Auteur/autrice : patrick reymond

  • carburants industriels : comment faire ?

    carburants industriels : comment faire ?

    Canne_sucreLe "bio" carburant est à l’heure actuelle, une équation simple souvent  1 (de carburant) = 1 de combustible + biomasse.
    Donc on voit bien que le rapport est complètement désastreux.
    La canne à sucre est moins dispendieuse, mais, là aussi on cherche à améliorer le processus de fabrication, en gros passer à une deuxième génération, pour améliorer le rapport énergétique.
    Les chercheurs brésiliens travaillent eux, sur les levures.
    Ils sélectionnent des levures qui vont modifier, de par leurs comportements, le processus de fabrication de l’éthanol.

    Les levures en question ont la particularité de floculer, ce qui permet de supprimer une phase, celle de la centrifugation, qui sert à séparer l’alcool des levures.
    Avantage supplémentaire, elles vont se concentrer au fond du réacteur et peuvent être réutilisées immédiatement, et sans aucun traitement.
    La nature est étonnante.
    Des micro organismes à la demande, utilisées chacunes avec leurs spécificitées.
    Dans ce cas de figure, l’économie est conséquente, tant en prix (0.02 à 0.03 réis le litre), qu’en énergie consommée.

    Photo : intérêt-général.info

  • Et une laitue ma p’tite dame ?

    Et une laitue ma p’tite dame ?

    LaitueEn temps d’énergie abondante et bon marché, on méprisait certaines plantes, dont on semble désormais redécouvrir les vertus  : hyacinthe d’eau, jussie, mais aussi laitue de mer.
    Ces plantes on l’avantage d’être extremements prolifiques, et de fournir une biomasse à l’hectare importante, sans commune mesure avec n’importe quelle autre plante.
    Presque le potentiel d’une énergie fossile.
    A condition de créer une filière.
    Des chercheurs de l’institut national de recherche environnementale (NERI-DMU, Danemark) travaillent sur cette plante.
    Celle-ci, ulva lactuta présente un potentiel énergétique énorme.
    700 fois plus de biomasse à l’hectare (marin) que le blé.

    Sa croissance et très rapide, et elle contient plus d’hydrates de carbone que le blé.
    L’ulva et les espèces voisines sont largement répandues, souvent dominantes, et là où elles le sont posant des problèmes écologiques.
    On a donc une espèce, là aussi idéale, regroupée en "gisements".
    Le but des recherches n’est pas tant la ressource donc, que de l’exploiter de façon optimale, notamment la fermentation.
    Elle permet aussi le recyclage du co2 industriel, pour la production de cette biomasse.
    Ne restera plus qu’à investir…

  • Barrage des trois gorges : mieux que prévu.

    Barrage des trois gorges : mieux que prévu.

    Barrage_des_trois_gorges Le barrage des trois gorges sur le Yang Tsé Kiang dépasse les prévisions par son impact.
    Prévisions dépassé d’abord dans la fourniture d’eau, ensuite dans la production d’électricité. Le barrage devait fournir la Chine du nord en état de sècheresse endémique, 40 Km3 d’eau.
    La lutte contre la désertification n’est bien sûr, pas oubliée.
    Ensuite l’électricité.
    63.8 milliards de KWH cette année, 170 depuis 2003, avec 26 générateurs opérationnels à ce jour. les prévisions initiales ont été dépassées de 4 milliards chaque années.

    Lors de l’année de son achèvement définitif (2009), la production devrait culminer à 84.7 milliards de KWH.
    Il est de même clair que ce barrage a une finalité politique.
    Les dépenses d’équipements sont vues comme celle d’un gouvernement décidé à améliorer les conditions de vie de la masse des citoyens chinois.
    Lutte aussi contre les grandes catastrophes du Yang Tsé, qui sonnaient le glas des dynasties, et marquaient les périodes de grands désordres (des inondations dans les années 1920, avaient des bilans humains monstrueux : plusieurs millions de morts), sans que cela ne soit signalés par les journaux par plus que quelques lignes.

