Auteur/autrice : patrick reymond

  • Hyacinthe d’eau : premiers essais (anciens).

    Hyacinthe d’eau : premiers essais (anciens).

    HyacintheLa hyacinthe d’eau est une plante des plus productrices de biomasse dans le monde. Un hectare produit 200 tonnes de matière séche. Considéré comme une nuisance, on a trouvé en Afrique aucun moyen de l’éradiquer et toutes les tentatives ont tournées au cauchemar écologique, sans que la hyacinthe soit troublée à terme plus que cela.
    Puis un certain nombre d’observation au zimbabwé et en Zambie ont mené à considérer qu’on se trompait de stratégie, et qu’au lieu de s’épuiser à la combattre, il serait plus efficace de l’utiliser, au plus grand profit des populations locales, touchée de nombreux maux. Les gardiens d’un parc national remarquérent que les champignons poussaient trés bien sur les hyacinthes qui avaient été retirées des lacs et qui attendaient leur évacuation.

    Les essais de culture de champignons furent couronnés de succés : 1.1 tonnes de champignon pour 1 tonne de substrat. Ce qui reste de la hyacinthe d’eau aprés la culture de champignon sert d’aliment pour le bétail, les restes servent à l’élevage des vers de terre qui produisent un humus riche, et un engrais apprécié, le purin produit par le bétail nourrit avec la hyacinthe produit du biogaz, utilisé pour épargner le bois de chauffe et limite ainsi la déforestation. En un mot, la hyacinthe d’eau, de problème est devenu solution, créateur de revenus et d’emplois à tous les niveau. La faisabilité technique et économique est trés bonne (amortissement en un an des investissements) et la Grameen Bank soutient les projets, par de la recherche et des prêts.
    Une tonne de substrat produit : 1.1 tonne de champignons, 100 kg de vers de terre, 46 kg de poulets, une tonne d’humus et de biogaz. La totale quoi. La plante du développement. Il faut, bien sûr persévérance.  Les  projets de fermes de champignon, soutenu par le PNUD, ont lieu en Namibie et au Zimbabwé. Le pays le plus riche en hyacinthe (le congo) est lui plongée dans une guerre médiévale et dévastatrice.

  • Le retour de la Guerre Froide

    Le retour de la Guerre Froide

    Carte_russieLa Russie durçit le ton à la veille du G8.
    "Si une partie du potentiel nucléaire des Etats-Unis est en Europe, nous devons avoir des cibles en Europe." Ceci est plus un message politique qu’un message pratique (les missiles peuvent être réorienté en quelques minutes). Et surtout signe d’une reprise en main Russe. La production gaziére et d’hydrocarbures, fait de la Russie un pays trés excédentaire en la métière, fort de 400 milliards de $ de réserves financières, et surtout extrémement méfiant vis à vis de ces dollars.

    Il n’est un secret pour personne, à l’heure actuelle que la banque centrale de Russie, se livre à des achats massifs d’or. De même que la banque centrale de Chine. Là est le nouveau clivage. Les pays producteurs : Chine, Russie (qu’ils soient producteurs de bien ou de matières premiéres), et les pays consommateurs, déficitaires en tout.
    Il est clair qu’en Occident, on regrette l’ére Eltsine, du pillage des ressources, surtout que, fort de ce mauvais exemple, la reprise en main des ressources miniéres par les états est générale dans le monde. Et surtout, on s’inquiéte du bon vouloir à long terme de la Russie (et de la Chine), et surtout, on s’inquiéte de leur volonté de se débarrasser de leurs $, sans vraiment y subsituer l’Euro. En gros, on s’inquiéte pour les réserves d’or et de matières premiéres, rachetées à n’importe quel prix.

