Auteur/autrice : patrick reymond

  • Deux pour le prix d’une…

    Deux pour le prix d’une…

    Images_4 Si vous étiez concessionnaire, que vous êtes complètement emm… ielés par des stocks dont vous ne savez que faire, que faire justement ?
    Une PROMO !
    Deux pour le prix d’une…
    "Pour 22 000 € pour pouvez acheter deux  Dodge Avenger  SXT 2, 4i, sièges en cuir et air conditionné  "…
    Bien entendu, ce sont des voitures invendables dans la conjoncture actuelle, tenant plus, à l’américaine, du char d’assaut que de la voiture (essence bien sûr).

    Donc, c’est un achat que l’on peut conseiller à 80 % de la population, pressée de se délester d’un embonpoint financier qui devenait gênant (c’est difficile de se déplacer quand on a trop de lingots d’or sur soi). En plus, vous en aurez deux.
    22 000 clients auraient été intéressés, mais personnellement, j’attendrais qu’ils renouvellent l’opération, mais avec un véhicule genre C3 ou autre, vous savez, les modèles qui consomment moins de 5 litres au cent.
    Là, je suis sûr que les constructeurs auraient fait un tabac !

    Mais, d’un autre côté, il faut regarder le caractère ringard de certains modèles. Regardez en Islande, avoir un 4X4, c’est plus tellement mode, ça fait plutôt petzouille de première classe, surtout si on y joint le comble du mauvais goût : la mettre en vente, comme tout le monde…

    Samedi 8 novembre 2008.

  • FAO : la finance perturbe les récoltes.

    FAO : la finance perturbe les récoltes.

    Images_2 Aujourd’hui, c’est la FAO (après bloomberg) qui montre du doigt l’impact de la crise financière sur la production agricole.
    Alors que les prix alimentaires n’ont pas baissé dans les pays sous développés, La FAO reconnait en termes diplomatiques et feutrés que, oui, il y aura un impact, et elle ne le reconnait que sur les pays pauvres.
    En réalité, les agriculteurs entrepreneurs agricoles, notamment dans les pays développés sont très dépendants des banques, et plus que les agriculteurs traditionnels, sont captifs totalement du marché du crédit.
    Certains pays devraient d’ailleurs connaitre une crise profonde et générale, le bloc BRIC (brésil, Russie, Chine, Inde) auquel on peut rajouter l’Argentine, étant particulièrement touché.

    On parle d’ailleurs d’une récolte brésilienne en recul de 20 %.
    Les problèmes locaux devraient d’ailleurs s’accroitre, l’Inde et son épidémie de suicide des paysans (les semences OGM, se sont révélés pas aussi productive qu’ annoncées), le Brésil et sa canne à sucre (la baisse des cours du pétrole le touchera de plein fouet), renouant avec ses "cycles" de prospérité tournant à la déroute et emportant le secteur complet avec lui.
    La Chine dont les troubles sociaux s’accroissent chaque jours (les gigantesques émeutes sanglantes contre les autorités locales sont explosives) et la Russie, qui n’arrivait pas déjà à mettre toutes ses terres arables en culture (et qui devraient diminuer encore), auront aussi du mal à redresser la situation.
    Bien entendu, les agricultures des pays développés ne seront pas exempts de troubles. La faillite des entreprises de "bio" éthanol va entrainer la faillite de cultivateurs de maïs aux USA. En même temps, la baisse des cours va prendre en ciseau les agriculteurs des pays développés dont les prix des intrants avait passablement flambé.

    Que du bonheur ! Bien entendu, une sirène d’alarme bien plus puissante aurait du être déclenché, et si l’on parle d’une crise pire encore, on n’a pas encore eu le courage de parler vrai.
    La pauvreté absolue et la faim ne touchent pas "que" 900 et quelques millions de personnes, mais sans doute la moitié de la population mondiale. En effet, si le seuil de pauvreté était fixé à 1 $ par personne et par jour, peu au dessus, il y avait quand même beaucoup de monde…

    Samedi 8 novembre 2008

  • Daimler reconnait que la crise sera dure.

    Daimler reconnait que la crise sera dure.

