Auteur/autrice : patrick reymond

  • Eau de Paris

    Eau de Paris

    Images_2 L’UFC "que choisir" s’attaque au SEDIF et à son opérateur, VEOLIA.
    Pour l’hebdomadaire, les surfacturations atteignent 60 %, et dans un second article, sur 300 millions d’euros, 80 à 90 pourraient être économisés.
    Frais de personnel et rémunération du fermier sont responsable de cet état de fait.
    Partout où les contrats ont été renégociés, les prix ont notablement baissés, mais dans certains endroits, on va plus loin et on parle de remunicipalisation.
    Contrairement à ce qui est dit, éclatement ne veut pas dire remise en cause des économies d’échelle. Dans bien des communes rurales, la gestion est directe, mais souvent dans un cadre intercommunal.

    Le partage de la valeur ajoutée a visiblement peu profité au consommateur/contribuable et beaucoup au fermier, malgré une baisse notable de la consommation (25 %).
    Il faut donc voir ce que la privatisation de la distribution d’eau a été, une nouvelle dime, assise sur tous et pesant peu sur les plus aisés.
    La chute de la consommation a entrainé une surcapacité industrielle.
    S’il est certes difficile d’établir un prix exact de l’eau, la répercussion des dépenses d’investissements n’est pas évidente, Il serait préférable que ce soit les contribuables locaux qui bénéficient des facturations trop généreuses, plutôt que des multinationales gourmandes et finalement souvent, bien moins efficace que des services municipaux bien gérés.
    La bureaucratie privée des grands groupes industrielles et leur 15 % de rendement financier, démontre que la privatisation de l’eau a été une évolution complètement erronnée, comme le reste d’ailleurs.
    Les hommes, qui travaillent dans le public et le privé, ont les mêmes travers. La gestion, à long terme n’est donc pas sensiblement différente, à un iota prés, le bénéfice attendu par la compagnie privée. 

    Mardi 23 septembre 2008

  • Abeilles : du mieux en France.

    Abeilles : du mieux en France.

    Images Les abeilles disparaissaient, dans certains endroits, 40 % avaient déjà disparus, le chiffre de 30 % était couramment atteint.
    L’interdiction de certains pesticides, notamment le gaucho et le régent semble avoir porté ses fruits, les ruches semblent populeuses et en bonne santé dans le sud ouest.
    En tout cas, si la mortalité et le déclin semblent quand même multifactorielle, elle n’est donc pas irréversible.
    Pour la simple survie de l’homme, c’est une question cruciale.

    Einstein a dit que sans ces insectes pollinisateurs, nous n’aurions que quelques années -désagréables- à vivre.
    En tout état de cause, 35 % de notre nourriture provient de productions dépendant des abeilles, une crise grave de subsistance serait donc à l’ordre du jour.
    On voit donc le mal que peut occasionner un progrès dont le bien devient de plus en plus marginal, et les inconvénients de plus en plus profond.
    A l’inverse, notre voisin allemand, connait une chute importante des colonies, sitôt passé le Rhin. Donc, il n’y a pas de doute possible, c’est bien de l’environnement juridique que sont victimes les abeilles.
    La nouvelle bataille des apiculteurs a lieu contre le cruiser, dont l’Italie vient d’alerter de la toxicité pour les colonies d’abeilles.

    Mardi 23 septembre 2008

  • La Patate douce.

    La Patate douce.

    Images_4 Les études menées par l’ARS (agence de recherche agronomique), montrent que les patates douces et le manioc fournissent presque trois fois plus d’hydrate de carbone à l’hectare que le maïs (10.5 tonnes contre 3.7 à l’hectare).
    Il se rapproche du rendement de la canne à sucre.
    Mais le triomphe de l’éthanol-maïs aux USA s’explique avant tout par la force du lobby du maïs.
    Les producteurs de cette céréale sont puissants et organisés, ce qui compte plus que le rendement, minable  que l’on constate.

