Auteur/autrice : patrick reymond

  • GM, Ford et Chrysler…

    GM, Ford et Chrysler…

    Chrysler Les dirigeants de Ford viennent de s’accorder des rémunérations somptuaires, pour les récompenser de pertes phénoménales, des pertes de parts de marché, et d’une manière générale de l’inadaptation de leur gamme au marché. Ce problème n’est pas que propre à Ford, mais touche aussi GM et Chrysler qui ne trouve pas d’acquéreur. En réalité, après Rover en Grande-Bretagne, les Usa voient la désindustrialisation toucher ce qui fait le coeur industriel de leur nation : l’automobile.
    Malgré des restructurations qui entrainent des fermetures d’usines depuis 1979, le noeud du problème reste entier. En effet, l’écart des rémunérations entre pays développés et pays en développement est colossal.

    En effet, l’on peut compter sur une moyenne de 15 $ dans les pays de l’Ocde, contre 0.5 $ dans les pays sous développés. L’aboutissement logique d’une telle évolution est la disparition totale de l’industrie dans les pays "riche", et par conséquent, la disparition de leur "richesse". En effet, un pays développé est un pays qui posséde 8 secteurs industriels de base, on peut considérer désormais qu’un certain nombre de pays Ocde, ne sont plus des pays relevant de ce type : Espagne (mais elle n’a jamais eu les 8 secteurs), Grande-Bretagne, encore plus mûr dans son steap-tease industriel que n’importe quel pays, l’Australie, devenue exclusivement minière, et bien sûr, le poids lourd que sont les Usa. Désormais, le coton du sud est expédié brut en Chine. Scarlett doit se retourner dans sa tombe…
    J’oublier de préciser : il est inutile de plaider comme le font certains pour la flexibilité et l’adaptation (au niveau du 1/2 dollar par jour elle est impossible), l’abandon des capacités régulatrices des états, raméne à la guerre civile.

  • Général compression

    Général compression

    Generalcompression_2Général compression lance une nouvelle sorte d’éolienne : dotée d’un compresseur, elle produit de l’air comprimé au lieu d’électricité.
    En effet le problème n’est pas de produire de l’électricité, mais que l’électricité se stocke peu et mal, soit dans des batteries, soit dans des condensateurs.
    L’air produit par l’éolienne sera stocké, puis servira à fabriquer

    de l’électricité "à la demande", c’est à dire au moment où elle est le plus chêre, et non pas n’importe quand. Comme on voit, l’optique est entièrement différente, ici, on ne s’attache pas au volume de production, mais au prix de vente…
    Néanmoins, on peut se poser une question : en cas de développement massif de l’éolien, un pays d’une certaine taille, comme la France, produirait constamment de l’électricité, à fortiori des pays plus grands comme les USA, le Canada ou l’Inde. En somme, ce produit ne serait bon que dans un contexte de rareté. Or en manipulant économies d’énergies et énergies nouvelles, le risque serait d’arriver à pléthore de production, et ce risque n’est apparemment pas anodin : retomber sur le mythe de l’énergie inépuisable.

  • Nouvelles d’Allemagne

    Nouvelles d’Allemagne

    AllemagneIl apparait de plus en plus que le montant annoncé (3.3 %) et qui faisait de l‘Allemagne un mauvais élève en matière d’énergies renouvelables est tronqué. En effet, ce sont 7.7 % de la production d’énergie qui se fait par le biais du renouvelable en 2006. L’accroissement est considérable en une année de 6.8 à 7.7.
    En ce qui concerne l’électricité, c’est 11.6 % contre 10.5 % qui serait produit par le renouvelable. (source BEE).
    On voit donc que l’effort allemand, non content d’être considérable est aussi rapidement productif. Mais il faut souligner que 2005, 2006 sont encore une période où les produits sont dans l’enfance.
    D’ici peu le rendement des capteurs solaires photovoltaïques va exploser, le rendement des éoliennes beaucoup s’améliorer, toutes les sources renouvelables sont en expansion rapide.