    Sources : le Monde, Ria Novosti, CIA, AFP et Reuters

  • Le vieux Jules

    Le vieux Jules

    Jules_melineJules Méline fut un président du conseil marquant pendant le premier tiers de la 3°république. Homme d’industrie, il fut l’artisan du retour au protectionnisme, en même qu’il se posait des questions de développement durable. Et oui, rien n’est nouveau ! Pour lui, un "exode urbain" devait succéder à l’exode rural, car pour lui, le modéle de développement n’était pas à terme soutenable. (1892).
    Aujourd’hui, la question effectivement se pose. D’abord, on s’aperçoit, qu’il n’y a rien d’inéluctable dans la mort des villages, des régions, certaines arrivant trés bien à impulser des politiques de développement.

    En même temps, si les villes gagnent encore des habitants (72 pour 100 000), le développement des régions rural, le distance (88 pour 100 000). Les migrants sont polyactifs, et certains secteurs saturés, (gites et tourisme), mais la survenue du pic-oil, le renchérissement des transports, vont enclencher et développer une mécanique inverse. Tout d’abord, le voyage inutile devra disparaitre. Notamment celle des denrées agricoles, et la population se rapprocher des ressources. Cela n’a pas de sens d’envoyer au 4 coins de la terre, à grand coups de voyage bon marché, des excédents. L’autossuffisance doit devenir la rêgle. C’était l’origine de la PAC (politique agricole commune). Tout d’abord, l’émergence ou la réemergence de l’utilisation de la biomasse, des ressources renouvelables, notamment éolien, fait que le besoin de main d’oeuvre risque d’être plus grand, et mieux réparti sur le territoire. Et puis on voit clairement dans les pays troublés que la rupture d’approvisionnement pétroliére entraine un exode rapide des populations, hors les villes.

  • L’exploitation des bois

    L’exploitation des bois

    Coupe_de_boisOn classe le bois en énergie renouvelable. C’est partiellement vrai et partiellement faux. Le bois est renouvelable s’il n’est pas surexploité, ce qui est le cas dans les pays développés, en général, il est une ressource finie dans les pays sous développés, qui eux puisent allégrement dans le capital forestier.
    D’ailleurs, même dans nos pays, la coupe sélective (comme ci-contre) est loin d’être la rêgle et mérite d’être saluée. la coupe "à blanc" est par contre trés répandue. Comme son nom  l’indique, elle consiste à raser complétement une forêt, sans souci du préjudice visuel, sans souci d’un renouvellement quelconque.

    C’est d’ailleurs là, que le point achoppe. Devant la flambée du prix de l’énergie la filière bois exploite plus, et des signes, là aussi, dans certains pays européen, montre que l’on a rien appris du passé.
    Aprés le charbon inépuisable, aprés le pétrole inépuisable, aprés le gaz inépuisable, ainsi que l’uranium, certains tiennent désormais le discours "du bois inépuisable". Oubliant qu’on avait fort bien réussi, dans les pays occidentaux à épuiser le bois, dans les siécles passés. Et ce, avec des moyens, bien plus primitifs que maintenant : à la cognée et à la scie de long. Seules les forêts privilégiant d’une protection féroce, étatiques, ou villageoise avait réussi à sauvegarder au cours des siécles leur emprise et leur qualité. Là, sur la protection de la forêt, et sa gestion à long terme, il faut bien noter l’inexistence de quelque politique que ce soit.

  • Centrales électriques à paille

    Centrales électriques à paille

    Botte_pailleles centrales électriques chinoises se mettent à la paille. 34 centrales électriques à paille d’une capacité de 1.2 million de KW viennent d’être construites en Chine. Deux fois moins productives en énergie que le charbon, la paille a l’avantage de dégager moins de CO2, de dioxyde de souffre que le charbon. La Chine d’autre part produit 600 millions de tonnes de paille. Il faut aussi prendre en compte que la mise en place de ce système permet l’exploitation de ressources de biomasse délaissées. Souvent des terres ruinées en effet sont incapables de porter autre chose que des "récoltes" d’herbes sans valeur, mais énergétiquement intéressantes.
    On comprend en entendant ces chiffres, que ce qui est en cause est finalement différent de la civilisation pétrole. En effet, depuis le 18° siécle, ce qui a promu les énergies fossiles,

