Auteur/autrice : patrick reymond

  • Russie-Vénézuela

    Russie-Vénézuela

    Images_4 La Russie est en lune de miel avec le Vénézuela.
    Au menu, l’Orénoque, le nucléaire et la finance.
    Les deux pays vont créer un consortium qui exploitera le gisement de Carabobo, c’est pratiquement la porte ouverte pour la Russie à tout le delta de l’Orénoque.
    Au niveau nucléaire, la Russie propose le développement du nucléaire civil, tout en renforçant leur coopération militaire.

    A ce sujet là, le Vénézuela bénéficierait d’un prêt d’un milliard de $ pour l’achat d’armements.
    Enfin, une banque commune serait créée pour les projets économiques communs.
    On le voit, c’est une coopération d’envergure qui se dessine, sinon une alliance.
    En arrière plan, toujours la confrontation des deux, avec les USA, mais des USA, désormais bien malades, sinon en phase terminale.
    Dans ce contexte, l’appui russe, même s’il reste symbolique, donne un allant et une confiance en eux extraordinaire aux dirigeants Vénézueliens.

    Vendredi 26 septembre 2008

  • Histoire Belge, une fois.

    Histoire Belge, une fois.

    Images_4 Ah, la dis donc, le prix de l’électricité une fois à augmenté de 35 à 50 % et celui du gaz de 50 à 90 %.
    Il faut pas chipoter (j’adore apprendre cette langue étrangère, le belge).
    La CREG(commission de régulation, qui visiblement ne régule, là aussi, rien du tout, se contente donc de dire oui-oui à toutes les demandes d’augmentations, d’autant plus facilement, que visiblement, elle est incapable de donner le pourcentage de celle-ci, sans doute un effet du bilinguisme.
    Alors, pour ceux qui n’ont pas compris, (si, si, il y en a), je rappelle le principe du jeu.
    On met en concurrence quelques compagnies, et c’est à celle qui augmentera le plus vite ses tarifs.

    Là aussi, la place au CREG, c’est très bien, c’est chauffé, on publie de belles brochures.
    Bien entendu, le bien fondé de la marge des entreprises n’est même pas discuté, alors que c’est un choix POLITIQUE indiscutable.
    Biien entendu, la question du volume de la consommation, est, là aussi, laissé complètement de côté.
    Car si l’augmentation des prix peut sembler inéluctable, il est du devoir de la puissance publique de la rendre SUPPORTABLE économiquement, en la réduisant.

    Jeudi 25 septembre 2008

  • Fin du Flux tendu.

    Fin du Flux tendu.

    Images_3 Le flux tendu et le 48 heures chrono a du plomb dans l’aile, pour l’hebdomadaire "Marianne".(Mais, bien entendu, vous, heureux lecteurs du "blog énergie", aviez été prévenus bien avant, bande de petits canaillous).
    Ce flux tendu d’ailleurs est marqué par son origine : nipponne.
    Il a été inventé dans un archipel petit, où l’espace utile est encore plus rare, et les transports maritimes (les moins couteux, à toutes les époques), aisées.
    Mais comme une idée stupide est souvent suivie par beaucoup, on a fait abstraction de ces conditions locales pour l’industrie et on l’a généralisé dans le monde entier.
    Bien entendu, on a fait abstraction des conditions locales partout, entrainant une débauche de couts énergétiques.

    Je ne veux apprendre à personne que les conditions géographiques sont tout à fait différentes aux USA, en Russie, ou même en France, comparées au Japon. La population et l’activité nipponne sont concentrées sur une toute petite partie. En tout état de cause, les frais de transports d’un bout à l’autre de l’archipel, même à l’heure actuelle, sont faibles.
    Avec une répartition plus homogène, comme en France, des prix des terrains moins onéreux qu’au début des années 1980 au Japon, la donne était DEJA complètement différente. Elle le devient de plus en plus.
    L’espace des uns et des autres va recommencer à se faire sentir.
    Cette notion de flux tendu, élargie, permise par le transport bon marché, était aussi liée à la notion de délocalisation et de désindustrialisation.
    Là aussi, on peut se demander quelle est véritablement l’intérêt d’avoir le choix entre deux produits équivalents, dont l’un est local, l’autre produit à l’autre bout du monde, grevée de frais de transports, mais dégrevé de frais de main d’oeuvre.