    Le Brésil est dans la même problématique, la canne à sucre s’y développe car l’industrie y était déjà forte AVANT le triomphe de l’éthanol.
    La crise financière que nous connaissons rendra sans doute de grands services à cette filière en détruisant tous les errements.
    Reste bien entendu, le fait que la crise alimentaire qu’elle a crée n’en serait pas réglée et sans doute aggravée.
    Une ressource rentable, moins consommatrice en entrants et en eau, serait plus viable, ce qui conduirait à l’aggravation de la concurrence homme/voiture.

    Lundi 22 septembre 2008

  • Tchernobyl sur Rhône.

    Tchernobyl sur Rhône.

    Tchernobyl Le nucléaire triomphant est plombé. Le Tricastin (on est abonné aux incidents par là bas) fait encore parler de lui.
    Lors du déchargement du combustible, "deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d’enlèvement ".
    Cet incident, non encore résolu, est extrêmement sérieux, surtout s’il concerne du MOX. En effet, il peut conduire à une évacuation des populations et d’épouvantables conséquences.
    la centrale de Nogent sur Seine avait connu ce genre de problème avec un seul assemblage. Il avait été long et délicat à résoudre.

    Cet incident n’arrive pas par hasard.
    La longue liste des précédents sur le même lieu indique un laisser-aller et un je-m’en-foutisme légendaire.
    Reste que même si la contamination restait confinée et l’incident contenu, même en cas de chute, le problème industriel deviendrait colossal.
    En même temps le problème politique deviendrait explosif.

    Lundi 22 septembre 2008

  • Pendant ce temps-là à Detroit…

    Pendant ce temps-là à Detroit…

    Images_5 Un article de Paul Jorion, paru sur son Blog, hier :
    "En 2006, la General Motors avait obtenu d’un consortium de banques, une ligne de crédit de 4,5 milliards de dollars. Au début de l’année, elle a tiré 1 milliard sur cette ligne. Alors qu’on l’interrogeait en juin si elle avait l’intention d’utiliser le reste de ce prêt, elle répondit non : « Cela ferait mauvaise impression ! ». On apprend ce matin qu’elle s’est ravisée : elle a des besoins immédiats de trésorerie et s’adresser aux marchés de capitaux serait prohibitif, vu le taux qui serait exigé d’elle.
    Il est assez ironique que ç’aura été l’activité spéculative des fonds de pension, fondations, universités américaines, musées et autres, au printemps, qui aura précipité la chute d’un secteur industriel qui fut à une époque le fleuron de la nation : son industrie automobile. Le fait est bien sûr symptomatique de la fragilité acquise par le système financier du fait de sa complexité et des ravages que peuvent exercer des facteurs dont on vante le caractère positif aussi longtemps que tout va bien.
    C’est en effet la hausse du prix du pétrole qui aura achevé Détroit, la ville du Michigan où l’industrie automobile américaine est née dans les premières années du XXe siècle avec Ford et la General Motors. Deux cent cinquante mille Américains sont employés par les constructeurs et l’industrie tout entière, concessionnaires, mécaniciens, pompistes, etc. emploie aux États–Unis cinq millions de personnes.
    Dans un pays à l’habitat très dispersé, les navetteurs parcouraient sans sourciller 100 kilomètres jusqu’à leur lieu de travail en raison du faible prix d’un carburant à peine taxé. L’automobile représentait donc un poste budgétaire que les ménages pouvaient aisément ignorer. L’augmentation du prix de l’essence fit l’effet d’une bombe et les consommateurs se détournèrent rapidement des modèles jusque-là vedettes : les « gas guzzlers », les véhicules « bâfreurs », comme les 4 x 4, ou les « pick-up trucks », les fourgonnettes débâchées au moteur très puissant.
    Les consommateurs se précipitèrent en foule vers les véhicules hybrides et les voitures de petite taille, absents de la gamme US de la General Motors, de Ford et de Chrysler. Leurs ventes tombèrent en un an de plus de 20 %.
    Le prix de revente des véhicules délaissés plongea lui aussi, faisant du jour au lendemain de la formule du « leasing », qui représentait jusque-là 20 % de leurs transactions et constituait pour les constructeurs une activité hautement lucrative, une formule désormais sans avenir, qu’ils délaissèrent aussitôt.
    En 2007, les constructeurs avaient obtenu du Congrès américain, dans le cadre d’un programme global consacré à l’énergie, un accord de principe portant sur des prêts d’un montant total de 25 milliards de dollars, et ceci pour leur permettre de mettre au point – sur un certain nombre d’années – l’automobile « verte » de demain. L’aggravation de la crise les a encouragés à exiger du Congrès un doublement de la somme, prêt dont le coût immédiat pour le contribuable américain serait de 3,75 milliards de dollars. Ils assortissent cette demande d’augmentation, d’une requête que la définition des postes auxquels les sommes empruntées seront affectées, soit rendue plus vague. Cette dernière clause attire bien entendu l’attention sur le fait qu’il ne s’agit plus seulement avec cette demande de fonds de l’« automobile verte », mais plutôt de la survie-même de l’industrie.
    Chrysler est au bord de la faillite (– 36 % de ventes sur l’année écoulée). Ford et General Motors ne sont pas en meilleure forme : l’action de cette dernière a perdu plus de 15 % de sa valeur au cours de la seule séance du 3 juillet pour retomber à son niveau de… septembre 1954, les analystes voient mal en effet comment elle pourrait émerger indemne de l’année 2009 : ses lignes de production continuent de cracher les « bâfreuses » victimes aujourd’hui d’un rejet généralisé.
    La General Motors a déclaré dans un communiqué de presse que ses réserves et ses actifs étaient suffisants pour lui permettre d’atteindre la fin de l’année 2009. Ford, qui mit en gage la plupart de ses avoirs en 2006 pour se refinancer, a préféré garder le silence.

