Auteur/autrice : patrick reymond

  • Fond de cuve…

    Fond de cuve…

    PompeEt un pas en avant,
    et un pas en arrière,
    et j’augmente de un,
    et je descends de 6…
    C’est vraiment farfelu cet été les stocks de pétrole US.
    A croire que ça ne relève plus que de la simple manipulation boursière.
    On augmente un peu quand on croit que ça va descendre, et ça descend plus quand on croit que ça se stabilise.
    Et là, excusez du peu : – 6.5 millions de barils à 344,5 millions.
    Et encore, il n’y a là rien de confortable. On se dit 344.5 c’est beaucoup. C’est vrai mais c’est très peu.

    Combien sont de "faux" stocks, indispensables dans les tuyauteries pour faire tourner le système ?
    100, 200 ou 300 ? Dans ce cas, le stock disponible est ridiculement bas.
    Le "light sweet crude" a donc atteint son "maximum historique" à 78, 77 $ le baril. Soit un gain de 12 $ en deux mois. Si cela n’indique pas le pic oil, alors qu’indique t’il ?
    On espérait, pour sauver la situation une utilisation des capacités de raffineries US à 95 %, sachant pertinemment que toute utilisation supérieure à 90 % est une prouesse. Et un coup de chance fabuleux.
    Lien de cause à effet, les ventes de la GM se sont effondrées en juillet de 18.5 %, passant de 410 000 à 320 000…

  • Léger de plus en plus léger, aérien même…

    Léger de plus en plus léger, aérien même…

    PlombLe cours du plomb n’en finit pas de s’élever à des hauteurs stratosphériques.
    Il est en effet passé de 1000 $ la tonne au début de l’année,à 3500 $ à la mi-juillet. Et le phénomène spéculatif n’y est pas pour grand chose, même s’il n’est pas absent.
    La grande utilisation du plomb, ce sont les batteries de voitures. (les 3/4).
    L’utilisation n’augmente guère dans les pays développés, et atteint un certain degré, le recyclage fait le plus gros du tonnage, comme dans toute la filière métallurgique d’ailleurs.

    La nouvelle demande vient de l’expansion du secteur automobile en Asie.
    Second problème, comme on l’a vu à Métaleurop, c’est que le plomb était vu comme vieillot, dépassé, ringard, finit. Maintenant le plombeux sera riche comme Crésus.
    Doit on finalement douter des capacités mentales de certains investisseurs ?
    Leur manque de vue d’avenir est frappant. Ils sont capable de jeter une mine d’or sous prétexte que le minerai ne sort pas en lingot…
    Le dernier conseil de l’investisseur avisé sera : ne jetez plus de métal à la poubelle. Stockez le…

  • Solaire thermique : poursuite de la progression

    Solaire thermique : poursuite de la progression

    SoleilLe solaire thermique poursuit sa percée en Europe. Il a tout pour lui en ce moment. Fiabilité, rendement et subventions.
    1500 000 m2 en Allemagne, 3 000 000 de M2 supplémentaires en Europe, représentant une puissance de 2160 MWth. La France, comme à son habitude commence doucement, en rigolant des pionniers, puis tout le monde s’y met : 1 160 000 m2, 300 000 M2 supplémentaires cette année.
    Le marché le plus prometteur est quand même l’Espagne qui l’a rendu purement et simplement obligatoire.

    Néanmoins, le bilan global reste modeste.
    Cela globalement représente 44 M2 pour 1000 habitants et 30.8 Kwh.
    Néanmoins l’élément positif est l’accélération du mouvement : plus 44 % en 2006 pour plus 23 % en 2005.
    L’objectif du million de M2 posé chaque année à partir de 2010 en France n’apparait plus comme excessif, ni disproportionné.
    Simplement s’il apparait considérable, il faut le rapporter au nombre de logements : 30 000 000 millions, et s’il faut 10 M2 à chacun, on voit le chemin qui reste à parcourir.
    En réalité, là aussi, il y a risque de bulle, d’emballement et de croissance débridée. Mais il y a sans doute encore de belles années.

  • La Réunion : le modéle…

    La Réunion : le modéle…

    ReunionAlors que certains s’obstinent dans leur toc sur une dette publique, certes importante, mais fictive (elle est remboursable sur simple jeu d’écriture), on voit que la Réunion est un département tellement "attardé" qu’elle en est resté à l’économie réelle, et non pas à des fatras de chiffres sur des ordinateurs.
    Personnellement, j’aimerais bien que toute la France soit aussi "attardé" que la Réunion.
    Le pôle de compétitivité  "TENERRDIS" en collaboration avec l’INP (institut national polytechnique) de Grenoble, qui regroupe plusieurs écoles d’ingénieurs voit assurément le

    futur de la Réunion, en vert, en grand et en renouvelable :
    – bâtiments à énergie positive,
    – transports propres,
    – 75 000 chauffe-eau solaires individuels à fin 2006,
    – 2500 logements sociaux équipés en thermique collectif fin 2006,
    – 6 MWc photovoltaïques connectés au réseau fin 2006 (dont une centrale de 1 MWc)
    – 2 installations de froid solaire (10 au niveau national, 80 en Europe),
    – 2 parcs d’éoliennes…
    Bon d’accord, petit, mais costaud au niveau des énergies renouvelables…

