Auteur/autrice : patrick reymond

  • Gaz réfrigérants : le CO2 en pointe.

    Gaz réfrigérants : le CO2 en pointe.

    RefirgerateurBerlin, mai 2007, les installations réfrigérantes des supermarchés ont été au centre d’une conférence entre ministére et office fédéral de l’environnement.
    Les gaz à effet de serre fluorés classiques sont encore les plus utilisés dans les supremarchés, si ces gaz sont récupérés, il n’en subsiste pas moins des problèmes de fuite important : 3.3 millions de tonnes chaque année d’équivalents CO2. (Autant que pour leur consommation électrique).
    En outre, la fabrication de ces gaz est trés coûteuse et gourmande en énergie. Ce qui renchérit d’autant les prix.
    Les solutions existent : le remplacement des gaz à effet de serre par du CO2, utilisation encore balbutiante mais prometteuse. Les congélateurs sont compétitifs, les réfrigérateurs pas encore.

    Néanmoins, l’investissement supplémentaire est vite amorti, les coûts énergétiques, et le prix d’achat du réfrigérant est trés réduits.
    En outre ont été mis en relief des économies faciles à mettre en oeuvre, et immédiatement trés rentables : installation de vitre sur les appareils existants.
    De plus en plus, les économies d’énergies, apparaissent, non plus comme une difficulté technique, mais comme une politique finalement facile à mettre en oeuvre, dépendant plus de l’existence d’un lobby et d’une bureaucratie attaché à son essor.
    Le cas allemand est significatif. Tout n’est donc pas mauvais dans les bureaucraties.

  • Machine à laver : arrêtons de chinoiser …

    Machine à laver : arrêtons de chinoiser …

    Machine_laver_le_lingeLa WasH2O du chinois haier, lavera sans détergent. Lave linge à chargement frontal, il proposera un programme d’électrolyse sans détergent (il peut aussi fonctionner avec 11 autres programmes avec détergents).
    Une fois cette fonction sélectionnée, les salissures sont attirés et neutralisés par les ions OH -, et stérilisés par les ions OH+, c’est l’application à une machine à laver d’un procédé utilisé dans l’industrie et plus particulièrement la métallurgie… Et ce depuis fort longtemps…

    les lavages pourront s’effectuer à chaud (90 °) et les performances du lave linge sont équivalentes à celles d’un lave linge classique.
    Energie/lavage/essorage sont de classe A/A/B, seul le prix en fait un haut de gamme, pour l’instant à 699 euros, mais amorti par la suite par les économies de lessives. 1.14 Kwh pour 54 litres d’eau…
    En réalité, plus que l’originalité du produit, c’est la formation des élites qui est ici en cause dans les pays occidentaux. En effet, les pouvoirs sont largements passés des ingénieurs aux gestionnaires, ceux-ci n’ayant aucune compétences techniques. Le passage de la technique de l’electrolyse de l’industrie lourde, à un produit de grande consommation, n’était qu’une affaire d’intelligence et de concept, un changement de dimension, qui a l’air d’avoir réussi.

    Encore fallait il savoir de quoi l’on parle…Ce produit aura l’avantage de séduire 2 classes : une minoritaire, les écolos, une autre nettement plus répandue : les radins (quand aux écolos-radins, ils joindront l’utile à l’agréable). Pour les puristes adeptes de l’effort ; la machine ci dessus est disponible…

  • OPEP : salopiaud d’européens !!!

    OPEP : salopiaud d’européens !!!

    Opep Bouh qu’ils sont vilains ces européens, ils consomment moins de pétrole. Alors qu’eux ne sont pour RIEN, dans la hausse des prix dûe… aux raffineurs…
    L’Union européenne s’inquiéte des risques d’interruptions des approvisionnements, l’Opep de la politique européenne en matières d’énergie renouvelable, et d’une manière générale du boum mondiale du renouvelable.
    En réalité, la responsabilité de l’Opep dans la crise qui s’annonce est écrasante. En effet, les pays qui la compose n’ont cessé de truquer leurs statistiques, ces trucages, ont abusé un certain temps, parce que l’on voulait bien être abusé aux niveaux des gouvernements. Mais l’inquiétude est désormais bien réelle sur la perennité des approvisionnements, sur les risques que font peser une

