Auteur/autrice : patrick reymond

  • Kashagan : un peu plus cher que prévu.

    Kashagan : un peu plus cher que prévu.

    KazakLe cout prévisionnel du dernier grand gisement pétrolier découvert a légèrement dérapé : il est passé de 57 milliards d’ US $ à 136.
    Ceci pour 30 ans de vie. Prévu pour commencer sa production en 2005, il la commencera en 2008, non 2010, bon on verra.
    Situé dans une zone difficile (le bord de la Caspienne), pris 6 mois dans les glaces chaque année, le gisement merdeux selon les majors de kashagan présente certaines difficultés techniques.
    Son brut est très soufré, très corrosif surement un bolchévique.
    Il contient de plus du gaz à haute pression, qui peut endommager les équipements je vous le disais un bolchévique.

    D’une manière générale, le prix de la production… flambe encore un bolchévique?, passant de 3,7 $ le baril en 2000 à 14.6 $. A l’époque le cout de Kashagan avait été estimé à 29 milliards de $.
    En réalité, le cout de l’exploitation et de la prospection suit le cours du prix du pétrole.
    On le voit le pic oil, est aussi financier.
    Le gisement de kashagan est sans doute le gisement dont le report sonne le pic oil. Prévu pour une production de 1.5 millions de barils jours en 2006, sa présence aurait sans doute permis de reporter celui-ci à 2010.
    Sa défaillance, adoucira certainement la décroissance de la production après 2010, voir beaucoup plus tard.
    En plus les dirigeants kazakhs (de vrais bolchéviques ceux là) , ils font rien qu’embêter.

  • Forêt Wallonne : exploitation maximale.

    Forêt Wallonne : exploitation maximale.

    Photos_104La forêt Wallonne est en nette expansion. En bien meilleure état que cella du 19° siècle, bien plus étendue, elle est néanmoins à la limite de la surexploitation.
    L’ Europe malgré le bon état de ses bois risque d’en manquer à l’horizon 2020.
    En effet ayant décidé de tirer 20 % de son énergie du renouvelable, il lui manquera 230 millions de M3, d’après la Cepi (fédération interprofessionnelle des industries du bois).
    La forêt wallonne, elle montre déjà des signes de surexploitation.

    395 000 hectares au 19° siècle, 545 000 aujourd’hui, produisant 4 000 000 de M3, soit en gros 10 M3 par an /ha.
    Mais il faut voir que l’effet kiss cool, risque de fausser considérablement les données du problèmes. La majeure partie de la consommation de bois sert à la pâte à papier, la majeure partie de la pâte à papier, à fabriquer du carton, emballage indispensable pour expédier aux 4 coins du monde.
    De même la palette. La crise des transports risque de faire chuter cette consommation.
    Mais il faut être clair : jamais les forêts, même dans le très bon état actuel ne pourront faire face à la consommation sans une règlementation drastique, des choix stratégiques, et un prix élevé de la ressource.
    Le développement par exemple du poêle à bois ou de la chaudière à pellet posent beaucoup de questions.
    Est ce perdurable, ou est ce simplement un produit qui permettra de développer la filière en vue d’autres usages ?

  • Un scénario pour le pétrole.

    Un scénario pour le pétrole.

    PennsylvanieLe scénario du pic oil le plus parfait a eu lieu aux USA. montée régulière jusqu’en 1971, déclin régulier depuis.
    Mais le monde n’est pas aussi parfait. Les USA ont connu la stabilité, des investissements très forts dans la prospection et un nombre maximum de puits en exploitation : 500 000 pour 750 000 dans le monde.
    Le pic oil, ne revêt pas, loin de là toujours cette forme dans le monde.
    Troubles politiques, en Iran, en Urss, au Vénézuela, ont entrainé une baisse de la production provisoire, et une remontée. De même, un certain nombre de pays ont été "punis" par les pays occidentaux, sous forme de rétention de technologie, d’embargo, ou autre.

    Le Cas le plus frappant est celui de la Russie. Maximum à 12.5 Millions de barils jour, puis déclin à 6, enfin remontée à 10.5, sans dépasser le maximum de 1987.
    Les carences d’investissements de la période pétrole bon marché, ont amené à épargner provisoirement certains gisement.
    La situation sociale et politique comme au Nigéria, empêche une exploitation linéaire de la production.
    Une chose est sure : le pic oil USA était parfait, mais  sera peu imité dans le monde, pic oil, désormais généralisé et avec à coup, certainement.
    Pour des raisons techniques, politiques, sociales, etc…

  • Un scénario pour le nucléaire…

    Un scénario pour le nucléaire…

    Centrale_nukeUn scénario vraisemblable pour le nucléaire, vite.
    Les prévisions de relance de la production s’avèrent de plus en plus aléatoires. Accidents prolongés sur Cigar Lake, incertitudes aussi sur l’inondation de Western range. Si l’uranium est présent en quantités considérables sur terre, on ne sait pas l’extraire de manière économique. A part sur une dizaine de sites, ne répondant pas à la demande ACTUELLE.
    Ce problème est crucial en France. En effet, pays le plus nucléarisé avec 58 centrales, tirant 80 % de son électricité du nucléaire, l’impact d’une crise d’approvisionnement y serait maximum. Un pays qui en tire 20 % devrait y faire face sans trop de problèmes.  20 % d’économies à l’heure actuelle, c’est plutôt facile.

