Auteur/autrice : patrick reymond

  • RTE : L’avenir jusqu’en 2012…

    RTE : L’avenir jusqu’en 2012…

    RteLa consommation d’ électricité a baissé de 3.5 puis de 0.8 % en 2005 et 2006 pour l’industrie.
    La consommation globale a subi une inflexion, mais continue à augmenter. 1.3 % jusqu’en 2010 et 1 % après.
    Pour Rte, la consommation atteindrait 534 TWH en 2020 contre 450 aujourd’hui, avec cependant deux variantes : hausse à 552 TWH et baisse à 506 TWH.
    La hausse de la production est prévue, et un grand nombre de projets de productions voient le jour, du classique en thermique, de l’éolien.
    Pour le moment, pas de problème jusqu’en 2012 (on est d’ailleurs étrangement muet sur le pourquoi, après ?).

    Mais encore là, on voit une limite mentale des "décideurs" et "prévoyeurs", qui ne se posent même pas une question ; et si la consommation pouvait diminuer ?
    Impensable, ce serait contraire au "Bizness"…
    Alors que dans beaucoup de pays, c’est ce qui est clairement envisagé, ce qui est possible, il est clair que RTE joue le jeu de son avenir le sien, qui est de vendre.
    Un avenir pour RTE qui ressemble souvent à l’avenir de son compte de résultat… Pas vraiment un avenir technique. A mépriser le progrès technique, il risque de revenir droit dans la figure…
    De plus, l’éventualité (de plus en plus lourde) d’une déplétion pétrolière, s’ajoutant à celle, nucléaire existante, suivie quelques années plus tard par une déplétion gazière et enfin charbonnière, n’est même pas évoqué par ces brillants stratèges, du même acabit de ceux qui ont conçu Barbarossa
    Ils ont oubliés comme le font les militaires de "varianter" leurs plans…

  • Un avenir sans énergie fossile…

    Un avenir sans énergie fossile…

    Drapeau_eUn avenir sans énergie fossile.
    Voilà ce qu’étudie le parlement européen.
    D’abord il aura lieu dans l’habitat, puis l’industrie, enfin seulement dans le transport.
    Le STOA (service d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) travaille sur la question, et le secteur routier est le plus innovateur en la matière.
    L’ hybride sera une solution transitoire, mais l’électrique semble disqualifié, à moins d’une percée technologique majeure (possible) dans le domaine des batteries.

    La pile à combustible, n’est pas pour le moment clairement envisageable à cause de certains problèmes techniques non résolus. N’est toujours pas résolu la question du transport aérien (à mon avis, pas forcément indispensable).
    Mais globalement pour le STOA, l’avenir reste ouvert sur une palette de solutions dans le transport, c’est une question de stratégie de recherche, de développement, et de politique économique.
    Mais le point positif est le suivant : pour le bâtiment et pour l’industrie, toutes les solutions existent déjà.

  • Surestimation des couts…

    Surestimation des couts…

    Photos_187Les professionnels de la construction surestiment les couts de production des bâtiments à haute efficacité énergétique. C’est le rapport du projet EEB (efficacité énergétique des bâtiments).
    La première phase du projet visait à identifier les pratiques et les obstacles.
    La deuxième détaillera l’éventail des solutions.
    La troisième sera un appel à l’action pour la mise en application des recommandations.

    Les professionnels du bâtiment surestiment de 300 % les surcouts liés à un respect environnemental, et à l’efficacité énergétique. Globalement pour eux le surcout est de 17 %, alors qu’en réalité, il n’est que de 5.
    Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. seul 9 % des utilisateurs savent de quoi l’on parle…
    "Une conception basée sur le simple bon sens permettrait d’accroitre l’efficacité énergétique de 35 % en occident".
    Seul moyen :
    "les gouvernements et les autorités doivent mettre en place les politiques qui vont dans le bon sens".
    Voilà, les choses mises au point : inertie des politiques conjugué à l’ignorance des professionnels, qui ne font que ce qu’ils connaissent…

  • Japon : pénurie imminente d’électricité…

    Japon : pénurie imminente d’électricité…

    JaponLa firme Tepco (Tokyo electric power), va activer les mesures pour une situation de pénurie.
    Suite à la fermeture de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa suite à un séisme, l’approvisionnement de la région de Tokyo devient problématique.
    Cette centrale de 8212 mégawatts était, en effet, un élément clef de l’approvisionnement.
    on va donc remettre en service une ancienne centrale électrique de … 900 mégawatts, réduire la consommation d’électricité des gros clients, pour faire face à la pénurie, dû aux climatiseurs.

