Auteur/autrice : patrick reymond

  • Epr en finlande ou le maçon retardé…

    Epr en finlande ou le maçon retardé…

    FinlandeLe groupe TVO annonce que le réacteur EPR est de nouveau et encore retardé.
    Début commercial en 2011 au lieu de 2009.
    Des centaines de défauts techniques, un béton inadéquat, qu’il a fallu reprendre (sous le prétexte de pallier les chutes d’avion), alors qu’il parait que pour les réacteurs construits entre 1977 et 1995, c’était déjà parait il prévu. (Nous aurait on menti, à l’époque ?).

    Toujours l’alibi de l’indépendance énergétique utilisé (comme chacun le sait, le sous sol de Finlande regorge d’uranium).
    3 milliards d’euros de travaux, 500 millions de pénalités pour Areva (et le contribuable français) pour des délais irréalistes (un prototype de ce type en 3 ans ! Ils devaient penser le fabriquer en lego).
    2 Epr en Chine, des contrats en Grande Bretagne et USA, la centrale de Flamanville, inutile complètement économiquement parlant sera construite donc uniquement pour démarchage commercial.
    La filière nucléaire présente un état pitoyable : salariés pressurés (stresser le salarié est comme on le sait la meilleure manière d’avoir des ennuis), démobilisations, pertes de savoir-faire, lobbying au lieu de compétence technique…  Sans compter bien sur la sécurité, pas si parfaite qu’on le dit…

  • Prix du baril : la chute aussi 10 août 2007

    Prix du baril : la chute aussi 10 août 2007

    Opec_baril La crise qui affecte les marchés financiers fait chuter le baril. Pourtant, les nouvelles d’outre-Atlantique ne sont pas franchements bonnes.
    Contraction encore marquée des stocks, même si on semble avoir passé la "driving season", la crise énergétique donc se poursuit à son rythme lent et implacable, mais risque d’être reléguée provisoirement au second plan.
    C’est l’ effondrement des marchés financiers qui occupent les esprits, pour l’instant.

    Et pour le pétrole cela se traduit par une fuite des spéculateurs qui ramassent, là aussi tout le cash disponible, à n’importe quel prix, c’est le cas de le dire.
    Le Brent reculait à 69.3 $ le baril et le light sweet crude à 70.75.
    Si le niveau des stocks ne sont pas bon du tout (ils ont fondus de 4.1 millions de barils), les opérateurs semblent plus préoccupés par l’incendie financier qui se propage. En effet, une récession, avec chute de production, surtout US réglerait pour quelques années le problème du pic oil.
    Visiblement les rois du pétrole appréciaient justement la situation en refusant d’augmenter la production.
    Ils avaient prévus ce qui allait se passer.

  • Changement d’époque.

    Changement d’époque.

    Senate_capLe changement d’époque énergétique s’amorce aux USA.
    D’abord chez les citoyens, puis par la classe politique locale, puis au niveau des états et enfin au niveau fédéral.
    Chez les citoyens, d’abord, le changement est perceptible au niveau automobile : trop gourmandes, les automobiles des big three sont dédaignées, déconsidérées et leur part de marché vient de tomber à moins de 50 %. Faute pour leurs dirigeants d’avoir compris leurs clients.

    Les états devenaient aussi fort actif, notamment avec l’emblématique gouverneur de Californie.
    C’est au tour des chambres de prendre le problème à bras le corps :
    "la Chambre des représentants américains a adopté samedi un texte visant à taxer les compagnies pétrolières à hauteur de 16 milliards de dollars (11,7 milliards d’euros) et à alléger parallèlement la fiscalité des énergies renouvelables et encourager les efforts d’économie d’énergie".
    Reagan est mort.
    Un représentant y a vu "une attaque contre l’industrie des hydrocarbures", c’est on ne peut plus vrai, mais l’intérêt de la population et de cette industrie, cela fait deux.
    Un "paquet énergétique " a été adopté visant à encourager l’efficacité énergétique et l’intensification des biocarburants de l’énergie éolienne et d’autres sources d’énergies renouvelables"
    Reagan est enterré.
    "Nous nous tournons vers l’avenir", a dit Nancy Pelosi; la présidente de la Chambre des représentants.
    Pour la présidence, ce sera le prochain numéro

  • Gonflés ces rousskis !

    Gonflés ces rousskis !