    c’est qu’elles nécessitent peu de main d’oeuvre. D’abord avec le charbon, même si celui-ci était plus vorace que le pétrole en facteur humain, marquait déjà une décroissance par rapport au systéme antérieur, et avec gaz et pétrole, on arrive à des cohortes trés réduites d’une main d’oeuvre trés qualifiée, démographiquement complétement ridicule : par exemple les 20 000 employés de PDVSA, la compagnie pétrolière vénézuelienne permettait de produire 40 % du Pib. Ce qui permet la venue de sociétés trés inégalitaires. Il n’est pas étonnant d’ailleurs que le néolibéralisme se soit développé dans une société pétroliére. Le cas le plus typique est la Grande-Bretagne, où le triomphe Tatchérien a été concomitant à la mise en place du complexe pétrole/gaz.
    D’ailleurs, il est visible aussi avec l’EPR : pour la même somme d’argent (3.3 milliards d’euros) prévu, on créerait dix fois plus d’emploi et autant d’énergie avec le renouvelable. Mais le renouvelable n’est pas une énergie facile à manipuler. Il est, là aussi, trop dépendant du bon vouloir de la main d’oeuvre.

  • Jaurès Alferov : l’avenir est solaire.

    Jaurès Alferov : l’avenir est solaire.

    Jaures_alferovLe prix Nobel de physique, Jaurès Alferov, en visite à New Delhi, est on ne peut plus clair : pour l’humanité, le futur sera solaire, à savoir "la transformation de l’énergie du soleil à partir de batteries solaires et d’hétérostructures siliciques et semiconductrices". Pour lui, cette énergie évincera à terme l’électronucléaire, qu’il voit comme une énergie transitoire.

    Pour lui aussi, il est clair que l’effort et les fruits de la recherche se trouveront en Asie, par l’importance des budgets, et le nombre de chercheurs, ainsi que par leur compétence. Mais, on peut noter quand même des différences d’approches significatives : les recherches chinoises sont menées à grande échelle, pour l’Inde, le pays a le vent en poupe dans les domaines des technologies semiconductrices, de physique des semiconducteurs, la microélectronique et l’optoélectronique.
    Si l’on voit les panneaux solaires, atteindre en cette fin de décennie, une viabilité économique, le processus n’en est visiblement qu’à ses débuts. On voit aussi des différences fondamentales dans l’organisation des enseignements. L’université technique de Madras est constitué de 270 campus et de 500 000 étudiants. On voit qu’en matière scientifique, l’occident a du souci à se faire.

    Source : Ria Novosti.

  • Marécage : une forme d’utilisation du sol.

    Marécage : une forme d’utilisation du sol.

    MarcageUn internaute objectait vis-à-vis de la hyacinthe d’eau qu’elle était terriblement productrice de gaz à effet de serre : de méthane. Défaut ou qualité ? Le marécage est une forme d’utilisation du sol. En déclin en France depuis 2000 ans. Jusqu’à 40 % du sol était constitué de marécages. A l’heure actuelle, on s’aperçoit que malgré les "défauts", cette forme d’utilisation de la surface avait ses qualités. Celle d’un régulateur. Et si les maladies étaient apportées par l’eau stagnante et les moustiques, c’était aussi une ressource économique considérable et continue. Des générations y ont puisées leur vie. Non ce n’était pas une forme répulsive. Comme les marais du sud irakien étaient au contraire une forme économique d’aisance et de richesse, même au prix d’inconvénients.

