Auteur/autrice : patrick reymond

  • La vraie menace.

    La vraie menace.

    EonPour le patron d’Eon, Wulf Bernotat, la menace la plus grave s’appelle commission européenne. Pas Russie.
    Les dirigeants, une certaine classe sociale, perdue dans ses rêves néo-libéraux, rejetés à la fois par les peuples, et de plus en plus par les états, par les entreprises géantes, font de plus en plus figure de malades mentaux atteints de troubles obsessionnels compulsifs, soignés par des statistiques soviétisées à l’extrême, que personne ne croit. Sauf eux.

    Tant que l’ouverture des marchés les avantageait, les grands groupes aussi étaient "pour".
    Pour cette politique qui écrasait les salaires, leur permettaient d’engranger, à coup de hausses indues des bénéfices coquets. Mais maintenant ?
    Le sacrifice, le sang, et les larmes, ce n’est pas pour eux.
    Quand à notre chère tête (complétement) vide de Christine Lagaffe de labourde / bourdes, elle a trouvé une explication à la flambée du prix de la nourriture : les pauvres, ça mange de plus en plus en Inde. Il parait qu’ils font désormais plus d’un repas.
    Il y a quand même des limites à ce que l’on peut tolérer comme bêtises des gouvernants.
    Et voir la limite de ce que l’on peut en attendre.
    Visiblement rien de la ministre… Alors relever des défis énergétiques…

  • Le confessionnal

    Le confessionnal

    Images_2Après Total, d’autres personnages importants du monde du pétrole ont craché le morceau.
    Tony Hayward, PDG de BP, a lui aussi déclaré que "l’ére de l’énergie pas chère était derrière nous", et que "la moitié du pétrole avait été extrait".
    La plus grande part du pétrole viendra d’un meilleur recouvrement.
    Mais le meilleur recouvrement n’agrandira pas les réserves.
    La déplétion des gisements existants portera sur 25 millions de barils jour d’ici 2015, auquel s’ajoutera une augmentation prévue des besoins de 12.5 millions de barils jours.
    Ce qui représenterait une augmentations de production totale de 37.5 millions de barils/ jour.
    Pour James Mulva, de CONOCO, les prévisions de l’AIE et de l’EIA (agence international de l’énergie, et département US de l’énergie), sont fantaisistes.

    Car, si la demande peut être au rendez vous, la production ne le sera pas.
    Pour eux, le constat est clair, on ne dépassera pas, géologiquement les 100 millions de barils jour, et sans doute moins, car la volonté politique des pays d’extraire à tout prix s’est évaporée.
    On laisse aux grandes compagnies, les petits gisements incertains, et on laisse le bon aux grandes compagnies locales (nationalisées).
    Pour corser le tout, on se débarrasse de ses dollars qui commencent à franchement puer. Et on applique le principe que le pétrole sous terre est préférable à l’argent sur le compte en banque. On exploite donc, mais doucement.

  • Energie et paupérisation.

    Energie et paupérisation.

    Images_3Wall Mart fait rebondir la bourse de New york et les bourses mondiales.
    Mais il faut voir la vérité.
    Wall-Martisation = paupérisation.
    Les bons résultats de wall mart sont le pendant de la crise immobilière, de la crise énergétique.
    On rogne sur tout. Et on ressort un vieux slogan.
    Il avait cours dans l’ Allemagne de Weimar, il était aussi bien nazi que communiste. Il était simple : d’abord manger.

    Voilà le résultat de la révolution conservatrice : l’épuisement rapide des ressources fossiles, entrainant un renchérissement de la nourriture, en attendant la réorganisation des flux, car désormais, transporter va devenir de moins en moins rentable.
    Quand aux statistiques officielles il faut les voir comme elles sont : une production du KGB local, annexe du Gosplan.
    Devinez le taux d’inflation ? 2 % chez les civilisés, beaucoup plus chez les autres, les sauvages.

    2 %, la côte de popularité de Gorbatchev et de Elstine à leur sortie de pouvoir. Celle d’Olmert en Israël, et celle de beaucoup d’hommes politiques bientôt.

  • Nouveau barrage géant.

    Nouveau barrage géant.

    Carte Selon l’agence Chine nouvelle, un nouveau barrage géant va voir le jour sur le cours du Yang tsé, en amont du barrage des trois gorges.
    Celui-ci, barrage de Xilodu, sera d’une capacité de 12.6 Gw, contre 18.2 à celui des trois gorges.
    Il devra être opérationnel en 2015.
    Comme on peut le voir sur la carte, le potentiel hydroélectrique du Yang tsé est énorme, même si l’on ne dépassera plus la capacité du barrage des trois gorges.

