ou épicéas, ils ont du charme et sont parfaits dans une pelouse.

  • La massette ( typha latifolia) pour lieux humides

    La massette ( typha latifolia) pour lieux humides

    Typha_latifolia Vous avez tous vu cette plante qui pousse dans les endroits humides, le long des berges ou dans les fossés gorgés d’eau. On l’appelle familièrement massette, sûrement à cause de la forme de ses fleurs, mais elle a bien d’autres surnom comme celui de roseau de la passion ou de quenouille.

    Trés grande ( elle atteint facilement les 2 m), la massette est réputée pour sa vigueur et sa résistance, elle pousse bien et constitue d’énormes touffes qu’il vaut mieux maitriser.
    Si vous voulez en installer dans votre bassin, laissez le rhizome dans un pot cela limitera son extension.

    La plantation se fait au printemps, c’est donc la bonne période pour installer cette plante dans le bassin ou la marre. Dés le mois de juin, les typhas latifolia fleurissent, ces fleurs sont des épis qui persistent tout l’hiver, on peut les couper pour en faire des bouquets secs qui se conservent longtemps, mais si vous les laissez sur leur tige vous aurez le plaisir de les voir s’écheveler au moindre souffle de vent. C’est ainsi que je les ai surpris et immortalisés en photos.
    Cette vivace a un rhizome rampant important, autrefois on en faisait de la farine, c’est une plante entièrement comestible mais on a oublié tout cela, aujourd’hui on s’intéresse à cette plante  pour  une toute autre raison: elle fait merveille dans les stations d’épuration!

  • Des lauriers-cerise en fleurs

    Des lauriers-cerise en fleurs

    Lauriercerise Bon d’accord, cette floraison n’est pas spectaculaire, les fleurs disposées en grappes au bout des rameaux sont petites et de couleurs blanc-crème mais elles sont parfumées et c’est un avantage!

    La plupart du temps, le laurier-cerise est planté en haie et taillé "au carré" ce qui fait que la floraison ne se fait pas. Pour profiter de cette dernière il faut laisser le laurier-cerise pousser naturellement mais il devient grand, alors  il vaut mieux éviter de le laisser se développer ainsi lorsqu’il constitue une haie délimitative avec le terrain voisin.
    La floraison qui a lieu en ce moment sera suivie par l’apparition de fruits qui deviendront noirs à maturité, ils sont toxiques.

    Le laurier-cerise appelé aussi laurier-palme ou laurière, a un feuillage persistant qui constitue un écran efficace c’est sans doute pour cela qu’outre les haies, il est souvent employé pour masquer quelques coins ou petites construction peu esthétiques.
    Peu exigent, il supporte les basses températures, s’adapte à la plupart des terrains à condition qu’ils soient bien drainés et les tailles même sévères ne l’indisposent pas. Du reste si vous voulez que votre haie soit bien touffue, il faudra manier le sécateur pour éviter un dégarnissement de la base ou le développement de certaines maladies.
    Cet été vous pourrez faire des boutures, ce sera le moment idéal pour les réaliser.

  • Les branches du voisin…

    Les branches du voisin…

    Branches Armés de votre sécateur vous voilà au jardin en train de tailler vos arbustes pour leur préparer une belle floraison estivale ou tout simplement pour les aider à émettre de nouvelles pousses. Arrivés au fond du jardin, vous constatez une fois de plus que l’arbre de votre voisin a encore poussé, il vous fait beaucoup d’ombre et ses branches, passant au dessus de la clôture, s’étalent maintenant chez vous.
    Ce n’est sûrement pas l’envie qui vous manque de tailler tout ce qui dépasse, mais gardez-vous bien de le faire de votre propre chef!