  • Tourisme (ir)responsable…

    Tourisme (ir)responsable…

    Tourismegraphiquecetri72 % des français se disent intéressés par les voyages responsable et 50 % sont prêts à en acheter selon l’ATES (association du tourisme équitable et solidaire), qui regroupe 16 association française d’écotourisme, pour 40 destinations.
    Pourtant, au niveau énergétique, le "voyage responsable", n’existe guère.
    Surtout quand il va loin. Voyager était plus rare avant le début 1970, et surtout, on voyageait moins loin

    Surtout, le tourisme, s’il est présenté comme une "manne" pour les pays receveurs, est surtout une malédiction.
    En effet, le tourisme et le touriste dépensant beaucoup d’argent détruit souvent toute autre forme d’activité sur place. Agriculture, industrie, souvent disparaissent, au profit d’une image de carte postale et d’importations massives de denrées pour ces touristes, guère non plus habitués à manger local, dormir local, consommer local.
    On veut bien visiter, mais il ne faut pas pousser.
    On est passé du globe trotter inventif au "voyageur" confortable.
    Bien évidemment, ne parlons pas de phénomènes tout aussi importants : prostitution, trafics et marchés noirs en tout genre, générés par cette industrie.
    Il est de même certain que l’augmentation du cout de l’énergie a brisé la tendance à la hausse des voyages, en attendant de faire redescendre la courbe.
    En attendant, pas d’hypocrisie : le "tourisme écologique", ça n’existe pas…

  • Carburants industriels : problème d’échelle…

    Carburants industriels : problème d’échelle…

    ColzaIl y en a, ils comprennent vite, mais il faut leur expliquer PLUS QUE LONGTEMPS.
    Enfin, c’est fait. (j’espère) La commission européenne vient d’avoir le déclic salvateur. Ce jour, 19 juillet 2007 est à marquer d’une pierre blanche.
    Tenez vous bien, il y a un problème d’échelle pour la production de carburants de substitution industriels (je préfères ce terme à celui, complètement impropre de "bio" carburants).
    Utilisé dans le carburant à raison de 4 % et de 10 % en 2020, il est clair que le carburant industriel ne pourra faire face à une consommation de type actuelle.

    Si la commission européenne ne l’avait pas dit, on ne l’aurait pas deviné.
    15 % en Europe, on espère 35 % aux USA, la totalité au Brésil et dans quelques pays, comme l’on voit, les montants annoncés sont parcimonieux.
    Et même si on espère 35 % en Europe, il faut se rendre à l’évidence : et le reste ?
    Il n’y a pas deux solutions possibles, mais une.
    C’est la réduction des consommations.
    D’abord, là où c’est possible et TRES rentable : le bâtiment, puis l’industrie, enfin le transport.
    Le transport international devra se réduire au strict minimum indispensable, les productions localisées, les voitures TRES économes, comme celle annoncées par TATA.
    Mais en aucun cas le mode de vie actuel ne peut perdurer.

  • Nucléaire français : vétuste aussi

    Nucléaire français : vétuste aussi

    Suret_nuclaireLa sécurité est soi disant la priorité dans les centrales nucléaires françaises.
    Les accidents, c’est bon pour la Suéde, l’Allemagne ou le Japon.
    C’est bien connu qu’on est les meilleurs.
    Aujourd’hui, il faut bien se rendre à l’évidence, le parc est vieux, vétuste, mal entretenu et bientôt dangereux, s’il ne l’est déjà.
    Le dernier avatar "de faible gravité" n’en est pas moins extrêmement significatif.
    Des phénomènes de colmatage concernant les générateurs de vapeur ont été observés.
    Le générateur est un échangeur thermique entre le circuit primaire (chauffé à 320° et à 155 bars) et le circuit secondaire qui transforme l’eau en vapeur et alimente les turbines.

