Auteur/autrice : patrick reymond

  • EDF : bénéfice en chute.

    EDF : bénéfice en chute.

    BeneficeLe bénéfice d’ EDF baisse de 15 % au premier semestre, encore confortable à 3.514 milliards d’euros.
    Climat doux, éléments exceptionnels, mais aussi investissements en hausse (forcée) à 3.023 milliards d’euros.
    En réalité ce chiffre, bien que colossal indique surtout la non-compétitivité du secteur.
    Pourquoi ? Parce que l’on s’aperçoit que sur un marché captif, avec des consommateurs obligés, on ne peut même pas tirer de rentabilité de long terme. L’entretien des barrages est mal (pas) fait, et que dire du nucléaire ? Une augmentation des tarifs massifs aura les mêmes effets que chez les industriels, une chute de la consommation, un renouvellement des équipements, un effort d’économies d’énergies, qui à toute chose égale fera chuter la rentabilité.

    Le secteur électrique est à la croisée des chemins. On dirait que quoiqu’il fasse, désormais, il aura des problèmes. S’il n’augmente pas les tarifs, la consommation progresse, s’il les augmente, il risque l’effondrement.
    Un pareil secteur a besoin de visibilité à long terme, et ce n’est pas le tout marché qui pourra lui la donner. Oui, il faut réduire les consommations, c’est certain, mais de manière ordonnée, pas de manière sauvage, comme cela se produira si on augmente sauvagement les tarifs.
    "Le marché résoudra tout". Mais la mort résoud tout aussi.

  • Soviet supreme

    Soviet supreme

    LenineLe camarade Wladimir Illitch Sarkozoff, occupant les fonctions secondaires de président de la république a été prendre les ordres de la camarade Parizoff, secrétaire général du Soviet suprême (le medef).
    "Si nous perdons la bataille de l’intelligence, nous perdons tout" (il n’y a qu’à regarder la camarade Parizoff pour voir que c’est déjà mal barré).
    "Je suis favorable à ce que soit ouvert une séparation amiable dans les entreprises" (le salarié dégagera "amiablement").
    "J’ai proposé à Suez de fusionner ses activités énergétiques avec GDF, cela suppose que Suez fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l’énergie" Pour le moment, leur projet de fusion, c’est n’importe quoi.
    "Je ne veux pas que l’on se moque des français avec des indices de prix qui ne veulent rien dire". C’est vrai ? On augmentera donc massivement les salaires ?

    "Si l’on taxe trop le travail, il se délocalise, si l’on taxe trop le capital, il se délocalise" Oui, dans les subprimes, et comme ça, les "grands capitalistes" seront heureux d’avoir été grugés, mais pas imposés, comme ils l’avaient déjà été dans les fonds russes, chinois, austro-hongrois, etc, etc, etc… Il n’y a pas un endroit de la terre où des français n’aient pas été plumés…
    "Si nous voulons que l’Europe vive, il ne faut pas avoir peur du débat" Mais réservé aux partisans de l’europe, seulement.
    Le camarade Sarkozoff a donc annoncé rien du tout qu’il allait faire quelque chose une émission télé
    Grâce à son activisme débridé, le camarade Sarkozoff a donc réussi totalement la décomposition du pouvoir politique en moins de 100 jours, provoquant la jalousie de W, pour qui il a fallu sept années.
    Autre nouvelle : on en sait toujours pas mieux sur le grenelle de l’environnement

  • Le projet desertec

    Le projet desertec

    Desertec_fig1La totalité de l’électricité consommée dans le monde peut être produite par 1 % de la surface du Sahara.
    Le projet desertec a l’ambition de créer d’autres interconnexions de réseaux, sur une base éolienne/solaire/biomasse/hydroélectricité.
    Comme on le voit sur la carte, le projet est colossal. Et nécessite bien sûr des infrastructures de transport de l’électricité que nous n’avons pas à l’heure actuelle.

    Un autre avantage, dans ce projet, est qu’on dessale énormément d’eau de mer, avec le refroidissement. Et sans doute développe t’ on l’ Afrique du Nord.
    Dans ce projet, on parle de "ferme solaire". Il n’est pas utilisé les panneaux classiques, mais des panneuax à concentration. On produit aussi énormément de sel.
    Le chantier pharaonique du 21°siècle ? mais, bien entendu, il serait trop simple de réduire les consommations…

  • Iran : le nouvel empire

    Iran : le nouvel empire

    MohammadrezashahVoilà, au moins lui, c’était pas du tout dangereux de lui donner la bombe. Il l’aurait utilisé que contre des villes iraniennes.
    Le gouvernement iranien a retiré 51 milliards de $ de la vente de pétrole, soit 80 % des rentrées en devises.
    Le manque de capacité des raffineries iraniennes a conduit le gouvernement de Téhéran à Rationné celui-ci.
    Mais dernièrement, c’est la querelle sur le nucléaire qui rebondit avec les USA, mais aussi la France.
    Pour Nicolas Sarkozy, l’Iran sera bombardé s’il ne renonce pas au nucléaire militaire.
    Nous n’aurons donc pas attendu longtemps le résultat de ses entretiens avec G.W. Bush.
    Le gouvernement US, veulent classer une partie de l’armée iranienne, les gardiens de la révolution, comme "terroriste", le lessivage de cervelle sur la "menace iranienne", succède au lessivage irakien, sans paraitre impressionner beaucoup.

