Auteur/autrice : patrick reymond

  • Elevage en batteries : la gabegie énergétique

    Elevage en batteries : la gabegie énergétique

    Couloir_de_la_mortL’élevage en batterie est criticable pour les conditions de vie des animaux, qui ne sont que de la viande en culture, souvent malade, bourrés de médicaments, mais aussi une forme économique condamnée. En effet, cette activité ne repose que sur des coûts de transports bas. Transport de l’alimentation du bétail, déconnecté du sol, transport de la "production", on ne peut appeler cela autrement, transport, chez le consommateur…
    la cohérence n’est pas dans la production en batterie.

    D’ailleurs, cette forme d’élevage porte bien son nom. Il ne fonctionne qu’à coût d’énergie, produit des bêtes malades, et des épidémies qui pour le moment ravage les élevages, et, ce n’est qu’une question de temps, la population humaine.
    Des élevages mieux répartis sur l’ensemble du territoire, et non concentrés dans certaines régions, comme actuellement, plus petits, nécessitant moins d’investissements en bâtiment, et vivant sur les productions locales, non importées de nourriture du Brésil, des USA, ou de n’importe où…

  • Eolienne à axe verticale

    Eolienne à axe verticale

    EolienneLa compagnie Gual industrie a mise au point un concept d’éoliennes à axe vertical "statoEolien".
    Les aubes du rotor sont conçues pour profiter du maximum de portance quelque soit sa position par rapport au vent. Capable de résister à des vents de 220 km/h (90 pour une éolienne classique), et démarre à 7 km/h.
    Le peu de bruit, lui permet d’être installé sur un toit, sa structure lui permet d’exploiter les vents tourbillonnants urbains.

    Que de progrés accomplis depuis cette photo !
    Son coût est de 45 000 euros, pour une puissance de 6 KW à 54 Km/h et 36 KW à 140 km/h. Son marché est l’immeuble collectif, la maison individuelle, tous les sites urbains. Un produit trés polyvalent. Sans passer forcément par des augmentations de récupération de l’énergie éolienne, on voit que la marge de manoeuvre et de progrés est considérable.

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  • Epr et crise nucléaire.

    Epr et crise nucléaire.

    Racteur__eau_pressuriseSarkozy est élu, Juppé ministre, l’aventure nucléaire se poursuit. Sans se demander si elle peut se poursuivre. L’Epr est un prototype, et le réacteur devrait être prêt vers 2020. La production d’uranium ne suffit plus, elle n’assurait récemment que 60 % de la consommation, et encore plus récemment de 40 %. Mais là aussi, la donne est aggravée par la situation canadienne. La situation énergétique nord américaine est grave, le pétrole est en déplétion, le gaz aussi aux USA… Et le gouvernement Canadien commence à paniquer. La question des exportations de gaz et de pétrole est remis en question. Et l’on agite une solution pour les pétroles de L’Alberta.

    L’Alberta est en déplétion pour les bruts conventionnels, et les bruts lourds consomment énormément d’énergie. 2 barils pour 3 produits. Aussi, le développement du nucléaire au Canada est envisagé. Non pas pour l’électricité (35 % de la production d’une centrale), mais pour la chaleur (65 % de la production). En effet, le Canada produit déjà beaucoup d’électricité.
    Le problème est que si le Canada est capable de couper les routes de l’énergie aux USA, les européens, que péseront-ils ? Rien. Et le Canada posséde 30 % des réserves d’ uranium.
    L’Epr est il une solution ? Quand on voit la palette de solutions, testé ailleurs, spallation en Chine, déchets en Israël, thorium en Inde, surrégénérateur au Japon, on peut sérieusement en douter. Et, si il y avait une filière à revoir, c’est celle de la surrégénération, avec modestie et sérieux, en profitant de l’expérience acquise et en oubliant l’arrogance, l’incompétence et la suffisance de l’aventure superphénix.

  • Crise Pétrolière : acte I

    Crise Pétrolière : acte I

    JerrycanPartout les indices clignotent. Ils ne commencent pas à clignoter. Ils clignotent sévérement.
    A Ottawa même, l’allié si fidéle des Etats-Unis, l’alternative a été posé. Elle est claire et brutale : nous ou eux…
    Même la politiquement correcte Agence Information de l’énergie, les prix de détails vont monter, la consommation ne va pas faiblir, cela impliquerait des dépenses d’investissements.
    La production des raffineries US baisse depuis 2 ans. Le taux d’utilisation des raffineries est passé de 95 % à moins de 90 %. Ont été invoqué les cyclones, mais ce n’est qu’une partie du problème.

