Auteur/autrice : patrick reymond

  • Délire énergétique des électriciens….

    Délire énergétique des électriciens….

    Electricit
    Certaines dénégations font plus de mal qu’elles n’en veulent guérir et contredisent leur auteurs.
    Plus aucun problème d’adéquation entre offre et demande électrique jusqu’en 2012 voir 2014.
    Les projections sont simples :
    – après un plus 4 % dans les années 1980,
    – un plus 1.3 % jusqu’en 2010 et 1 % jusqu’en 2020.
    Cela représente des pics de 95 000 MW en 2010 et 103 000 MW en 2020, pour 86280 MW observé jusqu’à présent.

    Qu’en est il réellement ?
    Petit rappel : au début 1980, on s’aperçoit du délire que sont les 100 et plus de centrales nucléaires prévues en France. On réduit le projet, tout en propulsant le gaspillage en 1986 (merci J Chirac). Résultat : plus 4 %.
    Toutes les économies possibles sont repoussées sine-die, particulièrement la plus simple : la lampe à économie d’énergie.
    On en parle en Europe, sans fixer de date encore. Il ne faut mécontenter fabricants de courant et d’ampoules.
    Comme beaucoup de gens, j’ai reçu une démarche commerciale d’Edf : je ne me chauffe pas à l’effet joule, aussi j’ai reçu un commercial d’une société sous traitante et un devis pour une pompe à chaleur.
    Beaucoup de voisins ont été démarchés ainsi SAUF ceux se chauffant à l’électricité…
    Aucune volonté, donc, d’appuyer sur le frein…
    Les possibilités d’un manque de gaz, de fioul et d’uranium, réels, ne sont même pas évoqués.
    Vieille trajectoire d’une vieille société : énergie bon marché et abondante. le renouvelable n’est censé apporter qu’un surplus. Le reste sera fourni par des centrales aux gaz et à l’epr.
    Evidemment, la nouvelle donne n’est même pas évoquée : énergie rare et chère. Pourtant, nos voisins britanniques sont biens à cette aulne là, au moins pour le prix.

    source : le monde.

  • La « relance » du nucléaire fuit … II

    La « relance » du nucléaire fuit … II

    JaponLes centrales nucléaires, partout dans le monde s’avèrent, vieilles, vétustes et mal entretenues.
    Volonté d’économie, sort de tout bâtiment, surtout industriels soumis à de fortes contraintes physiques, les centrales n’échappent pas à la règle commune.
    De plus le japon, très instable géologiquement doit supporter 55 centrales nucléaires produisant de 35 à 40 % de son électricité.
    La centrale de Kashiwazaki-Kariwa, pas trés éloignée de l’épicentre d’un tremblement de terre qui a eu lieu lundi, a laissé échappé 90 000 becquerels de radioactivité, on avait initialement annoncé 60 000. Les 7 réacteurs sont à l’arrêt.
    le ministre de l’économie et de l’industrie Akira amari, s’en est violemment pris à la firme TEPCO (Tokyo electric power) exploitante du site, Lui reprochant de faire perdre confiance à la population envers le nucléaire.

    L’utilisation du combustible  MOX  avait déjà entrainé des  problèmes importants à la centrale.  "La marge de sécurité du nucléaire est moindre car le plutonium réagit plus rapidement que l’uranium", un temps utilisé, de 2001 à 2002, le MOX a été banni de la centrale, eu raison à une absence de transparence, à une hostilité des populations locales.
    Il est clair aussi que l’absence d’étouffoir à la française au Japon, fait remonter des problèmes plus vite, et qui ne sont pas réglés dans un quand-à-soi discret.
    Mais, la vitesse de remontées des problèmes, et l’impact est inversement proportionnelle à la force du lobby nucléaire. Faible en Allemagne, il n’a aucune force pour s’opposer à l’éclatement de scandales.
    De plus, il n’est pas vain, non plus d’invoquer une des hypothèses de Tchernobyl à cette occasion : les centrales sont construites à proximités de fleuves, ressources en eaux, mais les fleuves sont aussi des failles géologiques importantes (l’eau passe toujours aux endroits de moindre résistance), et c’est un tremblement de terre localisé qui aurait mis la centrale HS.
    Ce n’est qu’une hypothèse non confirmée, mais qui mérite qu’on s’y attarde.
    Surtout en France où une bonne partie des centrales sont situées dans la vallée du Rhône, qui n’est pas trop tranquille, géologiquement parlant…

  • La « relance » du nucléaire fuit…

    La « relance » du nucléaire fuit…

    AtomeDeux incidents majeurs en Allemagne auront eu raison des velléités de relance du nucléaire.
    Krummel a vu un incendie de générateur, suivi d’un arrêt en catastrophe, lenteur, opacité, et enquête policière pour savoir qui pilotait la centrale…
    La centrale est donc fermée sine-die
    Brunsbüttel aussi a vu une panne. Plus mineure, mais lors de la remise en marche " le réseau de purification des eaux dans le système de refroidissement du réacteur avait été arrêté par erreur à deux reprises".
    Bien entendu, lock out en France, mais pour l’Allemagne, la décision est emballée et postée, le nucléaire ne sera pas relancé.

