Auteur/autrice : patrick reymond

  • Dean ? DOOONNGGGG !

    Dean ? DOOONNGGGG !

    YucatanDean arrive sur les cotes mexicaine du Yucatan, par l’est, il va passer sur les terres, et repartir dans le golfe du Mexique, touchant au sortir des terres, le gisement pétrolier sous marin de Cantarell.
    Dors et déjà, la production mexicaine de pétrole est arrêtée, le personnel évacué.
    Pourtant, le cours du pétrole a encore reculé. A une autre époque, cette seule approche aurait propulsé les cours sur des plus hauts historiques.
    C’est dire l’ampleur de la crise financière.

    Les dégâts dans les raffineries mexicaines et américaines ? Evaporés, essuyés du revers de la main. On y pense même plus.
    Pourtant le cyclone Dean pourrait nous amener à voir un avant gout d’un pic oil précipité.
    On se souvient des conséquences de Katrina sur les raffineries US.
    Et là, c’est bien supérieur. La production mexicaine de brut atteint 2.65 millions de baril jour, et les raffineries sont à flux tendu.
    L’AIE (agence internationale de l’énergie) continue ses pitreries en demandant l’augmentation de la production, entremêlant  et mélangeant bêtises et langue de bois…

  • Canada, Mexique et USA…

    Canada, Mexique et USA…

    CmuHarper, Calderon et Bush se ont réunis à Montebello.
    Bush a salué la foule enthousiaste (3 personnes) du village.
    Comme la démocratie c’est bien, mais sans le peuple, il pourra poser des questions, mais à distance.
    Le partenariat pour la paix et la sécurité devrait donc faire montre de la bonne entente des classes dirigeantes des trois pays.
    Sécurité énergétique (lire continuation du gaspillage, pillage énergétique et minier du Canada et du Mexique, guerre contre la Russie pour le pôle nord sur les hydrocarbures), prospérité (lire : du monde des affaires), et bien sur lutte contre le terrorisme (vous savez , les méchants qui ne nous supportent plus à l’intérieur).

    En réalité, cette rencontre, rassemble trois politiciens qui sont l’un, très mal élus (Calderon) et contesté, l’autre, tenu pour un menteur universel (Bush) en même temps que le pouvoir politique est en état de décomposition avancée à Washington, le pouvoir économique en état de délabrement absolu, et l’autre Harper, aussi faible que peut l’être un gouvernement canadien (c’est déjà pas mal), minoritaire de surcroit.
    Bref un parfait trio pour engager le continent sur 50 ans.

  • Suéde : un cap déterminé.

    Suéde : un cap déterminé.

    GustavvasaLa Suède n’a pas toujours eu l’image qu’elle a maintenant. A l’époque de Voltaire, qui a écrit une histoire de Charles XII fort instructive, c’est une dictature militaire, le prototype de l’état militarisé, à un point bien pire qu’arrivera la Prusse, le suédois, ou plutôt le "goth" est un soldat discipliné, mais la terreur des populations. Avec lui, un seul langage, c’est la mise à mort.
    Aujourd’hui, les Suédois ont appris la paix, surtout après l’épouvantable défaite face aux russes pendant "la guerre du nord." Jamais une guerre ne fut aussi menée aussi totalement et jamais, même au 20° siècle, si totalement perdue. A cette époque, les Suédois ont appris à se mêler de leur affaire, et à tenir leur maison ordonnée.
    Ils la tiennent aussi en ce qui concerne le pétrole.
    D’ici 2020, la Suède devra s’en passer.

    La recherche de la compétitivité passe par l’abandon ou l’alternative au pétrole.
    La production d’énergie renouvelable du pays est passé de 92 TWH à 166 en 30 ans. Le confort dans les habitations est assuré par la géothermie, la récupération de chaleur, et le pétrole n’est plus guère utilisé que dans les transports.
    La sortie du nucléaire est programmée, mais subordonnée à la création d’énergie renouvelable équivalente.
    Le carburant, sévèrement économisé devra être fourni par la biomasse, et certaines communes sont déjà autossuffisante.
    En réalité, la politique suédoise est très souple : objectif inchangé et fixe, mais pragmatisme dans l’application. Non pour un retrait, mais pour un surcroit de compétitivité. Pour être débarrassé de l’addiction au pétrole.