    Mais la France ? La problématique est simple : un stock avec entrées et sorties. 8000 tonnes de stocks. 5272 d’importations. Reste un manque de 2700 tonnes. On voit, le bout sera vite là. Et pour le moment, augmenter la production, cela reste de l’ordre des voeux pieux. On le voudrait bien, mais on ne le peut point, et en tout cas, désormais, on n’est plus les seuls à en vouloir acheter massivement.
    On le voit, il n’y a aucune chance d’échapper à une politique d’économie d’énergie d’un gabarit fort considérable. Et peut être exemplaire. L’alternative est un parc marchand sur trois pattes, avec des pannes à répétition.
    En tout état de cause, on peut voir un certain nombre de pistes se dégager : la baisse des exportations par exemple, le déclassement d’un certain nombre de centrales, bientôt inutiles.
    Double avantage. On met une centrale "en veille" (arrêtée mais non démantelée), avec la possibilité théorique de pouvoir redémarrer. Pendant quelques années, disont 20 ans. Une bonne partie de la radioactivité de vie courte, soit la plus grosse partie, a disparue. Et les gains financiers sur le démantélement seront considérables.
    Comme on le voit, un problème n’existe que dans la manière de l’appréhender.

    Photo : gnu free documentation license

  • Eolienne de particulier : pas mal.

    Eolienne de particulier : pas mal.

    EoleIl n’y a pas de crise énergétique. Il y a une crise du modèle énergétique ancien. Pour y répondre, nous avons toute la panoplie du parfait petit citoyen responsable : technologie, économie. Pour notre domicile, nous devons effectivement réduire beaucoup notre consommation, au grand bien de notre portefeuille, qui dans ce cas d’espéce à l’air de correspondre au bien de la planète, combler le reste par un mix, géothermique plus solaire.
    Enfin trouver quand même un minimum d’énergie, de préférence en ne faisant qu’ appelle le moins possible

    à de grandes compagnies, aux conseils d’administrations peuplés de néolibéraux fous et irresponsables.
    2 possibilités : le photovoltaïque (qui demande à être perfectionné) et l’éolien, même le petit éolien, destiné à une autoconsommation, et dont les fournisseurs les plus sérieux, dynamiques et compétents sont des firmes anglosaxonnes (normal : c’est eux qui ont rencontrés le plus les néolibéraux fous).
    On peut renvoyer ainsi sur certains sites. Les produits permettent l’autonomie globale, sont relativement bon marchés et fiables.
    Ne vous inquiétez pas pour votre électricien national, favori et préféré. Il monnaye déjà  de son côté les certificats de carbone que cela lui donne…
    Là aussi question capitaliste : investissement, rendement et production. Le vrai capitalisme, même à échelle réduite, pas la bouillie idéologique actuelle.

  • Arctique, Guerre… fraiche et froide…

    Arctique, Guerre… fraiche et froide…

    ArctiqueL’arctique va être le lieu d’une nouvelle guerre froide, à défaut d’être fraiche et joyeuse. Le planter de drapeau russe sur le pôle nord, est la partie la plus visible du conflit d’intérêt entre Russie et continent nord américain.
    En effet, selon l’agence de presse Ria Novosti, cela fait 4 ans que les USA, dont on voit l’accès plutôt réduit à l’Arctique .
    "En décembre dernier, l’administration Bush a intensifié considérablement l’activité secrète du groupe de travail intersectoriel spécial qui dirige les sondages du fonds océanique dans l’Arctique en vue de soumettre à l’ONU la demande américaine de prétendre à un territoire arctique et aux réserves de pétrole et de gaz" (Harper’s magazine septembre).

    D’évidence on s’aperçoit que la fuite en avant s’accélère pour une expansion territoriale maritime conjuguée à une expansion énergétique maximum.
    En réalité, ce qui est dénié, nié, est le retour d’une puissance russe qu’on avait cru définitivement affaiblie dans un concert des nations, où son rôle s’était affaibli considérablement.
    Mais sorti d’une décennie de troubles, correspondant à la période Elstinienne, on s’aperçoit que la Russie est toujours là, ferraillant dur avec ses anciennes dépendances et à terme, les réannexant, d’une technologie militaire, désormais supérieure à celle des USA, d’une technologie tout court, supérieure à ce que l’on croyait, et avec des signes de renouveau intérieur indéniables.
    L’enjeu : 700 milliards de tonnes de pétrole, plus de gaz encore.
    Enfin, cela ce sont surtout des espérances. L’arctique ayant été peu prospecté, c’est peut être cela, mais peut être aussi beaucoup moins.
    Et selon les techniciens russes, toujours, ayant une grande expérience du travail en conditions extrêmes, sans doute beaucoup plus dur à récupérer que prévu…