  • Nucléaire : l’avenir douteux…

    Nucléaire : l’avenir douteux…

    NucleaireSelon l’ Oxford research group, l’avenir ne sera pas nucléaire. Il est déjà trop tard pour miser sur lui.
    Pour une simple et bonne raison, même en écartant du revers de la main le problème combustible, c’est que construire des centrales, surtout de ce type là, c’est long.
    Pour le GIEC, 442 réacteurs en service en 2005 plus 76 prévus et 25 en construction, c’est bien trop peu pour satisfaire les besoins. Et pour compléter les propos de l’ Oxford research group, le rythme actuel aura du mal à maintenir le parc actuel en l’état.

    En partant sur une population de 10 milliards d’homme en 2075 et 1000 watts par personne produit à 33 % par le nucléaire, on arriverait à la construction de 4 centrales par mois (en gros une par semaine). L’effort le plus violent, la France de 1977 à 1993 a été de 3.4 centrales, par an.
    Dans le même temps, la Chine met en service d’ici 2012,  562 centrales à charbon (une tous les 5 jours), l’Inde 213 et les USA 72.
    Là aussi, on ne peut que constater que seule une politique d’économie peut fonctionner. Que parallèlement l’éolien doit rentrer dans nos paysages, villes, lotissements et campagnes, comme les panneaux solaires, que même ce recours au charbon est profondément déplacé (combien de temps dureront les gisements à ce rythme ? Mais certainement pas 250 ans, 50 ans tout au plus…)

  • Effet de dettes.

    Effet de dettes.

    EurosPour passer à une autre révolution industrielle, rien n’est plus facile. Cela demande des investissements, des vrais, pas des financiers, pour une technologie soit existante, soit qui arrivera à maturité sous peu.
    Donc le problème n’est pas du tout technique.
    Il est politique.
    Du sortir de la grande guerre, à 1973, tout était très simple, le déficit était couvert par des avances automatiques de la banque de France au trésor, une planche à billet peu utilisée. La dette resta donc stationnaire de 1918 (300 milliards de francs) à 1939, n’augmenta que pendant la seconde guerre mondiale (pour éponger une circulation monétaire débridée), et jusqu’en 1973, on décida que les avances automatiques au trésor n’était pas "moderne".

    On l’arrêta donc pour la remplacer la planche à billet publique (qui ne produisait pas de dettes), par une planche à billet privée (les banques privées frappent monnaie pour prêter à l’état) qui fabriquent une dette, fictive donc, mais bien utile à certains pour pousser des cris d’orfraies sur "la dette qu’on ne peut laisser aux enfants et petits enfants".
    Si on avait continué dans l’optique de 1973, la création monétaire aurait concerné 600 milliards d’euros. La privatisation a fait créer le double.
    Mais là, n’est pas le plus marrant. Le plus marrant est dans le fait qu’ayant décroché de l’étalon or avec les USA le 15 août 1971, nous n’avons même plus de vrai monnaie.
    En effet l’aspect transmission de valeur est complètement écarté. Et il est clair que pour toute personne ayant l’âge de raison en 1971 et maintenant, et qui peut faire les comparaisons, la monnaie a beaucoup perdue. 95 % de sa valeur pour le US $, la monnaie de référence. Mais les autres ne sont pas en reste.
    La donne énergétique n’est donc pas incontournable, c’est même très classique : investissements à crédit, c’est facile à faire, à condition de se débarrasser des trublions, des inutiles et des parasites qui veulent "équilibrer les finances", là aussi, de belles têtes de vainqueurs à certains diners.
    La monnaie n’a rien d’une vache sacré, elle a aussi pour fonction d’être une variable d’ajustement…

  • Gamberge en noramerica…

    Gamberge en noramerica…

    Noramerica_2les ministres de l’énergie noraméricains se sont réunis en Colombie Britannique le 23 juillet à Victoria.
    Fruit d’une mastication intensive de méninges, le résultat de leur réflexion est pour ainsi dire éblouissant (prenez vos lunettes de soleil) :
    – amélioration de la sécurité et de l’efficacité énergétique en noramérica (déjà là, admiration),
    – réduire les obstacles à la mise en application des technologies énergétiques propres ; biocarburants (un affamé, c’est "un obstacle à écarter" ?),
    Hydrates de gaz ( facile, vider la mer, réchauffer les pôles),