    Les taux de colmatage peuvent atteindre 80 %, les centrales à 900 et 1300 MW étant les plus touchés.
    Vibrations et  fissures et contraintes mécaniques supplémentaires sont les parties visibles pour l’instant. Pour le moment rien de grave, mais aucun moyen n’a encore été trouvé pour amender le problème.
    En réalité, ce qui pose problème, c’est le caractère extrêmement frustre de l’incident.
    Visiblement, les personnes qui ont conçus le système n’avait pas prévu un problème on ne peut plus classique et basique de vieillissement. Même  pas une partie importante.
    En un mot, il n’ont pas vu un problème qu’un plombier ou qu’un réparateur de machine à laver connait.
    Il faut en tirer donc les conclusions : les concepteurs n’avaient aucune idée de ce qu’ils concevaient : une grosse chaudière avec un combustible atypique.
    Et ils ont fait des erreurs de débutants : négligence, outrecuidance et inculture.
    Chapeau…

  • langue de bois et ventres creux

    langue de bois et ventres creux

    Bl"Inévitablement, il y aura une certaine hausse des prix agricoles et alimentaires",
    ces propos sont de  Jean-Michel Lemétayer président de la FNSEA, il nous annonce la donne, sans toutefois nous donner la cause…
    Les déclarations lénifiantes continuent :
    ""nous ferons tout pour que cela pèse le moins possible sur le consommateur avec des hausses minimum nécessaires à la survie des entreprises".
    Chers messieurs, les prix sont libres en France, et l’autocontrole,  on a toujours vu ce que cela a donné. Prix débridés et famine.
    Décidément, Nicolas Sarkozy arrive bien tard pour appliquer une politique libérale. 25 ans trop tard exactement.

    Déjà, partout dans le monde se dessine le monde de demain : autosuffisance et exportations au compte-goutte. Pendant ce temps là, le déphasé de l‘OMC, l’idéologue Patrick Lamy joue quitte ou double sur la libéralisation des échanges.
    Monsieur Lamy n’aurait pas dépareillé dans l’appareil stalinien.
    Refus de la réalité, et prédominance d’une vision du monde complètement déconnectée de toute évolution : s’il y a problème, c’est qu’il n’y a pas assez de libéralisme.
    Certes, les dépenses alimentaires pèsent peu dans le montant global des dépenses d’un ménage. Mais elles vont sous peu exploser.
    14 % sans doute appeler à doubler…
    En attendant plus.
    Ce qui est incontournable, c’est qu’à l’heure actuelle, la nourriture c’est de l’énergie. Que du pétrole, il est de plus en plus difficile d’en produire, que la sécurité alimentaire des nations oblige à revoir l’évolution des 30 dernières années, que le modèle des structures agricoles, la course à l’agrandissement est désormais obsolète, que les expéditions de denrées à tatouine les bains est anti-économique.
    Il faudra bien voir la vérité en face.

  • Tata ne manque pas d’air…

    Tata ne manque pas d’air…

    TataDu nouveau coté indien, le groupe Tata va mettre -horreur- en vente une voiture :
    – pas cher,
    – consommant peu. Effroyable. De quoi couler n’importe quel groupe automobile essayant de faire de la marge sur ses gros véhicules plus assoiffés que gargantua et grandgousier réunit.
    Il y a peu de temps, Tata reprenait les travaux de Guy Negre et de sa société MDI portant sur un moteur à air comprimé et un moteur mixte.

    Le résultat semble donc être arrivé. Voitures légères (350 à 550 kilos), une consommation de 2 litres au cent et 35 g de Co2/km pour le modèle à essence (ou à huile). Le modèle à air comprimé lui, n’aurait donc qu’une autonomie de 80 km pour un temps de recharge de 5 heures 30.
    La société Mdi, a longtemps patiné, faute de moyen. L’arrivée du partenaire Tata, lui a donné le bol d’air financier, quasi illimité, et le bouleversement de l’industrie automobile qui en résulterait serait phénoménal.
    Il est à peu près certain que c’est le modèle mixte qui aura l’avantage. 80 kilomètres est vraiment très peu.
    Rendez vous donc fin 2008. Cette voiture serait vendue au poids, fabriqué localement dans les locaux des concessionnaires. On voit donc que les paramètres de l’industrie automobile changent fondamentalement.
    On voit aussi une perte totale de vision d’avenir de la part des industriels occidentaux, qui ont plus cherchés à écraser MDI qu’à savoir si la firme était dans le vrai…

  • Criminalisation des mouvements sociaux.