    (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.  "

    Bien entendu, On peut rappeler la vieille règle des historiens français qui se sont penchés sur les siècles passés.
    Aucune génération n’a vécu comme la précédente. La manière éternelle de vivre n’existe pas.
    Le mode de vie des Yankee était "non-négociable".
    Il était assis sur une consommation de plus en plus importante de pétrole.
    Pour lui, deux pays sont occupés et en guerre, l’Irak et l’Afghanistan.
    Mais ce mode de vie était récent. La gourmandise sans fin avait commencée avec le triomphe du marché en 1980.
    Aujourd’hui, le tournant est pris.
    D’une manière ou d’une autre le mode de vie change et l’industrie automobile américaine finira nationalisée, de manière ouverte ou honteuse.
    Elle voulait mettre tout le monde en camion, et y avait presque réussi.
    Mais pour la majorité des gens, le camion, ce n’est pas franchement utile.
    Detroit, quand à elle, renaitra. Son positionnement est superbe. Mais il correspond à une économie de production, terrestre et non pas ouverte sur l’extérieur.

    Dimanche 21 septembre 2008.

  • Nicaragua : le retour du canal

    Nicaragua : le retour du canal

    Images_5 On reparle du canal de Panama… Au Nicaragua.
    Explications.
    Quand les USA reprirent le projet de percement de l’isthme d’ Amérique Centrale, ils hésitèrent pendant quelques mois, entre le tracé de Panama, ou la compagnie Française du canal avait déjà réalisé le 1/3 des terrassements prévus, avant de tirer le rideau, et un tracé plus au nord, au Nicaragua.
    Puis les arbitrages et une éruption volcanique un peu montée en épingle, décidèrent le gouvernement US à reprendre le projet de De lesseps.

    Le canal de Panama doit être modernisé, pour permettre le passage de navire pouvant aller jusqu’à 130 000 tonnes, mais le projet au nord, lui, permettrait de voir des tankers de 270 000 tonnes, soit le double.
    A l’inverse du projet du début du XX° siècle, les Etats-Unis sont totalement absents du projet, que ce soit dans sa conception ou sa réalisation.
    Mieux, il se réaliserait CONTRE eux.
    Serait partie prenante, Vénézuela, Nicaragua (bien sûr), Chine et Russie.
    Pour H. Chavez, il s’agit de diversifier sa clientèle, et d’alimenter la Chine en pétrole, plutôt que les USA.
    La Russie entend aussi reprendre des projets suspendus avec le Nicaragua, notamment des barrages hydroélectriques.