    ArctiqueUsa et son petit caniche Canada remettent les pendules à l’heure. Bien que les russes aient planté leur drapeau sur le socle de l’Arctique, cela ne vaut rien.
    Le pétrole c’est LEUR pétrole. Celui du Canada, celui des USA, même celui qu’est pas chez eux, c’est LEUR pétrole.
    "Nous ne sommes plus au XV°siècle, on ne peut aller partout dans le monde, planter son drapeau et dire "nous revendiquons ce territoire"".
    A dit Peter Mackay, ministre canadien, réagissant au drapeau russe planté sur l’ Arctique.
    Manque de bol pour lui, c’est exactement le contraire qu’affirment les conventions internationales de la fin du 19°

    siècle (encore en vigueur) et notamment signé par les USA et LA grande-Bretagne, qui a cette époque représentait le Canada.
    Ces prises de possession ne sont valables que s’il y a possession effective (peuplement sur place).
    Comme chacun sait, la population canadienne est massivement massée sur les rives de l’océan Arctique, pour bénéficier de 12 mois de sports d’hiver.
    Le fait qu’on soupçonne de gigantesque réserves de pétrole et de gaz sous l’ Arctique a fait sortir le planter de drapeau russe du stade de curiosité à celui de provocation manifeste.

  • Criminalisation de la greve…

    Criminalisation de la greve…

    DbNouvelle étape de la grande régression sociale : la criminalisation des mouvements de grève.
    En Allemagne, pays pourtant réputé calme à ce niveau là, et où les procédures sont très contraignante (il faut dans ce cas d’espèce, un vote et une majorité de plus de 75 %), le tribunal  du travail de Nuremberg a posé comme principe qu’il ne fallait déranger personne…
    Que reste t’ il du droit de grève donc ?
    la permission de débrayer en dehors des heures de travail ?

    Cet arrêt est tout aussi pitoyable que lamentable.
    Pour  M Bayreuther, le président du syndicat GDL Manfred Schell veut "sortir les instruments de tortures".
    C’est une grande constante dans le patronat, égale à celle de Staline, de vouloir régler les conflits sociaux en les criminalisant.
    Or, souvent les vrais problèmes de transports se situent dans des infrastructures vieillissantes, un matériel hors d’âge, et souvent en panne, chose qui chacun le sait, est de l’entière responsabilité des syndicats (salauds de salariés).
    De même si les trains britanniques connaissent des retards sempiternels, des records de tarifs et d’accidents, le problème social a été réglé il y a bien longtemps, là aussi par la criminalisation et l’écrasement des syndicats.
    Il faudrait rappeler un principe aux juges de Nuremberg ; on ne règle pas des problèmes sociaux dans l’interdiction du droit de grève. Quand une grève est mure, elle se déclenche. Et en 1864, les sanctions à l’encontre des grévistes étaient bien plus terrible.  Cela n’a rendu les mouvements que plus durs.

  • Le petit journal : 8 août 2007

    Le petit journal : 8 août 2007

    GeorgieVous pouvez être RA-SSU-RE, grâce au gazoduc Azerbaîdjan, Turquie, Grêce, etc, … l’indépendance énergétique de l’Europe sera vraiment sans problème.
    (la preuve c’est que la chute d’un missile, venu d’on ne sait où, ne nous a même pas fait peur).
    La paix et la concorde règnent dans la région.
    (sauf à propos de l’identité du propriétaire du missile susdit : vous savez ce que c’est après un accident de la route, tout le monde se défile).

    D’ailleurs les parties russes, sud ossètes et géorgiennes ont trouvé un accord : c’est bien un missile qui est tombé sur le sol géorgien.
    Promis, ça ne se repassera plus. (la prochaine fois, aucune erreur de tir, ça tombera direct sur le gazoduc, promis, vous comprenez, c’est toujours délicat le réglage de l’artillerie, et puis un missile ça coute si cher, faut pas les gaspiller…).

    Source : Ria novosti.

  • Energie verte, investissements massifs.

    Energie verte, investissements massifs.

    Eolien750 milliards de $ pour le renouvelable d’ici 2016. Voilà les projections. Mais ce montant, il y a de fortes chances qu’il soit pulvérisé.
    "La demande pour les énergies renouvelables augmente à un rythme sans précédent dopé par les programmes incitatifs compétitifs des gouvernements."
    Selon le cabinet Ernst et Young.
    Le premier producteur d’énergie renouvelable sont les USA, suivi depuis peu par la Grande-Bretagne, saisi par le zèle des nouveaux convertis, disposant d’une énergie éolienne considérable et atteint par une déplètion pétrolière et gazière d’un fort honorable gabarit (le premier observé avec cette intensité).

