Auteur/autrice : patrick reymond

  • Birmanie : le partage de la dépouille.

    Birmanie : le partage de la dépouille.

    Images_4Aujourd’hui, les jours de la junte en Birmanie sont comptés. Pour une simple et bonne raison, non pas humanitaire, il ne faut pas rigoler, les grandes puissances s’en contrefichent royalement (seuls naïfs et gogos vont se manifester dans nos pays pour soutenir la "fin du régime militaire") mais parce que l’heure du partage du gâteau a sonné.
    Les endroits du monde où les occidentaux par l’intermédiaire des grandes compagnies peuvent se gorger à souhait deviennent rares, c’est plutôt, de ce côté là, la débandade.
    Un pays de dictature militaire, en quarantaine, isolé, qui n’a pas trop exploité ses ressources minières, gazières et pétrolières est vu comme la poule est regardé par le renard, ou le mouton par le loup.

    Comme quelque chose de très aguichant, de très intéressant.
    Les moines sont le moteur de cette révolution, et les liens sont très profonds entre moines avec la thailande voisine. Le degré d’indépendance de la thailande vis à vis des états unis, étant visiblement égal à zéro, depuis 1945.
    Cette dictature, bien sur est trop vieille, trop lourde, trop honnie, trop sanguinaire. Mais elle sera remplacée par le chaos pendant dix ans, pendant lesquels les requins s’en donneront à coeur joie.

  • Gazprom : la poigne.

    Gazprom : la poigne.

    Images_3énième avatar de la crise russo-ukrainienne.
    La donnée est toujours la même. L’Ukraine (ou du moins une partie) veut s’affranchir de la Russie (être hors de sa sphère), tout en bénéficiant de l’avantage d’être dans la sphère : un prix du gaz très amical, et des retards de paiement.
    Les deux camps orange et bleu proclament leur victoire, et Ioula Timochenko se voit probablement subir une forte pression (politique et non gazière).

    Le déroulement se passera comme d’habitude. L’Ukraine ne bougera pas sa position, mais verra aligner progressivement son prix d’achat du gaz sur les prix mondiaux.
    Du moins, tant qu’existera une certaine abondance énergétique. Après, l’Ukraine retournera dans le giron de l’empire russe. Ce tournant aura lieu quand des gazoducs relieront la Russie et la Chine.
    Entre le bla bla bla occidental et les ressources russes, il y a fort à parier que le choix sera vite fait.

  • Le petit journal des blogueurs II

    Le petit journal des blogueurs II

    Images_2Voici un avis que je ne partage pas, mais qui me semble intéressant :
    "non, parceque le puit provencal "ancestral" est de très forte section et ne marche que dans des conditions particulières et uniquement l’été, en rafraichissement. Un puit provençal est un tuyau incliné, avec une bouche donnant sur soit une cave ou un demi-niveau, soit directement dans la maison car celle-ci est contre une pente, un talus , ou autre L’air est admis par le haut, son refroidissement génère un courant de convection qui l’amène a litterallement "couler" vers le bas, donc dans la maison. Ceux qui ont abordé une cave à vin creusée dans une falaise, même à plus d’une dizaine de mètres se souviennent du courant d’air glacé dans les chevilles Dans une maison conventionnelle, l’air froid n’a aucune raison de remonter au dessus du vide sanitaire (sinon on aurait inventé le mouvement perpétuel 😉 ) donc il faut forcer le mouvement artificiellement, c’ets encore plus marqué en hiver (vous faites descendre de l’air froid dans la terre, milieu plus chaud, c’est contre nature)"