    On le voit, les incidents s’accumulent dans le nucléaire, pour une simple et bonne raison, les centrales sont vieilles, mal entretenues et vétustes.
    Malgré toutes les opérations de propagande possibles. Les incidents à répétition, augurent d’un incident majeur, sous peu, un tchernobyl ou un three miles island.
    Pour l’Allemagne, c’est l’incident de trop.
    Le nucléaire y apparait dangereux, démodé, et le pays bénéficie d’une industrie forte du renouvelable.  Vattenfall Europe Nuclear Energy,devra bien sur s’expliquer.
    Mais l’explication est très simple.
    Le nucléaire ne peut être rentable, si ce n’est qu’en faisant des "économies" de bout de chandelles, qui feront un "ENORME" incident sous peu.
    Opacité, panique de l’opérateur, ne sont que les aspects les moins reluisants.
    En parallèle quand on voit le développement du renouvelable outre rhin (13.3 % du total l’an dernier, en progression de 1/3) , et l’effet de levier possible avec  une politique résolue d’économies d’énergies, il est clair que le ciseau de baisse de consommation et hausse de renouvelable va faire des morts chez les energéticiens.
    C’est leur seule préoccupation.

  • Londres : les énergies renouvelables dans vos poubelles.

    Londres : les énergies renouvelables dans vos poubelles.

    LondresLa maire adjointe de Londres veut que la production d’énergie soit décentralisée de manière à ce que les ménages soient autonomes.
    En réalité, il est clair que beaucoup de sources d’énergies sont méprisées et négligées.
    Notre "civilisation poubelle" évacue un tas de choses, vers un lieu maudit appelé "décharge".
    Et pour les générations actuelles cela va loin : même l’herbe est considéré comme "déchet".
    On vient de redecouvrir un concept, celui que sur cette terre rien ne se perd.

    Effectivement dans nos poubelles beaucoup de choses, et même la totalité, sont réutilisables, ne serait ce que pour le jardin : les déchets alimentaires, mais aussi les déchets papiers, la ferraille, etc…
    Bien entendu, cela va certainement à l’encontre de bien des intérêts de sociétés attachées au traitement de ces masses conséquentes et dispendieuses.
    Si toutes les solutions sont locales, elles deviennent en effets, caducs et inutiles.
    Avec les déjections humaines, les chinois vont jusqu’à produire du méthane, solution reprise en Californie.
    Comme on le voit, tout est affaire de vouloir, de volonté politique, et d’un minimum d’imagination et de réalisme.
    Reste à savoir le contenu réel, de la poubelle, euh pardon, du projet, si c’est un effet d’annonce, ou un projet véritable.

  • Steca pf166

    Steca pf166

    Steca_pf166Le steca pf166 marque lui aussi un tournant. Utilisable comme réfrigérateur ou congélateur, sa consommation électrique est TRES faible, il se contente d’une plage de tension d’entrée de 12 à 24 Volts, et il peut être couplé avec une alimentation solaire.
    On le voit donc, la tendance à l’efficacité énergétique s’accroit sans cesse. Elle est toutefois combattue par une tendance à conserver les vieux équipements, en appoint, en second (la deuxième et la troisième télé), qui fait que ce progrès ne se voit pas, ou ne se verra qu’avec dix ans de décalé.
    On ne saurait donc qu’encourager à choisir les appareils électroménagers de très bonne qualité, sachant que le prix de l’énergie consommée, dépasse largement celui de l’achat initial, et ce, souvent plusieurs fois.

    Le steca pf166 est disponible mondialement, sa classe énergétique A++ frôle le ridicule.
    En effet cette classe indique qu’elle démode instantanément tous les matériels existants, que comme toujours, on ne veut pas peiner, en reléguant aux profondeurs des classements des matériels qui mériteraient d’y être, désormais.
    Politiquement et économiquement correct toujours ! Même si un réfrigérateur était très bon, hier, on doit savoir qu’il est moins bon aujourd’hui !
    Quel est l’intérêt d’avoir un classement où tout le monde est premier ?
    On n’est pas à l’école des fans où tout le monde gagne !
    Le consommateur est en droit d’attendre un classement honnête, fiable et transparent !
    On parle de lui pour le moment pour les produits pharmaceutiques et hôpitaux. il ne reste qu’à attendre qu’il soit à un prix abordable pour être généralisé.