    La conclusion ?
    Augmenter la part du renouvelable c’est bien, mais ce qui serait bien mieux, c’est pour une somme équivalente réduire les consommations.
    Le libéralisme économique est pour cette nouvelle révolution industrielle, enterré.
    Et surtout l’essentiel de ces investissements sont constitués d’investissements physiques et non de ces montages financiers sans intérêt.
    Vous allez rire : ils y en a qui ont dit que ces énergies ne seraient jamais compétitives, si, si…

  • Barrage des trois gorges : le succès.

    Barrage des trois gorges : le succès.

    HooverLe barrage des trois gorges est désormais l’orgueil de la Chine.
    Le test, les inondations, a eu lieu, et s’est déroulé avec le plus grand succès.
    Contrôler le débit, produire de l’électricité, donner de l’eau à la Chine du nord assoiffée et désertifiée, le barrage a rempli ses offices avec succès.
    Et même au delà.
    Il est loin le temps où les inondations du Yang tsé faisaient

    des millions de victimes. Ces catastrophes étaient redoutés par les autorités et la population. Les autorités craignaient que cela soit interprétés comme "le retrait du mandat du ciel", signe par lesquels les grandes révolutions étaient précédées par des grandes catastrophes, souvent fruit du relâchement dans l’application des lois.
    Le 30 juillet, donc les 18 vannes ont été ouvertes et les 16 turbines ont fonctionnées à fond.
    Nonobstant les milliers de vies épargnés et les milliards de dégâts évités, le barrage apparait comme un succès technique, politique, économique, sinon social, le déplacement des populations ne s’étant pas forcément fait dans des bonnes conditions.

    Photo : barrage Hoover USA
    source : agence chine nouvelle.

  • Lait : forte hausse en vue.

    Lait : forte hausse en vue.

    Vache_3 Le prix de l’énergie et le bioéthanol font bondir le prix des céréales, le prix des céréales, lui fait bondir le prix de la viande et du lait.
    Alors qu’il manque 1 milliard de litre pour une production de 126 milliards, la situation est tendue aussi dans le monde où la demande, comme en Europe explose, La réaction européenne est  "vachement" à la mesure du problème.
    Jugez en : augmentation du quota (déjà pas rempli) de 0.5 %, et augmentation d’un quota provisoire de 10 à 15 %.
    La pac de 2003/2006 avait imposé une baisse des prix de 10 %.

    Et c’est cette baisse qui avait entrainé la baisse de production.
    Pas de problème à l’époque, on allait se fournir sur le marché mondial, qui on le sait est plus bas. (ah non tiens ?).
    Aujourd’hui, changement de donne et grande question : combien faudra t ‘il dépenser d’argent public pour relancer la production, installer de nouveaux agriculteurs ?
    Mais on sait que faire et défaire, c’est toujours travailler !
    Belle politique de gribouille !
    Notez bien qu’ heureusement, l’augmentation des prix ne pénalisera que les "pays" pauvres…

    photo : GNU free documentation license

  • Forte baisse du brut le 6 août 2007

    Forte baisse du brut le 6 août 2007

    193067bEn ces temps de fin de règne, ces derniers jours flottent un parfum de 1929.
    Le pétrole brut "light sweet crude" a perdu 3.42 $ dans la journée clôturant à 72,06 $ le baril et le "Brent" de la mer du Nord s’est adjugé à 71.17 $ en perdant 3.58.
    La situation peut s’analyser ainsi : géologiquement aucune nouvelle ne justifie cette débâcle, la situation productive reste tendue. Par contre ce qui pourrait changer la donne d’une manière fondamentale, c’est la consommation.
    Une récession, ou pire, une très grande récession marqué par

    un effondrement de la consommation est à craindre.
    La crise immobilière des subprimes  (salauds de pauvres) débuté aux USA se propage aux banques allemandes (2 à ce jour), à la finance en général, et dans ce monde, où tout le monde est endetté vis à vis de tout le monde, les défaillances vont se faire en cascade.
    En effet les titres de créances (CDO), sont à peu prés logé partout.
    Affaire a suivre, donc, chaque jour…