    De plus, la construction d’un barrage est un fort entrainement pour l’économie d’un région peu développée. Ce genre d’investissements permettra une réduction du recours au charbon, très utilisé dans la production d’électricité chinoise.
    Ce genre d’investissements n’est guère discuté, contrairement à d’autres, plus contestés, car, il faut bien le dire, bien plus contestable, et d’un intérêt nul, sinon ostentatoire.
    La différence essentielle aussi entre la Chine et les pays occidentaux, est qu’en Chine, si la masse monétaire explose en ce moment, c’est aussi du à l’effort physique d’investissement.

  • Nucléaire : pénurie confirmée pour bientôt.

    Nucléaire : pénurie confirmée pour bientôt.

    TmiLes centrales nucléaires que notre président voudraient vendre partout dans le monde risquent de disparaitre plus vite que prévus, faute d’uranium.
    Dès 2015 (date la plus optimiste), les stocks sur lesquels nous vivons depuis 20 ans seront épuisés.
    Sans doute, seront ils épuisés avant.
    Les réserves sont méconnues, surestimées, et le mensonge des officiels français patent.
    En 1985, le pays était censé avoir 112 000 tonnes de réserves, 25 000 furent extraites, et quand les mines fermèrent, il ne restait plus que 11 700 tonnes de réserves.

    En tout état de cause, celle-ci était grandement surestimées par le lobby électro-nucléaire.
    Chaque jour, les (mauvaises) nouvelles s’ajoutent. Areva est en train de se faire virer du Niger, ardemment courtisé (et achetés) par les chinois, la mine de cigar lake (Canada est toujours inondée pour longtemps, et celle de Western range (Australie) ne produit toujours qu’à la moitié de ses capacités, pour des raisons d’inondations aussi.
    Pour l’AIE, la pénurie arrivera en 2015 avec les réserves prouvées (qu’on doit prendre avec beaucoup… de réserves), en 2025 avec les probables (on peut toujours rêver), ou en 2035 avec les réserves possibles (réservées aux fumeurs de moquette).

  • Moyen-Orient : la pétaudière généralisée… II

    Moyen-Orient : la pétaudière généralisée… II

    Images_2Les résultats des interventions américaines au moyen orient sont éloquents.
    On sait ce qu’il en est de l’Irak, l’Afghanistan replonge dans la guerre, comme le Pakistan, qui se paie une crise politique économique et sociale, les turcs, islamistes ou pas veulent en découdre avec les kurdes, alliés des américains et ils n’oublient pas leur glorieux passé.
    Seul l’ Iran fait figure de havre de paix dans la région.

    Mais les militaires américains n’ont qu’une confiance limitée dans leurs forces. Déjà la doctrine de la guerre à "zéro mort", indiquait une grande méfiance vis-à-vis de l’armée de terre, mais la force aéronavale, fer de lance de la puissance militaire US, commence aussi à poser question.
    En effet, les militaires US posent la question : n’est elle pas militairement déclassée ?
    Et il est visible que lesdits militaires ne sont guère chaud pour une action contre l’Iran.
    Déjà, la guerre israélo-libanaise avait montré les limites des moyens.
    Bien sûr Israël a pu bombardé le Liban à loisir.
    Mais le rythme et la percée de l’offensive terrestre a été inférieur aux pires moments de la guerre de 1914/1918.
    Et les militaires israéliens utilisaient la doctrine de combat US.
    Il est a noté ici que les armes russes depuis 1991, ont, sans bruits, gagné en qualité, en efficacité,  ré-attribuant  les cartes géo-stratégiques.
    Pour parler clairement, il n’est pas du tout exclu qu’en cas de confrontation militaire USA/Iran, l’Iran ne soit pas en mesure de bloquer les détroits et le précieux pétrole.

  • Moyen-Orient : la pétaudière généralisée…

    Moyen-Orient : la pétaudière généralisée…

    ImagesLe "Nouveau moyen-orient" cher à W, semble se recomposer effectivement à une allure phénoménale, mais contre son mentor US.
    Benazir Bhutto est claire :
    "Le Pakistan, qui dispose de l’arme nucléaire, risque l’implosion."
    et
    Le Pakistan en régime de dictature est une cocotte-minute".
    Les forces frontalières composées de pachtouns ne combattent plus, et  50 000 hommes ont été prélevé sur la frontière indienne, pour être redéployés sur les zones tribales.

