Auteur/autrice : patrick reymond

  • Poutine conquiert l’Asie centrale.

    Poutine conquiert l’Asie centrale.

    Images_2 Pour le sénateur Lugar, vice-président de la commission des affaires étrangères du sénat américain, la Russie a éjecté les occidentaux d’Asie centrale : "Le premier ministre Poutine se rend dans cette région plusieurs fois par an, et sa diplomatie personnelle est un facteur clé du succès de la Russie. Les leaders de l’OTAN et de l’UE n’ont pas consacré le temps, l’énergie et le poids politique nécessaires afin de renforcer les liens entre l’Occident et cette région ".
    Il est vrai que les occidentaux ont été, en l’espèce, suffisants et insuffisants.
    Ils ont déployé toute la gamme et la palette de l’incompétence la plus crasse, et de la présomption la plus grande.

    Ils se gargarisent de "confiance" et en même temps, appuient les satrapes les plus archaïques, quand ils sont pro-occidentaux et se découvrent des "scrupules droits de l’hommiste", quand ils sont dans le camp opposé, ou que le bonhomme soutenu devient trop infréquentable (il perd la main), sans se préoccuper de connaitre les équilibres de puissance dans la région.
    A l’époque de l’URSS, et dans la dislocation de de celle-ci, la lutte contre la corruption sévissant en Asie centrale avait été déterminante. Les populations ne la vécurent pas comme une opération main propre, mais comme une entreprise de russification. Si les dirigeants locaux étaient réellement très corrompus, dans le cadre de l’URSS, ils défendaient aussi les intérêts locaux. Mickaël Gorbatchev a aussi souffert politiquement, d’être le plus "central" des dirigeants d’URSS, le seul à n’avoir ni expérience, ni origine des confins de l’empire.
    Poutine a très patiemment tissé des liens, très patiemment tenu compte des clans, des équilibres et apparait désormais comme un stabilisateur. Sa pondération dans les conflits, l’air de ne pas vouloir s’y impliquer, feignant de s’y intéresser quand toutes les parties l’y appelaient.
    Le "pouvoir fou" perçu en asie centrale, est occidental.

    Bien entendu, dans ce jeu, vous l’aurez deviné, il y une cagnotte. Elle s’appelle gaz, pétrole et uranium.

    Lundi 20 octobre 2008

  • Crise alimentaire et crise bancaire.

    Crise alimentaire et crise bancaire.

    Images Il existe une certitude, le court terme, c’est à dire la crise immobilière, économique et bancaire, éclipse la crise de longue période, la crise alimentaire.
    Déjà, le nombre de personnes souffrant de la faim était resté politiquement scotché en dessous du milliard, alors que le montant réel de malnutris dépasse désormais la moitié de la population de la planète.
    Il suffit de comparer les revenus officiels, avec l’augmentation du coût de la nourriture.
    Le politiquement correcte estimait la misère et la faim à moins d’un dollar par jour, mais quand on monte la barre à deux dollars, les cohortes deviennent légions.
    Et deux dollars pour se nourrir, ce n’est pas grand chose à l’heure actuelle, dans n’importe quel pays.

    Aucun fond, ou presque, promis, n’a été débloqué, et ces fonds, par rapport aux déluges de liquidités qui se sont abattus sur les banques, auraient été minimes, mais le problème ne se situe pas là.
    Le vrai problème se situe dans les structures. En effet, le solvable, l’emporte sur le pauvre, le bétail, le chien du riche est mieux nourri que le pauvre. La seule solution, serait dans l’accession à l’autosuffisance alimentaire du plus grand nombre de pays possibles.
    Car si la crise alimentaire a passé un cap, c’est causé par de meilleures récoltes, mais pas parce que l’on a soigné le mal.
    Le mal est la soumission au marché mondial, et dans le marché mondial, beaucoup n’ont pas d’argent et seulement des poches trouées.

    Le paramètre qui a fait baisser les prix aujourd’hui, les fera flamber à nouveau l’année prochaine, dans deux ans, dans trois…

    Lundi 20 octobre 2008

  • Islande : une terre d’avenir énergétique.

    Islande : une terre d’avenir énergétique.

    Images_5 Les responsables islandais sont des ploucs. Alors qu’ils avaient de l’or dans les mains avec les énergies renouvelables, ils ont préférés jouer aux sous et aux banquiers.
    Au total, l’aventure bancaire les aura lessivés.
    Du moins, pour un temps, car les disponibilités sont grandes.
    Avec 200 volcans et 600 sources d’eau chaude, l’Islande est le pays rêvé de la géothermie, qui assure quasiment la totalité des moyens de chauffage l’autre source locale d’énergie est l’hydroélectricité.
    Le taux d’indépendance énergétique est de 72 %, les importations ne servant qu’aux véhicules et aux navires.