    La crise énergétique entrainera, c’est certain, le réarbitrage entre les deux et la fin du flux tendu. Bien entendu, aussi, inutile de préciser que l’on a toujours travaillé à "flux tendu". Mais on avait pas la même acceptation du terme. Le "stock minimum" était simplement plus important, et permettait des économies d’échelles dans le transport.

    Jeudi 25 septembre 2008.

  • La souffrance des rurbains.

    La souffrance des rurbains.

    Images_2 Les rurbains souffrent.
    Ils souffrent financièrement de leur implantation géographique, loin de leur travail, des lieux d’études, de leurs habitudes de consommation, de leur manière de voir la vie.
    Avoir 38 ans aujourd’hui, c’est avoir toujours vécu avec la voiture. Avoir 48 ans, c’est avoir plus de recul. Avoir 58 ans et plus, c’est le retour à sa jeunesse.
    Vous savez, à une époque, où les transports ne coûtaient pas cher. C’était la marche. Mais la marche, il faut avoir été habitué.

    En réalité, ce qui provoque leur détresse, c’est surtout la fin d’un schéma mental, et le retour d’un autre, le retour des contraintes.
    Le déracinement psychologique relatif à toutes les périodes de transitions est souvent plus ravageur que la souffrance -réelle- de cette période.
    L’individualisme ambiant fait aussi que les réponses ne se trouvent pas aisément : "pannes d’oreillers, horaires plus tardifs". Là aussi, les contraintes seraient aisément contrôlables par une HABITUDE de la solidarité.
    La solidarité, ce n’est pas QUE des cotisations, c’est une façon de voir la vie. J’ai besoin des autres et les autres ont besoin de moi.
    "Aujourd’hui, il a devant lui des citoyens qui réagissent en consommateurs frustrés, furieux des contraintes qu’on voudrait lui imposer, sans le moindre sentiment de solidarité avec le système, – et pour cause; ou bien, si ces citoyens retrouvaient un sens de la solidarité, ne serait-ce pas, peut-être, sans doute, contre le système? On joue partout gros jeu, en ce moment, sur la scène du bazar du Nouveau Monde.    " (Mais aussi de l’ancien).

    Je me souviens d’une scène de film. C’était pendant l’occupation, un grand-père (Michel Serrault) menait son petit-fils à l’école en voiture…C’était la projection d’un univers mental ACTUEL dans le passé.

    Jeudi 25 septembre 2008.

  • Crédit d’impot et RT 2005

    Crédit d’impot et RT 2005

    Images_4 Une mesure simple vient de faire son entrer dans le paysage fiscal français.
    Le crédit d’impôt pour les intérêts d’emprunts immobilier ne concernera plus que les logements correspondant à la RT 2005 en 2009.
    Autant dire, celui-ci est supprimé.
    Déjà, 30 % des logements neufs ne correspondent pas aux exigences thermiques actuelles.
    Pour l’ancien, c’est emballé.
    Au plus, quelques dizaines de milliers de logements seront concernés, la majorité des transactions seront écartés.

    Bien entendu, il y a une certaine logique à refuser de subventionner l’achat de gouffres thermiques avérés, mais ce n’est que dans une optique financière.
    Comme la majorité du parc immobilier est ancien et gourmand, on va donc assister à ce qui ressemble à la création d’une prime au logement neuf.
    Si cette "prime au logement neuf" avait été articulé avec les crédits d’impôts pour la modernisation thermique de l’ancien, cela aurait pu être une politique d’économie d’énergie cohérente.
    Mais comme, je l’ai dit, cela reste une mesure financière, il est à penser que les trous dans le maillage seront importants et qu’une classe importante de primo-acquéreurs de biens anciens aura du mal à se moderniser tout en habitant des logements vétustes.
    A d’autres époques, on avait fait des crédits d’impôts avec des obligations de rénovation de l’ancien.
    C’eût été plus logique.

    Mercredi 24 septembre 2008

  • La faim dans le monde.

    La faim dans le monde.