    Pourtant, il faut signaler que le potentiel allemand, de par sa situation géographique est quand même médiocre, que ce soit en matière solaire, ou éolienne. La volonté politique a donc supplée et compensée le manque de potentiel physique.
    C’est une grande leçon, que l’on peut voir aussi s’appliquer en France.
    L’Allemagne n’a pas eu non plus la chance d’avoir du nucléaire surdimensionné, ni des ressources naturelles abondantes, mais marquée par l’histoire, elle a eu le sentiment d’avoir perdu une guerre mondiale pour quelques gouttes de pétrole… Les leçons douloureuses de l’histoire, se révélent parfois par des biais inattendus. L’Allemagne crée sans bruit son avenir et son indépendance…

  • PNUE : économie tous azimuts

    PNUE : économie tous azimuts

    PnueLe Programme des Nations Unies pour L’environnement enfonce encore des portes grandes ouvertes : le secteur de la construction consomme beaucoup d’énergie (40 % de la consommation totale mondiale), et 1/5 pourrait être très rapidement économisé (d’ici 2010), ces mesures seraient simples et peu coûteuses :
    – éco-conception,
    – orientation solaire,
    – ventilation naturelle,
    – matériaux recyclables,
    – amélioration de  l’isolation.
    Cet effort donc,  dépend d’un effort de normes et de décisions politiques.

    Selon le rapport aussi (autre porte ouverte enfoncée avec fracas), c’est que c’est dans le secteur de la construction que l’on peut faire des économies massives et rapides, ailleurs, c’est pour plus tard…
    D’après des estimations prudentes, ce sont 1.8 milliards de tonnes de Co2 qui pourraient être évités et 2 milliards de plus avec une politique plus agressive : 3 fois plus que le protocole de Kyoto.
    Ce qui frappe, ce n’est pas la complication du problème, mais la simplicité de la dite solution, et la grande question, posons là : pourquoi ne l’avoir pas fait plus tôt ?
    En ce qui concerne la mise au rencart de la lampe à incandescence, le résultat est sans appel : colossal si appliqué à l’ensemble de la planéte…
    Pas de problème, rien que des solutions…

  • Centrale solaire à concentration.

    Centrale solaire à concentration.

    Archimde Séville va voir la première centrale solaire à concentration d’Europe, produire de manière commerciale, aprés la fermeture de Thémis. Sa capacité de 11 MW lui permettra une production de 23 GWh d’électricité.
    624 miroirs mobiles de 120 M2 chacun concentrent le rayonnement thermique au sommet d’une tour de 115 métres de hauteur, où se trouvent capteur solaire et turbine à vapeur.
    Une série de centrales du même type est prévue, leur construction s’échelonnera jusqu’en 2013, date à laquelle 300 MW de capacité seront installées.
    La technique de concentration est déjà utilisée dans les fours solaires, et le fût militairement parlant bien avant l’ére chrétienne.

    Archimède en effet inventa des concentrateurs solaires pour incendier les navires romains qui faisait le siége de Syracuse, il inventa aussi des scorpions et autres machines de guerre qui rendirent le siége de -215 à  -212 difficile aux romains. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer ce que fût cette période techniquement (celle de la deuxième guerre punique), car aprés des fouilles faites sur le site de Carthage, on vient seulement de retrouver (certains)secrets des métaux Carthaginois…
    Là, il faut aussi signaler les débats qui passionnaient les philosophes grecs, et qui concernaient les progrés techniques. En effet, on note à cette période, une grande question : faut il utiliser ces avancées techniques ? Ils le rejetérent comme après eux les romains, pour ne pas déstabiliser la société.

  • Ukraine : des tensions pour rien

    Ukraine : des tensions pour rien

    UkraineL’Ukraine a été au centre d’une manoeuvre de grand style en 2005, appelée "révolution orange". Il est clair qu’à l’est certains ne pensent pas les frontières intangibles. Notamment les polonais qui n’ont pas accepté encore les frontières actuelles. Ils révent clairement de reconquérir les limites de la grande Pologne du 17° siécle, ils ont été aidé grandement en cela par des services spéciaux américains lors de la dite  révolution orange. Il est calir qu’il est facile de remporter un succés, il faut de l’argent et une structure. Le problème de l’Ukraine, c’est que s’il lui était facile de cracher