    Criminalisation des mouvements sociaux.

    TrainIl n’y a pas à dire, Fillon a été très soigneusement choisi. Je ne sais pas s’il connait la Crimée comme son illustre prédécesseur le Duc de Richelieu (au moins, lui connaissait cela très bien), en tout cas, il ne sait pas où il est.
    En France, il veut assurer un service minimale dans les écoles ? Il existe théoriquement déjà, on ferait bien de le lui dire.
    Il suit en cela le "service minimal" assuré dans les transports.
    Ces réglements, décrets, lois, ne visent qu’à une seule chose, la criminalisation des mouvements sociaux, qui n’en seront que plus violents, plus injurieux et plus insidieux.
    Une grève sauvage se verra remplacé par "un droit de retrait"…
    Il y aura toujours un prétexte…

    Le vrai problème, s’il était ailleurs ?
    En effet, les transports en commun n’intéressent personne en dehors de Paris et de l’ile de France, et de quelques régions bien précises.
    Chez moi, à la Ratp ou à la Sncf, ils peuvent bien se mettre en grève jusqu’à ce qu’il gèle en enfer, leur mouvement ne fera que déclencher l’hilarité.
    Les transports en commun ont disparus sur 90 % du territoire…
    Quand à la qualité du service dépendant des INVESTISSEMENTS, on peut dire qu’ils sont COMPLETEMENT déficients sur les lignes existantes.
    Lignes Rer de régions parisiennes anciennes, mal desservies, mal orientées, lignes Ter obsolètes (une heure pour Saint Etienne Lyon distant de 54 kilomètres, alors qu’il faut deux heures pour un lyon/Paris), même si dans ces cas d’espèces, leur trafic dépassent celui de la région parisienne…
    Courage à nos gouvernants pour attaquer les vrais problèmes : INVESTIR dans les TRANSPORTS EN COMMUN, et dans les lignes.
    Cela améliorerait les conditions de transports, et les temps, TOUS LES JOURS.
    Inutile de rappeler que les tentatives de criminalisations des mouvements sociaux ont toujours échoués, et ce avec fracas.

  • La nourriture hors de prix.

    La nourriture hors de prix.

    LegumesIl n’y a pas qu’au Mexique que le prix de la tortilla explose. Ailleurs aussi.
    Y compris dans les pays industrialisés.
    Mais comme on a viré beaucoup de choses de l’indice des prix, entre autre la nourriture, mais aussi tout ce qui augmente, on a un indice des prix tout à fait étal.
    Chose que n’importe quel pékin allant au supermarché et comparant les prix est amené à démentir.
    26.6 % d’augmentation des prix alimentaires aux USA.
    En un an.
    Cela vous étonne ? Il ne faut pas.
    La nourriture, c’est désormais à 80 % de l’énergie.

    Le petit commerçant avait souvent, notamment pour les produits frais des fournisseurs locaux, la centrale d’achat, elle ne regarde que le prix.
    C’est une mécanique qui a joué à la baisse pendant 30 ans et qui désormais prend l’autre direction.
    C’est pour cela que vous avez désormais des pois gourmands (du kenya) à 10 euros le kilo (payé 0.50 au producteur).
    Raison pour laquelle entre 1970 et 2007, certains produits qui faisaient 2.4 Km en font 2400 (en moyenne)…
    Le premier signe du nouveau choc pétrolier et énergétique, c’est la nourriture.
    Avec une double cause.
    Certaines denrées servent à faire du carburant industriel, c’est le cas de la canne à sucre, du maïs, mais aussi de certaines huiles.
    L’autre cause est l’abandon des ceintures vertes des villes qui les ceinturaient et les approvisionnaient à peu de distance.
    Aujourd’hui, il faut de grosses machines pour produire, qui expédient loin, dans des entrepôts, on produit sous serres, des produits que l’on a pour habitudes de manger toute l’année.
    Tous les ingrédients pour que la flambée des prix soient colossale.