    Dimanche 21 septembre 2008

  • Les britanniques -surdoués- découvrent le tas de fumier

    Les britanniques -surdoués- découvrent le tas de fumier

     

    Images_8 Il n’y a pas à dire, les britishs sont des surdoués. Ils viennent de découvrir que des bactéries peuvent produire de l’alcool (peut-être en allant aux Waters ?).
    "Si on utilisait des bactéries – les mêmes que celles trouvées dans les tas de compost – pour convertir les déchets en éthanol, il serait alors possible de fournir jusqu’à 10% des besoins énergétiques dans le secteur du transport au Royaume-Uni.  "
    Bon, c’est déjà un pas, il ne reste plus qu’à trouver les 90 % restant, ou réduire de 90 % les besoins en énergie pour l’automobile.
    C’est sans doute un panachage de deux variables : les pauvres à pied et réduction des consommations unitaires.

    Lord Bret Sinclair n’utilisera plus un 4X4, mais une mini.
    Reste qu’il faudra un nombre considérable de "petites mains" pour faire ceci avec un gain énergétique.
    Ce cas de figure, à condition qu’il ne consomme pas trop d’humus et ne nécessité pas trop d’engrais, montre aussi les limites de cette "trouvaille". C’est en effet une organisation économique totalement différente -possible-, qui permettrait de sauvegarder, -pour certains- quelques centaines de milliers de véhicules.
    Les propriétés énergétiques du fumier étaient connus longtemps, et notamment au moyen-âge.
    Sur les assaillants des châteaux, on ne jetait pas de l’huile bouillante -trop rare-, mais des boules de fumiers enflammées.
    On l’utilise aussi pour faire du méthane. C’est la concurrence entre toutes ces utilisations qui pose problème. Il n’y en aura pas assez. Comme à dit je sais plus qui, "quand la merde vaudra de l’or, les pauvres se débrouilleront pour naitre sans trou du cul."

    Samedi 20 septembre 2008

  • Sur fond d’énergie, les puissances régionales s’affirment.

    Sur fond d’énergie, les puissances régionales s’affirment.

    Images_3 La montée en puissance de complexes régionaux s’affirment. La Turquie, est près à avaler -en partie- son chapeau pour l’amélioration de ses relations avec l’Arménie, pour son électricité et être et paraitre une puissance mûre et responsable. Elle reconnaitra, en partie, le génocide arménien, indemnisera symboliquement et fera quelques excuses. le reste est question de susceptibilités.
    Cette nouvelle Turquie retrouve une vocation impériale, en ayant une diplomatie active et qui sert ses intérêts. Dans cette optique, c’est déjà une position post-OTAN, et elle a largement calmé le jeu dans la crise géorgienne.
    Le Brésil, lui aussi, parle haut et fort. Il n’acceptera pas ni les troubles, ni le démembrement de la Bolivie.

    Il est appuyé dans cette démarche par le voisin argentin, avec qui il tisse des liens monétaires post-dollar, et le Mercosur pourrait s’étendre au Vénézuela. L’aventurisme d’au moins une partie de l’administration US ne leur plait guère non plus.
    L’OTAN, quand à elle, est en voie de dislocation. Le télescopage entre Britanniques et américains d’une part, français, allemand et italien, d’autre part, est frontal sur le dossier géorgien, et sur l’élargissement. C’est d’autant plus remarquable que ces pays sont dotés des gouvernements les plus pro-USA depuis longtemps. Le réalisme, c’est à dire pétrole et gaz russes, auront pesé plus lourd que la servilité.
    Même la si faible afrique a des vélléités d’indépendance.
    Le Centcom s’est installé à la marge, au Maroc.
    La brutalité de la politique Bush, n’aura pas affirmé une puissance, elle l’aura usé plus vite. Reste à savoir s’il est possible, pour eux, de retourner à une "doctrine Brzezinskî", guère moins agressive, mais plus habile et présentable.

