Auteur/autrice : patrick reymond

  • Pragmatisme Italien.

    Pragmatisme Italien.

    Images_4 S. Berlusconi, par moment, ne manque pas de bons sens.
    Pour lui, il est "ridicule" de miser sur des bourses d’échanges du CO2 dans le contexte actuel. "Or il s’agit de la principale mesure imaginée par les Européens pour tenir leurs engagements internationaux."
    En réalité, la sortie italienne, vis à vis de la présidence française de l’UE, entre partenaires qu’on présentait comme proche politiquement et idéologiquement, dénote surtout un pragmatisme foncier, monétaire, économique, énergétique.
    L’attachement italien à l’euro est faible,
    l’attachement italien au libéralisme économique est faible,
    l’attachement italien à l’idéologie droit de l’hommiste est faible, cela s’est vu dans la politique vis à vis

    de la Russie. Pour L’italie, tout parti confondu d’ailleurs, il n’est de gaz, en Europe que Russe. Il faut se rendre à l’évidence.
    Le gout de la politique, le gout de la "combinazione" est fort en Italie. A une époque, on disait que la diplomatie était Italienne, la banque aussi, d’ailleurs.
    On parle, paradoxalement de faillite en Italie, alors que les banques semblent y être relativement sûr (plus qu’en France et en Allemagne, en tout cas), sans doute héritage des vieilles traditions bancaires florentines, vénitiennes, génoises.

    Les bisbilles européennes en matière énergétique atteignent leur sommet, c’est le dissensus le plus affirmé. Il faut dire, qu’en l’espèce, chaque pays y est un cas particulier.

    Jeudi 16 octobre 2008

  • Norvége et Nauru, même combat…

    Norvége et Nauru, même combat…

    Images_3 Ou "oil in the ground is better than dollar in bank".
    On nous présentait les Norvégiens comme un peuple prévoyant, épargnant "pour les générations futures" des sommes considérables issues de leur production gazières et pétrolières.
    Avec le Krach en cours, le "Meltdown" qui touche particulièrement les pays scandinaves, la "prévoyance" norvégienne va surtout paraitre comme "l’acquisition, à grands frais, de beaucoup de regrets".
    En effet, il faudrait que les norvégiens, dans leur fond d’investissement, aient trouvé la pierre philosophale qui leur ait évité les mauvais placements.
    Il n’en est rien, et surtout pas en Islande.

    Le trou  noir des finances, va siphonner les placements norvégiens :
    – 500 000 $ de dette par habitant en Islande,
    Panique en Hongrie,
    – Italie qui parle de sortir de l’Euro,
    – fuite des capitaux en Grande Bretagne,
    UBS secouru par l’état Suisse,
    – l’Ukraine a ses vapeurs,
    le plan Paulson, selon certain, atteindrait les 3000 milliards… En attendant les 6000, certains, d’ailleurs, évoquent la faillite complète des USA en 2009.

    Il est certain qu’une perte massive de valeur des placements, censés assurer les vieux jours du pays, aurait des conséquences importantes en matière de productions gazières et pétrolières.
    En effet, quelle meilleure incitation à ne plus exporter ? A beaucoup moins investir ? Ou alors, à condition d’être réellement payé, en monnaie, INSTRUMENT DE TRANSMISSION DE LA VALEUR.
    Le sort de l’ile de Nauru qui produisait des phosphates, aussi, est édifiant. Après avoir détruit son sol, elle a "placé" des dizaines de milliards d’excédents. Il n’en est rien resté, avalé par des pertes diverses.

    Jeudi 16 octobre 2008

  • Grenelle et rénovation de l’habitat.

    Grenelle et rénovation de l’habitat.

    Images_3 L’assemblée nationale se penche sur la rénovation de l’habitat existant.
    De 2013 à 2020, 400 000 logements devraient être rénovés chaque année, pour arriver à une réduction de 38 % de la consommation énergétique.  L’état, lui, se devra d’aller un peu plus vite. Mais, là aussi, rien de révolutionnaire, au sens Braudélien du terme, une inflexion après une évolution trop longtemps retardée, pour cause de vacances libérales. Là aussi, la généralisation du progrès technique fera qu’une évolution qui aurait pu être "douce", risque d’être beaucoup plus brutale, parce que reportée. En ce qui concerne les moyens financiers, il n’y a, à mon avis, aucune inquiétude à avoir, la petite plaisanterie économique qui se pointe à l’horizon relativisera tout à fait, les "impératifs" de gestion budgétaire et le désir et la nécessité de relance devraient se retrouver dans le secteur du bâtiment.