    Il n’est pas question de couper toutes les branches qui dépasse chez vous et viennent s’étendre au dessus de votre terrain, vous n’en avez pas le droit, vous pouvez seulement exiger que cette taille soit faite.
    Alors, que faire? Vous pouvez vous expliquer avec votre voisin et lui demander l’autorisation de couper les rameaux qui viennent chez vous, il s’agit de s’entendre avec lui à l’amiable. Si l’entente entre vous est bonne il ne fera pas de difficulté et c’est tant mieux car en cas de mauvaise volonté de sa part vous n’avez pas d’autre solution que le recours à la justice.
    Si ces branches sont porteuses de fruits et qu’ils tombent chez vous, vous avez le droit de les ramasser, alors ne vous en privez pas, ce peut être une compensation mais attention il s’agit uniquement de ceux qui sont tombés, car leur cueillette n’est pas autorisée.

    C’est bizarre mais c’est comme ça et c’est la loi…

  • Les crocus à floraison printanière

    Les crocus à floraison printanière

    Crocus Fleurs de printemps ou d’automne, les crocus sont souvent planté en bordure de massif pour y former des taches de couleurs et y réussissent fort bien.
    Ces plantes bulbeuses qui sont des iridacées, présentent beaucoup d’avantages: facilité de culture, multiplication naturelle, floraison assurée d’une année sur l’autre.

    Les crocus ont une petite taille, ils ne dépassent guère les 15 cm, c’est la raison pour laquelle, la plupart du temps, on les regroupe pour faire un effet de masse.
    Le plus souvent violet uni ou panaché, les crocus se déclinent aussi dans les tons jaune et blanc, mélangez toutes ces couleurs, elles vont trés bien ensemble, l’effet est garanti.

    Pas compliqués les crocus! Que leur faut-il finalement pour qu’ils soient beaux? Pas grand chose à vrai dire: un peu de soleil, un sol léger voire sableux et bien drainé pour éviter la pourriture des bulbes et voilà! Moyennant la satisfaction de ces quelques conditions de vie bien simples, ils reviennent chaque année, fidèles au rendez-vous et fleurissent avec une grande bonne volonté.
    Pot, jardinière, rocaille, pied des arbres et même parsemés dans la pelouse, ils sont bien partout!
    exigence: laisser le feuillage se faner entièrement avant de le couper pour que le bulbe se régénère. Cela n’est pas gênant si les crocus forment des potées ou des bordures, cela l’est davantage lorsqu’ils sont dans une pelouse qui a besoin d’être tondue…
    Réfléchissez bien à cet aspect des choses!

  • Tout mignons les muscaris!

    Tout mignons les muscaris!

    Muscari_1 Il y en a un peu partout dans le jardin en ce moment, ce sont des muscaris sauvages qui reviennent chaque année en mars par petit groupes disséminés de-ci de-là. J’aime bien ces petites fleurs toutes graciles avec leurs grappes de fleurs en clochette.
    Les muscaris  apportent du bleu au jardin et chaque inflorescence portée par une tige bien dressée, décline  des tons de bleus plus ou moins soutenus.

    Ceux qui fleurissent chez moi  au milieu des herbes sont tout simples, mais il existe dans le commerce des variétés plus élaborées à fleurs doubles et certaines ont même des fleurs blanches. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour moi, le vrai muscari est bleu. 

    Ces petites plantes sont des vivaces bulbeuses qui fleurissent tôt au printemps.
    Aprés  3 à 4 semaines de floraison, le muscari se fane entièrement et entre en repos pour l’été, vous ne le verrez plus pendant quelques mois, ne vous tracassez pas, c’est normal.
    Très rustiques, ces bulbeuses se cultivent trés facilement et passent l’hiver sans difficulté car elles supportent les basses températures. En fait le muscari ne craint pas grand chose si ce n’est l’humidité stagnante du sol.
    Si la terre où vous voulez installer ces plantes est plutôt lourde, pensez à l’alléger avec du sable, cela facilitera le drainage.
    Associez les muscaris avec des narcisses, des crocus, des petites tulipes, les plantes tapissantes comme les aubriètes, ils se marient fort bien.