    On le voit, une période de canicule (aux alentours de 35°), risque de créer une crise énergétique à cause de ces aberrations que sont les climatiseurs.
    Cela tombe bien, les nippons parlaient eux mêmes de climatiseurs marchant à l’énergie solaire.
    L’occasion au jamais de faire connaitre le produit, de le lancer, ou beaucoup mieux : de supprimer lesdits climatiseurs…
    Economiser en dernier lieu, reste toujours la voie la plus sage…

  • Niet au Gazoduc de Caspienne

    Niet au Gazoduc de Caspienne

    CaspienneOn parle de plus en plus net et fort en Russie, et on est de plus en plus fou en occident.
    Andreï Denissov, vice ministre des affaires étrangères critique le projet d’un gazoduc à travers la mer Caspienne.
    "Personne ne peut dire de quel gaz sera rempli le projet Nabucco".
    Pour lui, le principal objectif de ce projet est de contourner la Russie.

    Pour la bande de décervelés Européens promoteurs du projet avec les américains, il s’agit d’indépendance énergétique.
    10 à 15 % du gaz consommé en Europe viendrait de la Caspienne.
    Les remarques sont toujours les mêmes.
    La seule manière d’arriver à l’indépendance énergétique est la non consommation.
    Les pays producteurs ne sont pas fiables, pas plus que les pays traversés.
    Il sera, on ne peut plus facile à Moscou de couper à n’importe quel moment le gazoduc.
    Ou alors, il faut se fier… AUX IRANIENS ????? 
    Et passer par cette région paisible, calme, verdoyante, LE KURDISTAN ??????
    Degré d’indépendance = zéro, degré de bêtise = 100 %.

  • Vestas : Les profits s’envolent…

    Vestas : Les profits s’envolent…

    BubbleLes profits du fabricant d’éoliennes Vestas, s’envolent (espérons que ce ne soit pas une bulle).
    Pourtant, ça y ressemble.
    Nouvelle technologie, prix des actifs qui monte, financements, on en est à l’état d’euphorie… C’est pour l’éternité…
    Le groupe Danois publie des profits en forte hausse, supérieures aux attentes.
    Plus de 1.8 milliards d’euros, en progrès de 13 %.

    Le profit s’établit à 51 millions d’euros, contre 10 l’a dernier. Mais on voit la différence entre le réel et le financier.
    Le financier demande, exige 15 %, un secteur en état d’euphorie, en pointe, donc le plus rentable, donne 2.8 %…
    La deuxième partie de l’année est traditionnellement la période où 60 % de l’activité se fait.
    On attend donc 4.5 milliards sur l’année complète, la part de marché de Vestas atteindra 35 % cette année contre 28 % l’année dernière.
    Les goulots d’étranglements subsistent : matières premières et fournitures.
    Pour les énergies nouvelles désormais, on peut dire qu’on risque de plus parler de chiffre d’affaire, d’investissements et autres que d’innovations. Surtout pour l’éolien, qui est lancé à grande allure.
    Leçon à méditer pour notre président : s’il veut passer à l’action et sortir de l’activisme et de l’agitation, il lui faut des budgets, et remettre à sa place le banquier de Francfort : un simple sous fifre.
    Pour que les centaines de milliards, soient réellement utiles, et ne servent pas à alimenter le tonneau des danaïdes.

  • Dean, ding et dong sont dans un bateau…

    Dean, ding et dong sont dans un bateau…

    QuetzalcoatlL’ouragan Dean pose énormément de problèmes. Plus qu’un ouragan classique.
    Car si le bilan des dégâts et des pertes en vie humaine est toujours trop lourd, son bilan économique est… Bizarre…
    En effet, un prix du pétrole qui ne monte pas malgré l’arrêt de la production mexicaine, et même baisse, un prix du gaz (aux USA) qui se sent carrément mal, avec des stocks près du maximum, cela sent la récession ou pire, la dépression.
    14 % de baisse en séance, cela ressemble bien à un effondrement…

    En effet, on incrimine l’hiver trop doux, l’été trop frais.
    Mais incrimine t’ on le bon pèlerin ?
    En effet, les mouvements de désolvabilisations des consommateurs .
    2.2 millions d’américains (estimation minimum) qui attendent d’être mis à la rue !ça ne serait pas aussi, des personnes qui auraient essayé aussi d’économiser sur tout : l’eau, l’électricité, sur la sacro-sainte climatisation ? Faute de pouvoir l’économiser sur l’indispensable plein d’essence ?
    Nouvelle du Japon : l’excédent commercial recule en juillet. Les exportations progressent de 11.7 %, répartis ainsi : 
    – plus 20.6 % pour la Chine,
    – plus 13.1 % vers l’union européenne,
    – plus … 1.3 % vers les USA.
    Plus que des statistiques désormais sans valeur, ces deux éléments laissent penser donc à une récession.