    La palme d’or de la blague du jour revient au "Figaro" : "Quand la Russie a tort, l’Europe doit le dire  ".
    Mais comme c’est Khodorkovsky, ex-milliardaire russe et actuel Taulard, son avis risque de ne pas être tout à fait objectif. Ex-Oligarque, s’il y a une chose qu’il n’a pas volé, c’est son séjour en prison. Il était lui-même très lié aux britanniques, et son élimination est concomitante à l’élimination des compagnies britanniques pétrolières en Russie. Libre marché, vous avez dit ?

    Samedi 20 septembre 2008

  • Air France : récession en vue.

    Air France : récession en vue.

    Bonheur Les lecteurs du "blog énergie" auront été les premiers prévenus des problèmes du transport aérien (Ils en ont de la chance, les petits canaillous ! Ils ont droit au symbole du bonheur).
    "Depuis la faillite de Lehman, le message des banques est clair: elles ne financent plus les entreprises. Du coup, mardi matin, toutes les entreprises se sont réunies et ont décidé de geler leurs investissements, de réétudier ceux qu’elles avaient déjà décidé de réaliser et de réduire les frais généraux  ".
    De plus, ayant fait appel amplement au leasing, les sociétés de transport aérien, n’ont aucune profondeur de bilan :
    " éviter de se trouver en rupture de trésorerie  ".

    La crise, énergétique et bancaire qu’ils traversent devraient donc en laisser beaucoup sur le carreau. Les fragilités intrinsèques du secteur : flottes souvent vieillotes et gourmandes en kérozéne, leasing pour les appareils les plus récents, bilans uniquement financiers, distributions de dividendes et rachats d’actions dans des périodes plus fastes, ont globalement conduit le secteur au massacre.
    On commence par les plus faibles, et on continue.
    Seuls survivront quelques compagnies, recentrées sur les aéroports à plus gros débits, dans des situations d’oligopoles et de monopoles.
    Bien entendu, la décision de gel va donner des sueurs froides à Airbus et Boeing. La liquidation de certaines compagnies devrait d’ailleurs, peser sur les constructeurs en remettant en vente à prix cassés des appareils en nombre important.

    Samedi 20 septembre 2008

  • Le SER répond à Montaigne.

    Le SER répond à Montaigne.

    Images_4 Le Syndicat des Energies Renouvelables répond à l’institut Montaigne, qui reprochait à l’éolien d’être subventionné, non rentable et n’arriverait jamais à subvenir aux besoins, même de manière partielle.
    La réponse est simple. Elle est ici. Je n’y reviendrais donc pas.
    Mais je rajouterai ceci :
    Toutes les énergies ont été, seront subventionnées, on paie pour le charbon, c’est nous, la collectivité, c’est l’état qui paie les retraités, les dégâts sur l’environnement, les remises en l’état, et ce, à perte de vue. Sans en voir le bout.
    Le problème est le même pour le nucléaire, subventionné à mort pendant sa construction, son exploitation, son démantèlement et ses dégâts sur l’environnement.

    Les dégâts induits de manière directs ou indirects par le gaz et l’électricité, les douceurs réclamés par les compagnies pétrolières, l’imposition indécente de modestie de Total, c’est de la subvention.
    Le fossile est donc subventionné. le renouvelable l’est aussi.
    Et alors ? Toutes les énergies le sont, d’une manière ou d’une autre.
    Aucune n’arrive à régner sans partage.
    Toutes sont polluantes, d’une manière ou d’une autre. Même le nucléaire rejette énormément de CO2.
    Comment ? Par le complément qu’il nécessite au moment des pics de production électrique et par l’extraction, la transformation, le transport.

    le reste est une question de choix politique.

    Vendredi 19 septembre 2008