    Images_3 La faim dans le monde est aussi un des sujets les plus désinformés qui soient.
    On avait d’abord sous estimé de 400 millions le nombre de pauvres, ensuite la récente flambée des cours de toutes les denrées alimentaires n’a augmenté le nombre officiel de malnutris que de quelques dizaines de millions d’êtres humains, par politesse.
    Le responsable ?
    " les politiques agricoles des pays en développement ont été libéralisées et leurs structures d’appui au monde rural (vulgarisation, fourniture d’intrants, stockage et commercialisation, crédit, stabilisation des prix) ont été progressivement éliminées et ont laissé leurs petits agriculteurs sans défense face aux forces du marché international. "
    C’est le marché, qui se retrouve, une fois dérégulé, très volatile.

    27 Mars 2008, en une séance, le prix du riz progresse de 31 %.
    20 septembre 2008, le plan de sauvetage Paulson provoque une flambée du maïs et du blé de 25 %.
    Cette semaine, le cours du pétrole a aussi flambé.
    Les fonds d’investissements contrôlent de 50 à 60 % du marché des céréales.
    Pourtant, la situation, pourrait notablement évoluer.
    La crise est tellement grave au niveau financier, que cela amène les hommes politiques dans la direction inverse des 30 dernières années, la règlementation.

    Bien entendu, je vous rassure tout de suite, ce n’est pas parce que quelques centaines de millions de personnes ne mangeaient plus. On envisage une mesure drastique. Ne pourrons intervenir que ceux qui pourront prendre livraison des marchandises.

    Mercredi 24 septembre 2008

  • Conformisme et milliards.

    Conformisme et milliards.

    Images_2 EDF aura donc racheté British Energy et ses Nanards, pardon ses centrales nucléaires, pour la modique somme de 15.8 milliards d’euros.
    Après tout, pourquoi ne pas payer cher, ce que l’on aurait pu avoir pour rien, ou presque.
    Quel est l’intérêt profond de cette acquisition ? Aucun.
    Les centrales nucléaires sont anciennes, dépassées et guère productives.
    Le seul actif qu’EDF ait acquis, ce sont des terrains, pour avoir le droit d’implanter d’autres centrales et le droit de dépenser quelques milliards supplémentaires.

    Bien entendu, comme dans tous les cas, le consommateur des deux pays sera appelé à éponger l’achat.
    Bien entendu aussi, les occasions d’investissements en France, ne manquaient pas et auraient pu, elle aussi éponger la totalité de la somme.
    On peut citer la modernisation des barrages, la création de nouvelles capacités hydrauliques, éoliennes, solaires, hydroliennes, promouvoir les économies d’énergie…
    Mais tout cela est long, demande de la compétence et réclame un travail de fond, alors que le nucléaire ne demande aucun concept et fait simplement abstraction de la réalité.
    Coût du démantèlement, production d’uranium en panne, mines inondées, concurrence sur la ressource, rebelles touaregs agités, pépins de plus en plus fréquent au fur et à mesure du vieillissement des centrales.
    Bien entendu, la sous estimation chronique des incidents nucléaires, comme à l’occasion du Tricastin du début septembre (classé en niveau 1… De quoi rire pour un accident inédit et qu’on ne sait pas résoudre).
    L’échelle INES, en effet, "Elle ne constitue pas un outil d’évaluation "…
    Tout est dit, c’est l’échelle du "dormez tranquille, braves gens", nous étouffons les affaires pour vous !

    Tant et tant sont à faire, qu’il fallait bien s’emm…ieler les doigts avec les problèmes du nucléaire anglais, c’était vital !

