Auteur/autrice : patrick reymond

  • Volvo et Scania : même combat.

    Volvo et Scania : même combat.

    Images_4 les perspectives des deux constructeurs de poids lourds sont extrêmement inquiétants et présage un épisode économique rarement atteint, dans l’histoire.
    Pour Volvo, les annulations de commandes sont aussi nombreuses que les nouvelles. Le carnet de commande n’a progressé que de 115 unités, ce qui aboutit à une chute totale de 55 %.
    Le marché du poids lourd a toujours été beaucoup plus cyclique que l’automobile, mais ce total de baisse enregistré (55 % pour l’un et 41 % pour l’autre) sont des chutes enregistrées en fin de crise et en début de rebond.
    Là, ce n’est pas le cas, il n’y a aucun signe de rebond, et on s’attend à une contraction forte en Europe et très forte aux USA.

    La chute des bénéfices est pour Volvo alors que pour Scania progresse légèrement. On peut voir dans cette évolution, la part plus importante des USA dans le chiffre d’affaire.
    "Volvo … a dégagé sur le trimestre juillet-septembre un bénéfice imposable de 2,90 milliards de couronnes suédoises (291 millions d’euros) contre 4,57 milliards il y a un, soit une baisse de 36,5%. "
    Et pour Scania : un léger mieux : "2,51 milliards de couronnes, contre 2,38 milliards l’an dernier ".
    Cette crise, entrainera, comme d’habitude, une modernisation des flottes, les plus anciens modèles sont les premiers arrêtés, mis au rebut ou exportés vers des pays du tiers monde.
    Bien entendu, la crise financière ne leur est pas inconnue. Comme les flottes aériennes, les plus gros achats de camions sont le fait de sociétés de leasing.

    Samedi 25 octobre 2008

  • Effondrement économique et énergie.

    Effondrement économique et énergie.

    Images_3 On parle de journées des 4 sorcières, à certaines phases boursières, on peut aujourd’hui, parler de "journée des 4 sorcières énergétiques".
    La première sorcière est une phase d’investissement. En matière de bâtiment, la PAC (pompe à chaleur), surchauffe.
    Beaucoup sont déjà posées, beaucoup sont programmées, mais à l’heure actuelle, la progression s’essouffle visiblement. La conquête a été trop rapide et l’effondrement du prix du fioul fait hésiter les propriétaires de chaudières récentes. On y viendra, mais plus tard. En attendant, la consommation énergétique dégringole.
    La deuxième sorcière est la paupérisation des très galvaudées "classes moyennes" : au début des années 1970, les "dépenses discrétionnaires" atteignaient 50 % des budgets des ménages, qui avaient un revenu.

    Aujourd’hui, avec deux revenus, elles ne se montent plus qu’à 30 %. Les "petites" hausses en tout genre qui font doubler (et plus) les prix de l’eau, de l’électricité, du téléphone, et de bien des choses ont fait leur oeuvre.
    Quand on se retrouve dans la situation actuelle, il faut tailler dans la chair. La climatisation était, aux USA, incontournable, y compris politiquement. On revient au ventilateur (aïe les rhumes), par économie. On abandonne les trop gourmands modèles automobiles, par économie.
    Là aussi, la consommation d’énergie dégringole.
    La troisième sorcière est la ruine des pays producteurs d’énergie. Leurs oligarques, princes et dictateurs ont joués aux sous. L’argent ? Ils n’en avaient jamais assez, et ils adoraient "l’effet de levier". Ils viennent de faire connaissance, avec "l’effet de massue" (le même, en inverse).
    On peut y rajouter l’effondrement de la spéculation des matières premières. Tous les spéculateurs s’y intéressaient, maintenant, par nécessité, ils liquident. A n’importe quel prix.
    La dernière sorcière, est, quand à elle, l’effondrement des firmes multinationales attardées, notamment automobiles. Elles n’ont pas vues venir le raffermissement des prix de l’énergie, leurs ventes se sont effondrés et leur pitoyable politique de montée en gamme se brise sur la paupérisation ambiante. Ils ferment, licencient, font recours au chômage technique, toutes mesures qui accroissent la crise.

    Cette crise est financière, mais c’est aussi une des premières crises de l’énergie chère. La déconfiture économique, alliée aux mesures d’économies, permettront de desserrer, un temps, les mâchoires des prix. Dans un deuxième temps, la baisse des prix, relancera la crise énergétique.
    Plus que jamais, la solution est dans l’économie tous azimuts, même si, pour l’heure, elle semble perdre de son urgence.

    Vendredi 24 octobre 2008

  • Tricastin : sortie de crise ?

    Tricastin : sortie de crise ?