    Daimlerlogob Si, désormais, tout le monde sait qu’une bulle immobilière existait, il faut reconnaitre qu’existait aussi une "bulle automobile", en voie d’éclatement, elle aussi.
    Cette bulle automobile n’était pas qu’un pouvoir d’achat supplémentaire donné aux vendeurs d’immobilier, elle était aussi, une montée en gamme, des voitures plus grosses, plus puissantes, avec plus d’options, plus de poids, plus chères…
    Pour se tranquilliser la vie, les constructeurs disaient que les prix baissaient à niveau constant. Comme on ne se lassait de rajouter des équipements aussi diverses qu’inutiles, les constructeurs ont finis par oublier ce qui faisait le principal : le volume des ventes et le pouvoir d’achat de leurs clients.

    Les ventes de Mercedes-Benz s’effondrent de 18 % et mercédès de 21 %. Les smarts progressent, et les minis s’envolent (+ 41 %)…
    Le coût des réparations, en augmentation quasi-verticale, le coût des entretiens, flambant eux aussi, on arrive, dans ce cas de figure aussi, à des problèmes chez les constructeurs, problèmes dont eux-mêmes portent la responsabilité et dont ils sont la cause, totalement.
    la tendance a toujours été de pousser les acquéreurs au plus gros, à la montée en gamme, sans se soucier de savoir s’ils en avaient réellement les moyens et en leur fournissant ce qui fait la rentabilité des constructeurs : le prêt.
    Bien entendu, les constructeurs se sont chargés AUSSI de détruire la demande, par plans "sociaux" à répétition.
    En même temps, la possibilité d’un effondrement économique n’a pas été écarté :
    "Les prédictions sont cependant impossibles. La fourchette des pronostics sur l’évolution économique n’a jamais été aussi large  "…
    Autre nouvelle, disjointe et sans rapport, du Canada. Augmenter le salaire minimum suscite de vives réactions… Là aussi, il est impossible de vivre avec ce minimum. Mais ce n’est pas, visiblement, le problème des entreprises.
    Seulement, les minimums, ce sont les catégories "à forte absorption", qui recycleraient immédiatement dans l’économie les surplus accordés, aux contraires des riches des pays développés, gavés de baisses d’impôts dont ils n’ont pas su faire autre chose que de le perdre en placement aussi hasardeux que débiles.
    Daimler s’est contenté de jouer aux sous avec Chrysler, a perdu et s’est retrouvé en culotte, obligé de payer Cerberus pour lui vendre, une bouchée de pain, Chrysler.

    A l’heure actuelle, il y a, parait il, beaucoup de grosses voitures à vendre… Et aucun acheteur…

    Samedi 8 novembre 2008.

  • Friture sur le marché de l’huile.

    Friture sur le marché de l’huile.

    Images_5 Le yoyo des prix des hydrocarbures fait capoter bien des projets.
    L’éthanol, l’huile de palme, le ricin, et tout ce qu’il était possible de mettre dans un moteur, ont, dans un premier temps flambés.
    Mais, dans ce secteur économique, de simples aléas de consommations, et à fortiori une baisse franche et forte aux USA et en Europe, détériore la compétitivité commerciale de biens des opérateurs.
    S’il est un grand classique du pétrole, c’est d’abandonner des exploitations trop compliquées ou trop peu rentables, y compris en arabie saoudite.
    Les "nouveaux producteurs" n’ont pas la profondeur financière, pour faire autre chose qu’un dépôt de bilan bien juteux.

    Le maïs-éthanol est la première victime du retournement aux USA, l’éthanol issue de la canne à sucre devient nettement moins intéressante, les huiles de palmes, le ricin, pourtant prometteur, ne résistent pas non plus, aux aléas des cours, surtout dans une économie ravagée par le "zéro stock" (même si le secteur énergétique est moins concerné par cette lubie, on y fait des "stocks stratégiques").
    Les différents acteurs intervenants sur ces marchés auraient du savoir :
    – qu’il faut avoir les reins solides,
    – qu’il faut pouvoir stocker beaucoup, et souvent pour longtemps, quand la demande faiblit, pour pouvoir revendre au prix fort, en cas de remontée.
    Mais l’économie n’est guère le fort de bien des responsables et "d’économistes", mais à la mie de pain, seulement…

    Livre de lecture conseillée : l’histoire du Brésil, où les cycles économiques sont forts bien visibles et expliquent, alternativement prospérité et misère du pays.