    dépendance vis-à-vis de l’étranger (et pan sur le libre échange et la mondialisation).
    Information à coupler aussi à une information en provenance de l’ONU : l’investissement dans le renouvelable a progressé de 43 % l’année dernière, et progressera autant cette année.
    On voit donc une double évolution, un déclin pétrolier, et un essor du renouvelable. La crainte des pétroliers est que l’essor des technologies nouvelles se fasse plus vite que le déclin pétrolier.
    Quand au déclin pétrolier, il est désormais visible dans les difficultés des raffineurs. Les pétroles qu’on extraie actuellement sont en effet largements pompés (sont donc lourds) et non plus jaillissants (ce qui indique des bruts légers), et que ceux-ci avait largement la réputation de pouvoir être mis directement dans les réservoirs des voitures…

  • Soyez Britannique !!!!!!!

    Soyez Britannique !!!!!!!

    Titanic_et_olympique Edward John Smith 15 avril 1912.
    Le nouveau slogan "soyez britannique" est donc logiquement venu de la… BP Amoco (british petroleum devenu beyond petroleum).
    Je résume leur propos :
    – pas de panique,
    – le pic oil n’existe pas… (et la terre est donc plate),
    – la demande de pétrole va décliner (en raison des inquiétudes que l’approvisionnement incertain crée)… mais pas tout de suite…
    – on investit dans le renouvelable par civisme (ne vous étouffez pas de rire), et pour lutter contre le réchauffement climatique,

    – les autres carburants (500 000 barils jours) renouvelables ne sont pas au point, mais le graal va arriver avec la 2°génération,
    – il faut trouver le bon prix du carbone,
    – tout baigne : Cantarell n’est plus en déclin, on forera beaucoup plus profond,
    Total : Dormez brave gens…
    On ménage tout le monde (au moins chez les puissants), ce message de la BP indique plus de bons politiciens que de bons foreurs… Evolution logique… Depuis le temps que la firme Suez n’a plus rien à voir avec le canal…

  • Espana : révolucion aussi

    Espana : révolucion aussi

    EspanaLe groupe de Btp Acciona sombre dans l’activisme politique et les mesures révolutionnaires :
    La température toléré dans les bureaux sera augmentée de 1 à 2 degrés pendant la période du 25 juin au 15 septembre.
    On arrivera donc entre 23 et 24 degré.
    La clim fera donc des économies, le total atteindra 5 à 10 % de la consommation estivale.
    Le débraillé à la pancho Villa et à l’Emiliano Zapata sera accepté et encouragé. La déguisement (cravate et costume)

    devra être abandonné au profit de tenues plus légères (String pour les secrétaires ?).
    On imagine néanmoins les économies réalisables sur des groupes comme Acciona qui emploie 35 000 personnes au total, dont un bon nombre dans les bureaux.
    Comme on voit, le respect du protocle de Kyoto sera vraiment dur…
    A mon avis, c’est surement un énarque local qui a pondu une telle directive. Il fallait effectivement des années d’études et de dures gamberges à l’état pur, pour arriver à des mesures aussi extrémistes.
    Que voulez vous ! le redressement est à ce prix !

    Source Afp Madrid…

    PS : l’hiver, en climat tempéré, il fait froid, et il fait chaud l’été… C’est une précision importante que j’ai omis de préciser, mais qu’il faut connaitre pour résoudre le problème…

  • Cantarell : pire que prévu…

    Cantarell : pire que prévu…

    Info_cantarellComme on le voit, la note est salée pour le déclin de la production pétrolière Mexicaine. En effet, l’annonce officielle, déjà considéré comme vulgaire (un gisement de pétrole, ça ne décline pas Môssieur !) est bien en dessus de la vérité.
    De tous les épisodes envisagés, c’est le pire qui se réalise. On est loin des records de production d’il y a quelques années. De 2.2 millions de barils jours on est passé à moins de 1.6 millions, et rien n’indique un renversement de situation.

