Auteur/autrice : patrick reymond

  • Capacités d’exportations en berne…

    Capacités d’exportations en berne…

    PetroleLa capacité d’exportation de la Russie, de l’ Opep et du Mexique se réduira de 2.5 millions de barils jour d’ici 2010.
    Non seulement les pays producteurs n’arrivent pas à maintenir leur production, mais leurs besoins internes augmentent.
    Cette part atteint désormais 12 millions de barils jour.
    Burgan, au Koweit est dans un processus de déclin profond. Ghawar en Arabie saoudite se contente d’un recul encore mesuré.
    La situation la plus désespérée à court terme est celle du Mexique. En effet, d’après les données officielles, le pétrole aura cessé d’exister dans ce pays dans 7 ans.

    Et le pétrole, c’est 40 % du pib…
    De plus "la plupart des sociétés pétrolières constatent que le monde se referme rapidement", les compagnies nationales leur laissant la maitrise technique, quoique maintenant leur domination en la matière ne soit guère éclatante.
    On parle du Canada comme producteur de substitution (mais d’autres problèmes s’y posent) ainsi que d’autres énergies.
    En oubliant une seule chose.
    C’est non seulement le réservoir qui est important, mais la tuyauterie et le robinet qui permettent de l’exploiter.
    Le nucléaire consomme beaucoup d’énergies fossiles.
    Et la question qui n’est jamais posé est la suivante : combien de temps reste t’il pour la reconversion ?
    On parle de nucléaire fonctionnant avec les déchets, mais quelles centrales ? Celles actuelles ? Non. L’ Epr ? Certainement pas. La prochaine génération ? Dans 50 ans ?  à condition, bien sûr, que les énergies fossiles attendent jusque là.

  • Nucléaire toujours : fusion en vue…

    Nucléaire toujours : fusion en vue…

    FusionFusion en vue, mais financière…
    On voit arriver là aussi, le néant conceptuel.
    Pour être "in", il faut fusionner.
    La finalité, le pourquoi et le comment ? Inexistant.
    Areva et Alsthom vont se réunir et former un groupe pesant 40 milliards de capitalisation boursière.
    Le CEA posséderait 30 % du nouveau groupe, l’état 5 %, et Bouygues 26 %.

    Là, non plus, aucun argument technique, comme dans le cas de GDF/SUEZ, la fusion de neurones chez certains doit être donc maximale…
    On voit aussi les dégâts sur les cerveaux des responsables.
    intérêt nul + finalité nulle = un gros pâté de sable…
    C’est comme ça qu’il faut interpréter les choses, messieurs les puissants s’amusent. Ils s’amusent à créer des groupes et des conglomérats privés, avec ce qui fut des groupes publics.

  • Nucléaire, nucléaire, vous avez dit nucléaire ?

    Nucléaire, nucléaire, vous avez dit nucléaire ?

    Gaston_3Nicolas Sarkozy a rencontré Angela Merkel.
    Il a demandé à l’ Allemagne de rejoindre la France dans son choix nucléaire. On voit ici une photo de la rencontre des deux dirigeants.
    "On ne peut rester en Europe face à une situation où, dans un siècle il n’y aura plus de gaz, où dans 30 ou 40 ans, il n’y aura plus de pétrole."
    Le seul problème, c’est que pour le nucléaire, c’est exactement la même problématique.
    "Le nucléaire, c’est l’énergie du futur".
    Nicolas Sarkozy parle aussi par antiphrase… Le nucléaire, fait largement partie du passé.

    Les perspectives de production d’uranium sont réduites, et en tout cas insuffisantes.
    L’ Allemagne vend plus d’électricité à la France qu’elle n’en achéte.
    "il n’y a personne qui peut imaginer que les éoliennes serviront à faire tourner toute l’Europe", là, le président se montre pitoyable et caricatural. On peut d’ailleurs se demander, si il connait le contexte allemand, et s’il le connait douter de ses facultés.
    Le président souffre d’une déconnexion des réalités. Ignore la réalité pitoyable des mines d’uranium, les problèmes géopolitiques, des réalités politiques pour une hypertrophie de l’ego : il est sûr d’avoir raison et traite de déviants les récalcitrants.

  • Grands travaux d’investissements.

    Grands travaux d’investissements.

    RussieQuand on parle d’énergie, on doit songer énergies "anciennes", "nouvelles" et … économies. Et les dépenses d’infrastructures sont souvent aussi des dépenses d’économies.
    Quand une économie est dynamique et prospère, les inégalités se réduisent, les infrastructures sont entretenues et les grands projets voient le jour. On passe de la défensive à l’offensive.
    la Russie pense clairement à de grands investissements dans l’extrême orient russe.

    400 milliards, pour relier les voies de chemin de fer existantes, les grands ports, au détroit de Béring, et à l’Alaska, peut être par un tunnel.
    A l’heure où, dans le monde occidental, on économise à tout va sur les infrastructures, notamment ferroviaire, la Russie, perdue dans son immensité, elle, fait l’inverse. La société RZD va construire 6000 km de voies nouvelles avant 2015, 15800 avant 2030, et on y voit clairement UN OUTIL DE DEVELOPPEMENT, notamment pour les ressources minières.
    Certains devraient en prendre de la graine…

  • Nôtre nouvel ami de toujours…

    Nôtre nouvel ami de toujours…

    LibyeOn a mal jugé le colonel Kadhafi.
    En effet, c’était entièrement un malentendu.
    Cet homme ne peut pas être mauvais. C’est vrai qu’avec autant d’Uranium, gaz et pétrole, cela ne pouvait être qu’une brouille passagère.
    35 compagnies pétrolières d’ailleurs veulent s’en faire un ami,et sont prêtes à se réconcilier.
    Même si, au début des années 1970, la Libye et le colonel ont été les premiers à faire plier les compagnies;

    diable, 5.1 milliards de tonnes de pétrole, 1.04 trilliards de M3 de gaz, ça mérite quelques efforts…
    D’ailleurs personne n’y manquent. Toutes les compagnies sont là. Pensez, un brut si léger, si peu sulfureux, en même temps, si peu exploité. Tout ce qu’on ne trouve plus à l’heure actuelle.
    Seul 1/4 du territoire est concerné par les accords de prospection. Il y a encore de la marge. On le voit, le pic oil est aussi une affaire politique.