    Vendredi 7 novembre 2008.

  • Agence internationale de l’énergie : encore optimiste

    Agence internationale de l’énergie : encore optimiste

    Images_4 L’AIE veut tirer la sonnette d’alarme, mais son coup de klaxon est encore un "pouet" bien timide et bien déphasé.
    Pour l’AIE, il faut entamer la décarbonisation en urgence, tout en prévoyant une consommation passant de 84 millions de barils /jour aujourd’hui à 106 millions en 2030 (où sont passés les 130 ?), manque d’investissements et déclin accéléré rendrait la production aléatoire.
    On ne saurait être plus contradictoire.
    La baisse des consommations ferait baisser la pression de la demande, il n’y aurait sans doute pas d’urgence, donc à tant investir.
    Le ton général de l’article, reste quand même une proximité forte du pic-oil, même si les causes ne sont pas que géologiques, mais aussi financières, économiques, géopolitiques…
    En même temps, on reste dans les limites du politiquement correct.

    On n’envisage même pas une "variante" du plan d’action, comme aurait dit le petit père Joffre.
    La variante, c’est le collapsus économique de tout ou (plus certainement) partie des pays développés.
    On ne peut écarter, à l’heure actuelle, d’un revers de main, la possibilité d’une défaillance US complète, ainsi que celle de pays trop "suiveurs". C’est bien connu, les empires sont immortels et éternels.
    GM est en train de mourir.Le marché automobile américain s’est contracté de 16 millions de véhicules à 10.6 en une année, ce n’est plus la performance d’une économie développé, mais la marche d’un pays du tiers monde, avec des hauts et des bas automobiles très marqués.
    Le dernier tripatouillage, la fusion avec Chrysler, est abandonnée, c’était, de toute façon, sans intérêt quelconque.
    Ford veut réduire, d’ici janvier, ses coûts salariaux de 10 %.
    Le ravage sur l’économie va se poursuivre, au risque du clash.

    C’est Daimler qui reconnait le risque systémique aussi sur l’automobile ( "Les prédictions sont cependant impossibles. La fourchette des pronostics sur l’évolution économique n’a jamais été aussi large  "), et quand on connait le poids de l’automobile dans nos sociétés, sur nos sociétés en entier.

    Vendredi 7 novembre 2008

  • Le problème britannique…

    Le problème britannique…

    John_bull La Grande Bretagne vit des heures difficiles, et ces heures difficiles se lisent dans sa consommation électrique.
    Elle baisse de 3.5 %.
    Dans le contexte actuel, une baisse de la consommation est un signe très négatif, car si, à long et moyen terme, par une politique voulue, on peut faire baisser une consommation de manière drastique, ce qui se passe actuellement est une baisse sauvage.
    Pour la baisse de consommation automobile, on peut se dire que ce sont des changements de situations, des changements d’habitudes très rapides qui ont fonctionné. Le 4X4, invendable, est remisé au garage, et on roule avec l’autre voiture, la petite, celle qui consomme moins, et surtout, avec uniquement celle-là.

    Mais la baisse de consommation électrique est une chose beaucoup plus lourde. Elle est synonyme de paupérisation des ménages, d’arrêt d’industries et des équipements tertiaires laissés vides.
    Un vrai mal être économique.
    Le niveau de vie britannique était assuré par ses ressources minérales, sa bulle immobilière et sa grande lessiveuse d’argent sale, la City.
    Ses ressources minérales, pétrole et gaz s’épuisent, son immobilier ne vaut plus rien et ses clients, les milliardaires, notamment russes, qui la prisait fort, sont lessivés. Ils ont perdus, en moyenne 62 % de leur fortune.
    Les grandes fortunes que Londres attirait, sont atteintes, aujourd’hui par la crise économique, demain par le renouveau de l’impôt sur le revenu.