    Les récentes sécheresses en France, ont souvent conduits les agriculteurs à créer des retenues collinaires. On refait ce qu’on avait défait. Partout dans la campagne, ces "nouvelles constructions" voient le jour. Bientôt donc, on exploitera de nouvelles plantes, enfin pas tellement nouvelles, mais oubliées, considérées comme nuisance. Grand-mêres, femmes, filles qui allaient chercher des joncs. Comme on peut le deviner, il faudra réinventer l’agriculture. 50 000 km2, c’est 5 000 000 d’hectares, cela peut donner 1 000 000 000 tonnes de biomasse (jussie ou hyacinthe d’eau)… Le défaut des marais, le méthane, peut être vu comme un avantage. Mais on a été déformé par le pétrole. 20 000 travailleurs suffisait au Vénézuela pour exploiter son pétrole. Cette exploitation sera trés gourmande en main d’oeuvre… Et on a vu avec l’Irak que le "peuple des marais" était loin d’être malheureux. Le marais peut et doit être géré, dans l’intérêt de la collectivité, comme une sylviculture.

  • UE : ils sont désespérants !!!!!!!!!!!!

     

    Scénario de ré férence

    Scénario de réduction du carbone

    Différence

    Demande mondiale d’énergie (Gtep)

    17.1 (+1.8 %  par an)

    15.2

    -11%

    Demande d’énergie dans l’UE (Gtep)

    2.0 (+0.4 % par an)

    1.7

    -12 %

        

    Energie fossile, total mondial (Gtep)

    14.9

    12.4

    -17%

    – Pétrole (Gtep)

    5.9

    5.4

    -8%

    – Charbon (Gtep)

    4.7

    2.7

    -42%

    – Gaz (Gtep)

    4.3

    4.3

    0%

    Nucléaire (Gtep)

    0.9

    1.2

    +36%

    Energies renouvelables (Gtoe)

    1.4

    1.8

    +35%

        

    Energies fossiles, total UE (Gtep)

    1.66

    1.31

    -24%

    –  Oil (Gtep)

    0.73

    0.64

    -13%

    –  Coal (Gtep)

    0.39

    0.15

    -61%

    –  Gas (Gtep)

    0.55

    0.53

    -3%

    Nucléaire (Gtep)

    0.24

    0.32

    +35%

    Energies renouvelables(Gtep)

    0.12

    0.19

    +56%

        

    Emissions de CO2 dans le monde (GtCO2)

    44.5

    35.3

    -21%

    Emissions de CO2 dans l’UE (GtCO2)

    4.7

    3.5

    -26%

    Gtep : gigatonne équivalent pétrole (= 42.7 Gigajoules)
    GtCO2: gigatonne de CO2
    Source: Commission européenne, rapport de l’OMC

    Ce tableau donne plus d’informations sur l’état mental de ceux qui l’ont fait, plus que sur la réalité énergétique future de la planéte. Il montre deux hypothéses : le marché, tout le marché, et un effort (petit) pour réduire les consommations. Un début d’économie dirigée. Les erreurs, inexactitudes, projections farfelues sont légions.
    Tout d’abord le pétrole. 5.9 ou 5.4 millions de tep de pétrole, alors qu’on arrivera certainement pas à dépasser le montant actuel (3.8), c’est plutôt cocasse. Le gaz, lui a été trés surestimé. En effet, la déplétion gazière constatée aux USA, en Grande-Bretagne, et dans d’autres pays, ont peu de décalage avec le pic-oil. 10 ans pour le Royaume-uni, c’est trés peu. D’autre part, la production charbonniére est en trompe l’oeil. Beaucoup de mines sont étroitements dépendantes du pétrole. Si en 1960, on a vidé les bassins houillers US, en disant aux mineurs : "le charbon, c’est fini", c’était le mode de production de l’époque : celui du mineur. La production est passée de 381 millions de tonnes au milliard. Mais, c’est au prix d’une grande consommation d’énergie fossile. Seule la production chinoise a gardé ses mineurs. De même pour les mines d’uranium. Elles sont TRES dépendante de l’énergie pétrolière. Alors, la moralité ? L’UE est Napoléon pendant la retraite de Russie, ou Hitler devant Stalingrad : ils continuent à appeler divisions, corps d’armées et armées, des poignées de soldats regroupés autour de quelques officiers.

