Auteur/autrice : patrick reymond

  • Laisse tomber, c’est une valse…

    Laisse tomber, c’est une valse…

    Images_2 Le renchérissement de l’énergie a conduit GM et Chrysler a fait ressortir les vieilles barbes.
    Comme on ne change pas les recettes qui perdent, les deux firmes veulent fusionner.
    "de tous côtés, par la hausse des prix de l’essence qui a éloigné les consommateurs de la gamme rentable des véhicules utilitaires sport, par une économie affaiblie qui éloigne les consommateurs des concessionnaires, et par un crédit plus difficile à obtenir qui complique l’obtention de prêts pour les acheteurs potentiels  ".
    Les big three, n’ont rien compris aux besoins des consommateurs, désargentés, et s’y sont encore moins adaptés.

    Bien sûr, en y invitant l’autre éclopé, Ford, les constructeurs américains auront donc atteint le stade optimum dont ils rêvaient, celui du communisme.
    Le seul problème de ces firmes a été d’être dirigé par des imbéciles cupides, pardon, des apparatchiks plus doués pour le lobbying que pour la technique et les réelles études de marché.

    Ils sont d’autant moins pardonnables dans cette conjoncture, que leurs budgets sont conséquents. Mais, tels les trois singes, ils étaient dotés de sens défaillants, ne sachant plus écouter, ne sachant plus voir et ne sachant plus parler. Ils en étaient arrivés au stade où ils s’intoxiquaient eux-mêmes, plus qu’il ne se renseignaient. Le retour sur terre est inévitable et rude. Mais l’union de deux tuberculeux, ne fera pas une firme en bonne santé…

    samedi 11 octobre 2008.

  • J’apparatchik, tu apparatchiks, il…

    J’apparatchik, tu apparatchiks, il…

    P1000189 Quand ça va bien, ça va bien, quand tout va mal, il faut "prendre du champ" (lire, s’enfuir avec ses stocks options).
    C. Goshn a choisi un bouc émissaire second, en la personne de Patrick Pélata, personnage incontournable par ses diplômes, (prestigieux), son expérience vécue nulle( "ancien élève de l’École nationale des Ponts et Chaussées, titulaire d’un doctorat en socio-économie de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris".), donc le parfait apparatchik
    On sort les mots magiques et creux: "dans une situation qui nécessite d’être au plus près du terrain -ils ne l’étaient donc pas avant-, cette évolution permet un renforcement du management opérationnel de l’entreprise".
    Le sacro-saint "terrain", que personne ne connait, encore moins sociologiquement, avec leurs salaires délirants, autant qu’immérités.

    S’ils avaient sentis le "terrain", ils auraient fait fabriquer des modèles peu couteux, peu gourmands, facile d’entretien.
    Au lieu de cela, ils vont licencier, accroissant ainsi la déprime de la demande, la crise politique et sociale, abandonnant tout sentiment quand à la formation de la demande.
    La demande, c’est pas eux, c’est le "marché".
    Le salarié est appelé à trinquer, par le licenciement d’abord, ensuite en épongeant les pertes des "dirigeants près du terrain".
    Lesquels ne savent, ni diriger, ni ce que c’est le terrain.
    On peut aussi noter la disproportion médiatique : la nomination de P. Pélata est surtraité par rapport aux 4 000 licenciements (pardon, départs volontaires un peu forcés).

    Photo : du vent tout ça, ça fera tourner les éoliennes…

    Samedi 11 octobre 2008

  • Lee’s miserables…

    Lee’s miserables…

    Images Pendant la guerre civile aux Etats-Unis, les soldats de lee s’étaient surnommées "lee’s miserables", en raison de leur pauvreté.
    Désormais, les pouilleux en devenir sont les soldats de l’Otan. Les budgets militaires ne suivent pas, et déjà, des soldats français devaient s’équiper à leurs frais.
    Désormais, ce sont les hélicoptères de renfort qui n’iront pas en Afghanistan, faute d’argent.
    On peut se poser la question aussi de la santé mentale des responsables : "ils avaient crée un fond", de quoi, pour qui, pour quoi, alimenté par qui ?
    Les dépenses militaires doivent être alimentés par le budget des états, non par des fonds-truc-machin-chose  qui viennent d’on ne sait où.

    Mais, désormais, il semble que la guerre US en orient tire à sa fin. Les budgets militaires sont sur la sellette, et la région perd de son importance.
    Le complexe militaro-industriel perd la main. Les programmes sont arrêtés les uns après les autres, et une baisse globale de budget se profile, baisse importante : on passerait de 571 Milliards à 300…
    Mais quand cela commencera, ça ne s’arrêtera pas en chemin.
    La rétractation des consommations, fait perdre aussi son importance relative à la région et aux autres régions pétrolières
    Plus le mouvement s’approfondira, plus leur importance diminuera. Le contrôle de cette zone, aura révélé sa vacuité d’être.

    Vendredi 10 octobre 2008

  • Valeurs énergétiques.

    Valeurs énergétiques.

