Auteur/autrice : patrick reymond

  • Nissan veut lancer le diesel

    Nissan veut lancer le diesel

    Renault_loganNissan veut lancer des véhicules diesels propres aux USA.
    La "Maxima" est prévu d’ici 2010, pour répondre à la demande de véhicules respectueux de l’environnement. (Lire : la hausse des prix du carburant devenant insupportable, il faut consommer moins). Les moteurs seront assemblés en Europe, mais si les ventes décollent la production pourrait être déplacé.
    Monsieur Ghosn s’étonne du délaissement du créneau des véhicules bon marché (à moins de 10 000 $).

    Pourvu que monsieur Ghosn ne souffre pas d’une maladie de la mémoire ! Il a en effet complétement oublié que le succés de la Logan (principal succés de Renault à l’heure actuelle), s’est grandement fait contre Renault (pas assez cher, mon fils), et que la majorité des clients se contrefoutait de tout un fatras électronique qui ne sert qu’à consommer un peu plus de carburants et qui alourdissent le véhicule. De plus, à l’heure actuelle, la plupart des pannes sont électroniques, et bien des gens aimeraient ne pas être obligé de passer au garage pour n’importe quelle pépin, ou simplement pour l’entretien.
    En ce qui concerne l’automobile, on ne peut donc que constater la carence complête d’études de marchés fiables. En effet, les constructeurs, américains et européens ont complétement ignorés les voeux de leurs clients. Pour leur marge. En oubliant que la marge se fait d’abord en satisfaisant les besoins…

    Il faudrait les renvoyer à l’école de commerce…

    source afp.

  • Boire n’est pas bon.

    Boire n’est pas bon.

    AlcoolNi pour les humains, ni pour les voitures. En effet, la boisson d’homme au goût de pomme, n’est pas davantage bon pour les voitures. L’éthanol, selon une étude de l’université de Stanford (Californie), a dressé un bilan assez noir.
    "les résultats de nos modèles ordinateurs montrent qu’un mélange d’essence avec une concentration élevée d’éthanol présente un risque plus grand pour la santé publique que l’essence".
    L’éthanol provoque une plus grande formation d’ozone, et de smog.
    La mortalité augmenterait, ainsi que les crises d’asthmes.
    Pour être juste, à l’heure actuelle, le bioéthanol, c’est la combinaison suivante : 1 litre = biomasse + 1 kg charbon.  Donc, en plus, il faudra supporter la pollution du charbon.

    Aprés la pantalonnade des voitures PTT, voila la remise à plat de l’éthanol. Non seulement, ce n’est pas une solution, mais cela est dangereux. Pour revenir aux ptt qui se dotent d’une flotte de véhicules électriques, on est parfaitement dans le monde du politiquement correct. En effet, si les PTT veulent réduire significativement leur consommation (nette) d’énergie, il vaudrait beaucoup mieux qu’ils s’occupent de leur locaux. Et là, l’effet final serait bien supérieur. Ethanol, véhicules électriques, ne sont pour l’instant que des phantasmes. Plusieurs fois répétés, l’évidence est que le gain net d’énergie sera fait, dans l’immédiat, dans le bâtiment. Comme la Toyota Prius hybride, qui n’est que la justification d’une bonne conscience (de classe dirigeante) car ces spécimens sont chers. Une petite voiture, une voiture sobre, c’est bien meilleur…

    En attendant, allez voir votre "conseiller financier", négociez un prêt, et occupez vous de votre logement, pendant ce temps là, roulez tranquille avec votre voiture petite et sobre…

  • Le point de vue de Moscou

    Le point de vue de Moscou

    IvachovLe général Léonid Ivachov donne son avis sur la confrontation Iran/USA.
    " je n’ai aucun doute quant à la réalité de cette opération ou, plus précisément , de cette agression contre l’Iran"a déclaré le général Russe à l’agence NOVOSTI.
    " Nous avons tiré la conclusion que cette opération aurait bien lieu. Autrement dit, la communauté israélienne des Etats-Unis et la direction israélienne – représentée à cette conférence par le ministre des affaires étrangéres de l’Etat hébreu- ont formulé la directive d’attaquer l’Iran".
    "Selon toute évidence, il n’y aura pas d’invasion terrestre. Ce sont des frappes aériennes massives dans le but de détruire le potentiel militaire de la résistance, les centres de direction administrative, les installations économiques clefs, et si possible, une partie de la direction iranienne."
    "Tout cela aura pour but de redorer le blason de l’administration républicaine qui pourra ainsi déclarer que le potentiel iranien a été détruit."