    Autre paramètre, et non des moindres, l’existence et la force du lobby du bâtiment. Celui-ci à fait sien les objectifs du Grenelle, on peut donc être tranquille pour sa réalisation. Il y a là, pour lui, deux générations de travail.
    A l’heure où la construction ralentie, il va donc mettre les bouchées doubles, il met les bouchées doubles pour y arriver.
    Quand l’intérêt général et national rencontre l’intérêt d’un lobby, on peut être tranquille, les deux seront bien protégés.

    Le problème du Grenelle de l’environnement est un problème politique, avant tout. Il n’y avait pas, jusqu’à présent, de synergies anti-consommation d’énergie qui s’étaient crées. Grâce à une politique de gribouille gouvernementale, dans la "libéralisation" (lire forte augmentation) des marchés énergétiques, cette synergie émerge, et va, à terme, fragiliser les compagnies privatisées… Jusqu’à leur nationalisation…

    Mercredi 15 octobre 2008

  • A l’heure de la crise qui s’annonce…

    A l’heure de la crise qui s’annonce…

    Images_2 Certains pensent que les problèmes énergétiques vont devenir cruciaux. L’urbanisation et la globalisation ont rendus des besoins sans équivalents dans l’histoire : eau, énergie, nourriture.
    Beaucoup de pays, dans les années 30 étaient protégés par leur "archaïsme". En France, l’eau courante était rare, les voitures plus encore, l’approvisionnement purement local pour beaucoup de produits…

    La capacité de résilience était forte.
    En effet, certains ont pu passer relativement sans encombre la seconde guerre mondiale. Ils avaient simplement un grand jardin.
    La forte crise qui s’annonce aura des répercussions infiniment plus grandes : nul ne peut dire les coups de boutoirs que subiront les circuits économiques.

    La vie quotidienne sera sans doute, très bouleversée. Nous n’avons pas le même degré d’archaïsme que nos grands parents et arrières grands parents.
    Le jardin potager, par exemple, avait pratiquement disparu.
    A la dernière réunion de lotissement à laquelle j’ai assisté, c’était LE sujet de conversation. Même pour ceux à qui cette simple idée donnait précédemment des boutons.
    C’était simple, la nourriture, il y avait le supermarché. Pour y aller, on montait dans sa voiture.
    Maintenant, le supermarché, c’est cher, même le "superPrimou", ça dépense de l’essence pour y aller, les dépenses obligatoires dévorent les budgets…

    L’image de la dernière  guerre ? Des gens simples, ébahis de voir ce que pouvaient leur proposer pour leurs patates et leurs haricots les gens si bien habillés, qui, il n’y a pas si longtemps, les toisaient…
    Cette fois, c’est puissance 1000. Nous sommes bien plus dépendants des liens économiques auquels beaucoup de gens échappaient alors.

    Mercredi 15 octobre 2008

  • Où habiter demain ?

    Où habiter demain ?

    Images_7 Où habiter demain ? La question transport pose bien des problèmes pour établir un lieu de résidence.
    La valeur des biens immobiliers chute quand ils sont trop loin, se maintient mieux dans les centre villes et là où existe des transports en commun.
    Mais cette approche est elle, au fond, réaliste ?
    Pas forcément, sur le long terme.
    Dans l’immédiat, on a un "effet d’aubaine". On paie plus cher un bien, mais on économise sur les frais de transports.

    Seulement le mécanisme économique peut aussi s’inverser. Même si l’énergie repart à la hausse, elle peut aussi être plus facilement épargnée dans l’individuel (habitat passif), les consommations de transports peuvent baisser, le prix de l’immobilier trop lointain, s’effondrer et remettre des pendules à l’heure.
    Mais il faut voir AUSSI, la donne historique.
    Le "seuil de densité 40" (habitants au km2), fut pour le royaume de France, une donnée qui dura plusieurs siècles. Il n’y avait guère mieux et guère moins.
    les modes de transports, lents, onéreux, impliquaient une consommation locale, d’une production locale de nourriture.
    La flambée du cout de l’énergie avait induit, naturellement, une flambée de l’alimentation, ce paradigme est invariable. L’alimentaire, c’est pondéreux, ça consomme de l’énergie à produire et à transporter.