    La production de gaz augmente, la consommation de pétrole augmente aussi de 6 % au Mexique, agrandissant la tendance lourde prédominante, de moins en moins de brut à exporter. Et sur un seul marché essentiellement. Celui des Etats-Unis.
    L’intégration régionale est en effet Maximum. Le déclin, là aussi se double d’une dégradation des qualités. Le Mexique aussi consomme peu d’huiles lourdes.  Haïssant son voisin US, il ne le copie pas moins servilement en matière automobile aussi. Il serait cocasse de voir le Mexique à son tour ne plus être autossuffisant , mais exportant des huiles lourdes pour importer de l’essence… Autre graphique intéressant :Eia_projections Plus les projections de l’EIA sont récentes, plus elles indiquent une tendance lourde. Le plafonnement/déclin de la production de pétrole. Le discours s’apparente de plus en plus à un mensonge officiel : ne pas reconnaitre le déclin. On projette dans un lointain de plus en plus incertain l’augmentation de la production, en attendant, dans l’immédiat, c’est le creux, qu’officiellement on ne veut ("peut ?") pas combler…
    Dormez braves gens…

  • Canada : Grod & Guelatz en action….

    Canada : Grod & Guelatz en action….

    AlbertaL’Alberta est victime de monstres dévoreurs de terre. Au prix d’une pollution maximale, d’un gaspillage d’eau, de terres devenues inhabitables, le Canada essaie de développer (sans y parvenir vraiment), l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.
    173 milliards de barils officiellement exploitable, mais contrairement à l’Arabie Saoudite trés difficilement exploitable : il faut chauffer le sable pour en extraire le pétrole, ce qui consomme beaucoup d’eau et d’énergie.
    La production de GES (29 mégatonnes pour l’Alberta) ont fait

    du Canada un mouton noir de l’émission. D’une manière générale, la production de GES a bondi depuis 1990 pour atteindre 747 mégatonnes (25 % en plus).
    La consommation d’eau atteint 349 millions de M3, et il n’est pas sûr que les rivières locales puissent encore suivre longtemps le rythme, le niveau de la rivière Athabasca ne cesse de baisser depuis 30 ans, non seulement en raison du pompage, mais aussi à cause du réchauffement climatique. Les glaciers de Jasper qui l’alimentent sont en effet en net recul.
    De plus cette zone était réputée fragile au niveau des précipitations (semi-aride), et la réintroduction des castors dans les années 1940 et 1950 avait été conçue pour pallier cette relative aridité (Eric Collier : "la rivière des castors"), en stockant les irréguliéres et brusques précipitations.
    Quand à la remise en état des lieux, obligatoire, elle s’apparente à un voeu pieux, et fait ressembler (là où elle à eu lieu) la région de Tchernobyl à un paradis… (Et oui, à Tchernobyl, il y a vie animale et végétation)…

  • Nigéria : la grêve générale

    Nigéria : la grêve générale

    Nigria Le Nigéria s’enfonce dans la paralysie, la pénurie et le désordre politique, économique et sociale. Le responsable ? Une certaine mentalité nord-américaine. Pourquoi ? parce que outre Atlantique, il y a une rengaine obsessionnelle compulsive, répétée à l’envie, et qui devient le point d’orgue de la diplomatie US : ILS gaspillent NOTRE pétrole en le sous-payant. ILS : les pays du tiers monde pétrolier, NOTRE : tout le pétrole sous terre. Il s’ensuit des pressions diverses pour que certains pays augmentent le prix de vente, souvent symbolique, payé dans ces pays. Le plus dramatique, c’est qu’avec certains pays inféodés, comme le Nigéria, ça fonctionne.