    Peut-être y a t’il eu des puits de forte section. Mais que connait on des techniques du moyen-âge ? Peu de choses. Sinon qu’elles pouvaient être fort élaborées. En ce qui concerne les sections, ils arrivaient aussi à faire, à l’époque de la pierre taillée, qui correspond au diamètre de certains matériaux de construction vendu à notre époque. Et vous pouvez consulter un tailleur de pierre, ils savent travailler rapidement aujourd’hui, et plus rapidement encore, il y a 8 siècles.
    Le plus grand problème de l’époque, c’était le transport
    L’ingénieur est le plus pur produit du moyen-âge, et certaines applications en bâtiment nous sont encore inconnues. Il faut donc être humble. L’histoire est remplie d’inventions oubliées et redécouvertes.
    Je n’en ai pas vu beaucoup de ce genre de maisons, mais celle que j’ai vu avait une inertie parfaite (sans chauffage) en cave : 18°, un petit peu moins dans la maison (hors chauffage), soit de 15 à 17°. Ce qui n’est déjà pas mal. Nos ancêtres avaient aussi dans la maison à colombage, une habitation en terre (donc très bien isolé) et en bois. Mais je ne doute pas qu’à cette époque aussi, il y avait des personnes qui baclaient le travail.
    Les minutes des procès en font foi.

  • Le petit journal des blogueurs

    Le petit journal des blogueurs

    ImagesPourquoi m’interdirais je de publier des interventions qui me semblent solides et charpentées, même si je n’en partage pas tous les avis ?
    Celui-ci me parait intéressant aussi :
    Merci de m’avoir si largement donné la parole. Vous me dites optimiste. Pas optimiste, pragmatique. Je ne suis pas rentré dans le détail de conception d’une maison à basse consommation d’énergie et d’une maison passive. Le puits canadien ne suffit pas bien sûr à apporter à lui seul les calories nécessaires pour compenser les déperditions énergétiques de la construction. C’est d’abord et avant tout un "régulateur" de température, puisqu’il permet de lisser la courbe de température de l’air de ventilation entrant en le réchauffant en hiver et en le rafraichissant en été. Dans une maison à basse consommation d’énergie (type Minergie), par définition équipée d’un système de ventilation double-flux à récupération de chaleur, il est recommandé, mais pas indispensable au bon fonctionnement général. Un simple poële à bois suffira à apporter les calories nécessaires, si tant est que l’effort ait été suffisamment porté sur la performance de l’isolation de l’enveloppe du bâtiment pour permettre d e faire l’économie d’un système de chauffage lourd (type chaudière à bois ou pompe à chaleur). Dans une maison dite passive, qui ne fait que pousser le concept un cran plus loin, un simple système de réchauffage (électrique ou à eau chaude) de l’air transitant par la VMC suffit à assurer l’appoint en calories tant les déperditions sont limitées par construction. Dans ce dernier cas effectivement, c’est la ventilation qui fait office de chauffage. Le poële n’est plus là que comme appoint ultime. Le principe fonctionne parfaitement dans des pays au climat plus rigoureux que le nôtre. Ne reste plus qu’à le mettre en application en France sans chercher, comme d’habitude, à réinventer la lune !"

    Je tiens à faire deux remarques à mon idée importante : on peut effectivement bâtir du passif. Ce n’est pas forcément plus compliqué (à condition de savoir le faire). La France est à situer dans son histoire : une construction totalement atone pendant l’entre deux guerre a conduit après 1945 à militariser et industrialiser la construction, en oubliant les savoir faire. L’avantage était évident, on formait une main d’oeuvre standard en peu de temps.
    Le problème français, n’est finalement qu’un problème de formation professionnelle, dans ce cas précis aussi.
    La deuxième remarque est aussi pour moi évidente. Même si l’intervention peut être considéré comme globalement juste, il faut bien faire avec des solutions imparfaites, pour améliorer les constructions existantes. Pas forcément d’un très bon cachet à l’origine, et là, il n’y a pas de miracles, on ne fait pas ce que l’on veut.

  • Trois gorges : des problèmes écologiques

    Trois gorges : des problèmes écologiques

    Images_7     Selon le gouvernement central chinois, le barrage pose des problèmes écologiques qui ne peuvent être négligés.
    Cette mise en garde n’émane pas des habituels canaux, mais des organes de presse officiel.
    Wang Xiaofang, directeur du barrage a énuméré les risques :
    -érosion des sols,
    -glissements de terrains,
    raréfaction et pollution de l’eau,
    -réduction des terres arables et problèmes sociaux.