    En effet, si la production de brut n’a pas diminué, les qualités elles se sont amoindries. Et pour fabriquer de l’essence, il faut des bonnes qualités de brut. Les stocks US se seraient légérement regarnis. De 1.7 million de barils (sur 200 millions), c’est peu probable, au vu de l’utilisation des capacités productrices. La demande n’est assuré qu’au prix d’importation de 1.5 Millions de barils/jour d’essence. Mais, en cas de problèmes, ces ventes seraient les premières sacrifiées.
    Mais le problèmes est plus grave. C’est que les stocks sont fictifs. En effet, beaucoup de ces "stocks" sont en cours de production, et sont simplement une astuce comptable. Ces stocks ne sont pas mobilisables, ils ne sont pas susceptibles d’être réduits, liés qu’ils sont au process de production.
    L‘agence internationale de l’énergie publie un flot d’avertissements sur des pénuries, et des hausses considérables de prix. Mais le plus grave n’est pas là. Le plus grave sera dans l’effondrement et le collapsus de la demande.

  • Grenelle de l’environnement ?

    Grenelle de l’environnement ?

    SjGrenelle de l’environnement ? On peut s’étonner. En effet, une fois mis à part :
    – le nucléaire,
    – les ogm,
    – les autoroutes,
    Que reste t’il ?
    – Ce qui emm… les populations rurales, mais est bien vu médiatiquement, c’est à dire, la faune. Tant pis si les dites populations rurales risquent de faire appel massivement au poison, tant pis si chaque loup coûte à la collectivité le million de francs, on en est pas à ça prés,

    – des crédits d’impôts, qui sont en réalités des subventions aux professionnels,
    Donc, pour le moment, pas grand chose. A part la réorientation des crédits qui ont fait la bulle immobilière au profit des mêmes.
    Face à une technique qui change, des innovations technologiques, A Juppé fera donc un combat retardateur. Il est de notoriété, en effet que le parc électronucléaire est surdimensionné, on l’a quand même préservé, jusqu’ici.
    Au prix d’un abandon de tout effort d’efficacité énergétique en 1986, qui nous a conduit de 200 millions de TEP de consommation (Tonne équivalent pétrole) à 280.
    Mais, comme certains ne comprennent rien à rien, ils vont apprendre que réduire de 1 ou 2 % c’est difficile, de 10 % compliqué, mais 50 % facile. Il faut tout remettre à plat…Et si Juppé ne le fait pas, l’évolution technologique le fera pour lui…

  • L’état du parc de chaudières

    L’état du parc de chaudières

    SuperplombierJe vois que quand je parles du parc de chaudiéres, les idées reçus prédominent. Ceux qui visitent le particulier, les entreprises, n’ont pas la même appréciation. A savoir qu’on peut ranger celle-ci, tout type de chauffage, toutes catégories confondues, en  4X4. 
    – 25 % sont bons,
    – 25 % sont à changer,
    – 25 % sont à changer très vite,
    – 25 % sont à changer plus que très vite.
    Et encore, je dois surestimer la catégorie "bon".
    Des chaudières fioul, vieilles de 30 ans, sont légions. Il y en a encore de plus de 50 ans. Le point de vue des propriétaires, c’est "On changera quand ça claquera" et "Entretien ? Pourquoi, elle marche très bien !" Chaque plombier a vécu la mésaventure de changer une chaudière, puis de recevoir un coup de fil, lui demandant si c’était normal, le peu de consommation. Evidemment on peut répondre : "Appelez moi superman (plombier)." Mais c’est de l’humour facile.

    Les gens sont plutôt avares, en la matière. On voit ce que ça coûte de changer, pas l’économie ultérieure. Je me rappelle d’un couple qui se félicitait que sa chaudière (de 1971) ne consomme "que" 2500 litres par an, grâce à l’usage de la cheminée. Dans le même cas de figure, je leur dis que j’en étais à 600. Et avec un solaire thermique, je pourrais baisser encore.
    Il faut bien comprendre que ce cas de figure, n’est pas isolé, mais correspond à une mentalité, surtout féminine. Ce n’est pas ressenti, comme une priorité, l’ignorance de la technique ("on y gagnera que peu"). Dans ce cas de figure, hélas, on s’aperçoit que la durée de vie des chaudiéres est phénoménale…
    Seule exception : on accepte plus facilement un double chauffage ; cheminée ou poêle que le changement.
    Alors, on peut dire que oui, par rapport à l’état du parc, beaucoup de choses récentes sont (beaucoup) mieux, y compris une pompe à chaleur aérotherme. Il faut faire ce qu’il est possible d’abord, ce qui est souhaitable ensuite…

