Auteur/autrice : patrick reymond

  • Eole 341

    Eole 341

    Images_2341 éoliennes sur 140 kilomètres carrés, pour deux milliards de livres, de quoi alimenter un quart de la ville de Londres.
    Coûteux ?
    Sans doute.
    Dans le même temps, détruire les installations gazières et pétrolières de la mer du nord en coûtera 20.
    Et n’aura aucune retombée en matière de production d’énergie.

    4 milliards de livres d’investissements seraient nécessaire pour passer à 9 % d’énergie renouvelable en Grande Bretagne. On voit donc que finalement, c’est peut de choses, et qu’on peut facilement atteindre 40 ou 50 milliards d’investissements, pour un résultat bien meilleur.
    La seule chose qui est importante finalement est le montant de l’investissement. On s’est vanté en France des 1000 milliards de francs investis dans le nucléaire.
    Mais, 1000 milliards investis que ce soit dans le renouvelable ou les économies d’énergie aurait eu des retombés considérables.

  • 20 patates, 20 patates, Ouai…

    20 patates, 20 patates, Ouai…

    Grand_bteles grands bretons n’auront pas 20 patates, euh pardon, 20 % d’énergies renouvelables en 2020.
    Trop cher. 4 milliards de livres, soit 5.7 milliards d’euros, pour passer à seulement 9 %.
    500 millions par an d’ici 2020.
    Mauvaise foi évidente, 5.7 milliards, c’est peanuts, rien du tout et ridicule.
    Mais on a là, affaire à une très vieille loi : quand on ne veut rien faire, on dit qu’on ne peut rien faire.

    la seule politique d’économie d’énergie aurait, en cumulé, épargné une somme bien plus considérable d’ici 2020, et sans doute, le montant de 5.7 milliards d’économie serait atteint chaque année en 2020.
    Même un montant beaucoup plus important d’investissements, même 40 ou 50 milliards d’euros ne représentent pas des sommes extraordinaires d’ici 2020.
    Il faut rappeler un parallèle.
    En 1988 Michel Rocard décide d’investir 5 milliards de francs dans les infrastructures routières pour épargner 2000 vies par an.
    Il se trouvait des imbéciles financiers pour s’inquiéter de la dérive budgétaire que cela engendrerait, sans se préoccuper ni des vies, ni du rapport de l’investissement en terme de rentabilité globale, ni sans doute qu’aujourd’hui, le déficit cumulé ne serait que fort peu différent…

  • Gloires et fumées du Grenelle.

    Gloires et fumées du Grenelle.

    Images Résultats insignifiants pour les guerres d’ Italie "gloires fumées d’ Italie", voilà 50 ans après le jugement des contemporains.
    De grands déploiements, pour des résultats insignifiants.
    Et inattendus (Metz, Toul et Verdun).
    La mesure la plus emblématique, ramener la consommation par M2 de 240 kwh à 50 était acquise d’avance.
    En 2020 ce sera 15 ou la maison productive d’énergie.
    Rupture technologique pour l’habitat  =  numérotez vos abattis bien heureux propriétaires.
    En attendant le taxe sur les maisons polluantes.

    On voit donc l’ampleur de la mesure, la moitié de la consommation d’énergie peut ainsi disparaitre, celle qui tient au bâtiment.
    Après, les mesures elles aussi attendues :
    – disparition de la lampe à incandescence en 2010,
    – étiquette énergie généralisée,
    – développement des énergies renouvelables jusqu’en 2020 à hauteur de 20 millions de TEP,
    – le patronat, toujours aussi radin ne veut pas entendre parler de taxe carbone,
    – entretien des voies de chemin de fer, développement du tramway et des tgv,
    – taxation des véhicules trop polluant, détaxation des moins consommateurs…
    On voit tout de suite que la seule finalité de ce Grenelle, c’était l’apéro.

  • C’était hier…

    C’était hier…

    ImagesC’était hier, et si proche de nous, comme cette carte fanée.
    EDF annonce que la production d’énergie pourrait décliner avant 2040, rompant un tabou. Autre signe, celui de la santé chancelante des compagnies pétrolières.
    On heurte le consensus, le pic oil était probablement en 2006, les compagnies pétrolières ne valent donc plus grand chose. Vérité qu’elles voulaient cacher.
    Avoir de belles performances passées, c’est bien, mais l’avenir, c’est mieux. Et les compagnies pétrolières n’en font pas partie. Ou si peu. Leur monde vient de mourir.

