Auteur/autrice : patrick reymond

  • Boeing, Airbus et le Pentagone.

    Boeing, Airbus et le Pentagone.

    Images_2 Le processus de dislocation et de décomposition des pouvoirs aux USA se poursuit.
    Plus personne ne dirige, plus personne ne décide, seule une bureaucratie vorace d’une ampleur jamais vue se perpétue.
    Le Méga-contrat des avions ravitailleurs a été annulé, puis reporté.
    La suite au prochain numéro, la prochaine administration, si celle-ci en est capable.
    Certains d’ailleurs se demandent si le processus pourra être relancé.

    Le formalisme juridique étasunien, en effet, pourrait créer de grands problèmes vis à vis de tous les vainqueurs d’une compétition ultérieure.
    Le Pentagone, désormais est victime de la priorité budgétaire dont il a bénéficié, il ne contrôle désormais plus les programmes et la dérive des coûts est généralisée, l’efficacité, vertu proclamée du système, en chute libre -on l’a vu en Irak, en Afghanistan, mais aussi au Liban et dernièrement en Géorgie-.
    Les ravitailleurs en usage, continueront d’être ceux mis en service sous Eisenhower, dont la plupart des gens sur terre ne savent même pas que ce nom fut celui d’un président des Etats-Unis, il y a 47 ans.
    Bien entendu, inutile de préciser que les normes et standard de l’époque ne correspondaient pas du tout à ceux d’aujourd’hui, notamment en matière de consommation de kérozéne.

    Mercredi 10 septembre 2008

  • Le Caucase seul.

    Le Caucase seul.

    Anabase La crise du Caucase semble prendre un tour inédit. Les puissances régionales recherchent l’équilibre sans beaucoup d’aide extérieur.
    les puissances régionales, à savoir Turquie, Russie et Azerbaïdjan semblent envisager une alliance, de même que la normalisation espérée de la Turquie avec l’Arménie.
    On peut rajouter l’alliance Irano-Russe en train de coaguler, et on voit que le régime géorgien actuel est bien seul, en même temps, son intégration ultérieure à l’alliance est envisagée.
    A force d’être "isolée", la Russie risque bien de se retrouver "encombrée" (d’amis) et en même temps"délestée" (des importuns, droits-de-l’hommiste, faux nez de la gourmandise occidentale).

    Dans le contexte de la mer noire, Ioutchenko nie qu’il y ait une crise en Ukraine.
    On peut le rejoindre sur ce point là, l’unanimité quasi-complète (à 95 %) existe : il est de trop.
    Timochenko entretient désormais les meilleures relations avec le parti des régions (pro-russe), en même temps qu’elle abandonne la dialectique anti-russe.
    Il va s’en dire que les différentes parties ont été diversement secouées par la crise.
    L’Azerbaîdjan a perdu énormément d’argent avec la crise, La Turquie abandonne des chimères pour redevenir une puissance régionale, Moscou a joué intelligemment, notamment avec l’Azerbaïdjan et les pays d’asie centrale, qui n’ont pas été effrayés mais plutôt rassurés par une série d’accords assez avantageux pour eux.
    Quand aux USA, ils continuent sur leur lancée et gachent leurs dernières chances en massacrant à tout-va en Afghanistan, s’éloignant même du gouvernement fantoche existant.

    Le "Grand Dessein" qui consistait à donner une voie d’évacuation des ressources vers le sud se transforme en "Anabase".

    Mardi 9 septembre 2008.

  • La révolution industrielle britannique. II

    La révolution industrielle britannique. II

    Images_3 Je remercie JP pour l’intervention suivante :
    " Le facteur fondamental reste l’insularité car les milliers de kms de côtes anglaises permettaient d’une part une industrie du transport incomparablement développée puisque mue par l’énergie éolienne, ainsi que l’implantation généralisée d’une multitude de turbines éoliennes qui répondaient à une vigoureuse demande de consommation de base d’énergie mécanique, condition indispensable du démarrage de la révolution industrielle. Ainsi la suprématie néerlandaise n’a duré que le temps de la supériorité de son secteur éolien, jusqu’à ce qu’il fut dépassé par le secteur éolien britannique. On voit donc que fondamentalement, le cours de l’histoire des nations est déterminé par la puissance de leur énergie éolienne. L’Histoire démontre ainsi scientifiquement la supériorité absolue, universelle et perpétuelle de l’énergie éolienne sur toute autre forme d’énergie passée, présente ou à venir. "