    Images_2 Pour qui connait le monde industriel, un pépin, c’est un pépin, quand il y a deux pépins, c’est un arbre. Cela image bien le caractère exponentiel des problèmes.
    Bien sûr, une barre de combustible s’était déjà retrouvé bloqué sur la structure, mais deux, c’était de l’inédit, du compliqué, du risque supplémentaire, par wagons.
    Le 8 septembre, deux barres des 157 assemblages restaient bloqués, avec risque de chute et, une contamination à l’intérieur et à l’extérieur.
    Le risque de réaction en chaine, était lui, théorique, mais pas nul.

    La nature du combustible, moxé, rajoutait aussi au péril. Le plutonium, c’est délicat. Le risque le plus probable était l’arrêt définitif du réacteur, l’évacuation des populations et la destruction de la confiance.
    Si, cette fois ci, l’incident est maitrisé, le coût financier en reste carabiné, l’analyse de la cause et la correction partout, démesuré.

    Reste que le problème, finalement, n’est pas un problème énergétique. Le problème, c’est celui d’une structure qui, tel le complexe militaro-industriel US, vis sa propre vie, et sa propre dérive (plus qu’un complot), sans fin ni but, pour dévorer des crédits, de l’influence et de l’autojustification.

    Vendredi 24 octobre 2008

  • La nouvelle révolution industrielle.

    La nouvelle révolution industrielle.

    Images_3 Le nouveau paradigme économique est l’antithèse de l’ancien,ce sera l’intervention tous azimuts.
    Bien sûr, on ne renonce pas à ce qui n’a pas fonctionné, les aides aux entreprises.
    N’ayant aucune culture économique, certains, oublient, comme la Camif, une "petite" chose, le client.
    Vous pouvez exonérer de tout une entreprise, si ses clients sont ruinés ou sans un sou, elle est quand même dans la m… ouise.
    On entend plus moufter les restaurateurs pour leur TVA à 5.5. Quand le chiffre d’affaire rétracte de 50 %, c’est inutile.
    Un article retient particulièrement l’attention :
    "Le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a annoncé qu’en trois ans, "175 milliards d’euros d’investissement direct" seront mis par l’Etat dans l’activité économique. "Sans compter les investissements des particuliers et des entreprises que l’Etat va soutenir comme avec le prêt à taux zéro que chaque Français pourra mobiliser pour mieux isoler sa maison et réduire sa consommation d’énergie", a-t-il ajouté. "Le budget de la France pour 2009-2011 sera d’abord un budget d’investissement", a dit le chef de l’Etat. "Alors à côté de l’université, de la recherche, du Grenelle de l’environnement, on va investir puissamment dans l’économie numérique qui sera le moteur de la croissance future avec les technologies propres"… "

    Voila, tout est dit, c’est, à terme, le déblocage de la situation comme en 1945. Le progrès technique, trop longtemps bridé, va exploser.
    Nicolas n’invente rien.
    La poussée en faveur de la réduction de la consommation est déjà phénoménal.
    On revient sur un classique déjà joué, bien des fois.

    Cette fois, l’alarme pour la note d’énergie a été trop forte, trop importante pour être oublié, un baril à 150 $, cela marque une génération, avec en prime, l’impression que s’il y a baisse, les cours ne demanderont qu’à remonter…
    Pour relancer VRAIMENT la machine, encore un effort. Augmentez les revenus…Le crédit est mort, il ne reste que les revenus.

    Jeudi 23 octobre 2008.

  • Caterpillar ou tronçonneuse ?

    Caterpillar ou tronçonneuse ?

    Images_2 Rêvant d’être conformiste et adulé à Washington, Nicolas, fait merveille dans son nouveau rôle : détruire le système financier et diplomatique en place.
    Cela, d’ailleurs, colle plus à son caractère et à sa personnalité.
    Rêvant d’être américain, il devient russe.
    La crise change vocations et caractères. La Russie et la France, avec des identités affirmées, sont à l’offensive. La Russie, en voix "OFF" pour ne pas rappeler un passé proche, la France, sans fards.
    Parti, contre lui, malgré lui et prudemment, Nicolas est "aspiré" par l’histoire et le vide qu’il trouve en face de lui.
    Géorgie et Ukraine ne feront jamais parti de l’Otan, "ce n’est pas d’actualité" (et ce ne le sera jamais), une architecture européenne sera rebâtie, sur la base d’une inexistence confirmée des USA.
    Même la république Tchèque se pose des questions sur le bouclier anti-missile.