    Pour les chercheurs d’ EDF, seule solution : la sobriété. Les plus très jeunes se souviennent qu’il y a plus de trente ans, la compagnie nationale d’électricité avait fait face à une autre crise : le non doublement de la consommation en 10 ans.
    Aujourd’hui, marche arrière. Pas le choix. On va se serrer la ceinture. Eviter l’inutile, pour se consacrer à l’essentiel. Et toujours les mêmes bêtises sur "l’OECONOMIE", qui va s’en ressentir. On n’est pas forcément malheureux de ne pas consommer ses 3.5 tonnes de TEP/an.
    Quand aux énergies qui devront compenser la baisse du pétrole, leur surexploitation ne les épuisera que trop vite. Alors 2040 ? Peut être. Mais plus certainement, un pic "toute énergie" en 2020, un pic gazier en 2012, un pic pétrole en 2006, et un pic de l’uranium déjà antédiluvien. Nicolas Sarkozy sera content. Quand l’EPR sera prêt, on aura peut être quelques tonnes pour le faire fonctionner.

  • Une autre appréhension de l’épuisement pétrolier.

    Une autre appréhension de l’épuisement pétrolier.

    Production_mondialeUne occasion de faire connaitre un site, celui de terre de brut. Et il y apparait que le plafonnement n’y est pas pour demain (2012), mais apparaitrait plutôt pour… Aujourd’hui.
    En effet, l’aplatissement des courbes EIA et AIE, et leur redressement, "dans quelques mois", toujours attendu, et jamais réalisé, montre un épuisement des qualités, des quantités qui montrerait plutôt l’imminence du phénomène.

    Mais, il est vrai que cette étude, finalement, s’appuie sur des données politiques et officielles. Les données parues ailleurs, ne sont peut-être pas fausses, mais inexactes. Car ce qui peut décider du PO (pic oil), cela peut-être aussi tout simplement la volonté des acteurs de ne pas essayer de gagner les derniers millions de barils/jour. Pourquoi vendre cher aujourd’hui, ce qui vaudra plus cher demain ?
    Et il ne faut pas négliger non plus les hantises des pétroliers. Celle des économies d’énergies. Peu leur importe finalement que la production augmente ou diminue. Ce qui leur importe, c’est ce qu’elle leur rapporte, et c’est souvent, pour ces pays, la seule ressource. Il faut qu’elle soit ajusté à la demande. Ni trop, ni trop peu.
    Le pouvoir de réplique technologique des pays développés, est, contrairement à ce que l’on dit considérable.

  • Fusion nucléaire en Chine.

    Fusion nucléaire en Chine.

    Images_3Beijing, 20 octobre 2007.
    La Chine pense mettre un réacteur de fusion en opération commerciale et produire de l’électricité d’ici 50 ans.
    On pourra donc répéter, ici à l’envie que la maîtrise technique échappe de plus en plus aux occidentaux, perdus dans leur finance.
    Les essais dans un laboratoire de l’ASC (académie des sciences de Chine) se déroulent de manière satisfaisante.
    L’ ASC a dépensé 200 millions de Yuans pour construire le premier réacteur expérimental dans ce domaine (Experimental advanced super conducting tokamak).

    Cette percée technologique, et la modestie de son coût est à mettre en relief. Pas assez cher au goût des occidentaux qui seraient plus férus de dépenses somptuaires et inutiles (pensons au coût de l’EPR !). En réalité, en occident, on en est souvent à la dépense de prestige, signe certain d’une perte de l’avance technique et du goût pour la dépense ostentatoire de domination sociale.

  • Arabie Saoudite : intervention ?

    Arabie Saoudite : intervention ?

    Images_2Les dirigeants du moyen orient, ont souvent une vision plus pondérée du pétrole que l’on croit, et ce sont d’habiles gestionnaires de cette rente. Ou du moins essaient de l’être.
    On va bientôt savoir si les gisements saoudiens ont encore quelque chose à donner, ou si ils s’épuisent irrémédiablement.
    Car pour les dirigeants saoudiens,il faut être fin comme l’or. Trop bon marché, le pétrole leur est un problème, trop cher, il est aussi leur problème.
    Car, pour eux, la production est satisfaisante, pour les besoins, car beaucoup de besoins peuvent être purement annulés. L’usage du fioul, par exemple, est en net régression.

    Et, à partir d’un certain seuil de prix, l’augmentation est malvenue, car elle incite à tourner la page, à investir dans les économies, phase qu’ils ont connus de 1974 à 1986, et qui est funeste dans leur mémoire.
    La taille des automobiles peut diminuer, les usages changer.
    Car, pour eux "l’âge de pierre ne s’est pas arrêtée, faute de pierre !", il est une évidence que le monde saura se passer de pétrole, ou du moins d’autant de pétrole que maintenant, mais leur intérêt leur suggère de reporter cette phase, le plus loin possible.
    Seule l’impossibilité quasi pathologique des nord américains (au moins des dirigeants), à envisager un changement de trajectoire, rend le problème énergétique important. Il faut dire que les cercles de pouvoir sont noyautés par les lobbys énergétiques.

