Auteur/autrice : patrick reymond

  • Transport aérien.

    Transport aérien.

    AvionIl est clair que le transport aérien vit un pré-pic pétrolier, depuis longtemps déjà. Au moins 5 ans.
    Globalement, le secteur ne présente plus de rentabilité devant un certain nombre de coûts, en augmentation : kérozéne, taxes (privées) d’aéroports diverses, mais qui flambent à cause de leurs privatisations, "mesures" de sécurité…
    De 2001 à 2003, le trafic a régressé, il augmente à nouveau depuis, mais sans rejoindre sa tendance théorique, et puis il se caractérise désormais par une aptitude à l’abandon des petites lignes, un concentration sur quelques aéroports (10 % des aéroports français font 90 % du trafic), on est donc loin de l’époque où presque chaque département voulait le sien, et désormais, ce sont surtout des bébés dont personne ne veut.

    Certaines situations sont privilégiés. En France, en effet, la concurrence du TGV est rude, et bien des aéroports ont vues leur déclin dans les liaisons ferroviaires améliorées.
    Malgré 2 milliards de passagers transportés, cette activité en effet, n’est guère rentable. Globalement son résultat est de – 5 milliards de $ l’année dernière.
    L’essor de la demande est grand, et lié à l’industrie touristique. Mais on peut se demander si on n’est pas là dans une gigantesque "bulle internet", une pyramide financière qui ne tient que parce qu’elle est en mouvement.
    En effet, le retour sur  investissement n’est pas très flamboyant, et néglige le coût de l’infrastructure (aéroportuaire).
    L’évolution du prix du kérosène va, de toute façon en faire ce qu’il était à l’origine : un transport de riche, ce qui rejoint les propositions écologistes, qui eux préféraient les taxes…
    Ce ne sont pas bien sûr, les "petites astuces", comme le surbooking utilisé actuellement qui régleront les problèmes. Il est vrai que cela permet de petites économies, mais il faut voir le transport aérien, comme le pendant d’une autre activité : le tourisme, basé lui aussi sur une gabegie énergétique.

  • Le message de Pasteur.

    Le message de Pasteur.

    Louis_pasteurSi le monde a pu atteindre 6 et quelques milliards d’hommes, c’est grâce à Pasteur et au pétrole.
    Pasteur a soigné les maladies, et le pétrole a permis de nourrir les populations.
    Même si la population augmente moins que prévu, et qu’on atteindra pas les maximums envisagés, la question de savoir combien nous serons en 2050, se pose.
    L’épuisement du fossile posera des problèmes d’approvisionnements.
    Et de nouvelles maladies émergent, à la cadence d’une par an.
    2 milliards d’individus prennent l’avion chaque année, certainement beaucoup moins en 2030 ou même 2020, mais en attendant, ces grands brassages de populations propagent les maladies, pourtant on nous présente comme systématiquement positifs ces brassages.
    Une population plus nombreuse, qui se déplace plus, parfois de manière forcée, sous l’effet des guerres et des famines, un sida qui se propage d’autant plus vite que les viols sont systématiques dans les zones de conflits.

    Sont aussi responsable les docteurs folamour, comme on l’a vu pour la vache folle, doublés par les politiciens qui couvrent leur folie, au nom de "l’économie". Je me souviens d’un ministre, croyant sans doute, réinventant "le rêgne humain" et tonitruant que la maladie "n’était pas transmissible à l’homme", posture d’un homme qui s’appuiera désormais derrière un "je ne savais pas" malvenu.
    Plus récemment, dans le cas du SRAS, on a vu les hommes politiques plus préoccupés des dégâts économiques aux compagnies aériennes que des conséquences possibles.
    Le XIV° siècle nous a appris que la malnutrition prépare le chemin des épidémies, et que la grande faucheuse n’a plus qu’à passer. Pasteur nous a dit, il y a bientôt 150 ans que nous aurions d’autres épidémies. Mais rassurez vous, en France on est prêt. On a recensé récemment  les places dans les cimetières.

  • Arctique : le dégel s’accélére

    Arctique : le dégel s’accélére

    ArticL’Océan glacial arctique perd sa glace, et à une allure accélérée qui semble accélérer aussi les appétits des gros ours, vous savez, celui qui s’appelle Russie, et l’autre qui s’appelle USA.
    Car sonder sous la banquise n’était pas chose facile.
    Maintenant, cela permet tous les espoirs (des compagnies pétrolières et gazières.
    2005 était un record avec 4.02 millions de km2,
    cette année on est tombé à 3.98 le 9 août, le 22 c’était 3.22, le minimum n’étant atteint qu’entre le 15 et le 30 septembre.