    Avec de telles ressources, les Islandais ne sont guère économes, et ont implantés aussi une importante industrie de l’aluminium.
    Le potentiel énergétique est très peu utilisé : pour un total de 50 000 GWh par an, seul 30 % est effectivement récupéré.
    Il se décompose à 60 % en hydroélectricité et 40 % en géothermique.
    Gérer cette ressource avec sagesse eut apporté une richesse et une tranquillité d’esprit sans pareille aux islandais.
    Apparemment, ils ont préférés les mirages et la rente.

    Pour un temps, ils n’auront, ni l’un, ni l’autre. La manne financière s’est envolée, et ils n’ont pas autant investi qu’ils auraient du.

    Dimanche 19 octobre 2008

  • Investir ?

    Investir ?

    Images_4 Toutes les civilisations, jusqu’à leur chute évoluent de la même manière. Les investissements se font de plus en plus massifs, pour de moins en moins de résultats, et de moins en moins de rentabilité et finalement, amènent leur chute.
    Le secteur énergétique et le secteur pétrolier n’échappent pas à la règle.
    Le champ géant de Kashagan est typiquement dans cette conjecture.
    A la base, contrairement à d’autres, il demande une surface financière si considérable (136 milliards de $), que personne n’est capable de les affronter.
    On pallie le problème en montant des consortiums, largement financées par des banques.

    Mais, le jeu, en vaut il la chandelle ? Apparemment, non.
    D’ailleurs, aucun délai n’est tenu, l’exploitation ne débutera, désormais, qu’en 2013.
    Les volumes de consommation, désormais, sont tels que ces champs pétrolifères et les projets concernant le fossile, sont, de toute façon, insuffisants et on a OBLIGATOIREMENT recours à des stratégies d’atténuation, par le biais de l’efficacité et du renouvelable.
    Alors, que va t’il se passer ? Des hausses et des baisses de prix, sans aucun doute.
    Les baisses de prix disqualifient les investissements géants pour un temps, les hausses font monter les investissements d’efficacité et de renouvelable.

    Ceux-ci, sont, par contre, beaucoup plus lisibles. On investit, on a donc des tableaux d’amortissements, pour le réel, et des frais financiers, pour le montant de l’investissement, ainsi que des sorties de trésoreries.
    On a donc, ce que n’a plus le fossile, et qu’il aura de moins en moins, une PREVISIBILITE, une LISIBILITE, qui plus est, de longue haleine, un stade que le pétrole n’a atteint, et gardé, seulement quelques années.

    Dimanche 19 octobre 2008

  • La crise qui s’annonce…

    La crise qui s’annonce…

    Images_5 Nous sommes rentrés en crise, tout le monde désormais le sait.
    Mais si la crise, contrairement à ce que l’on disait, touchera tout le monde (il n’y aura pas de découplage), son impact sur les puissances énergétiques sera très différentes.
    Canada et Mexique sont trop en symbiose pour que la crise des USA ne leur occasionne pas un sévère préjudice. Le principe de réalité veut que le commerce se déroule surtout avec le voisin.
    Le Mexique vit déjà une crise financière sévère, doublé d’un épuisement de ses ressources. Il est, de plus, dépendant au niveau alimentaire.
    D’ailleurs, tous les états trop dépendants des USA sur le plan alimentaire, militaire, diplomatique et énergétique, vont souffrir horriblement.

    On peut citer : la Colombie, déjà en guerre, l’Egypte, scotché aux USA depuis camp David, l’Ukraine et la Géorgie qui ont choisi l’affrontement avec la Russie, en s’appuyant sur les USA, sans compter les états du golfe, parfaits satellites.
    Une crise de désolvabilisation des USA va entrainer la rétractation immédiate du marché énergétique et les ateliers du monde, Chine et Inde vont se retrouver sans clients.
    Les puissances énergétiques plus équilibrées comme la Russie et le Brésil, l’Amérique Latine, qui a commencé à diverger économiquement s’en sortiront sans doute plus facilement.
    L’Islande, après sa déconfiture financière, retrouvera son économie réelle, qui a l’avantage de disposer de nombreuses ressources.