    – capture et stockage du carbone, (facile : il faut investir, économie dirigée donc ?),
    – charbon épuré (facile aussi, il faut investir, économie dirigée aussi ?),
    – transport d’électricité (reprendre ce qui n’a pas été fait pendant 25 ans ?),
    – rendement des véhicules à moteur (seppuku des constructeurs noraméricains ?),
    – consommation des appareils en veille…
    Et ils parlaient des énergies renouvelables…
    Constatation : ils avaient du aussi mettre leur cerveau en veille…

  • FMI, Castro et Chavez, même combat…

    FMI, Castro et Chavez, même combat…

    FmiIl y a des choses, ça fait bizarre de les entendre.
    Bon que Castro disent que les biocarburants affameront les pauvres, ça ne trouble pas, c’est dans l’ordre des choses.
    Quand Chavez, dit la même chose que Castro, ça ne trouble pas non plus, c’est dans l’ordre des choses.
    mais quand le Fmi dit que la production de bioéthanol nord américaine va affamer les pauvres, ça crée quand même un choc, psychologique.

    Bon, d’accord, vous allez me dire, le Fmi, ça ne sert plus à rien, ils arrivent même plus à caser leurs prêts, personne n’en veut, leur encours est réduit à un reliquat de 12 milliards US $ (dont 75 % à la Turquie), il y a plus qu’un seul candidat à présidence (DSK), qui doit pas être au courant que leur dernière activité, c’est de faire des cocottes en papier.
    Le Fmi, c’est vieux, quasi une maison de retraite (ça doit être pour ça que DSK la veut).
    On note quand même la fin d’un monde.
    Comme les déclarations de la banque mondiale, au temps de Wolfowitz (encore un qui a viré gaucho), le compromis libéral dit "de Washington" entre FMI et Banque mondiale est donc bien enterré.
    Quand à Cuba, une déclaration intéressante de Raul Castro. Il dit que Cuba doit accéder à un cran supérieur d’indépendance alimentaire. Il dit aussi Cuba prêt à la normalisation. Washington lui rétorque qu’il n’aura à faire qu’au peuple cubain.
    Rappel simple : le peuple cubain, ce ne sont pas des exilés partis, pour certains depuis 50 ans. Ce sont des gens qui vivent sur place, qui en ont peut être et même sans doute assez de certaines choses.
    Mais pas, ni du service de santé gratuite et performante (tout le monde ne peut en dire autant), ni d’un service d’éducation, lui aussi performant.

  • Et la lumière fut…

    Et la lumière fut…

    MadaUn petit village malgache, Sahasifotra a changé d’époque. Comme les villages du massif central, les plus tôt électrifiés dans la France du 19° siècle.
    Grâce à trois éoliennes de 5 kilowattheures, les habitants bénéficient de l’électricité en continu.
    Petits changements. Les enfants peuvent travailler le soir, télévision et lecteur dvd ont fait leur apparition (a but éducatif).
    Le vent utilisé le Varatraza est très puissant, souffle régulièrement et suffit à un consommation somme toute modeste, mais de grand portée.

    Pour les cyclones, nombreux, on peut coucher les éoliennes en quelques minutes, 5 emplois d’électriciens ont été crées. Un comité de gestion s’occupe des encaissements. Car rien n’est donné. Un forfait de 5000 ariary (deux euros) par mois est demandé, et convient au pouvoir d’achat local.
    L’exode rural semble arrêté par l’électrification qui donne un mieux être certain aux habitants.
    Il est a noté que des pannes d’électricité avaient provoqués des émeutes (sinon des insurrections) à Madagascar.
    A l’heure actuelle, et partout dans le monde, la question énergétique a remplacé les émeutes de la faim.
    Bel exemple de ce qu’un développement modeste, mais en phase avec la population du pays peut apporter.

  • Gisement de Vankor : le gigantisme

    Gisement de Vankor : le gigantisme

    IgarkaAujourd’hui, il n’y a pas à dire, on va loin, très loin, pour trouver  du pétrole, enfin un peu si peu, si loin et dans des prouesses techniques incroyables, au delà du cercle polaire.
    Le gisement de Vankor, en Russie, en est la preuve.
    Gisement de 945.9 millions de barils (je suis béat d’admiration devant cette précision…)
    219 puits produiront 21 millions de tonnes par an et on parle au total de 260 millions de tonnes de pétrole et 90 milliards de M3 de gaz.

    Comme on le voit, le bilan est plus que modeste, et les compagnies pétrolières désormais s’étripent pour des champs minuscules.
    Rosneft assurera l’exploitation du gisement, après s’être débarrassé de son concurrent Total.
    Une goutte de pétrole…