Auteur/autrice : patrick reymond

  • L’Australie dessale.

    L’Australie dessale.

    Images_2L’Australie va dessaler l’eau de mer. La technique utilisée, la filtration membranaire est couteuse en électricité, mais les australiens n’ont plus le choix.
    les précipitations sont devenues trop irrégulières (à défaut peut être d’être moins forte), allant jusqu’à ralentir l’exploitation de certaines mines d’uranium, partiellement inondées.
    Les compagnies des eaux, flairant la bonne affaire, s’investissent, et le doublement du prix est à l’ordre du jour.

    Bien sûr, certaines utilisations (les piscines ne manquent pas) sont certainement excessives, vu les possibilités du continent, mais là aussi, les compagnies ne font guère dans la dentelle, tout est bon pour augmenter les prix.
    En attendant, l’agriculture aussi souffre (elle est la première consommatrice), et on peut se poser la question du bien fondé de certaines production, comme la vigne, pour ne pas la citer, dans un continent qui s’avère finalement très fragile, et peut être déjà surpeuplé, malgré son vide.

  • « Mangez de la brioche »

    « Mangez de la brioche »

    ImagesPuisque vous n’avez pas de pain.
    Deux siècles après Marie Antoinette, C. Lagarde, visiblement fait partie du même tonneau.
    Elle invite en effet à pratiquer le covoiturage, l’usage du vélo, et des transports en commun,  ainsi qu’à adopter des comportements et des modes de consommation différents pour préserver leur pouvoir d’achat et préparer l’avenir.
    Elle même exclue tout effort de l’état sur la TIPP (74 % du prix de l’essence et 67 % du prix du gazole), qui ne prépare donc pas l’avenir et néglige le pouvoir d’achat.

    Dans un éclair (bref et fugace) de génie fulgurant, la même ministre s’est aperçue que les compagnies pétrolières s’en étaient mis plein les fouilles.
    Mais il est dans l’air du temps que les cadeaux fiscaux, c’est pour les riches, les 15 milliards du "paquet fiscal", à comparer au 19 milliards de la TIPP.
    Mais, visiblement l’aggravation de la crise va faire de Madame de la Garde une fervente interventionniste, car il est douteux qu’un gouvernement puisse se laisser détériorer longtemps encore la situation. Une crise énergétique, doublée d’une crise de subsistance est potentiellement révolutionnaire.

  • Ali baba et les 4 surfactureurs.

    Ali baba et les 4 surfactureurs.

    MonnaieL’Europe se gargarise de la "concurrence", mais c’est le cocufiage généralisé, la règle. Le sacro-saint consommateur est grugé, comme au coin d’un bois, par des ententes illicites, tellement faciles à réaliser, tellement elles concernent peu de monde.
    Les 4 principaux fournisseurs d’électricité allemands (EON, RWE, EnBW et Vattenfall europe) ont été pris la main dans le sac de bonbons.
    Contrôlant 80 % du marché, ils ont fait savoir ce qu’ils pensaient de la concurrence. Un simple mot, et posé sur un papier, un torche-cul.

    Bien sûr, cette "concurrence", bien plus rentable pour les producteurs que tous les vols des 40 voleurs de Bagdad, mériterait une punition.
    Il y en a deux possibles.
    La nationalisation sanction sans indemnités. Une telle mesure serait dissuasive pour tous les gens trop malin.
    Une amende dissuasive, ainsi que le remboursement, et même au delà, des sommes détournés.
    Après tout, quand le marché ne fonctionne que dans un sens, il est clair qu’il est vicié.
    Mais, n’en doutons pas, l’amende sera légère (une incitation à recommencer), pas du tout en rapport avec les bénéfices réalisés,  et cela finira à terme,  par la première solution.
    Le retour de l’économie dirigé est, même en Europe, inévitable. La demande d’augmentation des prix du gaz (10 %) adressée à C. Lagarde est politiquement explosive, comme les prix de l’énergie, et peut tout à fait, combiné avec le prix de l’alimentation et les augmentations ciblées de 140 %, aboutir au pire, l’explosion sociale, et l’explosion tout court.
    C’est cette combinaison qui, en Argentine a contribué aux renationalisations. Dans le cas contraire, pourquoi ne pas permettre à Gazprom de nous approvisionner directement en gaz ?

  • Effort saoudien.

    Effort saoudien.

    SaoudiCe graphique le montre, l’Arabie saoudite a essayé de contrer la montée du brut. Elle a fait l’effort maximum EN 2004.
    Depuis, on ne peut guère dire qu’elle progresse. Elle est même au taquet.
    On peut penser que grâce à un effort supplémentaire, elle a réussi à enrayer la chute.
    Mais, l’ Arabie saoudite devrait elle aussi rentrer dans un cycle de difficultés, comme le Mexique.
    Et si, finalement, le PO touchait principalement les pays producteurs, malgré la flambée des cours ?

    Il faut dire qu’ économiquement parlant, cela semblerait logique. Le pétrole a fait place nette de toute autre activité. Et la flambée des cours ne compense pas la restriction de l’activité interne en tout genre.
    En gros, les comptes gonflent, mais n’arrivent plus jusqu’à l’économie réelle.
    Le pétrole aura été la malédiction de ces économies, quand il était florissant, et à l’heure de son déclin.

  • Mexico : aïe…

    Mexico : aïe…

    Mexico2004 : 2 200 000  barils/ jours,
    2005 : 2 000 000  barils/jours,
    2006 : 1 800 000  barils/jours,
    2007 : 1 570 000  barils/jours.
    Le déclin du grand gisement Cantarell s’accélère, le pib mexicain souffre de l’omnipotence pétrolière, le peso aussi, les investissements chutent.
    Mais si le réservoir se vide, quel intérêt de prévoir de plus gros tuyaux ?