    En réalité, là aussi s’annonce l’évidence. L’Europe à besoin de la Russie, la Russie de l’Europe, et si les deux vaincus, de la guerre froide et de la seconde guerre mondiale s’expriment prudemment, ce n’est pas le cas de la diplomatie française, qui n’a pas cette retenue.
    Nicolas n’a pas non plus de retenue avec l’Europe. Après avoir dansé, le Luxembourg est tancé, quand à la pantomine qu’est l’union européenne, elle risque de s’effondrer comme une charpente termitée : Quelqu’un se voit bien président européen plus de 6 mois.
    Quand au point de vue la classe dirigeante, américanisée jusqu’au bout des ongles, il est simple. La Russie est effrayante, un Ersatz d’URSS.
    Un candidat à la vice-présidence US s’exprime : on ne laissera pas se rééditer l’histoire géorgienne.
    En réalité, il ne se passera rien. Personne n’est en mesure, sur ses frontières, d’affronter la Russie. Si certains se consolent en se disant que l’armée Russe, est somme toute faible et ne tiendrait pas la route contre un vrai adversaire, le problème est que, dans le monde actuel, elle n’a plus d’adversaire.

    Le prochain président US devra gérer une rétractation et non plus une hyperpuissance. Le continent européen se réorganisera sur des courants commerciaux, appuyé sur des flux énergétiques, dans un sens, et commerciaux, dans l’autre.

    Jeudi 23 octobre 2008

  • Opep : baisser la production.

    Opep : baisser la production.

    Images_4 L’Opep va baisser sa production, elle va le faire, volontairement, ou involontairement, peu importe, mais elle va le faire.
    Volontairement, ce peut être dans le cadre d’un accord. Mais ce genre d’accords nécessite de la bonne foi, et donc, dure peu.
    Involontairement, c’est l’interruption du cycle d’investissement par la baisse des prix. les excédents fondent, et les pays producteurs reportent ou annulent les investissements prévus.
    Le mouvement est d’ailleurs assez rapide, car maintenir la production nécessite des forages frais en grand nombre.

    Le gisement Saoudien de Khurais, par exemple est emblématique d’une exploitation à éclipses. Au contraire du gisement roi de Ghawar, celui-ci est complexe, peu exploité, bien que connu de longue date.
    Le problème était simple, ce gisement est couteux. On pense à lui quand le pétrole est cher, et on l’oublie quand il est bon marché.
    Le problème rebondira aussi aux USA, où on fore à tout va. On fore, parce que c’est rentable, mais si le cours du brut baisse trop, la prospection se relâchera, tout simplement.
    La baisse a été aussi déstabilisante que la hausse pour bon nombre d’agents économiques.

    A cela s’ajoute un autre problème actuel : les occidentaux n’ont pas été les seuls à boire le bouillon avec la crise financière. Oligarques russes, princes arabes, fonds chinois, beaucoup sont lessivés aussi. Ils pourraient avoir aussi des problèmes à maintenir la production, faute d’argent, et le bruit court que certains sont déjà, financièrement exsangue. C’était déjà vrai pour le Mexique, mais la situation se généralise.

    Mercredi 22 octobre 2008

  • La GM Volt.

    La GM Volt.

    Images_3 Dans ses emm…iellements, GM est 100 % responsable.
    La preuve ? Le grand écart entre les produits passés et les attentes des consommateurs.
    Gm présente un modèle, la GM volt, hybride roulant à 160 km/h, 150 cv qui consommera 1.6 litres au 100 Kilomètres et aura une autonomie -électrique- de 100 kilomètres aussi. L’autonomie totale atteindra 1030 km.
    Bien entendu, on mesure le fossé qui existait avec ses autres modèles (versions civiles du char d’assaut).
    L’économie de carburant atteindra 1500 $ par an.
    Ce modèle a été conçu dans l’urgence et a connu une gestation très courte et bâclée pour le monde de l’automobile.

    D’une manière générale, la voiture à moins de 2 litres au cent, aurait du être disponible depuis 10 ans.
    Le problème était celui d’une porosité politique extrême entre pétroliers, constructeurs, hommes politiques.
    Je me rappelle un article, vieil article des années 1970, il décrivait une automobile bourrée de choses inutiles, nuisibles, simplement construite pour faire plaisir à un tas de gens : le pétrolier, les sidérurgistes, l’état et en tout dernier lieu, le consommateur.
    Cet article était celui d’un apparatchik du parti communiste d’union soviétique.

    Il faut se rendre à l’évidence, une automobile est un geste politique. "Notre mode de vie n’est pas négociable" a dit un président. C’était vrai il y a quelques années, aujourd’hui, l’affaiblissement politique des USA.