    Mercredi 24 septembre 2008   

  • Shériff, fais moi peur…

    Shériff, fais moi peur…

    General_lee Il y a, dans la géopolitique, une donnée énergétique importante.
    L’empire des USA, comporte près de 800 bases à l’étranger, et cela peut paraitre un carcan, une protection ou une menace.
    C’est aussi un poids et une logistique démesurée, et les russes ont entrepris de jouer un petit jeu avec les Etats-Unis.
    Ils ont entrepris de se faire courir après, histoire de crever un peu plus la bête et de la finir plus vite, et le plus marrant, dans l’histoire, c’est que ça marche.
    On utilise un mécanisme bête et méchant, le "c’est moi qui ait la plus grosse…"

    Imaginons la disproportion des potentiels. 2 Tupolev C 160 qui s’envolent vers le Vénézuela, quelques appareils qui s’y posent, une simple surveillance, et la mentalité américaine réplique tout de suite, "tu en mets 2, j’en mets 20".
    En réalité, la Russie n’a pas besoin d’avoir une force militaire disséminée très forte, ni même agressive. Mais elle paralyse tout.
    Et pendant qu’une voiture cours à fond la caisse sur la route, 10 la suivent. Shériff, fais moi peur…

    Visiblement, les russes ont retenus les leçons de la guerre froide. L’important, ce n’est pas de gagner, c’est de harasser l’ennemi et de le faire saigner de 1000 plaies.
    Et a 100 $ et plus le baril, les choses vont vite.
    La donne énergétique est fondamentale, au Pakistan, les USA aimeraient, pour cette raison, mettre la main sur la passe de kaibar. Cela n’a rien d’étonnant. Tous ont voulus mettre la main sur la passe de kaibar. Et cela n’a réussi à personne.

    Mardi 23 septembre 2008

  • EDF et British Energy

    EDF et British Energy

    Images_5 EDF aurait fait une offre majorée sur BE.
    Là aussi, je ne sais pas combien il y a de membres au conseil d’administration, mais il n’y a visiblement pas un seul cerveau en état de marche.
    BE ne vaut rien, et EDF a de sérieux soucis sur les bras.
    Tant que l’option de l’incident de la centrale du Tricastin n’est pas levé, EDF ne vaut rien et aucune compagnie disposant du nucléaire ne vaut pas le moindre kopeck.
    En effet, si l’accident tourne mal, ou même s’il faut évacuer la population proche, l’onde de choc sera dévastatrice.

    Tel l’accident de TMI et de Tchernobyl qui ont conduit à l’arrêt des programmes, la reprise de ceux-ci deviendrait problématique, et le cout industriel d’un chantier de décontamination, même si celle-ci était confiné, réduirait la valeur EDF à zéro.
    On parle d’évacuation des populations, sans bien sûr, vouloir le mettre en parallèle avec l’incident.
    Bien entendu, le cout économique pour la collectivité serait délirant, même celui d’un simple incident sans rejet externe.
    Tout d’abord, la totalité des alentours des centrales françaises perdrait toute valeur, ce que les propriétaires ne verraient pas forcément d’un bon oeil.
    Le pire est que, devant l’incident, EDF ne sait visiblement pas quoi faire, même maintenant.
    En ce qui concerne les prises de participation, il était urgent d’attendre.
    Dans quel monde vivent ils ?

    Mardi 23 septembre 2008.

  • Green Box

    Green Box

    Images_4 C’est curieux comme le prix de l’énergie conduit à la réflexion et ce qui n’était pas possible hier, devient envisageable aujourd’hui, et la machine de demain.
    On parle, en Grande Bretagne de la Green-box.
    C’est un système qui produit et stocke grâce à l’hydrogène, les produits aléatoires du renouvelable.
    Bien sûr, il reste l’épreuve du feu, c’est à dire le rendement et la rentabilité du procédé.
    Mais, même si le résultat est négatif, il y a mérite à penser neuf, et pourquoi pas, dans le cadre économique ambiant.

    Explications : ce genre de machine, s’il permet de stocker de manière efficace de l’énergie, amène à une révolution technologique. La production électrique est emblématique.
    Que ce soit l’éolien ou le nucléaire, ils sont tous deux délicats à manier. Le nucléaire est nettement surdimensionnée et l’éolien aléatoire.
    Pouvoir stocker rend une grande part de l’appareil nucléaire largement inutile et clôt la discussion sur la rentabilité de l’éolien.
    "David Hart, chercheur à Imperial College London, commentant l’efficacité et les failles d’un tel système, explique que la Green Box est un système tout à fait plausible  ".
    Bon, peut-être est il trop tôt, que ce n’est pas au point. Mais c’est en cherchant qu’on trouvera.

    Mardi 23 septembre 2008