Auteur/autrice : patrick reymond

  • Toits en collecteurs solaires

    Toits en collecteurs solaires

    Corus La firme CORUS, veut transformer les toits d’acier en capteurs solaires. Elle en étudie la possibilité avec les universités de Bath, Bangro et Swansea. En effet deux options existent pour le solaire, produire beaucoup avec des petites surfaces (voie qui permet avec des prototypes d’avoir des taux de récupération de 40%), soit se contenter de rendement bien moindre (de l’ordre de 5 %)et de compenser ces rendements par un coût au M2 bon marché, en utilisant de vastes zones de récupération, comme les toits d’usines. En effet, depuis la fin de l’amiante ciment, au moins dans les pays de l’Ocde, le matériel privilégié dans la construction industrielle, c’est l’acier. Le fibro-ciment, tel qu’il a été essayé (sans amiante) se révèle de

    basse qualité (il devient trés vite poreux), et capter l’énergie avec des toits d’acier permettrait une utilisation rationnelle de ces espaces. Seraient utilisées les DSSC (dye-sensitised semi-conductor), sous forme de revétement sérigraphié, ou en spray.
    Production espérée : dans 5 ans.

  • FMI : que faire du machin ?

    FMI : que faire du machin ?

    Fmi_iiQuand il y a quelque chose de complétement inutile, c’est souvent là que se concentre les disputes. Le FMI est un organisme en déficit, boudé par tout le monde, sans mission précise. Raison pour laquelle la modification de ses statuts pose problème.
    – Usa et Europe veulent ne pas trop perdre de poids,
    – les petits pays comme les Pays-bas, veulent qu’on prenne en considération le "degré d’ouverture",
    – la Chine veut qu’on prenne en compte le pib (dont chacun connait l’honnêteté du pib officiel de la Chine),
    – le Brésil veut qu’on le reconnaisse comme "pays d’avenir" (C’est un pays d’avenir, ce sera d’ailleurs toujours un pays d’avenir : Clemenceau),

    Quand aux "missions" qu’on lui demande de remplir :  "punir" la Chine de la sous évaluation de sa monnaie, le FMI et quiconque en est bien incapable…
    Le seul problème, est qu’on ne définit aucune mission au FMI. Aprés avoir été le représentant des créanciers auprès des pays endettés, il reste désormais sans objet. Une bureaucratie inutile, dont lui même aurait demandé la suppression pure et simple. Il n’a réglé aucune crise, les a aggravés le plus souvent, il n’a investi dans rien. C’est là qu’est le noeud du problème. En se faisant l’avocat du diable, il y a une mission toute trouvée : lutter contre le réchauffement climatique, investir dans les énergies renouvelables. Voilà une mission d’essence planétaire, qui pourrait faire une grosse majorité, et déclencher une vraie croissance.

  • FMI : l’arroseur arrosé

    FMI : l’arroseur arrosé

    FmiLe Fmi se prend les pieds dans le tapis. Loin d’avoir permis aux pays de "préparer l’avenir", il s’est longtemps considéré, comme un simple "représentant de créanciers". Seul comptait pour lui d’imposer un équilibre budgétaire à grand coups de coupes dans les budgets publiques et sociaux, politique qu’il est incapable de s’imposer à lui-même d’ailleurs…
    "Comme beaucoup de gens qui font des prévisions, nous tapons assez rarement dans le mille", belle métaphore pour indiquer que s’ils en font parfois des exacts, ce n’est pas leur faute, mais que seul le hasard est responsable.
    Désormais, il est clair que le FMI est d’une inutilité criante : submergée par une marée de liquidités légales (carry -trade  japonais, pétrodollars, explosion monétaire chinoise, russe,  européenne,  nord-américaine), ou illégales (les faux dollars, plus vrais que les vrais seraient dans bien des pays les plus nombreux), le monde ne manque désormais quère de liquidités…

    Le CEPR (center for economic and policy research) basé à Washington, montre du doigts les erreurs du fmi concernant notamment le Vénézuela, et surtout l’Argentine : "Il est difficile de voirs des erreurs importantes et répétées, surtout pour l’Argentine, et ne pas se demander ce qui cloche"… En effet, depuis la banqueroute Argentine de fin 2001, la croissance totale de ce pays a atteint … 47 %…L’Argentine ayant strictement fait le contraire de ce qui était indiqué par le FMI, toutes ces mesures ont été fructueuses. La politique FaMIne telle que définie par le traité de Maastricht prouve ainsi son inanité, et permet de voir la croissance que pourrait atteindre un continent européen, montrant la voie des énergies renouvelables et dégageant des budgets importants pour ce faire…47 % pour l’Argentine, avec un outil de production vieillot et surranné de 30 ans…