    Dernièrement, j’ai entendu dire que des voisins cherchaient du terrain, pour faire des jardins… Menace sur les emplois, pouvoir d’achat en berne, annuités, il sera dur d’habiter en ville aussi…

    Mardi 14 octobre 2008.

  • L’ombre et la proie…

    L’ombre et la proie…

    Images_4 Les cours des métaux chutent (or excepté), le cours de l’énergie aussi, sous le coup de la crise économique, crée par la crise financière et immobilière.
    Devant cette situation, il existe visiblement deux approches.
    Les chinois et les russes essaient de faire main basse sur les ressources physiques, et à cout très modéré, les occidentaux "sauvent" le système bancaire, pour beaucoup plus d’argent.
    Le noeud de la crise est très classique : la raréfaction du crédit fait baisser la demande, c’est éclatant pour les métaux non-ferreux, les cours des sociétés baissent, et les orientaux font leur marché, ramassant les sociétés et les sites de production.

    Dans la période actuelle, ils font les soldes.
    Le ralentissement de la demande est visible aussi en Asie, depuis la fin des JO.
    La géopolitique rentre dans la danse. Moscou envisage des prêts à l’Islande pour deux raisons.
    La première est de verrouiller l’accès à l’océan Arctique, la deuxième est que le savoir-faire Islandais en matière de géothermie les intéresse.
    Les deux valent un petit sacrifice, même à fonds perdus.
    Pendant ce temps, les occidentaux ont ressortis leur jeu de monopoly.

    L’un essaie de conquérir des positions, l’autre ne les défend pas, ou mal.

    Mardi 14 octobre 2008.

  • L’Empire se délite…

    L’Empire se délite…

    Africom_200 …Et atteint le point du ridicule complet.
    L’Afrique, regardé comme une nuisance, en même temps que comme une mine à ciel ouvert, réservoir de matière première se devait d’être, bien sûr, "protégée".
    Du point de vue Zétazunien, on allait donc crée un commandement intégré : Africom.
    Le seul problème, c’est que les pays qui se devaient d’accueillir et de se disputer l’honneur d’abriter le commandement intégré de l’Africom se sont surtout livrés à un concours de lancer de patates chaudes.
    L’Africom a donc été installé à la périphérie "sûr" de l’empire, en Europe…

    Le Pentagone étant le Pentagone, c’est à dire une bureaucratie tentaculaire, irresponsable, dévoreuse de budget et complètement inefficace, il lui faudra 1300 personnes pour ne pas arriver à cette tâche.
    Comme notamment, le golfe de Guinée devait participer à une moindre dépendance vis à vis du moyen orient, il y a donc toutes les chances que les USA perdent progressivement cette ressource aussi.
    D’autant que désolvabilisés, un dollar qui ne représente plus rien, le simple maintien de ses positions va se révéler problématique.

    Le problème général, d’ailleurs, du simple maintien des budgets militaires, devrait régler le problème et le sort d’une structure sortie d’un autre âge et témoignage d’une mentalité désuéte.

    Lundi 13 octobre 2008.

  • Automobile et acier…

    Automobile et acier…

    Images_2 Les secteurs automobiles et sidérurgiques ont violemment réagi la semaine dernière, dans le cadre plus général de la crise de crédit, montrant que l’économie réelle et très classique, notamment la plus emblématique de toute, la sidérurgie est elle même très atteinte.
    Pour beaucoup de firmes automobiles, la seule rentabilité ne se trouvait pas dans le produit, mais dans le crédit qu’on vous proposait en même temps que la voiture.
    Renault fut dans ce cas très longtemps, General Motors s’y engouffra jusqu’à la lie (à l’hallali ?), se vautrant dans le subprime nauséabond, avec délice.
    Le développement du marché automobile qu’on a vu triomphant dans les années 1970 fut aussi caricatural.