    En réalité, les guerres anglo-hollandaises se terminèrent aux désavantages des hollandais, parce que, simplement, à niveau égal de civilisation, ils étaient moins nombreux.
    Les avantages décrit ici, seront surtout décisif dans les guerres franco-anglaises, parce qu’elles opposèrent une thalassocratie, et une puissance continentale, "victime de son étendue" (Braudel).
    On peut faire le même rapport avec la guerre froide.
    L’URSS a largement été victime de son étendue, même si le général immensité finit toujours par protéger la Russie.
    Il est beaucoup plus facile, pour qui maitrise les océans, de concentrer, de manoeuvrer, qu’à une puissance terrestre.
    Le Facteur transport, plus facile en Grande Bretagne se trouvait, face à la France, renforcé par la dispersion.
    En effet, dans cette querelle de domination, les escadres de Brest et de Toulon, inférieures réunies, étaient très inférieures seules…
    Notamment à la période révolutionnaire où les escadres furent détruites successivement, d’abord par les combats de prairial, pour l’escadre de l’Atlantique, ensuite à Trafalgar pour l’escadre de Toulon.
    "L’avantage" d’avoir accès sur deux mers, pour la France, ne s’en est pas révélé être un.
    Pour ce qui est de la situation que l’on peut constater actuellement en Géorgie, Ukraine, etc, elle est aussi diablement simple.
    Les USA s’aventurent imprudemment, sur un terrain où leurs forces sont visiblement nettement insuffisantes, et ou le facteur immensité joue contre eux, face à des forces russes qui combattent désormais chez elle.
    Les dirigeants américains n’ont pas compris qu’ils n’étaient pas en Géorgie ou en Ukraine, mais qu’ils étaient en 1429 devant Orléans, diablement à l’intérieur des terres, avec des communications incertaines et que leur effort final pour finir l’adversaire les exposaient beaucoup trop et facteur transport, constamment avec eux, était désormais dans le camp adverse.

    Lundi 8 septembre 2008.

  • Europe condamnée…

    Europe condamnée…

    Images "Nous avons chez nous beaucoup de choses dont nos partenaires ne peuvent tout simplement pas ou très difficilement se passer  ".
    Ces paroles sont de Wladimir Poutine. On peut dire qu’elles frappent juste et que l’inverse n’est pas vrai.
    En effet, avec des réserves en devises importantes, des stocks stratégiques (choses oubliées en occident, obnubilé par le "marché"), la possibilité d’une rupture atteindrait les européens, bien avant les russes.
    "Quoi qu’il arrive et quoi qu’on dise, la vérité est de notre côté. Nous nous conduisons de manière absolument morale et conforme au droit international en vigueur. Si certains pays européens souhaitent servir les intérêts de politique étrangère de quelqu’un d’autre, qu’ils le fassent, nous ne pouvons rien faire contre  ".

    Belle manière aussi de traiter de crétins, la totalité des européens, et surtout de s’occuper de ce qui ne les concerne pas.
    En face, on a un arrêt américain de la coopération nucléaire, et une réaffirmation de l’extension de l’OTAN, et des menaces vis-à-vis de la Russie, côté américain, doublé d’une inexistence de la diplomatie.
    En Europe, la déstabilisation crée par les USA, déstabilise aussi l’OTAN, coupée clairement en deux, et même les bellicistes se divisent, les polonais évoluant sur dossiers.
    Bien entendu, les moulinets viennent d’une "superpuissance" en déconfiture économique, épuisée militairement dans des guerres en orient et qui ne voient pas des alliés en train de s’autonomiser, et même pour les meilleurs, compter Washington pour rien, ou en négatif.

    Lundi 8 septembre 2008

  • Le potentiel hydraulique écossais.

    Le potentiel hydraulique écossais.