  • La paille et la poutre II

    La paille et la poutre II

    RichesheuresnovembreCertaines choses nous semblent si évidente, si "allant de soi". Se lever le matin, prendre une bonne douche chaude, trainer à moitié habillé. Toutes les gravures qu’on montre des siécles précédents, tous les témoignages indiquent des gens chaudement vêtus, même à l’intérieur. Les constructions, avec leur inertie, n’était pas trés froide, mais pas trés chaudes non plus. Certes, on pouvait y vivre, mais pas comme à l’époque actuelle. D’ailleurs, plus prés de nous, si le quotidien était atroce durant la seconde guerre mondiale

    peu d’électricité, pas de chauffage, souvent, les témoins de cette époque ne parlent que du manque de nourriture. Sauf dans la bourgeoisie… Ce qui est en cause, c’est un mode de vie assis sur une propreté supposée, et l’habitude d’être légérement vêtu chez soi, et de n’avoir pas trop chaud l’été…
    Il y a 60 ans, on avait pas tant le goût de la propreté, pas de salle de bains, souvent pas d’adduction d’eau, pas de wc chez soi, réduisait les tentations de gaspiller. On se lavait, certes, mais souvent dans une bassine d’eau froide, et le plus vite possible. D’ailleurs, on s’aperçoit vite, à l’heure actuelle qu’en cas de panne, l’habitude "indispensable" de se laver passe au "superflu" immédiatement, et l’on revient trés vite à l’usage ancien de faire l’indispensable, vite. Dans un autre registre aussi, mais énergétiquement coûteux, est la décohabitation des enfants. A l’heure actuelle, il est "normal" que chaque enfant ait sa chambre…Il faut rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, un 25 M2, c’était pour une famille : loi Loucheur de 1928… Puis vint une génération "du F3"…
    On a vu avec la fin de l’Urss, que la faillite économique pouvait faire beaucoup évoluer les conditions de vie quotidienne…

  • La paille et la poutre

    La paille et la poutre

    File0325_3 Nous voyons, dans le regard de l’autre, la paille qui obscurçit son regard. Sans voir dans notre propre regard, la poutre, qui nous empêche de rien vous… ou
    Dieu nous a donné deux poches, une de devant pour les défauts des autres, et une de derrière, pour les nôtres. Regardons cette peinture du 16°siécle, à l’heure de la mort et du testament, on se géle,tout le monde est chaudement, bien que luxueusement habillé.
    Alors, quand j’entends :
    "Isolation très poussée, orientation du bâti, bois et solaire actif sans appoint intégré sont les vrais "ennemis" de votre facture de chauffage et de votre bilan Co2" , je dis que voila une parole vraie…

    Et je suis encore d’accord sur la suite :
    "pas la PAC, celle ci ne présente un gain qu’en remplacement de votre installation électrique"
    Parce que effectivement dans le neuf, il serrait judicieux de faire une maison passive et de réduire le problème chauffage à zéro. Comme nous ne sommes pas dans un monde parfait, qu’il existe le bâti antérieur (et qu’il faut faire avec), oui la pac est bonne pour remplacer un chauffage électrique. Mais quiconque peut mettre un photovoltaïque solaire, fait le compte avec plusieurs devis, voit tout de suite la différence. Mais en même temps, il faut une chaudière classique et RECENTE. On ne peut pas non plus tout détruire et reprendre de A à Z, ce qui serait une solution, fort onéreuse et énergiquement parlant, le gouffre. La poutre. Pour le remplacement d’une gaz/fioul, il vaut mieux aussi une pac ACTUELLE, que laisser fonctionner une chaudière qui cube à plus de 3000 litres/an (ou plus)… L’avarice faisant, l’habitude, les 3/4 des chaudiéres fioul et gaz sont à changer… (Je dirais que chaque chauffagiste a l’histoire d’un client qui l’appelle parce que sa nouvelle chaudiére ne consomme pas assez, et cela provoque son étonnement).
    Et, dans le monde imparfait qui est le notre, une pac n’est pas forcément la plus mauvaise solution. Le bon sens est une réduction des consommations, même si les situations intermédiaires, comme actuellement, appellent à des solutions provisoires et transitoires. La transition énergétique passe aussi par une modernisation, fût elle imparfaite.
    Comme solution définitives, on peut aussi, à l’ancienne tripler l’épaisseur des murs… On arrive à une grande inertie thermique, et à quinze degrés l’hiver…(sans chauffage).