    1.4 millions de personnes ont été déplacées, et 116 villages noyés.
    Selon Wang Xiaofang "Nous ne pouvons sacrifier notre environnement, contre des perspectives de développement à court terme".
    Le barrage des trois gorges incarnent le boum économique, la production d’électricité et la régulation des sécheresses et des inondations, plaie de la Chine.
    Néanmoins, les préoccupations du gouvernement central risque de tomber dans le vide, vis à vis des autorités locales, que paradoxalement, un régime autoritaire contrôle, dans les faits, peu, la force et la dictature n’étant souvent qu’une apparence.

    photo : GNU free documentation license.

  • Je vote avec mes pieds : je reste…

    Je vote avec mes pieds : je reste…

    Images_5Le compte est fait, au premier octobre 4781 changements de fournisseurs contre 3518 au 1°septembre, le mouvement s’accélère, doucement, au profit de …GDF. Essentiellement.
    GDF revendique en effet 80 % des changements de contrats.
    On le voit, la libéralisation est largement fictive.
    On atteint donc presque au total 10 000 client qui ont quitté l’opérateur historique, pour 27 millions de clients;

    On voit que ce qui a compté est la structure commerciale. le plus grand succès, celui de GDF est celui d’un réseau bien implanté. Les autres font de la figuration et sont appelés très rapidement à disparaitre.
    Finalement la cohérence apparait ici au lecteur ébloui : edf vendra du gaz et gdf de l’électricité.
    Il suffisait d’y penser. Quand aux 10 autres fournisseurs, il faut leur dire que l’énergie, c’est pour les grands…

  • Pour Avis…

    Pour Avis…

    Images_4Nouvel avis, du même bloggueur, pas dénué de bon sens :
    "Le premier investissement à réaliser lors de la construction ou à l’occasion de la rénovation d’une maison ne se situe pas dans les énergies renouvelables, qui, pour renouvelables qu’elles soient, sont encore et toujours de l’énergie consommée. L’investissement primordial réside dans la recherche d’une consommation d’énergie aussi faible que le permettent les techniques actuellement disponibles sur le marché. La moins onéreuse, la plus efficace et la plus rentable sur le long terme ? Sans même chercher à atteindre le critère de consommation d’une maison passive, une isolation digne de ce nom : au moins 20cm d’isolant sur les murs par l’extérieur, 30cm en toiture, des menuiseries doubles ou triples vitrages à l’argon, des protections solaires dignes de ce nom, et si la maison est bien orientée et possède des grandes baies vitrées au sud, il y a fort à parier que le bilan thermique fera, dans la majorité des cas, ressortir comme totalement superfétatoire une installation de chauffage lourde type pompe à chaleur ou chaudière à bois et qu’un simple poële suffira à apporter les calories nécessaires. Le puits canadien connecté à une VMC double flux à récupération de chaleur parachèvera le dispositif."

    Mais optimiste quand même. Un puit provençal suffisant ? Oui, si l’on se contente de peu. Comme nos ancêtres.
    Je l’ai souvent indiqué, la meilleure énergie est celle que l’on ne dépense pas.
    Nos ancêtres avaient pour se chauffer guère de bois (même chez les riches), mais des communications avec l’étable, de l’ingéniosité et des chauds habits
    Mais la solution proposée, est quand même celle de chauds pays…

  • Droit de réponse et réalité complexe.

    Droit de réponse et réalité complexe.

    Images_3je laisse la parole à un bloggueur :
    "je ne suis pas souvent d’accord avec votre vision des choses en matière de construction, qui est en ce moment le "truc" à la mode dont tout le monde parle sans savoir de quoi il retourne et sans connaitre la signification exacte des mots (Essayez de faire donner par le grand public une définition approchant la réalité d’une maison passive ou d’une maison bioclimatique !) et le présent article ne fait pas exception à la règle. A vous entendre, rien de révolutionnaire dans la maison à énergie positive. En un sens, vous avez raison : une maison à énergie positive n’est jamais qu’une maison passive qui produit en plus de l’électricité photovoltaïque et dont le ratio consommation d’énergie / production d’énergie est inférieur à 1. V ous avez raison : ailleurs en Europe, il se construit annuellement des milliers de maisons passives. Le seul problème est qu’on ne SAIT PAS construire ce genre de maisons en France (voir le post de F6). Si on savait le faire, on en ferait et tout ce battage n’aurait pas lieu d’être. Et il risque de s’écouler encore un certain temps avant que nous sachions faire. Quand je dis cela, je pense à un savoir-faire établi, reposant sur une culture technique sérieuse, permettant de reproduire autant de fois que nécessaire une construction en garantissant un niveau de prestation constant et contractuel, pas un prototype unique payé à prix d’or par un auto-constructeur écolo-motivé. Un avantage à cette situation : bien que les lobbies des constructeurs de maisons individuelles freine des quatre fers pour que rien ne bouge, trop contents de trouver un allié inattendu dans notre beau et unique "contrat de construction de maison individuelle), ce sera bientôt (Europe oblige) la porte ouverte aux constructeurs de maisons européens qui se feront un grand plaisir d’envahir notre marché dès que le consommateur aura un peu mûri (rappelez-vous l’"invasion" des constructeurs automobiles Allemands et Japonais sur un marché jusque-là protégé, dans les années 70-80, et le temps qu’il nous a fallu pour nous mettre au travail !). Bénéficiaire : le consommateur."