    L’Europe continentale, quand à elle, a un déficit extérieur peu important, hors énergie, une politique d’économie de longue haleine lui permettra de remédier à la situation.
    Elle sera aussi, certainement, sa prochaine grande révolution industrielle. Elle a, un peu, mais pas trop, non plus sacrifié sa population au mythe du commerce extérieur.
    Le pire, c’est que cette évolution de crise, apparait comme tout à fait plausible désormais.

    Samedi 18 octobre 2008

  • Pompe à chaleur et logement.

    Pompe à chaleur et logement.

    Images_4 La pompe à chaleur a le vent en poupe. Cela tombe bien, c’est surtout la pompe à chaleur aérotherme qui en bénéficie.
    Alors, pour répondre d’une manière synthétique à un certain nombre de questions, j’ai fait cet article.
    Les suisses pensent mettre les aérothermes dans les égouts. Les égouts, c’est toujours très chaud. Cela répond à la question d’un internaute qui demandait l’importance de la source d’air. D’ailleurs, certaines personnes font preuve d’une imagination sans limite. A défaut d’égout, certains ont équipés leur fosse septique (moi aussi, la première fois que je l’ai vu, j’étais sceptique), leur serre, et j’en oublie… d’une pac.
    Les PAC bénéficient toujours d’une source d’appoint, que ce soit résistance électrique ou chaudière auxiliaire. La résistance électrique est un chauffage électrique classique à effet-joule.

    Mais, il faut le reconnaitre, elle ne fonctionne qu’une poignée d’heures par an. Pourtant, on en installe en montagne dans des endroits très froids, à plus de 1000 mètres d’altitude, avec de bons résultats.
    Mais surtout, avant de passer à un autre système de chauffage, il faut se poser les bonnes questions : l’isolation globale, les fenêtres, l’âge de la chaudière…
    Avant de penser à une pac, on peut peut être changer la chaudière fioul de 1978 qui consomme deux fois trop. D’autant que le prix de ces chaudières est désormais modique et vite amorti.
    Faute d’avoir fait cette analyse globale, on s’expose à des déboires, et des résultats décevants.

    Dans ce domaine, il est cependant bon de ne pas se précipiter. La chaudière fioul sera peut être à remplacer par une autre chaudière fioul, couplé à une production d’eau chaude sanitaire indépendante. Le problème est que les pac sont victimes d’un effet de mode, et qu’elles sont horriblement chers.
    Elles dépendent aussi du prix d’un kwh, dont on ne sait comment il va évoluer (ou plutôt si, on sait bien qu’il va évoluer à la hausse).
    La bonne attitude est de veiller à dépenser le moins possible, ou pas du tout… Isolation, isolation…

    Samedi 18 octobre 2008.

  • Centrales nucléaires : contamination généralisée des nappes…

    Centrales nucléaires : contamination généralisée des nappes…

    Images_3 Les centrales nucléaires polluent de manière systématique et généralisée les nappes d’eaux souterraines. On est donc loin de l’image d’Epinal qu’on voulait nous donner de cette industrie.
    Le contrôle semble correctement positionné, mais le seul problème est qu’il est fait par l’exploitant…
    Mais, nous dit on, il faut garder confiance : "Toutes les contaminations évoquées par l’IRSN sont connues, maîtrisées, surveillées et ne s’étendent plus  "…
    Cette contamination semble t’il a été copieuse et longue : "contamination liée à des incidents d’exploitation, souvent anciens, et aux conditions d’entreposage de déchets radioactifs  ".

    En bref, on s’en foutait. C’est particulièrement visible pour les déchets, qu’il faut qualifier comme étant à l’abandon et pour lesquels les exploitants se font particulièrement tirer l’oreille.
    Le Tricastin semble très pollué, mais, ce n’est pas, nous dit on, dû à "une situation pérenne, mais à une accumulation de facteurs".
    La "culture d’entreprise" du Tricastin n’était donc pas celle de l’incident à répétition, du je-m’en-foutisme et de la gabegie, nous voilà rassurés.
    Bien entendu, vu la fréquence des incidents, on se demande ce que cela aurait été si cela avait été le cas.

    La centrale du Tricastin n’a toujours pas réglé ses problèmes de barres suspendues. Le nombre (deux) en fait un problème inédit et complexe à résoudre.
    L’utilisation du MOX comme combustible, lui aussi, complique le problème. Tout baigne, le nucléaire, c’est du sûr.