    Le pouvoir politique pakistanais se décompose, et le Pakistan se décompose. Sous l’effet des 11 milliards de $ annuellement donnés par Washington, mais les 140 millions de pakistanais n’en voient guère la couleur.
    Comme dans le cas de l’union soviétique, les armes nucléaires ne servent à rien, et l’empire pakistanais souffre d’une guerre trop longue. Avec l’ Inde, mais surtout avec le bourbier Afghan qui semble se retourner contre lui.
    Les troubles conjoints, aux confins de cette région pétrolière, d’un côté au Pakistan, de l’autre en Turquie, en font une machine infernale qui a échappé au contrôle de Washington et qui reste lourd de menace pour l’approvisionnement pétrolier du monde. Un Irak trente fois plus étendu…

  • Géopolitique du moyen-orient.

    Géopolitique du moyen-orient.

    Images_2Le "Turkish Weekly" est on ne peut plus clair. Le torchon brûle entre Washington et Ankara.
    Les disputes entre PKK et Turquie auront pour effet de rejeter la Turquie dans une alliance avec les Iraniens, les syriens et les russes.
    Syrie, Iran et Turquie ont ceci en commun d’avoir de très importantes minorités Kurdes sur leur sol.
    Pareille conjoncture aussi favorable n’aurait été rêvé à Moscou. La Bataille de l’Orient est en train d’être gagné par les russes.
    Pendant ce temps, le Pakistan glisse dans la violence, son armée est impopulaire et lasse, la violence s’accroit chaque

    jour dans les zones tribales, et Musharraf et devenu un dictateur d’un gabarit honorable.
    L’Afghanistan glisse dans la guerre et l’Otan n’a plus aucune chance (c’est dit) de la gagner.
    Pour un militaire américain "comparé au Pakistan, la situation en Irak est presque sous contrôle".
    Le contrôle des ressources du golfe et à fortiori de la Caspienne glisse définitivement hors des mains US…
    Normal, le pétrole, c’est de l’huile…

  • Christine Lagaffe et les pétroliers…

    Christine Lagaffe et les pétroliers…

    Images Pauvre fille, elle n’a rien compris au film.
    Il faut dire, il faut être gonflé. Confier le troupeau de brebis à garder aux loups, c’est miser un peu gros sur la nature humaine, ou méconnaitre totalement qu’il y a des gens qui ne paient pas l’impôt sur les fortunes, ou même sur le revenu.
    "Les distributeurs ont maintenus leur engagement de modérer les prix en "lissant" les hausses à la pompe".
    En réalité, le néant est la politique de l’énergie la plus répandue.
    La chose qui va se passer est l’adaptation au déclin pétrolier. Il peut être sauvage ou ordonné, tout en étant doublé d’une tendance des pays exportateurs à exporter le moins possible.

    Agir sur les pétroliers, il n’y a qu’une manière de le faire : les taxer.
    Car, si les banquiers dans la crise actuelle provisionnent à minima, les pétroliers, provisionnent au maximum.
    Les bénéfices actuels, malgré cela restent coquets, sans aucun rapport avec leur activité.
    Reste que la politique d’effacement du pic pétrolier est à son niveau zéro, exactement au même niveau que les pensées de Christine Lagaffe.

  • Schwarzy-Conan veut mater Tholsadum-Bush.

    Schwarzy-Conan veut mater Tholsadum-Bush.

    Conan_barbareIl y a certains signes qui ne trompent pas.
    Notamment le fait qu’au parti républicain, il n’y a plus grand monde qui ait l’air de connaitre W.
    Heureusement qu’il reste les démocrates pour ne pas le mettre dans la… l’embarras.
    Conan, pardon, Schwarzy vient de porter plainte, au nom de l’état de Californie contre l’administration Bush, pour son défaut d’action, en matière d’environnement et de réduction de gaz à effet de serre.
    Il a réussi à lever une armée de 12 gouverneurs, pardon, à impulser le mouvement pour qu’une douzaine le rejoigne.

    "Washington n’est pas fondé juridiquement à se mettre en travers de notre route, ou à ignorer les voeux de dizaines de millions d’américains.
    Si la loi californienne était appliquée sur l’ensemble des USA, les importations de pétrole reculeraient pour une valeur de 200 milliards de $, à 97 $ le baril (et entrainerait certainement sa chute).
    Reste à savoir si ce genre de message n’est pas trop compliqué pour le président en place, qui comme l’on sait, n’est pas très réputé pour ses idées, concurrençant sur ce point là, le défunt R. Nixon (qui lui, savait flanquer la trouille à la totalité de l’administration)…