    John bull va avoir du pain sur la planche.

    Jeudi 6 novembre 2008

  • Le problème américain.

    Le problème américain.

    Cnnlarge Le problème américain, en ce qui concerne l’énergie est simple.
    La production locale, pétrolière et gazière est très en deça de sa consommation. Pourtant, cette production est loin d’être marginale.
    Pour le pétrole, c’est 7 millions de barils/ jour produits, contre l’année dernière 20.5 consommés. Le rapport va, pour faire simple, du simple au triple.
    Pourtant, la production suffirait à un pays industriel développé. Ce serait grosso-modo la consommation française pour la même population.

    Le problème énergétique américain, outre le gaspillage, est celui d’être une grande puissance. Elle accapare, sans contrepartie finalement, une fraction importante des ressources planétaires. Elle paie son pétrole en $, donc, au cout très faible, de fabrication de ceux-ci.
    Mais cette manière de faire est indissociable du fait d’être une grande puissance. Si les USA cessent d’être une grande puissance, il n’y aura plus d’approvisionnement.
    Si les USA cessent d’être une grande puissance, la production locale déclinera énormément, car l’investissement en prospection est important.
    C’est le pays qui tout entier, risque la dislocation.

    Propos outrés, direz-vous ? Pas tellement. La conscience de la situation de dépendance était celle de Rumsfeld, et de tous les néo-cons. Ils ont essayés de faire perdurer la situation, ils l’ont gâché plus vite, en fait.
    Rumsfeld allait plus loin. Il posait la question de l’effondrement bureaucratique du pentagone, du complexe militaro-industriel, et a -vainement- essayé de reprendre la main.
    Bien entendu, l’effondrement du complexe militaro-industriel a bien des chances, comme en URSS, de provoquer l’effondrement du pays.
    Dans ce contexte, il est illusoire de penser au maintien d’une "demande" pétrolière que rien ne vient plus solvabiliser, ni l’argent, ni la puissance.
    Il a fort à parier que, même si les affaires ne vont pas si loin, la demande -locale- risque d’être bridée par la production locale.
    Une évolution plus linéaire, dans le sens de la baisse, voudrait dire que le pays subit une transition plus lisse, dans un contexte maitrisé. Hors, la baisse de la consommation à laquelle on peut assister, rapide et qui s’accélère, donne à penser que la situation économique est désormais, hors de contrôle. On le savait en matière financière, mais là, c’est l’économie réelle qui trinque.

    Affaire à suivre donc. Le prochain président prendra fonction dans presque 3 mois, et trois mois, dans un contexte pareil, c’est très long.

    Jeudi 6 octobre 2008

  • Les propos du Président (Medvedev).

    Les propos du Président (Medvedev).

    Kaliningrad Un président est élu, un autre le prévient. Pour contrer le bouclier anti-missile en Europe de l’Est, la Russie va déployer missiles et système de brouillage dans l’enclave de Kaliningrad.
    Quand à la politique prévue par Obama vis-à-vis de la Russie, elle n’est pas, pour le moment, très pacifique.
    En effet, on peut la résumer ainsi : Ukraine et Géorgie dans l’Otan, Abm en Pologne et en république Tchéque, retrait (très partiel) d’Irak (réduction des troupes à 80 000 hommes) pour pouvoir accélèrer la guerre en Afghanistan ET au Pakistan, soit ce qui est concerné, c’est l’arc de cercle sud de la Russie…

    Bien entendu, la politique américaine hésite entre la poursuite de la dérive bushiste, qui ne relevait pas que de lui, mais aussi du complexe militaro-industriel et un retrait ordonné en bonne et due forme.
    Plus que jamais, l’inconnu est celle d’Obama. En effet, celui-ci est un pur produit du système américain, donc très lié aux cercles de pouvoirs (mêmes déclinants).
    Il faudra donc attendre de savoir s’il continue la même politique agressive à l’extérieur, qui avait fait l’impopularité de GW Bush, et donc sa tentative de main basse sur les ressources énergétiques, ou s’il entérine une acceptation de la baisse de puissance économique, politique et militaire.