    Samedi 18 octobre 2008

  • GM Chrysler… affolant…

    GM Chrysler… affolant…

    Images_drapeau Le degré de nullité des dirigeants des deux firmes se confirme et devient si éclatant, qu’il est impossible à cacher.
    Les motifs de la fusion, de plus en plus probables, sont aussi, écoeurants de platitude :
    – garder la première place mondiale pour GM, comme si une première place avait une quelconque signification en l’espèce,
    – mettre en commun les liquidités, celle de Chrysler restant importantes,
    – mettre en commun l’aide de l’état,
    en bref, la cour s’agite, mais aucune solution n’est donnée pour la crise industrielle.

    Les synergies mettent très longtemps à se dégager dans les cas de fusion dans le secteur automobile (on parle de 25 ans pour atteindre la maturité), le plan de fusion est donc inutile pour remédier à la conjoncture.
    On se souvient que certaines fusions, notamment Peugeot-Talbot faillirent couter très cher à Peugeot, et la plupart du temps, elles signifient la disparition des marques et simplement l’acquisition et la réorientation de production des usines.
    Les rachats de petites marques sont d’un autre tonneau, comme skoda et Dacia, il s’agit pour ces firmes de devenir simplement le faux-nez de groupes plus puissants pour des productions à bas cout.

    Le seul intérêt, pour la fusion GM-Chrysler réside dans la fusion du tiroir-caisse, et elle est orchestrée par les banques. Dans ce contexte, elle ne peut qu’échouer et il ne restera plus qu’à avaler Ford pour arriver au communisme automobile US. La chute du marché (on parle de 11 millions de véhicules cette année), devrait y aider passablement.

    Samedi 18 ocotbre 2008

  • Crise automobile.

    Crise automobile.

    La crise automobile est maximum aux USA où les constructeurs s’étaient spécialisés dans le char d’assaut destiné au particulier.
    Images_4 Mais bien sûr, si elle est moins vive ailleurs, elle est partout.
    GM supprime -encore- 1600 emplois. Le nombre de ceux-ci a fondu de moitié depuis 2000, sans apporter de solutions.
    Chrysler, aussi, à l’agonie, visiblement cherche un repreneur, ou plutôt le fond Cerberus qui le possède envisage une vente par appartements, notamment à Renault-Nissan.
    On se souvient que Jeep appartenait au 4° constructeur US (AMC : American Motor Corporation) et que lui même, à une période, appartenait à Renault, avant de le revendre à Chrysler…
    On peut se poser des questions sur le bien fondé du rachat d’une marque fabriquant des 4X4, gros consommateurs, dans la période actuelle.

    Visiblement, il y a une constante chez les constructeurs français, qui consiste à aller prendre une veste en Amérique du Nord.
    Michelin réduit ses investissements et ArcelorMittal est victime de la mauvaise conjoncture sur l’acier, causée par l’automobile et le bâtiment (la construction navale n’ayant pas encore faiblit). La sous traitance, elle aussi, souffre.
    Cerberus, le fond possédant Chrysler, souffre aussi de manque de liquidités

    Beau spectacle en perspective.

    vendredi 17 octobre 2008

  • EPR finlandais, Soeur Anne et le Prince charmant…

    EPR finlandais, Soeur Anne et le Prince charmant…

    Images_3 Soeur Anne ne voit toujours rien venir, et le prince charmant se fait attendre.
    L’EPR finlandais, fonctionnera -peut être- en 2012 : "Le démarrage commercial est maintenant estimé à 2012 et le retard est dû à la construction béton  ".
    Si quelqu’un a une truelle ou une bétonnière en rab, prière est faite de l’envoyer à AREVA, les pôvres, ils sont cruellement en manque de fonds, depuis que la facture est passée de 3 à 4.5 milliards d’euros.
    Mais après la structure de sauvegarde des banques, on trouve finalement, que ce n’est pas beaucoup.

    Bien entendu, personne ne reconnaitra que ce programme est un foirage intégral.
    Le réacteur EPR de Flamanville, lui, n’a aucunement profité des erreurs constatés, mais a reproduit les mêmes.
    C’est dans l’air du temps, sans doute, que les trous deviennent insondables, pour les EPR, comme pour la finance.
    Là aussi, des états forts ont pu construire des centrales, le marché et des états faibles en sont incapables, et la gabegie, la culture de l’à peu près, de la rentabilité à 15 % ont fait le reste.

    Dans le contexte économique, psychologique et de faillite morale, on ne peut, ni ne doit construire des réacteurs nucléaires.

    Vendredi 17 octobre 2008