    Images_4 le ministre de l’énergie Ecossais a exposé les choses clairement :
    " Bien qu’on ne risque pas de voir de nouveaux développements à grand échelle, il est clair qu’il existe un large potentiel inexploité, durable et rentable pour l’avenir, dans les capacités de plus petite taille et la micro-hydroélectricité".
    Bien sûr, ce problème n’est seulement écossais, mais européen.
    le mythe est que "tout est exploité", alors que l’Ecosse pourrait l’augmenter de moitié, et la plupart des pays, au moins, en étant extrêmement prudent de la même proportion.
    Il suffit de se promener, en France, sur les berges des moindres rivières, pour constater l’état d’abandon d’une infrastructure qui fut phénoménale.

    En outre, déjà, il y a deux siècles, les utilisateurs savaient corriger le caractère aléatoire de la ressource, ils stockaient l’eau, celle-ci était soumise à des règlementations aussi précises, que fruit d’une expérience de longue haleine.
    En France aussi, EDF s’est chargé de couler la micro-hydroélectricité, car, au début 1980, "il y avait le nucléaire".
    Un nucléaire, doublé d’un chimique, et agrémenté d’amiante, voila qui explique fort bien la flambée des cancers, pour laquelle on s’est contenté de culpabiliser les victimes.
    Bien entendu, la omerta sur le nucléaire est morte, on s’aperçoit de la contamination chronique du pays au travers de divers incidents, aussi farfelus que relevant du je m’en foutisme complet.
    Evidemment, il était plus compliqué au départ de réhabiliter un réseau préexistant que de reconnaitre qu’on bâtissait, à grand frais, un système nucléaire hypertrophié et -déjà- dépassé.

    Dimanche 7 septembre 2008.

  • La reconstitution du plafond.

    La reconstitution du plafond.

    Images_3 Les grands historiens des siècles passés, notamment Braudel qui l’a dit explicitement, pensaient à la "reconstitution du plafond", la croissance devenant nulle (ou plutôt très faible).
    Le plafonnement des ressources gazières, pétrolières, charbonnières à un horizon plus lointain, nucléaire à échéance proche semblait indiquer que ce plafond était proche.
    Mais, si la détérioration de la machinerie économique provoquait, tout simplement, un plafond, non pas géologique et technique, mais une tempête, telle que ce soit les inégalités de revenus, les défauts d’investissements d’un côté, le surinvestissement chronique de l’autre.

    Le surinvestissement, par exemple est manifeste en matière de transport maritime.
    700 grandes unités -plus de 150 000 tonnes- seront livrées dans les trois années à venir.
    Pendant ce temps, le prix du fret dégringole, et pire, il n’y a pas que les transporteurs.
    Les ports aussi connaissaient des embouteillages chroniques.
    Les infrastructures y menant sont à bout de souffle (USA), engorgés (cas de la vallée du Rhin, ports australiens), ou insuffisants (Chine).
    Bien entendu, le tiers monde connait ces trois phénomènes conjugués.
    On pourra donc voir un transport maritime ruiné par des surcapacités, parce que, en même temps, rien n’a suivi à l’arrière.
    Bien entendu, la paupérisation des ménages devrait aussi avoir son lot de conséquences (pour arriver à ce niveau là, il faut voir dans quelle merde on est !)

    Jusqu’où ?
    Photo : l’origine de l’envol économique de l’Europe.

    Dimanche 7 septembre 2008

  • Tchou-Tchou, le petit train.

    Tchou-Tchou, le petit train.

    Images_5 Plus que de techniques nouvelles et d’inventions géniales, il apparait dans le monde qu’il y a une carence phénoménale d’investissements.
    C’est l’Argentine qui flambe cette fois, et pas au figuré, ou du moins des trains de banlieues, incendiés.
    Le 3 septembre, c’est 8 wagons qui ont flambés, une trentaine depuis le début de l’année.
    Les transports de la compagnie TBA (Transports de Buenos Aires) sont TRES critiqués, voyages dangereux, risqués, sur les marche-pieds ou sur les toits, rançon d’un trafic qui explose et d’investissements qui ne suivent pas.