  • Stockage de l’électricité.

    Stockage de l’électricité.

    EclairLa pierre d’achoppement pour la production d’électricité, c’est le stockage. On essaie de le faire sous d’autres formes : eau le plus souvent.
    En Australie, on essaie une pile au vanadium.
    Cette pile est désormais essayée depuis 4 ans.
    Elle se recharge quasi instantanément et permet de réguler l’éolien et le solaire.

    Deux réservoirs distincts contiennent une solution électrolytique, les deux liquides, une fois réunie fabrique de l’électricité, et se séparent dés qu’ils sont alimentés en électricité. La capacité est directement liée à la grosseur des réservoirs.
    Le vanadium est un métal, qui s’utilise principalement pour les aciers spéciaux (acier au chrome vanadium).
    On imagine sans peine la vision des compagnies électriques. Ils leur faut détruire au plus vite cette machine. Non mais sans blague… Faut vite faire passer ces fantaisies…

  • Les piles à combustible.

    Les piles à combustible.

    Alu Eau, aluminium et gallium. Voilà la trouvaille de chercheurs de l’université américaine de Purdue de West lafayette (indiana).
    Comme souvent les grandes découvertes, celle-ci apparue comme fortuitement. L’un des chercheurs, jerry Woodall lava à l’eau un creuset contenant un alliage (gallium + aluminium).
    Il se produisit alors un dégagement gazeux.
    Un brevet a été déposé, et une start-up montée.

    l’équipe travaille pour le moment à réduire les besoins en gallium, métal rare. Un débouché est espéré pour l’automobile et le chauffage.
    Mais la problématique reste entière. Celle de ressources limitées que l’on gaspille en les croyants éternelles.  En réalité, on travaille mal, et de façon biaisée. On n’intègre pas que la bonne politique est d’économiser l’énergie d’abord, et de trouver une source durable, ensuite.
    Qui va loin, ménage sa monture, reste d’actualité.

  • Le projet hydrohélix.

    Le projet hydrohélix.

    HydrohlixIl existe en France un projet qui a quelques temps déjà. C’est le projet Hydrohélix, qui vise à produire de l’électricité grâce aux courants marins.
    Dans ce projet, les "hydroliennes" sont fixées sur le sol sous marin, et totalement immergés.
    Elles transforme l’énergie des vagues en électricité.
    Cette technique est invisible, n’empêche pas la navigation, et est sans incidence sur les écosystème, à part sans doute pour éloigner les pécheurs.
    On pense, avec 3 centrales exposées à des courants violents, produire 25 000 gigawattheures, soit 5 % de la consommation française.

    On se souvient d’un autre prototype, très rentable, l’usine marémotrice de la Rance.
    Elle continue sa vie honnêtement, sans avoir enfanté d’autre usine.
    Le potentiel "hyrdolienne" des côtes françaises est estimé à 50 GW.
    Assez pour être intéressant dans un panier énergétique. L’amortissement serait court. Et, on l’a vu pour la Rance, l’investissement est fait pour longtemps.
    Canada et USA s’intéressent aussi à ce concept, voir on déjà leur propres produits.
    Là aussi, affaire à suivre.

  • Miscanthus se développe en France.

    Miscanthus se développe en France.

    Miscanthus L’herbe à éléphants (Miscanthus giganteus) fait un début timide en France.
    D’abord testé en grande-Bretagne, en France ensuite sur des terres polluées, cette herbe montre de grandes qualités comme combustible.
    Ce roseau demande peu de travail, sauf au moment de la récolte au printemps, elle repousse chaque année à partir de son rhizome.
    Son pouvoir calorifique est important (5000 kw par tonne).
    15 000 hectares sont plantés en Grande-Bretagne contre 800 en France.

    Si la productivité attendue (15 à 25 tonnes à l’hectare) est au rendez vous, nul doute qu’il y aura là un concurrent sérieux aux forêts.
    Le coût à l’usage de cette plante est le 1/3 d’un chauffage fioul classique.
    De plus, il n’est pas inintéressant sans doute pour d’autres utilisations d’avoir une plante capable de produire autant de biomasse régulièrement.
    Feuilleton à suivre donc.

  • Londres : éoliennes urbaines.

    Londres : éoliennes urbaines.

    LondresDes éoliennes silencieuses pour le centre de Londres. Silencieuses et verticales. Le vertical est moins productif que les éoliennes classiques, mais fonctionnent quelques soient la puissance et la force du vent.
    les architectes David Marks et Julia Barfield proposent la mise en place de plusieurs milliers d’éoliennes dans la ville de Londres d’ici 2012.
    La configuration choisie de l’éolienne, permettrait de produire de manière proche et décentralisée (ce qui est le choix britannique globale), et de produire dans les conditions difficiles et maximales que constitue une

    ville pour une éolienne.
    L’avantage, par rapport à une production classique amenée de loin, est d’éviter les pertes de transports ; en même temps, le besoin d’infrastructures électriques est soulagé.
    Ce dernier point peut paraitre anodin, mais le gros problème de l’électricité est aussi sa structure. En campagne, notamment, elle apparait souvent "limite". Mais le problème tend à se propager…