    à la figure du voisin russe, il est beaucoup moins aisé de perséverer dans cette voix. Pour une seule bonne raison, le poids économique Usa et Pologne réuni est faible, mais le poids économique et énergétique russe est considérable. Surtout qu’à l’époque le gaz russe était vendu à l’ukraine le QUART du prix mondial, prix qu’on peut consentir à un vassal, mais pas à un ennemi. Le bon point a été relevé par le Kremlin, qui a profité de l’occasion pour réevaluer fortement ses prix. Aussi 2006 a t’il vu la déconfiture électorale de Youtchenko, ramené à 81 députés à la chambre, le triomphe de ses ennemis Yanoukovitch (186 députés) et Timochenko (129 élus). Une bonne part du pays est soit russe, soit russophone. Le président Youtchenko a donc dissous la chambre et provoqué d’autres élections. Energiquement parlant, le lien économique est trop fort avec la Russie, les interpénétrations économiques trop importantes pour être aisément remises en question. De plus il est clair qu’aujourd’hui, l’Ukraine ne fera jamais partie de l’Ue. Donc, tempête dans un verre d’eau dans "la terre des confins".

  • Hydroélectricité : tête à queue des autorités

    Hydroélectricité : tête à queue des autorités

    Photos_p_017 Sacrés journaleux. Toujours à colporter des ragots, des bruits, alors que personne, absolument personne n’avait décidé ce qu’ils ont relatés. Le barrage du Poutés, par exemple, comme de nombreux barrages d’un certain âge et d’une certaine vétusté (comme il en existe beaucoup en France) personne désormais ne sait qui avait parlé de sa démolition. Bruits de couloirs, sans plus.
    Désormais, changement de programme : rien n’est décidé titre "L’Eveil". Maintenant, on est pour le renouvellement de concession "conditionné". En effet, avec, au bas mot au maximum 15 secondes de réflexion, on vient de s’apercevoir que les disparitions de taxes professionnelles pour les communes étaient importantes (60 000 euros), que les énergies renouvelables, c’était d’abord de l’électricité hydraulique. Que les saumons, c’est sympathique, mais démolir un barrage (10 millions) pour un arrivage de 153 saumons, ce n’est pas franchement, ni économique, ni cohérent (à plus de 60 000 euros le saumon, c’est comme le loup, de l’or).

    Donc, on était arrivé à un consensus, un quand à soi avec les verts, greenpeace, WWF et les autorités. Désavoué le consensus, maintenant, on vient de s’apercevoir (il n’est jamais trop tard), que pour le saumon, c’est problèmatique, tout le long de la Loire et de l’Allier : filets dérivants à Saint-Nazaire, bouchon vaseux de Nantes, l’état de l’Allier, en général, les cormorans (protégés) trop nombreux et qui se gavent de saumons. En réalité, ce qui posait le moins de problème, c’était justement le passage du barrage de Poutés, car il n’était pas sûr, du tout, que les saumons remontent sur les frayéres d’amont.
    De plus, certains verts, comme M Cochet prônent les micro-centrales… Quand à collecter 80 000 signatures pour le démantelement, c’est facile, il suffit de prendre des militants divers un peu partout. Par contre, ce chiffre dépasse celui de la population locale, qu’il faudrait peut-être en premier lieu questionner. Ceux qui sont pour les fleuves "sauvages", n’y vivent pas. Et pour cause, s’il y a de la population à coté, il n’est plus sauvage.

  • Ue : les citoyens réservés sur le nuke

    Ue : les citoyens réservés sur le nuke

    Lingotor Le commissaire européen de l’énergie a reçu 630 000 signatures qui réclament la fermeture progressive des centrales nucléaires. Les "amis de la terre" ont donc souhaité à leur maniére le 50 anniversaire de l’euratom. Ces pétitionnaires jugent préférables d’investir l’argent dans le développement des énergies renouvelables, suivi en cela pas 83 % des citoyens, et à 63 % (seulement pourrait on dire) pour la décroissance du nucléaire.
    Il faut dire que le nucléaire semble pris dans un étau : les énergies renouvelables deviennent économiquement compétitives (elles ne l’étaient guére jusqu’à présent) et le