    Nicolas Sarkozy s’est, ni plus, ni moins que fait traiter de galapiat par le président Amadhinedjab. A ses propos menaçants, le président Iranien a répondu, fort modérément sur son manque d’expérience, et sur la portée de ses propos.
    Quand au président Bush, il est beaucoup plus pitoyable encore.
    Il croit avoir une armée en Irak. Il n’a plus qu’un cadavre en état de décomposition avancé. Avec une prime d’engagement de 20 000 $, les recrues US, battent le record de 1864/1865 (3000 $).
    Ces années là, les pertes cruelles de la guerre civile avaient fait flambé les primes. Grant et Sherman avaient la réputation de bouchers…

    A force de ferrailler contre l’Iran, les USA créent un empire Iranien…

  • Alberta : première centrale nucléaire.

    Alberta : première centrale nucléaire.

    TmiLe processus de construction d’une centrale nucléaire en Alberta, première sans doute de bien d’autres, est commencé.
    Energy Alberta vient de déposer la demande auprès de la CCSN (autorité canadienne de sûreté nucléaire), pour construire une centrale à 30 kilomètres de peace river.
    L’intérêt de cette centrale de 2200 MW est double.
    Fournir de l’électricité pour son voisin, le goinfre (obése) du sud, et pour les 2/3 (la partie perdue, la chaleur), récupérer le pétrole des sables bitumineux.
    Le Canada est globalement excédentaire en électricité avec ses immenses ressources hydroélectriques.

    D’ici la mise en fonctionnement de la centrale, (2017), la production de gaz naturel canadien aura commencé à décliner,  si ce n’est  déjà fait. Mais monter en puissance la production de l’Alberta signifie, non pas une centrale, mais des dizaines.
    Cela rend improbable l’existence de l’EPR en France, mais aussi la continuation de l’existence de l’industrie nucléaire.
    En effet, dans ce contexte là, continuer l’exportation d’uranium serait impossible. D’autant que la mine de Cigar lake est toujours inondé, et visiblement (très) loin d’être exploitée…

  • Sncf : amélioration ?

    Sncf : amélioration ?

    SncfIl parait que les résultats de la SNCF s’améliore. Et pour cause. Les régions paient les ter, et RFF entretient (fort mal) les lignes.
    11.65 milliards de chiffre d’affaire,
    1.05 milliard de résultat courant,
    600 millions de résultat net,
    une capacité d’autofinancement de 845 millions. Ceci, sur les 6 premiers mois de l’année.

    Résultats fort modestes quand on voit qu’on a viré tous les foyers de pertes (RFF et matériel roulant) qu’on a pu, résultat finalement fait de simples arguties comptables. Il satisfait les âmes simples qui peuple ce lieu appelé parlement, les âmes séniles qui peuplent le sénat, les âmes formatées qui peuplent Bercy.
    ça ne change rien au fond.
    Dans la réalité, la sncf est une entreprise structurellement déficitaire, quoi qu’on y fasse.
    C’est sans doute un mal nécessaire pour une cohésion du territoire.
    Le transport aérien est lui aussi déficitaire, globalement, même si certaines entreprises s’en tirent, et le transport terrestre des marchandises n’affiche pas, non plus des performances extraordinaires, modeste au mieux, négatif souvent.

  • Ensemble vide…

    Ensemble vide…

    ZeroLà, avec le dernier rebondissement de l’affaire gdf-suez, on arrive carrément au dernier degré du capitalisme, même pas le degré zéro, mais le néant absolu.
    Ce 29 août 2007, on reparle de fusion, mais pour voir l’inintérêt total et absolu de l’opération au niveau de leur métier de base, l’énergie, il suffit de voir leurs arguments sur ce sujet : aucun.
    Seul un genre "dépit amoureux" de Suez, "puisque c’est comme ça, je te trompe", j’irais voir ailleurs.

    Premier groupe en Europe ? On ne parle même plus d’un intérêt industriel, énergétique, ou autre. Le tout c’est d’être premier. Sans fin, ni but.
    Il était déjà d’une évidence criante que leur mariage n’avait strictement aucune finalité, sinon boursier, manipulation d’argent, et autre.
    Mais l’intérêt, en matière de synergie entre les deux entreprises ressemblait à un mariage de la carpe et du lapin.
    Ils viennent de le confirmer…Alors ? Une simple addition de deux chiffres d’affaires…

  • Laos : le dernier grand barrage.