    Tout y fut obtenu à coup de crédits.
    Crédit maison, crédit auto, suivait les petits crédits des années 1960, ceux qu’on prenait pour acheter réfrigérateur, télé, et autre électroménager.
    Le marché automobile français est mature depuis 30 ans, oscillant autour de 2 millions, plongeant parfois, montant un peu plus, parfois, au gré des humeurs économiques bonnes ou mauvaises.
    Mais la crise du crédit est la menace la plus sérieuse qui pèse sur cette industrie.
    On avait déjà tendance à voir un "marché grisonnant" où les retraités était le gros de la clientèle, on risque bien de voir un marché en régression.
    La tendance actuelle du début d’année, même si elle était bonne, indiquait un début de paupérisation, petites voitures économiques à l’achat et bon marché à l’entretien.
    La sidérurgie vit  une heure beaucoup plus grave. Deux de ses principaux débouchés, l’automobile et le bâtiment se sentent mal en même temps et le mal de l’un se nourrit du mal de l’autre, sur fond de crise de crédit, de crise sociale et politique.

    Le rebond boursier du jour risque donc d’être court. On risque fort de voir une crise à la brésilienne, avec des volumes en chute importante

    Lundi 13 octobre 2008

  • Lancement des Pélamis.

    Lancement des Pélamis.

    Images_5 Au Portugal, va commencer l’exploitation commercial de plusieurs Pélamis, serpents de mer produisant de l’électricité grâce à la houle.
    Long de 150 Mètres, large de 3.5, le moteur produit de l’électricité lors qu’il est agité par les vagues.
    Dans le cas de ces trois pélamis, ce sont 2000 foyers qui seront fournis en électricité par cette technique.
    Pour le Portugal et sa très longue façade maritime, on comprend bien l’intérêt que peut présenter cette innovation.
    25 devraient donc suivre, et si le succès se profile à l’horizon, nul doute que cette production s’y multipliera.
    Le pays a toujours tiré profit de sa façade maritime (il lui serait difficile de faire autrement), il est logique que cela continue.

    Ce projet est un investissement de 70 millions d’euros, généralisé, il pourrait produire 20 % de la consommation énergétique du pays. Les énergies renouvelables, et il y a de grosses possibilités au Portugal pourrait rapidement couvrir 40 % des besoins.

    Le constat est donc simple, le problème du renouvelable n’est que le problème de recherches et d’investissements.

    Dimanche 12 octobre 2008

  • GM et Ford : on a aussi parlé fusion…

    GM et Ford : on a aussi parlé fusion…

    Images_4 Certains mettaient leur sérieux en avant, maintenant il est plutôt clair que les constructeurs US ont mangés un clown.
    Comme, là aussi, on ne change pas de méthode perdante, on avait imaginé un montage, finalement abandonné.
    Aucune des fusions envisagées, que ce soit à deux ou à trois, n’apporterait la moindre solution aux problèmes des constructeurs, à savoir :
    – 20 années de bénéfices flambés dans le rachat de leurs propres actions,
    – Une gamme inadéquate de chars d’assaut sur roues, à une époque "light" au niveau consommation,
    – le financement de la protection sociale, en déclin, reposant uniquement sur les entreprises concernées,
    – le libre-échange.

    La question qui se pose aussi, est une question de pertinences des médias dominants.
    Faut il que cette question soit évoquée sur les médias alternatifs pour qu’ils ressortent des informations tenues sous le coude ?
    Pourquoi et dans quel but ? Tout le monde connait les déboires des constructeurs, la proposition de fusion était une évidence, étant donné la psychologie des dirigeants US, notamment ceux de GM.

    Les malheurs des trois constructeurs viennent de leur esprit de système, ils ont agi avec cet esprit de système, figé, conformiste et sans imagination.
    Les dirigeants européens aussi sont des hommes du même tonneau, tout ce qu’ils ont trouvé comme "mesures fortes", ce sont des mesures d’experts comptables.
    Pas de quoi enflammer les foules, donc, juste le constat que le coup de torchon est nécessaire dans bien des milieux. Trop d’apparatchiks et pas assez de compétences.

    Dimanche 12 octobre 2008