    P1000144 EDF et GDF-Suez se sont rudement ramassés pendant cette semaine boursière historique.
    EDF baisse de 5.81 % aujourd’hui, de 26 % cette semaine, GDF-Suez, dégringole de 34 %.
    Le masque a été brutalement arraché. La rumeur d’un tarif régulé en Belgique a provoqué la réaction.
    Cela résume bien la philosophie de l’ouverture : l’ouverture pour la hausse des tarifs.
    Reste que si cette annonce a été démentie, ce n’est, devant la crise politique, économique et sociale qui s’annonce, qu’une question de temps.
    Les temps vont devenir très risqués et l’environnement juridique va évoluer très vite.

    Les ouvertures de marchés et les dénationalisations n’auront duré que ce que durent les roses.
    Il n’y a aucune raison que ces sociétés échappent à une récession globale, ni puissent continuer à se livrer à des orgies d’augmentations de tarifs, dans un contexte social de plus en plus tendu et explosif.
    La rétractation immobilière a entrainé la rétractation bancaire et financière, qui elle même entraine l’industrie dans sa chute. L’industrie entraine la consommation d’énergie à la baisse.

    Dans ces conditions, les privatisations se révèleront comme un bref instant. Les sociétés privés ne peuvent perdurer dans un environnement récessif. Prises dans l’étau de la récession et de la dépression, ou de la très grande dépression, elles se seront révélés être des mirages.
    Seul un état peut endosser les investissements à long terme nécessaires à leur existence, les aléas de conjoncture sont mortels à des sociétés privées.
    Là aussi, comme le dit R. Bonnaterre, les "prévisions" sont loin, très loin de la moindre objectivité, et d’ailleurs, elles ne peuvent l’être, mais révèle plus les désirs des opérateurs, au travers d’opération de magie divinatoire, qu’une méthode.

    Source : Boursorama

    Vendredi 10 octobre 2008

  • Orgie espagnole…

    Orgie espagnole…

    Images_3 L’Espagne veut désormais freiner le développement du solaire, en limitant par à 400 mégawatt la puissance installée.
    La taille des installations sera aussi limitée à 2 MW pour celles fixées sur les immeubles et 10 MW pour les autres.
    L’accent sera mis sur les installations intégrés au bati, les "fermes solaires", ne semblent pas en odeur de sainteté auprès du pouvoir politique.

    Le prix d’achat devrait être ramené de 45 cts le Kwh à 32 pour les fermes solaires et à une fourchette de 32 à 34 cts pour les autres.
    On le voit, la rapidité du progrès technique semble poser des problèmes économiques d’assimilation et de digestion de ses conséquences.
    Ce n’est pas mal, pour une énergie qui hier était destinée à être à jamais, folklorique.

    jeudi 8 octobre 2008

  • Alliance Franco-Russe.

    Alliance Franco-Russe.

    Images_2 C’est la lune de miel entre présidence française et russe.
    L’affaire géorgienne, si importante il y a deux mois, a complètement disparu dans la tourmente de la crise systémique anglo-saxonne.
    Les russes finissent d’évacuer le territoire géorgien pour prouver leur bonne foi, tout en gardant la main sur Ossétie et Abkhazie, Nicolas ne leur en veut pas pour si peu, silvio, encore moins.
    La réunion d’Evian se fait sous le signe de la sécurité du continent, et les USA n’en font plus du tout partie.

    La carte russe est maitresse, c’est celle de la sécurité énergétique, monétaire, dans un cadre européen pacifié.
    La partie russe ne s’est pas privée pour casser du sucre sur l’absent américain du jour : " La soviétologie, comme la paranoïa, est une maladie dangereuse et il est dommage que, jusqu’à aujourd’hui, une partie de l’administration américaine en souffre  "…
    S’en est suivit la condamnation des agissements US en Afghanistan, au Kosovo, ce qui, rajouté aux conversations et déclarations sur la Géorgie indique une cote américaine au plus bas.

    Pour certains, Nicolas aura joué un rôle paradoxal : se rêvant en super ami de l’Amérique, il se réveille en Mécano démontant pièce après pièce l’empire.
    Il faut dire qu’entre l’affection et l’intérêt, l’intérêt l’emporte.

    Jeudi 9 octobre 2008

  • Sauver le soldat Nuke.

    Sauver le soldat Nuke.

    Images_5 Le seuil de performance énergétique dans le neuf, fixé à 50 Kwh/m2 pourrait être de 120 kwh/m2 pour les logements équipés de convecteurs électriques.
    L’amendement Ollier est fait pour sauver le nucléaire, sans que rien d’autre ne puisse expliquer cette dérive.
    En même temps, cet amendement est parfaitement stupide.
    La consommation moyenne actuelle est de 240 Kwh/m2 et le faire passer à 120 en 2012 en global dans l’ancien intéresse fortement le lobby bâtiment, ce qui signifierait pour lui, un doublement de son chiffre d’affaire.