  • Gaston premier ministre

    Gaston premier ministre

    Ane François Fillion ne veut pas d’un "durcissement du crédit".
    Pauvre garçon, il ne comprend rien au film. Il faut lui expliquer calmement, longuement pour lui faire comprendre la situation. L’ état a cessé d’émettre de la monnaie permanente, il y a bien longtemps. La création monétaire est désormais de celle de la création temporaire (en contrepartie d’une dette), et le phénomène vient de s’inverser. M3, la masse monétaire, ne progresse plus depuis mai. Le mouvement s’est inversé. Désormais, la destruction l’emporte sur la création.
    François Fillion peut faire tout ce qu’il veut, dire ou (le sait il) penser. C’est irréversible.

    La seule alternative, c’est de recréer de la monnaie définitive pour compenser petit à petit ce déclin. C’est simple, il faut que la banque centrale rembourse, à petite dose, la dette publique. Comme ce qui se faisait avant 1973. La monnaie définitive est désormais symbolique, il faut lui rendre une importance qu’elle n’aurait pas du perdre.
    Grâce à elle, on pourra investir massivement dans le domaine énergétique, revenir au plein emploi, rebâtir un monde réel.
    Investir. Le monde que nous connaissons depuis 35 ans est mort, il est sous perfusion des banques centrales, mais elle ne font que prolonger le mal.
    Donner de la monnaie temporaire, alors qu’elle s’asséche plus vite qu’elle n’est crée, c’est donner de l’alcool à un alcoolique pour le soigner.
    Ah si. Une différence. Gaston est sympa.

  • Mer du Nord : le point du déclin.

    Mer du Nord : le point du déclin.

    Production1991 : 3.9 Millions de barils jours
    1992 : 4.2 Mbj
    1993 : 4.5 Mbj
    1994 : 5.4 Mbj
    1995 : 5.7 Mbj
    1996 : 6    Mbj
    1997 : 6    Mbj
    1998 : 6    Mbj
    1999 : 6,1 Mbj
    2000 : 6    Mbj
    2001 : 5.9 Mbj
    2002 : 5.8 Mbj
    2003 : 5.5 Mbj
    2004 : 5.2 Mbj
    2005 : 4.8 Mbj
    2006 : 4.4 Mbj
    2007 : 4.1 Mbj

    et pour les estimations : 2008 : 3.9 et 2012 : 3. On voit que la courbe a été en plateau assez longtemps, six ans, avec une petite pointe en 1999 à 6.1, qui permet surtout de donner à cette courbe un sommet, mais que le caractère étale à cette époque, masquait en réalité un recours de plus en plus fort à la technologie la plus perfectionnée pour assécher les gisements.
    De même, le déclin actuel a lieu, malgré une flambée des investissements, et que les estimations de 2008 et 2012, fort optimiste en ce qui concerne les volumes de production, fait penser que les pétroliers sont eux aussi rentrés dans la phase de négation de la réalité, prenant leurs désirs pour des réalités.
    La course à l’arctique ne serait pas aussi prononcé, si on avait réellement de l’optimisme. Toutes les prospections ont été faites, les embrouillaminis politiques et les interventions militaires ont précipités les chutes de production dans les pays les plus riches en hydrocarbures, et la querelle Irano-américaine sur le nucléaire peut précipiter le mouvement.
    La technologie ne pourra pas tout régler donc. Et il y a fort à parier que la courbe de déclin de la mer du nord sera parfaite : c’est une zone politiquement sure. Et qu’en 2012 on produira 1.5 Mbj.

  • Iles dans l’arctique…

    Iles dans l’arctique…

    Drapeau_urssL‘URSS, pardon la Russie va prendre l’avantage dans la course à l’Arctique.
    Pour une bonne raison, c’est que des iles y apparaissent, conditionnant la possession des 200 miles environnant, voir des plateaux continentaux.
    La Russie a beaucoup plus d’expérience de ces milieux, et de plus "la masse russe est rustique et les soldats plus rustiques encore, le soldat russe survie là où les autres sont déjà morts" (Général liddell hart), et que si le problème ne consiste qu’à envoyer des colons au delà du cercle arctique, ce sera promptement résolu.

    En droit international, c’est la prise de possession effective (peuplement qui légitime la possession), c’est la conférence de Berlin à la fin du 19° siècle, soucieuse d’éviter les prises de possession "au pinceau" qui avait  imposé ce changement. Il faut qu’il y ait : planté de drapeau, et population effective.
    C’est un cas de figure qui avait déjà eu lieu dans le cas du Spitzberg, dans la querelle URSS/Norvége.
    En ce moment, il est clair que l’on assiste à une montée en puissance très forte de la Russie, qui recommence à parler de manière musclée, qui désormais a beaucoup plus de moyens, financiers, énergétiques, mais aussi techniques.
    La Russie prétend désormais faire la course en tête en matière aéronautique et d’armements.
    Au niveau qualité, c’est la plupart du temps vrai, le pentagone étant atteint de déliquescence sur la conduite de ses programmes d’armement (il ne fait, finalement, pas bon être  submergé par les budgets).