    Réponse : qu’ai je dis dans beaucoup d’articles ?
    – Que la construction avait été militarisé en France, après guerre, par l’intermédiaire de l’AFPA,
    – qu’en conséquence, on ne savait pas faire un tas de choses, qui sortait du cadre de référence,
    – dont la maison passive.
    – D’une manière générale, l’amateurisme de mise est nuisible.
    La construction de maison passive est fort bien industrialisable aussi, c’est fait dans certains pays. Mais qu’en France, c’est l’amateurisme qui prévaut…Et que ce n’est pas forcément bon. Après tout, c’est le client qui paie les pots cassés, et peut se retrouver avec une grosse bouse… Ce n’est pas satisfaisant, ni le but recherché.

  • Nouvelle guerre de l’énergie ?

    Nouvelle guerre de l’énergie ?

    Images_6Les bruits courent d’une guerre des Zétazunis contre l’Iran. Le président des Zétazunis est un homme foncièrement joueur. Après avoir perdu la guerre en Irak, et une autre en Afghanistan, il veut faire cadet roussel.
    Le prétexte en est la volonté iranienne d’accéder à la bombe. Mais sur ce plan là, les iraniens sont visiblement trop en deçà des espérances du président des zétazunis.
    Alors, on cherche un autre prétexte, le soutien apporté aux insurgés chiites.

    Bien sûr, ce genre de thématique ne peut s’adresser qu’à la partie naïve et décervelée de l’électorat qui, quoiqu’il arrive, votera toujours républicain.
    Le président des Zétazunis, et son vice (président), un va t’en guerre du meilleur tonneau, sont pris par le calendrier. Il leur faut absolument perdre une guerre avant la fin de la présidence, soit 14 mois. Après, ce sera trop tard.
    Bien entendu, je ne vous dira pas le motif de la guerre. Il n’y en a plus. Il y a quelques années, on aurait pu dire "le pétrole" et puis après "le gaz". Mais arrivé à ce point de décomposition avancé du pouvoir politique aux zétazunis, il n’y a qu’une seule explication : un toc.

  • Energie der Zukunft.

    Energie der Zukunft.

    Images_5L’Autriche montre la voie en matière d’énergie, même l’autrichien le plus célébre (Schwarzy) en a tiré profit pour son compte politique. Tout simplement en important au pays de la consommation, les politiques autrichiennes.
    La chose est diablement simple, elle s’articule autour de deux idées : la maison du futur, et l’usine du futur.
    L’énergie utilisée ? Aucune. Du moins, une fois bâtie, la maison ne doit plus en consommer, mais en produire

    L’usine du futur elle aussi utilisera le même schéma, la consommation minimale, dans la plus grande efficacité. 6 champs thématiques vont s’ouvrir :
    les systèmes d’énergie, les réseaux décentralisés,
    – la bioraffinerie,
    – l’énergie dans l’industrie,
    – l’énergie dans les constructions,
    – l’énergie et le consommateur final,
    – les technologies de combustion et de transformation,
    Il ne s’agit, ni plus, ni moins que l’application en accéléré de la diffusion du progrès technique, et que ce progrès se diffuse d’autant plus vite qu’il a l’appui de l’état.