    Dire à Chavez, que son peuple ne paie pas le pétrole assez cher, n’a aucune portée. D’abord l’hombre s’en fout, et il est déjà dans une optique et une politique d’économie d’énergie, et il est politiquement assez sage pour ne pas attaquer son peuple sur un sujet si sensible. Mais les pays pétroliers ont ce défaut en commun, de n’avoir pas d’autres ressources. Le cas du Nigéria est dramatique. Plus d’eau, de terres non polluées dans le delta, lui qui nourrissait la plus grande densité d’Afrique Noire. Il ne restait que le pétrole. Seul avantage, il était acheté par les nigérians, qui en revendait dans le reste de l’Afrique voisine. C’était un puissant moyen de gestion social. Pour le Nigéria, comme pour le Vénézuela, le pétrole a détruit le reste de l’économie. 40 % du pib, c’est le pétrole… Autant dire qu’à côté, il n’y a rien. Pour nourrir une famille, la combine était simple. On remplit le réservoir d’une voiture, des bidons, et on passe la frontière. A l’époque où le franc CFA n’avait pas été dévalué, cette combine était de l’or. Depuis la remontée de l’euro (le CFA est indexé sur l’euro), c’est de nouveau, un bon plan. Assez pour nourrir une famille… D’autant que le prix projeté (75 Naira au lieu de 65) est au regard du niveau de vie, pas spécialement bon marché (1 USD = 128 Naira).
    Il n’y a aucun moyen de faire passer cette hausse. La rapacité des compagnies pétrolières, l’appétit US pour un des derniers bon brut léger de la planéte risque de plonger le Nigéria dans la guerre civile. Et là, hors l’offshore, il n’y aurait plus de production, du tout…

  • Allemagne : effort dans le bâtiment

    Allemagne : effort dans le bâtiment

    Batiment L’Allemagne a déjà inventé le concept de maison passive, elle invente aussi un autre concept révolutionnaire : la mise à niveau du parc existant.
    Partant du principe que les 46 % de la facture énergétique consommé dans les bâtiments sont une confiture au cochon inutile, il faut anticiper une diminution drastique de leur consommation.
    Dans le contrat de coalition de novembre 2005, il était prévu de rénover chaque année, 5 % du parc immobilier construit avant 1978, seul 2.5 % le sont, et au niveau énergétique, seul 1 % l’est réellement.

    Réglementations, financements, et conseils sont les clés de ce plan.
    D’ici 2030, donc, la moitié de la consommation pourra être épargnée. A technologie existante. Des efforts de recherches vont de même être entrepris pour développer davantage encore la réduction de la consommation énergétique dans les bâtiments existants.
    Comme on le voit, une révolution complête est en marche…
    Question : Pourquoi, cette révolution énergétique étant si facile et si peu exigeante en matière conceptuelle (et finalement sans même de surcoût) n’a t’elle pas été entreprises 20 ans plus tôt ?

  • Eolien : retardement aussi

    Eolien : retardement aussi

    Eole_2Priorité gouvernementale affirmée par N. Sarkozy, le renouvelable, voit, dans les faits, le gouvernement lui mettre les bâtons dans les roues, et ce de multiples manières : plafonnement de la surface de panneaux photovoltaïques admis à la Tva de 5.5 %, mesures dilatoires concernant la généralisation de la lampe à économie d’énergie, et maintenant, au tour de l’éolien.
    Le flou, le plus total rêgne. Alors qu’on se gargarise du "succés" de l’éolien en France ( 2000 MW pour un potentiel de 50 000), alors que visiblement, on est loin derrière, le flou

    juridique, visant de fait à éliminer l’éolien, ou du moins, à retarder le plus possible son avénement continue. Le nouveau dispositif (zone de développement de l’éolien), "n’a pas encore fait ses preuves" dit le FEE. Il vise à cantonner l’éolien sur des "réserves" : arrêtés par les préfets sur proposition des communes concernées, en fonction de :
    – leur potentiel,
    – des possibilités de raccordement (beaucoup de sites sont "saturés" avec… une ou … deux éoliennes…)
    – préservation des sites (l’argument n’importe quoi, les "poteaux", en tout genre sont légions partout),
    il faut signaler, de plus, le rattachement des éoliennes de particuliers (productives, discrétes et peu bruyantes) à ce dispositif. Interdit de mettre un poteau, et de fabriquer 3000 kwh de sa consommation. Tant pis, si un lampadaire équivalent en hauteur à une éolienne est à un mêtre de chez vous…
    A signaler que l’obligation de rachat se termine le 14 jullet, et que des projets ont l’air de trainer en longueur…