    Parmi les éventuelles conséquences, le général a cité la dislocation du pays, à l’instar de l’irak, et des balkans.
    La cause du conflit ? Pas dans les réserves pétrolières et gazières iraniennes, l’Iran est en déplétion pétrolière, et importe du gaz.
    Elle serait selon certains politiciens américains, dans deux phénomènes :
    – l’affaiblissement du dollar,
    – la rétractation des réserves d’essence.
    En effet, dans le cadre d’un conflit, un conflit justifierait un rationnement qui serait mieux accepté, ainsi qu’un affaiblissement marqué de la devise. Une situation tendue des réserves pétrolières (au niveau mondiale) serait résolue par une bonne petite récession.
    Selon L. la Rouche, le montant des $ en circulation dans le monde est dix fois supérieur au montant total des actifs américains. La monnaie forte du moment est, non pas l’euro, mais le rouble, adossé à des réserves gaziéres, pétroliéres et minières importantes. Dans le même temps, les réserves d’or de la banque centrale de Russie s’avérerait fort bien et de plus en plus garnies…

    sources : Novosti 21 03 2007

  • EER : neutraliser les déchets

    EER : neutraliser les déchets

    Centrale_nukeA l’heure où la France s’enferre dans le choix de l‘Epr, par la grâce du poids du lobby électronucléaire, force est de constater, et de plus en plus, que la recherche, les intuitions d’avenir, viennent désormais d’ailleurs, de Chine (spallation), d’Inde (Thorium), mais maintenant aussi d’Israël.
    La firme EER (Environmental Energy resources) a mis au point un réacteur transformant les déchets radioactifs en énergie.
    Le réacteur décompose le déchet, gazéifie les restes de carbone et convertit, les composants en déchets solides.

    EER produit de l’énergie, 70 % servent au réacteur, le reste est revendu…
    Notons bien qu’en France, on gamberge toujours sur ce qu’il faut faire des déchets, et sur l’enterrement (vous avez vu ce jeu de mot), du plateau de Bure. Preuve, là aussi d’une perte de savoir technique, d’une perte de vision, d’une perte d’ambition. Ce genre de réacteur, mis au point par EER, même les écologistes sont obligés d’être pour…

  • CA : prêts pour les économies d’énergies

    CA : prêts pour les économies d’énergies

    CaOn me demandait dans un article quel rapport entre mon article sur le Fmi, et les énergies renouvelables. Les énergies renouvelables, à l’heure actuelle, c’est de la technologie (un peu, disons 10%), de la politique (crédit d’impôt, mais aussi législation, pour les éoliennes par exemple), du crédit et de l’argent… Et vue l’ampleur du problème, il en faudra des tonnes… Adossé sur l’ancien Codevi (devenu livret développement durable), le Crédit Agricole propose des prêts "économies d’énergie" du 1°avril au 30 juin 2007, à 3.75 %.