    Pas grand en vérité.
    Le Mexique sera t’il donc le premier pays à souffrir du pic oil, voir à s’écrouler ?
    La production recule vite, et le peso a pratiquement été la seule devise à se déprécier face au dollar.
    Mais les politiques menées ont aussi leur responsabilité. Le sacrifice de l’agriculture, l’hypertrophie de Mexico, engorgé de transports urbains, sont directement les enfants du pétrole.
    Aujourd’hui 6°producteur d’or noir, hier (1921) deuxième. Il est clair que le Mexique souffre de ses ressources naturelles, le profit de la flambée des cours ne compensant pas le déclin.

  • conséquences du PO II

    conséquences du PO II

    Images_2 A part l’Europe, complètement attardée en la matière, dont le président français, tout droit issu d’un livre d’histoire, plus personne ne croit au libéralisme économique.
    les compagnies pétrolières qui contrôlaient 75 % des ressources pétrolières il y dix ans, n’en prospectent plus que 25 %, et défraient la chronique uniquement quand elles se font virer, comme un simple salarié restructuré par un hedge fund.

    Le Grenelle de l’environnement a été une simple messe médiatique.
    Ce qu’il faut faire ? Tout le monde le savait ! Au moins dans les cercles informés.
    Le problème ? Il est simple : comment l’appliquer ? Et là, silence radio complet.
    Pourquoi ? Parce que l’on ne veut pas remettre en cause le dogme. C’est celui du libéralisme.
    Quand on poursuit un but pareil, c’est très simple.
    On définit une politique, des moyens, et on l’applique.
    On appelle cela la planification. Fut elle indicative. Elle sert à faire progresser l’ensemble de la société.

  • Conséquences du PO

    Conséquences du PO

    Sinbad Les états du Golfe, pensent (sans doute bien à tort) à l’énergie… Nucléaire. Signe évident qu’ils pensent manquer d’énergie fossile, pétrole et gaz, avant longtemps.
    Le conseil de coopération du golfe a décidé de développer une centrale d’enrichissement à l’extérieur de la région, afin de fournir du combustible à la région (Arabie saoudite, qatar, Oman, Koweït, Barhein, émirats arabes unis,  ainsi que d’en faire profiter les iraniens, qui de leur côté réfléchissent à l’idée du consortium.

    Les USA ne seraient "pas hostiles", à cette proposition qui règlerait une "grande zone de tension" entre Iran et occident.
    Quand au Qatar, il envisage lui, de faire voler les avions au gaz…
    Bien sûr, que le Qatar dispose des troisième réserves mondiales de gaz, n’est sûrement pas étranger à l’affaire.

  • Le Huard à 1.07 $.

    Le Huard à 1.07 $.

    Huardle huard est à 1.07 US dollar. Le petit frère du nord vient de gagner 2 cents en une journée, ce vendredi deux novembre 2007.
    En effet, le dollar canadien n’était qu’à 1.05 USD.
    C’est clairement le signe de l’effondrement de la devise américaine. Car, malgré les communiqués officiels, l’ économie canadienne n’est guère vaillante, elle non plus.

    Elle souffre de la crise immobilière, comme sa voisine,
    Elle souffre de la crise financière, comme sa voisine,
    Elle souffre de désindustrialisation, comme sa voisine (et à une rythme bien plus effrayant à l’heure actuelle),
    Sa seule "force" est d’être un vaste pays, rempli de ressources énergétiques, minières et de matières premières.
    Un chouette pays en voie de sous développement…

  • Fonds souverains…

    Fonds souverains…

    Images_3Patriotisme économique est un gros mot en France, propagande oblige. Mais le retour et du protectionnisme, et de l’économie dirigé est un inéluctable retour de balancier.
    Ceci, la cause en est les fonds souverains.
    Arc-bouté sur des recettes pétrolières, gazières, ou autres, en nette ascension, leur puissance de frappe est considérable.
    12 fonds souverains représentent 2500 milliards de $.

    Et, dans le contexte actuel, ils peuvent acheter à peu près n’importe quoi dans le monde.
    Ce sont des bras armés de puissances, financières, militaires, énergétiques, ou autres.
    Gazprom, par exemple, est le bras armé du Kremlin (mais ce n’est pas, à proprement parler, un fond souverain).
    D’autres fonds font moins peurs.
    A tort.
    Les intérêts du Koweit, du Qatar, de la Chine, ou de la Norvège, ne sont pas ceux de la France.
    On y viendra
    Cela fera, de plus, des étrangers à plumer, comme le fit, il n’y a pas si longtemps, l’ Argentine.

  • Industrie Eolienne Made in USA.

    Industrie Eolienne Made in USA.

    Eolienne Les zétazuniens déploient un état d’esprit très pragmatique devant les problèmes. Toujours la même méthode. Quand on prend conscience de l’existence d’une question, on met les moyens. Pour l’éolien, les records devraient pleuvoir aux USA. Avec l’avantage de l’espace, de la ressource et de la rentabilité.
    Le Sud Dakota va voir pousser 2400 éoliennes, de quoi produire 6000 MW d’électricité.

    Clipper Windpower mène le projet pour 4.5 milliards d’euros, projets, qui ne nous en étonnons pas agitent écologistes et industriels du tourisme, mais aussi les financiers
    La société américaine n’a pas perdu de ses capacités de plasticité. Elle risque donc, passé une période de trouble, de nous étonner.