    En outre, les maux sont comparables à ceux que l’on connait en France. 2.4 milliards pour des TGV, mais peu pour les trains classiques et leur réseau, antédiluvien, une population de l’intérieur, abandonnée.
    Partout, dans les pays industrialisés, ont été abandonnés l’investissement, pour recréer une rentabilité fictive, mais dans l’air du temps.
    Bien entendu, une fois que les profits, privatisés ne rendront plus assez, les compagnies privatisées reviendront dans le giron public, prié d’investir suffisamment.
    En attendant, tous les jours pâtissent des "usagers" vraiment très usés et qui se sentent fort peu client, mais plutôt comme ces soldats de 1914 : "chevaux 10,  hommes 40"…
    Les chevaux étant mieux traités.

    Samedi 6 septembre 2008

  • La révolution industrielle britannique.

    La révolution industrielle britannique.

    Images_4 "Le principe se vérifie pour la plupart des nations qui ont réussi à reproduire la révolution industrielle anglaise. Mais attention, l’Angleterre elle même n’a pas vraiment suivi ce principe. Par exemple les infrastructures telles que routes et canaux commencèrent à s’y développer en tant qu’initiatives privées. Bon, on peut noter qu’au quatorzième siècle, Edouard 3 a netttement poussé le développement de la production textile, et ainsi fait échapper l’Angleterre à son statut de pays de la périphérie (braudel) ne produisant que la matière première, la laine. Et on peut aussi créditer la plupart des gouvernements d’y avoir favorisé toute l’activité maritime. Mais le rôle de l’Etat en Angleterre n’est pas vraiment allé au delà.
    ça ne remet pas en question le principe général du rôle de l’Etat. C’est simplement que ce principe ne pouvant pas être connu initialement, ce n’est pas en l’appliquant, mais juste par hasard, que le premier décollage industriel d’un pays s’est réalisé.
    Le hasard a consisté en la combinaison de quelques facteurs: la situation insulaire de l’Angleterre, qui permettait une accumulation du capital dans des conditions bien plus sures, car le risque réduit d’invasion limitait les risques militaires sur le capital. C’est-à-dire d’une part les destructions par l’ennemi (la révolution industrielle aurait surgi d’abord dans les Flandres, très certainement, si elles n’avaient été envahies une ou deux fois par siècle), et d’autre part le cout de la "protection" par la classe militaire nationale (dont la tendance naturelle est de dévier l’accumulation du capital vers des usages très diversifiés mais presque toujours improductifs). Donc pour l’Angleterre un avantage en capital accumulé, qui va se combiner à une pénurie de matière première agricole (bois, fibres, nourriture), le territoire n’étant pas si étendu. C’est ainsi qu’il y est devenu plus rentable d’utiliser le charbon d’une part, et de fabriquer industriellement toutes sortes de bidules exportables pour importer les matières premières agricoles. "

    Deux remarques à cette intervention, le rôle des guerres anglo-hollandaises, et la carence française.
    Au niveau économique la montée en puissance est concomitante avec l’affaiblissement des "fourriers des mers", hollandais.
    Les guerres du 17 siècle vont grandement ébranler la puissance hollandaise, et le krach de 1763 (la Hollande, neutre, avait pris en charge le commerce extérieur des pays belligérants ennemis de la Grande-Bretagne pendant la guerre de 7 ans), font que celle-ci ne sera plus que l’ombre d’elle-même, avant que la dernière guerre entre les deux pays ne provoque la fin de toute influence hollandaise en 1780…
    On ne peut que noter la concordance des faits, et la révolution industrielle…
    La carence française aussi dans ses relations avec l’Angleterre lui laissera le temps de respirer.
    A partir de 1475, la monarchie française stoppe la guerre de 100 ans et trouve plus expéditif en la personne de Louis XI de fomenter des troubles en Grande-Bretagne, plutôt que d’y intervenir directement.
    D’abord, il y a les remuants Gallois (jasper Tudor), l’allié Ecossais, et l’Irlande jamais domptée.
    Fin du XVII° siècle, les troubles intérieurs britanniques ne sont plus que rares et espacés, la périphérie vaincue et la flotte française incapable de franchir la Manche.