  • Un bassin au jardin

    Un bassin au jardin

    Bassin4 Vous avez choisi l’emplacement de votre bassin? Pas sous un arbre de préférence pour éviter d’avoir trop de feuilles au fond, pas en plein soleil non plus pour ne pas faciliter la propagation des algues, 5 à 6 heures de soleil par jour c’est suffisant.

    Ceci étant précisé, il faut penser à la profondeur. Pas de problème avec le système des coques préformées, mais si vous le construisez ou si vous le creusez, essayez de lui donner par endroit une profondeur d’au moins 80 cm pour que les poissons puissent s’y mettre à l’abri en hiver, de plus cela facilitera l’équilibre que doit trouver le bassin pour fonctionner au mieux.

    Une pompe est-elle indispensable? Pas indispensable certes mais bien efficace pour oxygéner l’eau surtout si le bassin est de bonne taille.
    Il faut maintenant installer les plantes qui vont peupler le plan d’eau, les nénuphars sont incontournables pour leur beauté tout comme les lotus mais n’oubliez pas les végétaux chargés d’oxygéner l’eau: myriophyllum, jacinthes d’eau, élodée du canada, hippuris vulgaris. Pensez ussi à ces plantes qui aiment tant avoir les pieds dans l’eau: papyrus, petite massette, renoncule, prêle, iris d’eau..
    Ces plantes que vous installerez une fois le bassin fini vont se développer rapidement, ne les laissez pas envahir le bassin, il a besoin de lumière.
    Et les poissons? Il vaut mieux attendre que le bassin se pose un peu avant de les y mettre. Ne les lachez pas directement dans l’eau, il doivent s’habituer à la température de l’eau, laissez leur contenant dans l’eau quelques heures avant d’avoir le plaisir de les installer dans leur nouveau lieu de vie.

  • Quel type de bassin pour le jardin?

    Quel type de bassin pour le jardin?

    Bassin2 Créer un bassin au jardin, c’est créer un endroit attractif où l’on à plaisir à rester un moment pour y admirer la flore mais aussi la faune qui s’y est installée. Lieu de vie pour de nombreuses espèces animales, vous verrez votre bassin s’animer dés les beaux jours: les oiseaux viennent y boire et s’y baigner, les grenouilles s’y installent sans y être invitées, elles y pondent la première année et la progéniture reste là. En été le ballet incessant des libellules qui dansent au dessus des herbes pour s’y accoupler est un spectacle à lui tout seul, et puis bien sûr il y a les poissons que vous avez sans doute lachés et qui se reproduiront si les conditions de vie s’y prêtent…

    Petit ou grand, le bassin doit correspondre au style du jardin, une petite marre naturelle bordée de végétaux et de pierres brutes est tout à fait dans l’esprit d’un jardin naturel, un bassin hors sol carrelé ou en briques  trouvera sa place dans un patio ou une cour, tout est affaire de goût.
    Le lieu d’implantation choisi, reste à savoir comment le réaliser. Le procédé le plus simple est certainement l’installation d’une coque préfabriquée, elle doit cependant être posée sur un terrain bien préparé et être bien stabilisée, son gros inconvénient réside dans son prix élevé.
    La construction d’un bassin hors sol est de l’ordre des gros travaux, ce type de bassin doit être réalisé en maçonnerie et exige des précautions pour que l’étanchéité soit bonne.
    Enfin, gardons pour la fin le système de la bâche, c’est celui que j’ai adopté pour la création de mon bassin il y a de nombreuses années et je m’en réjouis. Le plan de la marre étant fait et visualisé au sol au moyen d’un tuyau d’arrosage, il faut ensuite creuser en faisant des dénivellations: plus profond au milieu, à fleur de sol sur les bords. La bâche est cachée par des pierres récupérées dans le jardin et la végétation finit par jouer son rôle au fil du temps.
    A suivre…