    Dans ce cadre là, les missiles Iskander à Kaliningrad sont une invitation. L’accélération des conflits serait pour le nouveau président une possibilité, bien qu’une folie.
    L’armée US, complétement usée est de moins en moins capable de faire face aux conflits en cours, sans parler d’un renouveau de guerre froide…

    Mercredi 5 novembre 2008

  • Le programme du président.

    Le programme du président.

    Images_3 Le président nouvellement élu des USA devra faire évoluer notablement son pays sur la question énergétique.
    Si ce n’est par choix, c’est par nécessité.
    Le détail du plan :
    – économiser davantage de pétrole que le pays n’en importe du moyen orient et du Vénézuela,
    – aider les foyers à faire face à la flambée des prix à la pompe,
    – créer 5 millions d’emplois grâce à 150 milliards d’investissements en 15 ans,
    – un million de voiture hybride en 2015, construits sur place,
    – réduire de 80 % les émissions de GES d’ici 2050,
    – 10 % de l’électricité devra provenir du renouvelable d’ici 2012 et 25 % d’ici 2025.

    A cela, on peut faire remarquer qu’il n’y a absolument rien d’infaisable, ni même de révolutionnaire dans ce programme.
    Aux USA, on s’est fort peu préoccupé des économies d’énergies, rejoindre le standard européen, c’est économiser la moitié, le standard européen n’étant pas parfait, qui peut, lui aussi, parfaitement réduire sa consommation de moitié, sans effort d’ici 2050.
    Un objectif donc, de réduction des GES de 80 % PARAIT ambitieux. Il n’est ambitieux que par rapport à la politique du chien crevé au fil de l’eau qui était la politique antérieure américaine, de la dérive de la consommation.
    Le montant des investissements envisagés est RI-DI-CU-LE, 150 milliards d’ici 2020, c’est peu, quand on voit le plan Paulson qui sert la confiture aux cochons banquiers.
    Le plan qui prévoit la stimulation de la production interne de pétrole et de se passer du Moyen-orient et du Vénézuela entérine la fin de l’empire.
    Il avoue implicitement que les USA ne seront plus en mesure de s’approprier les ressources.
    Le reste est assez classique comme facture : de l’investissement et de l’évolution technique.
    la relance, notamment de la prospection sera sans doute assez décevante. Le pétrole facile a été extrait. Les efforts ultérieurs ne donneront pas les résultats escomptés.

    Mercredi 5 novembre 2008

  • Mirages européens…

    Mirages européens…

    Images_5 Les européens veulent faire partie intégrante de la direction de l’empire. Ils rêvent. "Les Européens proposent un partenariat d’égal à égal au prochain président des Etats-Unis  ".
    Ils sont une périphérie dominée depuis la seconde guerre mondiale, qui avait remis les pendules à l’heure. Les grandes puissances étaient énergétiques (Russie et USA), les autres, des féaux, des clients, des obligés, rien d’autre…
    Puis la roue tourna, l’URSS disparue et l’économie US se révèle bien malade, pire, le centre de gravité du monde semble être bien repassé en Europe.
    Un signe ne trompe pas. La récession est toujours précoce et plus dure en son centre, mais elle y dure moins longtemps.

    Cette pathologie des élites européennes, est une affection mentale. Celle de l’habitude. Les USA ne sont pas les USA de 1945.
    Ses ressources énergétiques sont très amoindries, son économie n’est plus qu’une force de nuisance, sa devise se caractérise par son laxisme.
    Plus rien ne justifie désormais un leadership US.
    "ll sera en ce sens très intéressant de suivre l’évolution de l’opinion dans les oligarchies financières occidentales. Elles éprouvent un sentiment de solidarité avec l’Amérique. Mais elles viennent aussi de se faire plumer  "…
    La périphérie de l’empire, ce n’est pas fait pour être égal. C’est fait pour être plumé. Plumé des produits industriels de consommation (Chine), de produits industriels d’équipements (Europe), de scientifiques en tout genre (Monde), de pétrole (pays arabes), de gaz …Et partout, de leur épargne…

    Ce sentiment de servilité est déplorable.

    Mardi 4 novembre 2008.