  • Pic pétrolier : il est bien là

    Pic pétrolier : il est bien là

    Iea_aeiLes agences (IEA et AIE) avaient bien montré du doigt le problème, et il semble désormais que le pic oil soit en vue cette année, doublé d’un ciseau avec la consommation.
    La demande augmente (85.8 millions de barils jour contre 84.5  en 2006).  La production stagne, la production Opep recule, et les seuls pays qui disposent de marge de manoeuvre à la hausse sont extrémement troublés : Nigéria, Irak, Angola. La production s’établit à 85.3 MBJ, donc un manque journalier de 0.5 MBJ.
    "En fin de semaine dernière, de nombreuses raffineries américaines avaient annoncé avoir stoppé leur production, en raison de pannes ou d’opérations de maintenance. Rappelons que les opérations de maintenance permettent aux raffineries d’adapter leur production en fonction des saisons. ". La dernière raffinerie américaine a été mise en service en 1980. Ces dernières, vieilles désormais nécessitent des opérations d’entretien importantes, et souffrent de pannes récurrents, simplement à cause du vieillissement.

    On retrouve bien donc tous les ingrédients de la crise : stagnation (volontaire et involontaire, contexte troublé) qui indique un plafonnement de la production. Des pays, désormais soucieux de ne pas trop tirer sur leur réserves, afin de les faire durer, une production dont la qualité diminue plus nettement encore que la quantité.
    Plafonnement des quantités traités par les raffineries (on a là un souci industriel)…
    Reste à attendre le déclic final : un trouble politique beaucoup plus important, qui touche, par exemple le Nigéria et ses 2.5 MBJ, et là, la crise deviendra vraiment visible.

  • Pic pétrolier, es-tu là ? III

    Pic pétrolier, es-tu là ? III

    PompeD’abord, si comme dit le conte, "tous étaient frappés", la crise risque d’être, trés sérieuse dans certains pays. Le Royaume-uni, pourrait vivre des heures véritablement difficiles : plus d’énergies, gaz et pétrole en déplétion, charbon abandonné, balance commerciale caricaturale
    Celle qui a le plus de chance de rebondir vite et rapidement, ce sont les états-unis : des ressources fossiles en abondance, mais aussi une mentalité qui met le paquet quand et où, il y a un problème. Une conversion aux économies d’énergies auraient des effets rapides et spectaculaires…
    La  France souffrirait elle aussi d’une spécialisation industrielle anachronique : l’aéronautique…
    Par contre, la spécialisation industrielle allemande lui permettrait  d’aborder, la phase  post pic  pétrolier en confiance : on aura d’autant plus besoin de ses machines,

    mais aussi de ses innovations solaires, éoliennes et géothermiques.
    La mondialisation "incontournable" et "obligatoire" aurait du plomb dans l’aile, en effet, le renchérissement des transports recrée, de facto, le protectionnisme, ruine les délocaliseurs patentés…
    Par contre, comme à toute époque de grands bouleversements, certains risquent d’être les rois. Vous en connaissez : les plombiers chauffagistes, les électriciens, qui seraient amenés à renouveler un équipement en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Tout bénéfice aussi pour les producteurs en tout genre des appareils de chauffage. Exit le chauffage au fioul (c’est déjà une tendance, mais elle devrait être accélérée), lancement d’une politique d’économie d’énergie (négawatt) tous azimuts. En cas de crise, la seule solution serait une politique économique forte… Ou sinon la crise politique sera forte aussi…

  • Pic pétrolier, es-tu là ? II

    Pic pétrolier, es-tu là ? II

    PetroleLa productionde pétrole est désormais stable : 84.58 millions de barils/jours en 2006 contre 84.56 en 2005, la consommation n’augmente que légérement, faisant passer la courbe de 84.04 en 2005 à 85.01 en 2006. Donc, du trés léger excédent au déficit.
    Les stocks américains de cette semaine, ont baissés de 5.5 millions, tombant à 199 millions. Là, le problème est surtout lié au raffinage. Le maintien de la production se faisant au détriment de sa qualité, mais les raffineries ont du mal à suivre…