    Il n’empêchera pas des réductions de consommations drastiques, en même temps que les constructions neuves sont en chute libre, et sans doute pour longtemps. Dans la totalité du parc, elles sont, de toute façon très minoritaires et le chauffage électrique encore plus minoritaire.
    En même temps, ces consommations créent la crise sociale. Dans un contexte d’énergie chère, les particuliers sont saignés et désolvabilisés.

    la crise politique est visible dans l’amendement Ollier. Il n’y a vraiment aucun homme politique capable de réfléchir UNE minute au bien fondé d’une initiative dont les résultats seront maigres et incertains pour la cause qu’ils défendent.
    En même temps, la société civile, elle avance plus vite encore. C’est de la maison passive qu’elle parle.
    L’amendement et le député Ollier ? Des traces du passé.

    Mercredi 8 octobre 2008

  • Monsieur Renault « rassure »…

    Monsieur Renault « rassure »…

    Images_3 Monsieur Renault "rassure", à l’époque ou dans d’autres secteurs on "sauve". Vu le sort des "sauvés", il y a de quoi être inquiet.
    En 2012, 400 000 voitures électriques. Une politique industrielle, du bla-bla.
    En réalité, il y a fort à parier que le processus qui conduira à la nationalisation de Renault est enclenché.
    PDG doré et députés sont dans le même état d’esprit que les banques il y a un an…
    C’est une pathologie de négation de la vérité.
    Combien de temps Renault résistera à la faillite, dans un marché en contraction, à l’américaine ?

    Quand les cours de bourse de Arcelormittal s’effondre en une journée de 17.39 %, Renault de 8.11 %, on doit bien convenir que la crise a dépassé le secteur bancaire pour atteindre l’économie réelle.
    L’automobile, mais aussi, la restauration, la consommation.
    Un autre effet pervers pour l’industrie automobile est le changement d’attitude du citoyen vis-à-vis des trajets automobiles.
    ils sont évités au maximum et la chute de la consommation visible entraine des conséquences invisibles sur les constructeurs : les si rentables pièces détachées se vendent moins bien.
    En DEBUT de crise de l’économie réelle, Renault est donc à considérer comme MOURANT, comme ces banques arrogantes d’il y a 12 mois, rachetées pour des bouchées de pain.

    les remises en question des dogmes économiques ne font que commencer.

    Mercredi 8 octobre 2008

  • qui c’était ?

    qui c’était ?

    Images_4 Il y a un type, il s’appelle Peter Mandelson. Il est de retour à Londres, bien au chaud au pouvoir.
    L’avantage de ce genre de type, c’est que, même mort (politiquement), ça vit encore.
    D’habitude, un homme politique européen se recyclait à Bruxelles, après que les électeurs aient tirés la chasse sur lui.
    Cela évitait les remises en question, les doutes.              Dans les jeunes temps de la troisième république, les carrières étaient épiques et agitées. Clémenceau avant d’être qualifié de "tigre" fut qualifié de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables et évoquait plus le clown que l’homme politique responsable. Sa carrière fut agitée, son caractère, trempé, ses rebonds, il ne les dûs qu’à lui même.
    Mandelson fait l’inverse, il va de Bruxelles à Londres, croyant apporter un "soutien" à Brown, plus vraisemblablement, le plombant davantage. 

    l’industrie automobile européenne a donc été craché sur la tombe politique de ce sombre sir en demandant 40 milliards de subventions. L’apôtre du libre-échange, d’ailleurs a du être touché par la grâce. Il participe au gouvernement britannique qui nationalise le plus depuis 1945.
    L’habillage idéologique de la sébille est le renouvellement de la gamme, pour passer à un écologiquement plus responsable et éviter les "distorsions de concurrence".

    Pour résumer ce qui se passe : les constructeurs ont été stupides, aveugles, imprévoyants, arrogants, suffisants, et demandent aux contribuables de prendre en charge leur bêtise.
    En échange de ce "petit service", il serait logique que la totalité des conseils d’administrations soient démissionnés, leurs avantages diverses annulés et remboursés.

    Mardi 7 octobre 2008.

  • Une géothermie particulière…

    Une géothermie particulière…

    Images_3 La Suisse envisage d’utiliser ses égouts pour produire de l’eau chaude.
    Le constat est simple. Dans ces lieux qui ne sentent pas la rose, il ne fait JAMAIS froid.
    Pour une simple et bonne raison, les égouts sont situés sous terre.
    Le principal problème à envisager est la protection du matériel en cas de crue.
    Un pays comme la Suisse pourrait ainsi économiser l’eau chaude de 600 000 personnes, soit l’équivalent de 2.12 tWh par an.
    Encore, ce chiffre apparait il tronqué et prudent. En effet, les grandes villes qui possèdent les plus grands réseaux d’égouts et la plus grande "réserve d’énergie" ont sans doute la capacité de produire beaucoup plus.

    Mais il s’agit sans doute d’une estimation prudente, qui a de plus l’avantage de régler le problème de l’aérothermie (la mise hors service aux moments froids).
    L’homme s’aperçoit de la valeur de ses déchets, même de sa merde.
    On imagine l’énergie que l’on peut retirer dans les 2400 km d’égouts de ville comme Paris, par l’utilisation systématique de cette source d’énergie.
    On imagine aussi les bisbilles. Faudra t’il légiférer pour l’accès à la ressource ?

    Mardi 7 octobre 2008