    La glace a fondu d’abord en épaisseur, puis des températures anormalement élevées ont été constatées, et enfin des événements ont accélérés la casse de glaces fragiles.
    Mais, même cette fonte revêt un caractère politique.
    En effet, la fonte est TRES accélérée côté russe. Il faut donc se rendre à l’évidence. Dans ces eaux là, même la glace est bolchévique. Des iles inconnues se voient découvertes, et si elles sont occupées, donneront lieu aux 200 miles de zone économique exclusive.

  • Le pain

    Le pain

    PainRaymond Barre est mort.
    Il nous avait fait gouter les délices de la libéralisation du pain. C’était en 1978.
    Enfin, il l’a surtout fait gouter aux boulangers. Depuis 1990, le prix de la matière baissait (indice 100 en 1990, 77 aujourd’hui), mais le prix du pain augmentait (passé à l’indice 157).
    La matière ne fournit que 20 % du prix. La libéralisation de Barre a été une libéralisation à la hausse.
    Comme le prix de la farine va augmenter, le prix du pain va augmenter aussi. Pôvres boulangers, toujours quelque chose pour les faire augmenter.

    Le smic, le fioul, l’investissement (comme la plupart ne font que réchauffer de la pâte, l’investissement est tombé d’un ordre de 1 Million de francs à 100 000), bientôt, d’ailleurs, il est prévu que les banques et les assurances, saignées comme des gorets par leurs stupidités pourront céder la place à une autre bulle : celle des boulangers.
    Jusqu’à ce qu’on revienne à une économie administrée dans ce domaine aussi.  D’ailleurs les boulangers le demanderont eux-mêmes. Avant la bulle, libéraux, après, bolcheviques…
    Il est clair que le prix de l’énergie est une bonne partie du prix du pain. La quasi totalité du prix de la matière. Soit 20 centimes. Le reste c’est pour le pôvre boulanger…

  • 2007 année extrême…

    2007 année extrême…

    Meteo_francemais pas au niveau érotisme comme le fut 1969, au niveau climatique.
    Selon l’OMM (organisation mondiale de météorologie), les climats les plus extrêmes ont été enregistrés depuis 1880, date à laquelle ils ont commencés à être enregistrés.
    Moussons sévères, inondations, vague de froid en Amérique du Sud, vague de chaleur en Europe (de l’est) et en Russie.

    L’Angleterre et le pays de Galles connaissent leurs plus importantes précipitations depuis 1789.
    Question : où est passé le célèbre crachin anglais.
    Selon le Giec les 50 dernières années ont connus des phénomènes climatiques inhabituels. (Je me doutais déjà de quelque chose).
    On imagine les dégâts, au niveau financier aussi, et pendant ce temps là, certains, tels Stephen Harper justifie son alignement sur l’intérêt des compagnies pétrolières en arguant que les mesures feraient des dégâts "économiques" (mot magique chez les néo-libéraux, censé tout justifier).

  • Dernières nouvelles du PO.

    Dernières nouvelles du PO.

    Peak_oil1Donner une date où la pénurie de production se transformera en pénurie physique…
    Facile : elle a déjà eu lieu.
    Dans certains pays africains, malgré un coût exorbitant de l’essence. Mais comme ce n’est que des pays africains, on l’ignore.
    Pour les pays les plus avancés ? Comme les USA, où la demande est maximale, et les stocks les plus malades.
    Alors hasardons nous : stocks civils 350 millions de barils.

    Stocks militaires : 700 millions de barils, considérables ? consommation journalière : 20.5 millions de barils.
    Le déficit : 1 ? million de baril jours,
    le "faux stock" : les détournements, fréquents en milieu militaire, les en cours de production ? 200 millions de barils ?  reste 850 millions de barils… Deux années.
    Raison pour laquelle Dean a peu fait trembler les marchés. Un jour de plus, un de moins, ça ne changera plus grand chose à l’échéance.
    Apparemment le pic oil aurait bien eu lieu en 2006. L’ Opep est peu désireuse et capable de combler, mais surtout pas capable de combler le déficit…
    Finalement la crise financière et immobilière actuelle n’est pas grand chose.

  • Allemagne : on patauge.

    Allemagne : on patauge.

    BerlinPour lutter contre l’effet de serre… L’Allemagne veut importer de la main d’oeuvre ? Personnellement je vois un lien inexistant, mais enfin.
    L’Allemagne veut importer des ingénieurs et techniciens et laisser travailler les étudiants étrangers.
    Alors que 7 000 000 sont dans la pauvreté, ou ont été contraint aux boulots à 1 zeuro.
    Là aussi, on incrimine le "cout" du "manque de main d’oeuvre", sur "l’économie".