    Laos : le dernier grand barrage.

    LaosLe dernier grand barrage hydroelectrique est en construction au Laos.
    Il créera une réserve de 450 Km2, et alimentera une usine de 1070 mégawatts.
    5 % de la production ira au Laos, 95 % sera vendu à la Thaïlande.
    Nam Theun II devrait doubler le pib du pays mais surtout désenclaver la zone où il est construit.
    Un soin tout particulier est apporté à la politique de développement. 10 % du coût du barrage est destiné à l’amélioration du sort des populations.

    Un autre point a été le déminage d’une grande partie de la zone (où passait la piste Ho-chi-minh), et ce dont rêvent les populations, ce sont des routes.
    Quelque part, on peut regretter les positions des écologistes des pays bien pourvus en électricité.
    Des écologistes qui condamnent, par avance, toute construction de grand barrage.
    En attendant, le Laos devient un émirat hydroélectrique.

  • Gisement de Kashagan… Report…énième…

    Gisement de Kashagan… Report…énième…

    KashaganLe pic oil est parfait aux USA et dans les pays peu agités. Montées de l’exploitation, maximum, déclin.
    Puis il existe les contrées un peu plus agitées.
    La, là courbe de production peut être très erratique. Elle s’explique par des conflits armés, politiques, des politiques d’embargo, de rétorsion, des quotas.
    Là, avec Kashagan, on inaugure une nouvelle sorte de d’exploitation erratique : celle qui n’est pas commencée.
    L’ENI, chargé de l’exploitation et regroupant un pool des majors, a vu ses activités suspendues par le gouvernement Kazakh.

    Atteinte à l’environnement (avérée), dérapage des coûts (136 milliards de $ au lieu de 57, prévus à l’origine), volonté de renégociation du partage des bénéfices (de 10 à 40 %), et pourquoi ne le dirait on pas, absence aussi de volonté politique chez les dirigeants kazakhs ?
    En effet le Kazakhstan ne manque guère de ressource, et l’exploitation du dernier grand champ pétrolier géant découvert depuis 30 ans, ne se pose pas comme une urgence.
    Du moins pas chez les Kazakhs.
    En effet, avec l’épuisement des ressources pétrolières, un certain nombre de pays ont adoptés un mode de gestion différent. On prend son temps et "Oil in the groud, is better than dollar in bank", est le nouveau slogan à la mode (huile dans le sol est meilleur que le dollar à la banque).
    Les difficultés techniques (pétrole souffré et gazeux), dans une région au climat rude, donne un avant goût de ce que pourrait être l’exploitation du pôle nord…

  • La longue mémoire de Moscou.

    La longue mémoire de Moscou.

    ArmoiriesLa candidature de D. Strauss (Gengis) Kahn au FMI a vu un concurrent, en la personne d’un candidat tchéque, appuyé aussi par le Brésil. Moscou avait un compte à régler avec lui.
    Brazilia un compte à régler avec le Fmi. Rien de tel que des haines bien recuites.
    De DSK, à Moscou, on se souvient du donneur de leçon de 1997/1998.  On se souvient aussi avoir fait l’inverse complet de ce qu’il disait, et d’avoir, en grande partie ainsi reconstruit la Russie, au moins en temps que nation, sinon de grande puissance.

    Il ne fallait pas faire banqueroute. Ils l’ont fait. Il ne fallait pas imprimer de monnaie (la monnaie définitive), mais faire des emprunts (la monnaie provisoire), alors que 90 % de la Russie était retournée à l’économie du troc, ils l’ont fait. Il fallait encore brader les matières premières et énergétiques pour "donner confiance aux investisseurs", gazprom va devenir la première entreprise mondiale. Il fallait "sécuriser" la propriété privée (souvent mal acquise), un certain nombre d’oligarques sont en prison. Que des enfants russes aient faim dans la rue, l’union européenne et DSK n’en avait cure. Ils ne pensent qu’ à Kodorkovski, le pôvre.
    L’union européenne, oligarchie financière soutiendra Dsk, La Russie et le Brésil en voie de reconstruction, et après avoir touché le fond d’un serrage de ceinture sans fin, ni but, soutiendra Josef Tosovsky.
    Avec un pétrole à 10 $ le baril, la Russie était pauvre, avec un baril à 70 $, elle est puissante, mais c’est la même.
    Mais ça, un DSK qui s’est systématiquement trompé, et qui n’ a jamais fait d’autre analyse que "c’est parce que l’on n’a pas été assez loin", finirait de discréditer un Fmi, qui désormais se pose la question, de sa survie.