  • L’essence du capitalisme IV

    L’essence du capitalisme IV

    CapitalismeDepuis 2003, la bourse saigne les entreprises cotés, mais ne leur apporte guère. Les dividendes et les rachats d’actions sont désormais supérieurs aux levées.
    Certaines firmes d’ailleurs en sont devenus caricaturales.
    La firme capitaliste du 20° siècle était la General Motors. Elle est devenue, non plus une proie, mais un monceau de dette, un mistigri que seule les manipulations peuvent encore faire coter.
    Mais il y a pire que cela. Le capitalisme, c’est sensé investir, voir loin. Sortir du dilemme énergétique actuel, c’est injecter dans le développement durable, dans les énergies renouvelables, bien plus qu’en France on a injecté dans le nucléaire, les mythiques "1000 milliards de francs".

    Or que font les hedge funds ?
    "Tout simplement que l’investissement à long terme ne paie plus. Avec quelques pourcentages du capital, les hedge funds (fonds spéculatifs) manipulent les cours, imposent leur loi : fusions, acquisitions, démantèlements, distributions rapides des actifs par des super-dividendes et des rachats d’actions.
    Une grande partie des fonds de LBO sont dans la même logique : rachats d’entreprises par sortie de Bourse ou dans le domaine privé par endettement massif, restructurations rapides, distributions des actifs, réductions des coûts pour une amélioration rapide des résultats, reventes à d’autres fonds de LBO."
    Investir n’est même plus prévu. Investir c’est sortir de l’argent du monopoly financier.
    PIRE :  Investir est nuisible, puisque cela affecte "autre part", l’argent de la spéculation.
    Le capitalisme occidental conduit par des imbéciles se fait seppuku. D’autres ailleurs s’en félicitent.

  • Norvége : rebond de production….

    Norvége : rebond de production….

    Norvege Léger rebond de la production norvégienne de pétrole.
    Sans remettre en cause le déclin irrémédiable de la production, ce mieux va dans le sens d’une exploitation plus prudente et plus raisonnée que la partie britannique de la mer du nord qui a été exploitée très vite.
    1.866 millions de barils jour en juin,
    0.319 millions de barils jour de Gnl (gaz naturel liquéfié) et de condensats.

    La prudence norvégienne dans l’exploitation était due à une croyance forte en la théorie de Hubbert, à la volonté de ne pas voir le pays détruit par le pétrole, et en la difficulté pour un aussi petit pays de maitriser le développement.
    Mais le gout de la ressource gratuite a quand même réussi à empoisonner les norvégiens. Ils pensent sérieusement à développer leurs considérables ressources de Thorium
    La problématique de la ressource gratuite, comme le sont les ressources minières et essentiellement énergétique est la destruction totale du reste de l’économie.
    En gros, un secteur fait 40 % du Pib, et il ne reste plus rien à coté. Le pib flambe les années de cours élevés, et dégringole les années de cours bas. Le développement n’est donc plus assuré.
    On rentre dans le cas de l’ Espagne coloniale…

  • Carnage en Chine II

    Carnage en Chine II

    Couriot181 mineurs pris au piège, probablement morts.
    6 000 morts officiellement dans les mines en Chine (mais la plupart des mineurs sont des clandestins), et des bilans fous (certainement, enfin j’espère, surestimés) de 300 000 à 500 000 morts par ans.
    Mais peut être, bilans pas si éloignés de la réalité…
    Car il y a accident et accident…
    Un coup de grisou classique peut être prévenu, sauf si l’on veut aller trop vite. Mais on peut comprendre qu’il arrive. Prévoir le grisou, c’est dur, aléatoire, compliqué.
    Mais l’incident de la province de Shandong est un incident lui au contraire, très banal. Une inondation.
    Or, il n’y a rien de plus simple à prévoir qu’une inondation.
    Le glissement, le coup de grisou, font partie des incidents difficilement prévisibles. L’inondation pas du tout.

    Que des compagnies minières travaillent désormais sans le nécessaire pour pallier des inondations, que ce soit à shandong et à cigar lake, est significatif d’un laisser aller, d’une sous estimation des problèmes, en un mot d’une incompétence totale, doublée en Chine d’un calcul économique : il est moins cher d’indemniser des familles en douce. Et de plus quand l’accident ne tue qu’un seul mineur ou un petit nombre, (cas le plus fréquent), clandestin de surcroit…

    Photo : GNU free documentation license.

  • Carnage en Chine.

    Carnage en Chine.

    Germinal_2 Est de la Chine.
    Plus d’espoir de retrouver les 180 mineurs chinois disparus dans l’est du pays. L’inondation de 2 houillères dans l’est est responsable de cette catastrophe.
    C’est la plus lourde officiellement depuis les 171 mineurs tués par un coup de grisou en novembre 2005.
    Le moloch de la houille dévore les mineurs. La multiplication des incidents indique des conditions de sécurité qui se dégradent devant la soif énergétique de nos sociétés.
    Métier du passé, il y a 20 ans, le mineur de houille retrouve un statut envie aux USA, et ne l’a jamais perdu en Chine.