  • Pétrole : l’esprit d’aveuglement… II

    Pétrole : l’esprit d’aveuglement… II

    CourtisanIl n’y a rien d’inéluctable dans la place qu’a pris le pétrole dans nos sociétés.
    Il n’y avait rien d’inéluctable non plus. Seulement une politique habile des princes du pétrole pour rendre accro nos sociétés au pétrole et pour le laisser dans sa dépendance.
    Profits pour eux, profits pour les compagnies et surtout profits pour les états consommateurs.
    Voila le compromis, largement non écrit qui régit ceux qui nous gouvernent.

    En 1953, Mossadegh essaie de prendre le contrôle du pétrole iranien. Il est sous embargo, sans risque pour les pays consommateurs, il est renversé, brisé, alors, on va attendre longuement.
    Le temps qu’il faudra pour que le charbon soit rayé de la carte,
    le temps qu’il faudra pour que le gaspillage soit érigé en mode de vie,
    quand survient un concurrent, on l’élimine par tous les moyens,
    on tolère tout ce qui ne renverse pas le consensus…
    Ce n’est pas un problème technique donc, mais l’application du "prince" de machiavel…
    Le pétrole n’est pas indispensable. Simplement en sortir, ou le réduire grandement tuerait le consensus politico-énergétique.

  • Pétrole : l’esprit d’aveuglement…

    Pétrole : l’esprit d’aveuglement…

    Raffinerie L’esprit d’aveuglement est très répandu, surtout dans les beaux esprits.
    "On a plus de pétrole", "on en trouvera encore", "on aura les moyens de trouver". Pour  résumer "Yakafokon".
    Voila le point de vue de JM Chevalier de l’université dauphine qui dirige le CGEMP (centre géostratégique de l’énergie est des matières premières).
    Première franchise (petite) : on ne sait comment va évoluer les cours.

    Deuxième langue de bois : c’est la faute aux troubles politiques (sous entendu, il faut pacifier), mais, petite évolution, il faut économiser et diversifier…
    Bien sûr le fait que devant les couts d’exploitations, les revenus des compagnies pétrolières souffrent, malgré des cours coquets, est complètement évacué.
    En effet, le tout n’est pas d’avoir un réservoir. Si grand fut il. Il faut avoir un robinet et un tuyau. Et les bureaucrates qui nous dirigent ne comprennent visiblement pas, comme le faisaient ingénieurs et techniciens que c’est compliqué et de plus en plus.
    Enfin, là, c’est plutôt le point de vue du courtisan bien en cour…

  • Cameco  : dans la m…ouise…

    Cameco : dans la m…ouise…

    CamecoFinalement, on va prendre le temps de se faire une petite pause, hein, tabernak…
    D’abord pour Cameco, on va prendre son temps, la mine de Cigar Lake, c’est pas si pressé, 2011 au lieu de 2010, pour la remise en fonctionnement, c’est pas mal non plus ?
    Les fonds de couverture saignés sur l’immobilier se sont évanouis du marché de l’uranium, aussi le prix est revenu à 110 $ la livre de yellow cake.

    Comme ils se sont aussi évanouis du titre Cameco, celui-ci a baissé.
    Décidément les dieux n’ont pas l’air d’être avec l’uranium ces temps ci :
    – accident en Allemagne,
    – accident au japon,
    – stocks fort succint en France (8000 tonnes soit 11 mois, épuisés en 2011)… Les mauvaises nouvelles de Cameco, risquent de peser lourd sur la balance.

  • Kashiwazaki kariwa : fermeture longue.

    Kashiwazaki kariwa : fermeture longue.

    TepcoOn dirait mickey, en moins drôle. L’AIEA vient donc de visiter la centrale japonaise touchée par le séisme.
    Le verdict est clair : plusieurs mois d’arrêt, 1.5 milliards d’euros de réparation, une année de travaux pour une centrale "pas conçue pour résister à un séisme de cette amplitude".
    Le problème rencontré dans cette centrale n’est pas finalement technique.

    Bien que cette centrale ne soit pas conçue pour résister à un fort séisme (AU JAPON !!!!!!), c’est la réaction de TEPCO qui pose problème. Ils ne sont pas responsable d’un séisme, nul ne l’est, mais pour sauvegarder leur situation financière (à cause de cet incident, le bénéfice de TEPCO est en baisse de 80 %, hors réparation), ils avaient délibérément voulu le minimiser.
    Or, d’après l’ampleur du chantier de réparation, l’accident était loin d’être bénin, même s’il n’était pas d’une gravité extrême.
    Cela repose donc le problème : le nucléaire est il rentable, du moins assez pour assouvir une société privée ?
    Pour faire face à la pénurie physique on a fait appel au gaz, au charbon, à d’autres fournisseurs, et à la réduction de consommation.