    C’est tout simplement hallucinant.
    Des millions de chômeurs, à doubler par les chiffres tronqués, voire à tripler, et le gouvernement se plaint, du manque de main d’oeuvre…
    Quand au rapport avec les gaz à effet de serre… Si quelqu’un le voit, à part dans la tête des politiciens…
    Moi, je vois l’importation d’une main d’oeuvre à titre gratuit, le pillage de pays qui en ont bien plus besoin, et des économies faites sur la formation professionnelle.
    Sachant bien sur que les progrès et la force allemande, sont dans la qualité de sa formation, qui dure toute une vie, dans un métier, et qui a porté ses fruits dans les énergies renouvelables.
    Pas dans les salariés jetables. Si certains secteurs manquent de bras, ils n’ont qu’à augmenter les salaires, et de toute façon, s’il y en avait tant que cela, il n’y aurait pas de "jobs à un euro" variante moderne de l’esclavage.

  • Moins de pétrole russe pour l’Allemagne

    Moins de pétrole russe pour l’Allemagne

    RussieLa Russie donne des sueurs en Allemagne.
    Pas de grosses sueurs, mais des interrogations.
    Face à une puissance reconstituée et dont la remise en ordre semble de plus en plus rapide et efficace, la récente baisse de livraisons de pétrole brut pose un certain nombre de questions.
    A quoi est du cette réduction ?
    Première hypothèse, c’est effectivement des problèmes sur l’oléoduc qui ont causés les réductions,
    Deuxième hypothèse, ce sont des difficultés de productions, et non d’acheminements, la Russie connaitrait son deuxième pic-oil,

    Troisième hypothèse, celle d’un message. La Russie ne parle pas très fort à l’heure actuelle, mais elle parle ferme.
    Et elle en a les moyens. Le gaz, le pétrole, des ressources naturelles.
    Il lui reste aussi l’équilibre de la terreur, l’ancien, qui est oublié, mais la parité nucléaire avec les USA.
    Elle vient de rebâtir son complexe militaro-industriel, qui désormais construit mieux et moins cher que son adversaire US.
    Une série de signes arrivent de Moscou. Vols de bombardiers stratégiques (mêmes démodés en 1979), réaffirmation d’une identité, prise de position sur un projet de société par l’église orthodoxe, qui prend la place sociale et économique laissée vide par les communistes…
    Il serait vain de les ignorer. Et stupide…

  • La Canada ne respectera pas Kyoto

    La Canada ne respectera pas Kyoto

    Stephen_harperLe résultat du sommet de Montebello ne s’est pas fait attendre. Le Canada ne respectera pas ses engagements sur Kyoto.
    Obéissant sagement aux VRP des compagnies pétrolières Calderon et Bush, Harper vient de choisir l’affrontement avec sa chambre, où il est pourtant minoritaire.
    Sa politique, désindustrialisation, transformation du Canada en émirat et en fournisseur de matière première se poursuit.
    Le non respect du protocole de Kyoto entrainera donc une augmentation de 34 % des émissions à l’horizon 2012, par rapport à 2010, pour plafonner ensuite.

    La moitié des émissions sont dues aux gisements de pétrole non conventionnels, en plein boum.
    Le gouvernement se retranche derrière les couts du protocole qui seraient bien entendus insupportables et nuiraient à la compétitivité, mot magique des néolibéraux.
    Bien entendu, la désindustrialisation du Canada, un investissement industriel tombé très bas, ne nuisent par contre pas du tout à la "compétitivité".
    Il est clair que le Canada a comme bien d’autres pays, un problème de classe dirigeante, qui, comme toute bonne classe dirigeante trouve géniale une M… pourvue qu’elle soit estampillé "USA".
    Si la fusion Mexique, Usa, Canada semble avoir du plomb dans l’aile, elle est bien établi au niveau des classes dirigeantes.
    Par contre, que l’anti-modèle rhénan réussisse très bien avec les énergies renouvelables et les économies d’énergies, ne les effleurent même pas…

  • Borloo et Kosciusko-Morizet : architectes…

    Borloo et Kosciusko-Morizet : architectes…

    Borloo__de_villepin_anpe_madelein_2En voila une photo qu’est politiquement incorrecte. Personne n’a gommé, le grand à droite, c’était qui déjà ? hein ?
    En attendant Borloo s’intéresse aux économies d’énergies, là où elles seront le plus faciles, immédiates et rentables : le bâtiment.
    ça tombe bien, avec le nombre de chômeur qu’il va y avoir à la rentrée, la dedans.
    43 % du total de l’énergie consommée en France, l’union européenne pense y économiser 35 %.

    Faites le compte, le reste sera symbolique.
    Pas de grande révolution technologique , mais l’application de technologies simples, de bon sens, ont été utilisés dans la maison environnementale de bourg-les-Valence, avec le concours de l’ Ademe, de gaz de France et Villa Soleil.
    Une maison industrialisable et facilement reproductible pour être adapté à tous les projets.
    Aucun doute, c’est la seule chose qui sortira du Grenelle de l’environnement.

    Photo : Service de presse du Premier ministre