    Pas de nouvelles dans les médias officiels, et pour cause : cela annonce le collapsus du monde actuel. En effet, que passera t’il quand la nouvelle sera publique, et les stocks, au plus bas ?
    – effondrement immédiat de l’industrie aéronautique,
    – effondrement de l’industrie automobile, sans doute dans des proportions moindres, mais effondrement quand même : plus personne n’achête de voiture neuve…
    – effondrement de l’appareil industriel dans son ensemble,
    – effondrement du btp, à la fois parceque gros consommateur d’énergie et parceque panne de l’investissement,
    – effondrement monétaire,
    – effondrement de la consommation de pétrole, entrainant l’effondrement des prix du pétrole…
    En bref, cette question du pic pétrolier peut entrainer une réaction en chaine, pulvérisant l’économie actuelle…
    Notre nouveau président, n’aurait comme autre choix que le retour à une économie de guerre : rationnement et paradoxalement relance keynésienne dans les énergies renouvelables, car même si certains hommes politiques ont une préférence pour le nuke, les centrales, c’est très long à bâtir, et totalement inutiles pour les transports… Le libéralisme économique étant rélégué aux poubelles de l’histoire. De plus, la Chine, c’est loin, et les frais de transports risquent de ne pas être donnés…

  • Pic pétrolier, es-tu là ?

    Pic pétrolier, es-tu là ?

    BarilpetrolDupont et Dupond ont parlés : EIA (énergie information administration), dépendant du gouvernement américain  et AIE (agence international de l’énergie), organisme de l’Ocde.
    Etant donné l’Omerta régnante dans le monde du pétrole, il est probable que nous soyons en train de vivre le pic oil, à l’heure actuelle. Pour plusieurs raisons.
    D’abord le constat, en millions de barils/jour, la production est au mieux, étale, 84.58 en 2006 contre 84.56 en 2005.
    Pour plusieurs raisons. Les états qui avaient plongés le monde dans la pétro-dépendance, en gros les états du golfe, sont en déplétion. Aussi, ils ont adoptés la ligne "Oil in the

    ground is better than dollar in a bank", d’autant que le dollar ne leur inspire plus une confiance sans borne…
    Généralement, la totalité des états pétroliers adoptent une exploitation plus mesurée de leur gisement…
    Deuxième point, les pétroles non-conventionnels sont durs à exploiter, sauf au Vénézuela, qui lui, appartient aux pays voulant ménager ses ressources aux long cours.
    Troisième point, le défaut général d’investissement dans les raffineries pendant de longues années, phénomènes aggravés aux USA, par les cyclones.
    Quatrième point, la baisse des qualités de brut extrait, qui fait ressortir le troisième point (défaut d’investissement dans les raffineries).
    Cinquième point, le désordre régnant dans certains pays, Irak pour ne pas le citer (de plus, il est le seul pays du moyen-orient à ne pas avoir atteint son point de déplétion), désordre au Nigéria, embargo des technologies pour certains pays (Iran).
    En face, la consommation, elle, crée un "gap" irratrapable : consommation de 84.04 millions de barils jours en 2005 et 85.01 en 2006…

  • Bioéthanol européen

    Bioéthanol européen

    BiothanoleuropeChouette. Grâce au bioéthanol, on pourra rouler… 2 jours par an. 20 jours si le parc auto était réduit de 90 %, 80 jours avec le parc automobile de 1939. Ah, je respire ! On voit donc que le développement du bioéthanol européen n’ira donc pas bien loin, en y consacrant 10 % de la surface agricole, on pourra faire rouler une fraction du parc actuelle. Aprés, la concurrence entre carburant et nourriture serait intenable.
    Donc, à terme, le "pic automobile" devrait aussi montrer le

    bout de son nez. En effet, le marché automobile français en particulier et européen en général, a beaucoup de mal à se maintenir. En gros, l’équation qui existait : population éduquée = population motorisée, commence à devenir fausse. Ce n’est pas une avalanche pour le moment, mais c’est une tendance qui devient significative. le parc devient âgé (une automobile vit 17 ans en moyenne), le niveau global des ventes ne se maintient que par des "ventes de lots", des constructeurs, vers leurs concessionnaires. Aprés, le concessionnaire lui même doit baisser les prix. Donc marché artificiellement gonflé. Marché gonflé aussi par les politiques des garagistes de mise en casse ultra-rapide. En effet, le marché automobile européen apparait submergé, les exportations de voitures hors d’âge, les mises en casse sont des mesures de soulagement de la pression. En réalité, la seule chose qui pourrait relancer le marché du neuf serait une baisse massive des prix… Gonflement des prix de vente, gonflement des factures énergétiques, stagnation des salaires, sont les ingrédients de la baisse du marché automobile. A terme, oui, on risque d’arriver à un parc (trés réduit) abreuvé avec de l’énergie renouvelable…