    Ce prêt complête le prêt "énergie renouvelable", qui rencontre un assez grand succés. Il permet de financer les travaux d’économies pour les logements de plus de deux ans , et bénéficie d’un différé d’amortissement (pour attendre l’obtention du crédit d’impôt éventuel).
    On est donc bien, en parlant d’argent, dans le cadre de la politique économique, donc de la politique tout court… Ne serait ce que pour l’habitat, où, je rappelle, on peut atteindre avec la technologie actuelle, le stade de la "maison passive". Deux conditions, deux évidences : de l’argent et une volonté politique… je rappelerais aussi que le gouvernement bloque, certainement à l’instigation du lobby des eaux, l’attribution du crédit d’impôt pour la récupération des eaux pluviales (en voulant le réserver aux usages externes)…

    "Pas d’argent, pas de politique" FDR 1933

  • Emirats Arabes Unis : au solaire

    Emirats Arabes Unis : au solaire

    Emirats_arabes_unisMême les émirats arabes unis s’y mettent. Gavé de gaz et de pétrole, le petit émirat trace sa politique : "nous n’avons pas aulourd’hui de problème de sécurité en matière d’approvisionnement en énergie, mais nous ne voulons jamais en avoir".
    Voila, c’est on ne peut plus clair. Il faut penser, même ici, à la relève (avec des réserves officielles de 150 années !) . Avec l’ambition de devenir exportateur.

    Non seulement la création de centrales solaires est visée, mais aussi le transfert de technologie. Masdar verra donc un projet de 350 millions de US $ pour u,e centrale solaire de 100 mégawatts, ensuite portée à 500. D’abord dans un premier temps pour réduire la pression sur le réseau pendant les heures de pointe. Ensuite, le plus important, Masdar verra la création du "Masdar insitute of science and technology", en collaboration avec le MIT.
    Politique trés ambitieuse, il faut le souligner…A l’heure actuelle, les émirats produisent 2.5 Mbj, cette perspective interesse Dubaï, l’état voisin, et d’une manière générale, tous les pays du golfe. Les mauvaises langues diraient qu’ils connaissent, eux, l’état réel de leur réserves.

  • Pic pétrolier : pour l’été ?

    Pic pétrolier : pour l’été ?

    Pic_oil_2006Dépêche Afp de Londres à 12:25. Flambée du cours du brut avec la nouvelle baisse des stocks d’essence US. Reste 199.7 millions de barils, aprés un recul de 1.38 millions cette semaine.
    Pour la première fois, le risque d’asséchement des stocks est clairement évoqué.
    Il faut dire que le recul est important : – 12 % depuis début février, et à cette époque, commence la saison des grands déplacements aux USA.

    Les mauvaises nouvelles s’accumulent dans un climat pessimiste : rupture de livraison du fournisseur canadien Enbridge (450 000 bj), due à une fuite sur un pipe-line.
    Pic oil, dans la production globale, mais aussi, défaut de réponse des raffineries (les stocks de brut seraient importants, notamment à Cushing en Oklahoma), pic oil qualitatif, pic oil politique, pic oil industriel, la totale quoi. Ce qui serait vraiment cocasse serait de voir des américains en panne séche devant des stocks de brut plein, qu’ils n’arrivent plus à raffiner…
    Mais comme cela ne suffit pas, la situation devient explosive au Nigéria. Mais, au fait, connaissez vous la vraie nouvelle ? La situation est TOUJOURS et depuis TOUJOURS, explosive au Nigéria…

  • Colza : la hausse aussi

    Colza : la hausse aussi

    Colza Le colza sert quand à lui, à fabriquer du biofioul.
    Nécessitant de lourds investissements de départ, le Colza n’a pu se développer en Europe qu’à coup de subventions. Mais, désormais la Chine est tentée. Gros producteur, avec des récoltes de 12 à 15 millions de tonnes, la production y est peu développée. Les coûts s’abaissant, les politiques volontaristes s’affirment. On peut produire (biolux) 265 000 tonnes de biodiesel à partir de 700 000 tonnes de Colza. Mais, grâce à ces données, on voit trés clairement les limites de cette politique de transformation : quelques millions de tonnes. Ou alors, il faudrait notoirement augmenter les surfaces cultivées, alors que les terres arables diminuent déjà chaque année, et que l’autosuffisance alimentaire chinoise reléve de plus en plus du voeu pieux.