    Mercredi 22 octobre 2008

  • Grenelle : naissance d’un nouvel intégrisme…

    Grenelle : naissance d’un nouvel intégrisme…

    Images_3 …et d’un nouveau politiquement correct.
    A peine l’un meurt, le néolibéralisme, que dans une ambiance d’union sacrée, la chambre vote le Grenelle de l’environnement.
    Il eut été sain que l’on voit les choses différemment. C’est à dire qu’on fasse preuve d’un esprit pragmatique d’adaptation aux conditions du moment, et tout simplement, devant le fait que toute économie est la bienvenue, et qu’il n’y a pas de petites économies.
    Au lieu de cela, on cherche à élaborer des nouvelles tables de la loi, un nouveau monothéisme, où, chaque déviant sera vilipendé, châtié, roué, exposé au pilori, trainer sur des claies.

    Déjà, la formule du Grenelle était spécieuse. Pour aboutir au même résultat, un simple travail de standardisation et de normes était nécessaire.
    Ces normes, trop longtemps reportées au nom du libéralisme, deviennent urgentes.
    C’est tout ce qu’il y a à retenir. Certaines sont très simples à mettre en place, c’est, par exemple, la mort de la lampe à incandescence.
    D’autres sont plus longue à mettre en place. Ce sont tous les travaux d’économie d’énergie du bâtiment. Certaines se font dans la douleur, le sang et les larmes, c’est le marché automobile.

    L’unité de la foi dans l’occident médiéval qui s’était manifesté dans la foi et se perçoit dans l’effondrement de la foi dans le libéralisme, investit désormais un autre champ.
    Il faut toujours se méfier de l’union sacrée. Elles se sont toujours soldées par des millions de morts.

    Mardi 21 octobre 2008.

  • Air France va tester les véhicules MDI

    Air France va tester les véhicules MDI

    Images_2 Air France va tester les véhicules MDi, des airpods, pesant 220 kg, 4 places (ou matériel et bagage de poids et volume moyen), deux mètres de long, et bien sûr, utilisant l’air comprimé.
    "Les évaluations qu’elles mèneront porteront notamment sur la sécurité, l’ergonomie, la mise en œuvre, la fiabilité et la maintenance du véhicule.Dans une démarche volontariste, avec responsabilité et réalisme, Air France s’engage à poursuivre ses efforts et mobilise tous les moyens pour réduire davantage l’impact de son activité sur l’environnement  ".
    Il n’y a pas de petits profits ou de petites économies en la matière.

    Dans le même temps, la coopération avec le groupe Tata motors s’accroit.
    Le concept d’une production locale, pour une clientèle locale, semble coller à l’air du temps, hier pour cause d’une énergie chère, aujourd’hui, pour cause de crise financière (les islandais, par exemple, n’ont plus qu’une monnaie locale inconvertible).
    Car MDI ne propose pas qu’une voiture, mais un concept économique.

    Le seul problème, c’est que, lui aussi, risque d’être victime de la crise financière.

    Mardi 21 octobre 2008

  • La fin des oligarques et des traders…

    La fin des oligarques et des traders…

    Images_5 L’argent gagné par l’envolée des cours des matières premières, du pétrole, du gaz, et de tout ce que l’on peut imaginer, aura été de courte durée et se sera évanoui, comme une fumée.
    Les oligarques russes auraient perdus 240 milliards de $.
    Les pays arabes producteurs de pétrole, sans doute encore plus, les si industrieux chinois et japonais, tout autant, les si prudent norvégiens, pareils, les retraités américains, encore plus.
    Le point commun qu’ils avaient tous, ils spéculaient, d’une manière ou d’une autre, avec un fort effet de levier.
    Les gains sont multipliés en période de hausse, les pertes en période de baisse.

    Il y a une chose qui est impossible, c’est de transmettre la valeur de l’argent, quand les sommes sont si phénoménales qu’elles en deviennent abstraites.
    Elles sont donc gaspillées, sans utilité.
    Il est difficile de s’écarter de la moyenne de rentabilité sur longue période. Quelque soit le secteur, une honorable performance est de 1 % l’an, non 15 %, comme l’enseignait les canons de l’économie libérale.
    Le secteur de l’énergie n’y échappe pas.
    Il va être doublement atteint. Les sommes gagnées sont gaspillées et elles auront été tellement énormes qu’elles auront déclenchés une phase d’investissements pour l’économiser.

    Les saoudiens ont coutume de dire que l’âge de pierre ne s’est pas fini, faute de pierre. Finalement, dans ce cas de figure, il y aura eu beaucoup de victimes de la hausse des prix, mais pas de bénéficiaires.
    Producteurs et consommateurs auront été lésés, tous deux.

    Lundi 20 octobre 2008.