    Reste à savoir le nombre de tués qu’occasionne les 2 milliards de tonnes extraites chaque années. Difficile à dire, car à côté des grandes catastrophes officielles qui concerne des mines officielles et donc un beaucoup plus sure que la moyenne, il existe un sous prolétariat de mineurs, employés dans des mines clandestines, où le carnage est quotidien.
    Comme il reste plus profitable aux exploitants de payer les familles des morts, pour lesquelles les indemnités restent marginales, comparativement aux travaux de sécurisations, le cout en vies humaines, impossible à apprécier, fait courir des bilans fous : sous le manteau, on évoque de 300 000 à 500 000 morts chaque année… La vie d’un mineur chinois est courte.  40 ans. Pas même le temps d’attendre que la mine tue par maladie.

  • Iran : chute de production à l’horizon.

    Iran : chute de production à l’horizon.

    Iran L’ex ministre iranien du pétrole démissionnaire K. Vaziri-Hamaneh, vient de déclarer que le pays (et le monde) par la même occasion allait à la crise énergétique.
    "si la consommation d’énergie suit cette tendance, le pays sera confronté à une crise majeure dans les 15 ans).
    L‘Iran ne peut développer sa production pour répondre à la demande intérieure croissante d’un pays qui fait 70 millions d’habitants, même si sa transition démographique apparait comme terminé.
    Officiellement la production atteint 4.2 millions de barils jour, en réalité on parle de 3.8 millions, elle pourrait baisser de 1.5 millions.
    Il n’y aura pas d’exportation de gaz avant 10 ans, au minimum, et la production défaillante fait que le gaz ne peut être injecté pour doper les gisements de pétrole.

    Depuis la révolution de 1979, l’Iran qui avait atteint le stade du pic oil, vit une avec une production souvent dépendante d’évènements extérieurs, de conflits diplomatiques et militaires, en un mot, assez haché par le manque de prospection, d’investissements.
    La courbe de production, qu’elle soit de gaz ou de pétrole est loin d’avoir en Iran la pureté décrite par hubbert.
    Mais le sens est toujours le même. La décroissance. Les conditions géopolitiques et économiques font qu’elle risque de ne dépendre guère de la géologie…

  • L’ Allemagne fait son marché (électrique).

    L’ Allemagne fait son marché (électrique).

    IslandL’ Allemagne cherche des producteurs d’électricité alternatifs :
    – Sahara avec le solaire,
    – éolien à domicile,
    – mais aussi liaison avec l’Islande et sa Géothermie, et aussi connexion avec de gros gisements offshore éolien.
    Cela est du aux percées technologiques dans les transports d’électricité, où visiblement, on espère réduire les couts et les pertes.

    Les interconnexions peuvent être nombreuses et croisées : éoliennes britanniques alimentant la Norvège, Islande reliée à la grande-Bretagne puis au continent.
    On le voit, les énergies renouvelables visiblement intéresse plus qu’on ne le croit les compagnies. Et le fait qu’elles s’intéressent désormais à leurs "tuyaux", prouve à l’envie les progrès.
    Mais le seul hic, dans cette histoire est un a priori : il repose sur l’idée d’une paix éternelle et indissoluble entre les parties. Alors que l’Ecosse, par exemple se pose la question de son indépendance.
    La question énergétique on le voit, pose bien d’autres problèmes que l’énergie.

  • Outilsolaire.

    Outilsolaire.

    Solaria L’occasion est belle de faire connaitre un produit qui semble sympathique de prime abord et écologiquement très correct : aucune consommation en fonctionnement, c’est le capteur à air solaire de solaria, principalement pour résidence secondaire, locaux occupés irrégulierement, il fonctionne à l’énergie solaire, à la fois en thermique et en photovoltaïque, le rayonnement chauffe l’air, et le courant nécessaire est produit par le capteur.
    Ce capteur se pose en façade, et permet de notables économies d’énergies. On le sait, les meilleurs système sont ceux qui ne consomment pas.

    La seule inconnue est donc l’ampleur de l’économie que l’on peut réaliser.
    5, 10 ou 15 ° ? Il est certain que pour le hors gel, c’est indéniable.
    Mais le puit provençal permet d’atteindre les 15 °.
    Mais il est clair aussi que le puit provençal nécessite un espace qui n’est pas forcément disponible, alors qu’une maison a toujours une façade.
    En tout cas un produit intéressant, et Corse. Qui ne souffre apparemment que d’un défaut encore : un prix encore élevé, appelé à baisser.