  • Délire Bruxellois

    Délire Bruxellois

    Mer_noire"Le 11 avril 2007, la Commission a présenté ses projets visant à intensifier ses relations avec les voisins du pourtour de la Mer Noire richement dotés en pétrole et à stabiliser la région." et "Selon la Commission, la région de la mer Noire, un lieu important de transit pour le pétrole et le gaz provenant de Russie et d’Asie centrale en direction de l’Europe, est "d’importance stratégique pour la sécurité énergétique de l’Union européenne". "
    les voisins du pourtour de la mer noire ? Comptons :
    – Turquie, pas de pétrole,
    – Bulgarie, idem,
    – Roumanie, n’en a plus,
    – Moldavie, en aura peut-être (boisson d’homme au goût de pomme), et oui, il y a beaucoup de pommiers en Moldavie, c’est peut-être ça qu’on appelle voir loin,

    – l’Ukraine, n’en a pas,
    – la Russie, en a beaucoup et du gaz et du pétrole, mais n’a pas besoin de la mer noire pour exporter,
    – la Géorgie n’as rien ou presque. Mais de là peuvent passer des oléoducs, des gazoducs venant d’Asie centrale. Mais enfin, il faut une bonne dose de naïveté, pour ne pas dire plus, pour vouloir assurer son indépendance énergétique avec un couloir aussi étroit, et vouloir tourner ainsi la Russie. C’est compter sans la fragilité des pouvoirs de ces régions, les pressions de Moscou, et c’est, dans le meilleur des cas, remplacer une dépendance par une autre. De plus, même si les gazoducs et oléoducs reliant Géorgie, Azerbaïdjan et Asie centrale étaient réalisés, quelles seraient leur fiabilité, le long du corridor étroit entre Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie et Russie ? Nulle ! à la merci d’un attentat "incontrôlé", voir "islamiste", ou à la merci d’une "symphonie" comme disait la propagande soviétique sur le front pendant la seconde guerre mondiale.
    "Symphonie pour orgue de Staline", "fantaisie pour artillerie lourde", "bagatelle pour mortier", qui même si elle ne touchait aucune cible, aurait pour effet immédiat de propulser les cours du gaz et du pétrole au sommet. Décidément, au sommet bruxellois, il faudrait qu’ils arrêtent de réver.

  • Maison à colombage

    Maison à colombage

    MaisoncolombagetorchisA l’heure actuelle, on parle fort de maison "HQE" ou de maisons passives. Le moyen-âge, connaissait, faute de moyens, déjà la maison basse consommation.
    La maison à colombage est une maison déjà préfabriqué (on prépare initialement les piéces à assembler sur plan), si l’entreprise (à l’heure actuelle), recycle les déchets, elle produit plus d’énergie pour la construire qu’elle n’en consomme. Aux temps anciens, les coupes étaient soumises à des dates précises et péremptoires. On avait donc un bois d’excellent qualité.
    La maison était très vite montée : un compagnon et deux aides suffisaient, avec des systémes complexes de poulies, en quelques heures. On ne va pas aussi vite

    aujourd’hui, malgré les machines : démonstration évidente d’une perte de savoir-faire. Une fois montée, la maison est d’une force terrible. Elle épouse les ondulations du sol, les entrecroisements et les chevilles contribuent à la solidité du tout. Dans ce cas (maison à torchis), le torchis est fait avec de la terre locale, collé sur un treillage. La terre locale, mélangé souvent à de la paille (pour lui donner de la fibre) est par contre d’une qualité trés inégale. A refaire régulièrement pour certains endroits, pour d’autres, posé il y a bien longtemps. Mais de toute façon, la terre est isolante, donc bois + terre donne une très bonne isolation.
    Les maisons riches (en pierre) étaient beaucoup plus froide. Le bois et la terre résistent bien à l’incendie, les problèmes d’incendie de l’époque, étaient plus liés à l’environnement immédiat urbain : tas de fumiers (réservoirs de méthane), entassement et promiscuité en sont davantage responsable.
    Ce sont souvent ces maisons, d’un trés bon rapport énergétique qui ont néanmoins traversé les siécles.