  • Fin de l’uranium

    Fin de l’uranium

    Fin_uraniumL’heure de la "relance du programme nucléaire" a semble t’il sonné. Mais intoxiqués par leurs propres mensonges, les technostructures, et leurs petits caniches, les hommes politiques, se sentent davantages liés par leurs propres mensonges, que par la réalité.
    En effet, la courbe ci-contre annonce la fin du nucléaire classique. "Et le combat cessa, faute de munitions" On voit un cap difficile à franchir (milieu de la 2°décennie), puis un déclin rapide. Contrairement à ce que dit le graphique, le prix n’aura aucune prise. Le déclin des énergies fossiles, nécessaires à l’exploitation des mines, dévaluera les mines, en renchérissant le coût d’exploitation. La courbe à 130 dollars aujourd’hui n’aura lieu qu’à 500. Si le dollar existe encore…

    Quelle sera la logique économique, quelle devrait elle être ? Laisser mourir de leur belle mort les centrales nucléaires existantes. Une fois arrivée la date, les fermer, en attendant, économiser de plus en plus l’énergie. Prendre son temps, développer, spallation, centrale à déchets, plutonium. Mais non. Nos hommes politiques, la technostructure nous dit simplement "encore un instant, monsieur le bourreau".
    Le Canada, est en train de se reconvertir en émirat. Il lui faudra de l’uranium pour exploiter les schistes bitumineux de l’Alberta. Donc les canadiens vont garder leur uranium pour leurs propres centrales.
    Pendant ce temps là, le délire continue sur l’EPR, et tant en France, et tant en GB, et tant ailleurs… C’est complétement idiot de construire pour des durées qu’on ne pourra honorer.
    En même temps, les relations se dégradent entre Russie et UE. La meilleur manière d’être indépendant pour l’UE est de réduire drastiquement sa consommation. Alors, la compétitivité réelle sera au rendez-vous. Et le poids politique de la Russie, allégé d’autant…

  • Ghawar : déclin confirmé.

    Ghawar : déclin confirmé.

    GhawarLes champs pétroliers d’Arabie Saoudite déclinent. Cette courbe le montre clairement. En bleu le nombre de puits. Jusque là, le nombre de puits dans la péninsule arabique était trés mesuré. Quelques centaines, à comparer à la boulimie de forage US (500 000), qui n’a pas empêché pourtant la production de décliner de moitié depuis 1971. On voit que les 3 courbes représentant la production piquent du nez. C’est trop peu, ou c’est trop. En effet, souvent l’Arabie a

    joué un rôle de régulateur, mais les pics, et les creux étaient beaucoup plus accusés que cela. Et déjà, on voit depuis 2005, un accroissement vertigineux des forages… Pour une simple stabilisation…Ghawar a fourni depuis 1948 pas loin de 5 000 000 de barils/jour. Il est normal que cela finisse un jour.Simple question de bon sens. Les autres petits gisements (40 % de la production) augmentent encore leur production, mais cela restera de toute façon insuffisant. Les saoudiens prouvent d’ailleurs qu’ils pensent à l’aprés pétrole ; ils produisent de plus en plus de gaz… Objet de leur mépris pendant des décennies. Nuisance à brûler dans des torchéres, sans regrets.

    D’ailleurs, le refus obstiné d’augmenter la production de la part de l’opep en général, de l’Arabie saoudite en particulier, devient criant. L’obstination des demandeurs à le demander, devient plus pathologique que réel. Le déni de réalité se fait sentir, le trouble obsessionel compulsif n’est pas loin "Ouin, je veux du pétrole", tel l’enfant à qui on ne résoud pas son caprice…