  • Les problèmes des pompes à chaleur

    Les problèmes des pompes à chaleur

    PompeachaleurDonner un conseil en énergie de l’habitat actuellement, tient de la gageure. Tout évolue si vite (sauf Juppé), que ce qui est vrai un jour, est faux le lendemain. Dire, c’est comme cela qu’il faut faire est illusoire. Vérité un jour, erreur le ledemain, voilà la situation dans les pac.
    La pompe à chaleur air/eau ou air/air, par exemple, a beaucoup progressé. Tellement d’ailleurs que sa progression technologique en fait un concurrent direct des pac géothermiques.

    En effet, il y avait un gros écart de performance. Aujourd’hui, elles sont comparables. Ou à peine inférieure. Donc, on peut se poser la question de savoir si une pac géothermique se justifie. La pac géothermique horizontale par exemple est sujette à beaucoup d’accidents de terrains. Ceux-ci bougent fréquemment. Et cassent les circuits. La géothermie verticale, par exemple est beaucoup plus sûr. Mais on relate des accidents aussi. En effet, la tectonique des plaques a réussi à en détruire. Mais, pour se donner plus de garanties, on peut étudier un terrain. Le test est trés coûteux. On place deux cordeaux, des piquets, et on attend quelques années.On peut le faire dans deux sens, c’est mieux. Si au bout de trois ans tout est encore aligné, c’est bon. On peut y aller. Le seul problème de la pac air/air ou air/eau, est qu’elle ne fonctionne pas par grand froid, et donc pompe le courant électrique au moment inopportun. Mais ce n’est que quelques jours, dans le pire des cas. Et comme les derniers modéles fonctionnent encore à moins 20… Beaucoup, d’ailleurs, à l’heure actuelle sont installées dans des endroits impossibles. Et ça marche trés bien.
    Alors, pas d’hésitation, si vous avez un chauffage électrique, changez pour une pac. (si vous êtes un opposant, vous emm… bien et Juppé et le lobby nuke, cerise sur le gâteau).

  • Ju(rassic)ppé Alain

    Ju(rassic)ppé Alain

    Jupp "La France ne pourra pas se passer du nucléaire dans les 3 ou 4 décennies" affirme A. Juppé, seulement j’ai sous les yeux une dépêche AFP du 4 mai 2006, qui cite l’institut IEER, et qui dit exactement le contraire :
    "La France peut sortir du nucléaire civil d’ici 40 ans et en même temps réduire ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 40 %."
    "Mais cela ne nous dispense pas d’être audacieux dans le secteur des énergies renouvelables et de les encourager davantage qu’aujourd’hui". Rajoute A Juppé et de conclure par :
    "la nécessité de renforcer l’efficacité energétique, notamment dans l’habitat." Cela va s’en dire bien sûr, qu’ A. Juppé n’a guère de problème pour se contredire. L’efficacité énergétique s’applique d’abord au bâtiment, et par conséquent à la consommation électrique. De même, on entrevoie l’incompétence foncière du personnage. En effet, techniquement, quand on regardera l’année 2007 en 2010, 2007 apparaîtra comme la préhistoire. Tout change trés vite, l’innovation est là, et il ne faut pas avoir peur de dire qu’il faut rester modeste, et que des changements peuvent fondamentalement bouleverser la donne.

    En effet, allons dans n’importe quel salon des énergies renouvelables, ce qui était vrai hier est faux aujourd’hui. Des pac air/eau, aussi performante que des pac eau/eau ? (Et peut être même meilleur) Qui l’aurait cru ? Incapable d’appréhender des changements qui ont l’air de se préciser comme une lame de fond, il en reste à un dogme, vieux de 30 ans.
    Le nucléaire classique ? Ne vaudrait il pas mieux "varianter" le plan, rien n’indique que la production d’uranium repartira. Et même pire. Imaginons simplement que pour exploiter les gisements de pétrole non-conventionnels de l’Alberta (qui nécessite beaucoup de chaleur), le Canada se décide à construire des centrales nucléaires et d’exploiter les 65 % inutiles d’une centrale : la production de vapeur . Absurde ? Pas du tout. La sécurité de l’approvisionnement n’est donc pas assurée. Pour le moment, le Canada utilise son gaz à cette tâche en Alberta, mais ses ressources gazières s’amenuisent gravement…