  • Allemagne : santé éclatante du renouvelable

    Allemagne : santé éclatante du renouvelable

    Drapeau_allLe complexe de l’énergie renouvelable sort de l’enfance en Allemagne. Atteignant déjà 13.3 % du total, pour 12.5 prévues en 2010, on voit que les prévisions sont dépassées et enfoncées, signe de l’éclatante santé industrielle du complexe.
    Le phénomène devrait encore s’accentuer.
    27 % en 2020, et 34 % en 2030.
    Mais ce qui reste impressionnant est la vitesse de progression : plus 34 % l’an dernier. KOLLOSAL…

    Ces nouvelles sont à mettre en parallèle avec les pleurs, les gémissements des industriels, particulièrement de ceux liés à l’énergie.
    Mais le succès pourrait aussi être plus KOLLOSSAL encore. En effet, cette production, couplée à un effort intense d’économie d’énergie pourrait amener les énergies renouvelables, bien au delà des 50 %, et à l’autonomie (sauf transport) bien plus tôt que prévu.
    Mais cela irait à l’encontre d’une tendance vieille de deux siècles : sources d’énergies bon marchés, intenses, et centralisées. Là, le modèle serait la proximité,  la décentralisation, et finalement l’énergie bon marché  car elle deviendrait une dépense d’investissement (qu’on aurait donc tendance à réduire) et non plus une dépense renouvelable, à l’infini…
    70 % de la production d’éoliennes est de plus, exportée. sachant qu’en Allemagne, certains secteurs (éoliennes offshore) ne sont pas développés, faute de moyens, en main d’oeuvre TRES qualifiée, et tout bonnement, parce que l’on arrive peu à satisfaire la demande existante, sur les technologies existantes.
    Simple affaire de volonté et d’investissements.

  • Jussie : le législateur fait les gros yeux.

    Jussie : le législateur fait les gros yeux.

    JussieLe législateur se fâche. Contre la vilaine jussie. Pitoyable. Alors qu’on ne sait même pas la combattre. Curieux déphasage. 200 tonnes de biomasse séche à l’an et à l’hectare, fortement productrice de méthane, cela devrait intéresser les pouvoirs publics, au contraire dans le sens de l’exploitation.
    Mais on est parti dans une musique différente, celle d’un temps que vous n’avez pas connu ou l’énergie était bon marché.

    Nos hommes politiques manquent terriblement d’imagination, d’esprit d’initiative, de vue de l’avenir. Ou de connaissance du passé. En effet, les ressources tirées des marais et des zones humides étaient considérables, mais demandent :
    – beaucoup de main d’oeuvre,
    – un cadre législatif,
    – de l’investissement.
    Au lieu de cela, on aura :
    "Arrêté du 2 mai 2007 interdisant la commercialisation, l’utilisation et l’introduction dans le milieu naturel de Ludwigia grandiflora et Ludwigia peploides", qui s’en foutent complètement, ils ont déjà colonisées une grande partie du territoire… On ne peut qu’admirer la sagacité du législateur, et sa capacité à sodomiser les drosophiles, réitérant l’exploit des douaniers, repoussant au delà des frontières, le nuage de Tchernobyl, qui comme l’on sait, n’a jamais osé aborder le territoire national…Mais, pas de craintes. Dans un siècle ou deux, le législateur nous dira que l’on peut avantageusement en tirer profit…

  • Demain, on rase gratis….

    Demain, on rase gratis….

    Staline_matinLe camarade Iossif Vissariannovitch st A l In E, a donné toutes les informations pour rassurer les masses automobilistiki sur les récoltes de pétroles.
    Bien que les stocks de nos camarades US soient en baisse de 4 % à la veille de la saison de déplacements stakanoviskaia, le camarade A I E  a été très clair :
    – grâce à l’action vigoureuse et énergique contre les saboteurs des installations petrolivitch, les capacités de raffinage atteindront le chiffre de 95 %, permettant aux camarades de battre nouveau record de productivité kilométroff.
    – les infâmes vipères lubriques des forces séparatistes nigériannes, une fois impitoyablement écrasées, permettront à la production de s’envoler aux cieux,

    – aidé en cela par les nouvelles capacités de camarades émirs, un temps retardés par chutes de neiges et pluies diluviennes au dessus de péninsule arabique. Grâce à des livraisons urgentes de chasse-neiges, la situation est rétablie.
    – de même, les camarades kolkoziens du Brésil et d’ailleurs, grâce à activisme de choc doubleront leur production.
    Grâce à toutes ces bonnes nouvelles, le prix du pétrole ne devrait pas dépasser en 2008 60 à 65 USD.