    seront de plus en plus, à l’inverse, le nucléaire le devient de moins en moins, à la différence du renouvelable, on a perdu tout le savoir-faire en abandonnant quasiment toute recherche, l‘Epr sera certainement beaucoup plus cher qu’annoncé (3.3 milliards), sans doute plus prêt des 7 milliards. Ensuite l’uranium pose problème : il vient de passer à 95 $ la livre, sa production est insuffisante en ce qui concerne ne serait-ce que sa consommation actuelle, et les gisements qui seraient exploitables, ne bénéficient pas d’un bon ratio énergie dépensé/énergie produite. En gros, au départ de la production, on était à 1 tep consommée pour 10 produites, maintenant, on est à 3 pour 10, et les suivants seraient entre 5 à 7 pour 10. Donc, l’avantage comparatif de l’uranium s’estompe, les gisements les plus faciles ont été exploité, il en reste, mais beaucoup moins rentables, car si on peut produire beaucoup avec ces ratios, le prix de vente en sera augmenté d’autant.
    Seul les surrégénérateurs, les centrales à spallation, ou les centrales au thorium seraient compétitives. Mais elles n’existent pas encore.

  • La Chine mise aussi sur les micro-centrales hydrauliques

    La Chine mise aussi sur les micro-centrales hydrauliques

    Chine La Chine fait feu de tout bois, et fait preuve en matière énergétique d’un activisme tous azimuts.
    A l’heure actuelle, deuxième pollueur au monde, le pays qui sera sans doute d’ici peu le premier, ne semble pas idéologiquement lié à quelque sorte de source d’énergie que ce soit.
    En effet, elle mise aussi sur un développement fort de la micro-électricité, (150 milliards de Kwh produit en 2006 pour 50 millions de kw de capacité). Jusqu’à présent 1600 districts ont construits leur centrale.
    De plus, une bonne partie du pays est sinon pas encore électrifiée, mais souffre au moins de problèmes d’approvisionnement récurrents.

    Il faut donc voir, dans cette diversification chinoise, l’absence de tout partie pris du gouvernement chinois. Toute source est bonne à prendre, même petite, même s’il faut en faire beaucoup, même si en terme global, cela ne représentera jamais grand chose.
    La crainte du gouvernement chinois est la suivante : entendre dire que le mandat du ciel est retiré à la dynastie, il faut donc que l’effort du gouvernement pour améliorer la vie quotidienne soit visible de tous. En ce qui concerne les campagnes, souvent considérées comme oubliées du pouvoir central, une électricité locale crée du travail et a un impact économique, politique et humain immédiat.
    Pour la micro-électricité, le gouvernement français pourrait en prendre de la graine. Là aussi, il y a des dizaines de milliers de centrales à construire, ou plus souvent à reconstruire.

  • Stormblade turbine

    Stormblade turbine

    Eoliennestormbladeturbine La compagnie britannique Stormblade Turbine vient de devoiler un nouveau type d’éolienne à 3 pales, modéles plus efficaces et plus sûr.
    La forme de la stormblade est celle d’un réacteur d’avion, et son constructeur évoque un rendement de 70 %. Ce qui peut sembler curieux, car la loi de Betz, prévoit qu’on ne puisse récupérer plus de 59 % de l’énergie éolienne.
    Mais, comme le dit le constructeur, la Stormblade utilise des techniques aéronautique, liées aux progrés des avions à réaction. Toujours est il qu’on peut s’attendre à un meilleur rendement que pour les éoliennes actuelles à 3 pales (qui plafonnent de 30 à 40 % de rendement). Le problème sempiternel des éoliennes est celui de la précession gyroscopique, problème que la stormblade semble avoir résolu.

    Si les essais se révélent prometteur et laissent supposer une commercialisation d’ici deux ans (2009 donc), il ne faut pas sous estimer les problèmes liés à cette nouvelle technologie : mâts renforcés, car sur ce type de turbines, les contraintes sont extrémes.
    Là aussi, donc, un foisonnement de recherches, qui donne des résultats probants.
    Le seul problème important qui reste à gérer est un problème industriel classique : que ce soit dans les domaines photovoltaïques, éoliens, les goulots d’étranglements se multiplient et la recherche a largement distancé l’appareil industriel classique, et dans bien des pays, où, l’industrie, c’est "dépassé", ou considéré comme tel, on a du mal à produire, installer, maintenir ces nouvelles technologies, faute d’investissements, de main d’oeuvre, ou de volonté politique.