    En réalité, si en France des agriculteurs roulent au biodiesel (avec une fabrication artisanale peu coûteuse), il serait là aussi difficile de remplacer, hors quantité symbolique, les 40 000 000 de tonnes (et quelques) par des biocarburants. Même si cette filière est quand même plus crédible que la filière éthanol. En réalité, pour un pays de la taille de la France, il serait, à l’heure actuelle beaucoup plus économe en carburant de faire remplacer (y compris à grand coups de subventions publiques) les chauffages au fioul, en les remplaçant par des technologies vertueuses. La priorité n’est pas le biocarburant, mais réduire, à tout prix la consommation, où c’est possible, où, c’est trés rentable, avec un gros effet de levier.
    Mais, il n’y a pas de lobby pour l’économie d’énergie, mais par contre, il existe un trés honorable lobby agricole… Le colza, à l’heure actuelle, va lui aussi être indexé sur le pétrole…

  • Maïs éthanol chinois.

    Maïs éthanol chinois.

    MasLa Chine développe la consommation de maïs pour la fabrication d’éthanol, et pas dans de petites proportions. Jugez en :
    – 50 millions de tonnes utilisées en 2007 à cette fin, contre 40 millions en 2006, 25 en 2005 et 13 en 2004.  On prévoit cette année une consommation de 155 millions de tonnes pour 146 de production (Jilin central grain wholesale market). On voit clairement que la consommation animale et humaine est réléguée.
    Néanmoins, le centre national d’informations des grains et huiles, lui, ne parle que de 140 et 145 millions de tonnes de consommation pour 2006/2007.

    De plus, deux événements concomittants et indépendants renforcent cette tendance : la fin de la grippe aviaire et la reconstitution des cheptels entrainent un accroissement de la demande animale, et le maïs transgénique est loin de tenir ses promesses…
    Partout dans le monde, la production d’éthanol s’envol : 1000 distilleries en activités aux Usa, 40 en construction, 20 % de la récolte pour cette finalité. La hausse du maïs devrait donc encore s’accélerer cette année.
    Le cours du maïs est désormais indexé sur le cours du pétrole, avec tous les risques politiques que cela comporte, notamment d’émeutes de la faim. Désormais, il est vital pour tous les pays d’accéder à l’autosuffisance alimentaire.

  • Macadam

    Macadam

    Photos_205_2L’invention de Lord Macadam changea les vies. Aujourd’hui, on n’imagine pas les temps de transports, ni les conditions de vie de nos ancêtres pas si lointain. Pas de routes, pas d’échanges, pas de surplus à expédier, et en cas de mauvaises récoltes pas de secours à attendre. Il était plus facile de faire 1000 kilométres en navire que 10 par les mauvaises routes. Les rares auteurs populaires du 18°siécle en parlent comme d’un problème lancinant.  La moindre  voie d’eau utilisable était dotée d’un port.  Paris et Orléans étaient des ports importants.  La découverte de  Macadam permit de doter le pays de routes en bon état, toujours

    praticables. Aujourd’hui, néanmoins se pose la question, avec l’enchérissement du coût de l’asphalte, du simple maintien du réseau actuel. Beaucoup de voies rurales ont été laissé à l’abandon, et on assiste au recul, plus ou moins marqué, des voies. Je me rappelle avoir mesuré la rétractation d’une route : un mêtre de chaque coté, en une vingtaine d’années. Un maire m’avait, à l’occasion parlé d’un nouveau procédé, plus économique (de moitié) et surtout, sans dérivé de pétrole. Prudent, il attendait que les autres tentent l’aventure pour tester la fiabilité, mais en attendait beaucoup (les routes sont en communes rurales une charge trés lourde). Ce nouveau bitume (Végécol), semble tenir ses promesses. Bonnes performances mécaniques dans de nombreuses applications (routes, parking, pistes cyclables), en utilisant les granulats locaux (limitant donc les frais de transport), et ne nécessitant une température d’application de 110°, au lieu de 150. Transparent, la pollution visuelle est nulle, comme la pollution d’ailleurs (pas d’utilisation de procédé pétrochimique). Une invention qui si elle tient ses promesses, aura de grandes répercussions.