    Ce que c’est la nostalgie. Sans rire grâce à l’AIE (agence internationale de l’énergie), je me crois de nouveau dans ces grandes années…Jeunesse, jeunesse…Sans rire, on peut plus que raisonnablement commencer à paniquer, ne serait ce qu’à cause des dénégations…

  • Allemagne : abandon du nucléaire. Confirmé.

    Allemagne : abandon du nucléaire. Confirmé.

    NucleaireAngela Merkel vient de confirmer l’abandon du nucléaire allemand. Il faut dire qu’avec des "pannes" carabinées et multiples, le nucléaire allemand donne des signes d’usures, les industriels comme à leurs habitudes mendient.
    Il faut simplement leur rappeler que la base du système capitaliste, c’est l’investissement productif et que c’est une recette qui réussit pas mal à l’Allemagne.
    Par rapport à la tendance actuelle (1 % de gain énergétique, l’an), on fait un effort supplémentaire pour le passer à 3 %.
    Ceci est nécessaire pour tenir l’objectif de réduction de 40 % des émissions de CO2.

    Cet effort, contrairement au dire des industriels est tout à fait vraisemblable, mais le principal problème des énergéticiens est que cela va à l’encontre de leur religion (du tiroir caisse) et que leur intérêt personnel, qui est de vendre le plus possible, avec en prime des augmentations de prix conséquentes.
    Ils verraient bien un "effort de réduction" de 20 %, couplé à un "effort de prix" de 100 %.
    Au niveau quantités, ils veulent bien d’un "effort" mais le plus petit possible.
    Car si l’effort de réduction est ce qui est annoncé, l’offre sera surexcèdentaire, et là, on risque bien de se trouver, horreur, avec une stagnation des prix…
    La configuration horrible craint l’Opep pour le pétrole : que la consommation baisse plus vite que la production.
    Au niveau où ils veulent d’ailleurs, l’effort, sinon l’exploit se situe plutôt au niveau du retardement.
    D’ailleurs les bureaucraties européennes et nationales se distinguent vraiment dans la lenteur avec laquelle va être abandonner la lampe à incandescence.
    Moins vite, tu meurs.

  • La tendance à l’efficacité énergétique…

    La tendance à l’efficacité énergétique…

    Union_europeenne_2Hausse de la consommation d’électricité entre 1999 et 2004, dans l’union européenne, la moyenne pour les foyers  atteint 4095 kwh, la hausse s’inscrit à hauteur de :
    – 15.8 % pour le tertiaire,
    – 10.8 % pour le résidentiel,
    – 9.5 % pour l’industrie.
    La hausse du pib s’est établie à 10.8 % pour la même période.
    Le développement des surfaces, de l’équipement, la généralisation de certains équipements (sèche-linge) ou de la climatisation, la multipossession de certains équipements, comme la télévision,  concourent à la hausse des consommations. La construction aussi. Le chauffage électrique est fréquent dans les constructions neuves.

    En face qu’existe t’il ? Rien. Une politique d’économie d’énergie embryonnaire, à l’époque inexistante, elle  ne démarre réellement qu’après le siècle, donc trop tôt pour être visible.
    Une réduction de l’ordre de 20 % (appareils moins gourmands et  fin de la  lampe à incandescence) serait aisée pourtant.
    C’est sans commentaire, sur l’inertie des politiques qui chouchoutent les groupes énergétiques. On est encore dans la phase, énergie abondante et bon marché. On va passer à la phase énergie rare et chére. Pour être politiquement, socialement et humainement acceptable, il faudra bien passer par le stade des économies.
    Mais nos CHERS technocrates bruxellois et leur pierre philosophale (la-concurrence-libre-et-non-faussée-Amen), n’en sont pas encore là.
    Leur cas est émouvant, d’ailleurs : ils ne peuvent pisser que dans un poumon d’acier (ils ne sont pas capable de se livrer à deux opérations intellectuelles conjointes : pisser et respirer en même temps).
    Inutile de rappeler, bien sûr, que le chauffage électrique est interdit dans certains pays de l’UE, qu’ EDF se garde bien de proposer des pac à ses clients qui se chauffent à l’électricité (ils les proposent aux autres), que l’ IN-DIS-PEN-SABLE clim, n’existait pas il y a peu de temps. Et que l’on n’est pas obligé de bâtir des bâtiments froids l’hiver et chauds l’été…