    On le voit donc, peu de considérations techniques permettront le développement industriel britannique, mais surtout une conjonction d’éléments fortuits et indépendants.
    Bien entendu, aussi, l’absence de dépenses superflues, comme celle de défense nationale boulimiques, tel qu’il existe aux USA depuis 1948 explique aussi le succès.

    Samedi 6 septembre 2008.

  • Rapprochement Turquie-Arménie.

    Rapprochement Turquie-Arménie.

    Images Le Caucase est une région aussi instable qu’ importante au niveau de l’approvisionnement énergétique.
    Aujourd’hui, on assiste à un dégel des relations entre l’Arménie et la Turquie, au point mort pour cause de génocide de 1915.
    Allié à la Russie, l’Arménie a aussi largement été aidé dans sa guerre contre l’Azerbaïdjan par l’Iran et reste au contraire, en froid avec la Géorgie.
    Par contre, Pour les Azéris c’est la perplexité face à la Turquie qui les a toujours soutenus.
    En effet, pour eux, quel est le but Turc ?

    Rien n’est clair, ni affirmé.
    Rien ne l’explique, à moins que la guerre Russo-géorgienne n’ait déclenché AUSSI un mécanisme turque d’autonomie, vis-à-vis de la "communauté internationale" (lire, l’occident) et qu’elle n’ait fini par passer par profits et pertes un certain nombre "d’acquis" : OTAN et rentrée dans l’union européenne et entrepris de reconstituer une politique autonome, qui dans ce cas, donnerait une certaine importance à l’Arménie, celle de glacis, alors que les bonnes relations avec Bakou, finalement ne l’intéresse que relativement.
    Là aussi, on peut envisager une satellisation économique voire économique arménienne, mais l’Azerbaïdjan s’est révélé, au cours des siècles passés comme une pomme de discordes Iran/Russe, mais dans sa position excentrée, la Turquie peut difficilement y jouer un rôle.
    Passé le mirage des pipelines, le retour au principe de réalité dicterait un but accessible à une diplomatie turque (la satellisation de l’Arménie, d’une manière ou d’une autre), un but turque, pour la Turquie uniquement.

    Samedi 6 septembre 2008.

  • Photovoltaïque en surchauffe.

    Photovoltaïque en surchauffe.

    Images_4 L‘industrie Photovoltaïque surchauffe, avec une augmentation de 40 % des capacités installées dans le monde, avec un risque, celui de la surproduction.
    A vrai dire, cette évolution n’a rien d’étonnante.
    Que faut il pour installer des panneaux ? Des producteurs, et des poseurs.
    Les poseurs, eux, sont apparus pour poser du photovoltaïque thermique, chose qui était bien au point, depuis longtemps. Or, il n’y a pas grande différence de charge de travail entre solaire thermique et solaire photovoltaïque, souvent, les personnes qui les font, font les deux.
    C’est le cas typique d’un goulot d’étranglement résolu, par le passage de la main d’oeuvre, d’un secteur à l’autre, voisin, très voisin, ou simple variante.

    On retombe sur un problème industriel, on ne peut plus classique : produire, installer et absorber la production subséquente, avec ses avantages et inconvénients.
    Que ce soit l’éolien ou le solaire, on (re)découvre ce qu’est une révolution industrielle.
    D’abord un produit cher, qui se vend peu, pas franchement encore au point, mais dont le taux de croissance est phénoménal.
    Ensuite le taux de croissance faiblit, mais les parcs deviennent significatifs, suffisamment pour faire de l’ombre aux concurrents.
    Enfin, le taux de croissance devient normal. L’industrie est à maturité.
    Elle passe du non-rentable, au rentable et compétitif.

    Là aussi, inutile de rappeler qu’une grande partie du chemin, ce sont les économies d’énergies qui le feront.
    D’ailleurs, n’ayez aucune crainte (je me rappelle plus qui a dit cela), l’autorisation vient d’en haut (ça serait-y-pas une bulle, des fois ?).

    Vendredi 5 septembre 2008.