  • Grenelle de l’environnement énième…

    Grenelle de l’environnement énième…

    Images_4L’apéro a du donner des idées aux acteurs du grenelle de l’environnement.
    Il n’y a pas à dire, c’est tout bonnement PHE-NO-ME-NAL, comme rendement.
    Ils ont trouvé que le chauffage central, c’était génial. Et oui, le bon vieux chauffage central. D’abord, parce qu’il peut utiliser les énergies renouvelables, parce qu’il peut s’y adapter s’il bénéficie d’une énergie fossile, et parce qu’il pourra s’adapter aux nouvelles sources d’énergie.

    les vilains, les pelés, les tondus, les galeux, ce sont les utilisateurs du chauffage électrique, sous quasiment toute ses formes, par convecteurs ou par panneaux rayonnants,  ou par planchers rayonnant. Seuls exception, les chaudières électriques, qui elles se couplent sur un chauffage central.
    On voit sans ambages condamné la politique du gouvernement français, qui pendant des années, a poussé à la consommation électrique. C’était si simple, les constructeurs en ont profités aussi, les convecteurs revenaient moins chers, et cela développait leur clientèle, les constructeurs, eux ont un marché important et dynamique.
    Plein de gens satisfaits, quoi, sauf le client.

  • Plus faux que moi, tu meurs…

    Plus faux que moi, tu meurs…

    Images_2 46 % des réserves officielles de pétrole seraient "douteuses" ou carrément "fausses".
    C’est dans un article du ministère de la défense.
    On peut donc dire que la politique de l’autruche des gouvernements nous promet bientôt de brûler des carburants fantômes, dans des équipements fantômes.
    On comprend mieux, le caractère coercitif de certaines mesures contenues dans les propositions du Grenelle de l’environnement. Ce sont des mesures d’accompagnement

    et d’atténuation du pic oil, et des autres pic énergétiques, certainement dans peu de temps. Mais la donne sera inversé. Il faudra, sans faiblir, économiser 5 % de l’énergie chaque année, soit volontairement, soit sauvagement (la pénurie). Mais, pour le moment, il est politiquement incorrecte de parler d’un autre moyen tout aussi efficace que la flambée du prix, pour contenir la hausse. Ce moyen s’appelle le rationnement. Il gagne, petit à petit le monde, bien sûr avec, comme toujours, des fraudes. Mais, il se développe. Doucement. parfois, on en entend parler (Iran), mais le plus souvent, c’est le silence radio.

  • Géopolitique de l’affrontement en Asie.

    Géopolitique de l’affrontement en Asie.

    Russie Zbigniew Brezinsky avait dans la tête une chose. Il fallait et isoler et si possible achever la seule puissance capable de mettre les USA "pat".
    Cette puissance, c’était la Russie. Car elle seule, par sa parité nucléaire, le vieux reliquat de la guerre froide, empêchait la domination durable des USA. Sa panoplie atomique, son énergie, et son reste d’armée. Les américains ont manqué l’occasion de l’anéantir et de la dépecer, la Russie, devant les résultats plus que déplorables de son adhésion à l’économie de marché, a changé de cap avec Poutine, s’est remis  un peu plus en ordre, et sa convalescence met en lumière l’échec américain, et de domination de longue période, et de la tentative de s’emparer des ressources fossiles en Irak, en particulier, et au moyen orient, en général.

    Lors de sa traditionnelle séance de question réponse, Poutine a été clair, et a annoncé une évidence, la Russie avait suffisamment de force pour ne pas craindre le sort de l’Irak.
    "La Russie a suffisamment de forces et de moyens pour se défendre et défendre ses intérêts aussi bien sur son territoire que dans d’autres régions du monde."
    Le changement de paradigme est clair aussi. Le fauteur de trouble, la puissance agressive et menaçante, ce sont les USA, qui provoque la reconstitution (au moins en Asie) de la sphère soviétique, et ce, à grande allure, et en plus grand.
    Parlant de l’irak, Poutine a dit :
    "C’est un petit pays, il est peu probable qu’il puisse se défendre, mais il possède d’immenses réserves de pétrole. Nous voyons bien ce qui s’y produit. On a appris à tirer, mais on n’arrive pas, pour l’instant, à mettre de l’ordre. D’ailleurs, il est douteux qu’on y parvienne, car faire la guerre contre le peuple est absolument vain". et
    "On peut balayer des régimes tyranniques de l’échiquier politique, par exemple, le régime de Saddam Hussein, mais faire la guerre contre le peuple est vain".
    La Russie, désormais, joue le rôle de pôle de stabilité. Quand à Madeleine Allbright, elle a déploré les ressources naturelles "injustement" réparties, sans se prononcer sur la consommation, injustement répartie aussi.