Auteur/autrice : patrick reymond

  • La rentabilité.

    La rentabilité.

    P1000189 Quand j’entends parler de rentabilité, cela me fait grandement rire.
    Comme un bilan prévisionnel d’ailleurs.
    La fonction première des prêtres étaient de maitriser chiffres et lettres, puissances de pouvoir, à travers les archives et la comptabilité.
    Alors on demande souvent, forme moderne du devin, un bilan "prévisionnel", habillage de la magie des prêtres.
    Sachant bien entendu qu’on ne connait, ni volume, ni prix de vente, ni durée.

    Alors, en ce qui concerne les énergies, plusieurs constats :
    – le renouvelable est trop cher, souvent dopé par les subventions. C’est vrai pour le solaire, thermique ou photovoltaïque, c’est vrai pour l’éolien, c’est vrai pour les pompes à chaleur.
    – les énergies "classiques" sont bien meilleurs marchés en terme de budgets, avec une marge calculée sur un cout de production et non sur une mode, en même temps qu’un afflux brusque.
    – le monde actuel n’est pas bâti pour les accueillir facilement.
    ET POUR LE REPETER, AU XVIII siècle, c’était le fossile qui ne serait jamais rentable, et on a vu des "révolutions fossiles", avorter tout au long du XIX° siècle, pour cause de non adaptation aux conditions locales.
    Faute de ports, de routes, de techniciens, d’une liste de tout et de rien à la Prévert.
    Aucun secteur industriel n’est rentable à l’origine, ses produits sont toujours trop chers.
    Tous les secteurs industriels doivent et se sont développés avec l’aide d’états.
    L’éolien ne fait pas exception. Si une compagnie américaine arrête les siennes, faute de pouvoir transporter le courant, la situation n’est pas différente de ces machines à vapeur britanniques, arrivant au Mexique en 1820, transportées au prix d’exploits inouïs et coûteux (attelages de 8 chevaux, routes construites spécialement), et jamais mis en service sur les mines d’argents, faute de muletiers en nombre suffisants, pour les approvisionner en bois…
    A l’inverse, si la révolution industrielle a pu s’implanter en Grande Bretagne, c’est au prix d’un effort de quasiment un siècle, effort incertain et coûteux, mais aussi, ASSIS SUR UNE INFRASTRUCTURE RENOUVELABLE qui n’était pas, à l’origine, faite pour elle : on peut citer le réseau de canaux, notamment. (Construit pour exploiter… le bois).
    Un investissement lourd, on a de la chance, si on le rentabilise en 25 ans.

    Vendredi 5 septembre 2008.

  • Liddell Hart : Histoire de la seconde guerre mondiale.

    Liddell Hart : Histoire de la seconde guerre mondiale.

    Images L’armée française reconnait qu’un de ses soldats a été tué en Afghanistan à l’arme blanche.
    Cela dénote une chose : une perte d’efficacité d’un côté, une montée en puissance de l’autre.
    Un auteur, Basil Liddell Hart, écrivain et militaire britannique, concepteur de l’arme blindé, sans doute, un niveau en dessus de de Gaulle, stratège et conseiller du gouvernement britannique, a décrit cette seconde guerre mondiale.
    Il l’a étudié des deux côtés.
    Pour les anglo-saxons, il est sans appel. Ils furent bureaucratiques, lents et inefficaces.
    La bataille de Normandie notamment, l’empilement de toutes les erreurs à ne pas commettre.

    Quel rapport avec l’Afghanistan ? L’armée américaine n’a pas évolué depuis, et les armées de l’OTAN se sont alignés sur le gabarit.
    L’aviation et la puissance de feu sont un outil tout relatif.
    On l’a vu en Géorgie et en Afghanistan.
    Le seul problème des allemands pendant la bataille de Normandie, c’est de n’avoir jamais pu établir un front continu, faute d’effectifs.
    La puissance de feu était aisément contrarié par des troupes expérimentés, elles combattaient à quelques mètres.
    C’est le même schéma Afghan, les combattants étaient tellement imbriqués que ni l’artillerie, ni l’aviation ne purent intervenir.
    Mais le pire qui fut dit dans cette "histoire de la seconde guerre mondiale", le fut dans la postface par le général Beauffre.
    L’armée américaine faisait plus pitié que peur, malgré un arsenal dont les soldats ne savaient que faire. 
    Quand au général SS Sepp Dietrich, il dit que la situation de Normandie n’aurait été grave que si l’adversaire avait été soviétique.
    On établit ainsi l’échelle des combats de ces dernières années.
    Les armées type OTAN, n’arrivent pas à déborder et à vaincre un adversaire faible mais déterminé (Liban, Irak, Afghanistan), face à l’armée russe, sans doute doté d’un matériel ancien mais qui maitrise bien son emploi, elle ne peut tenir que quelques heures.
    Mais cela n’est pas nouveau. En 1982 on savait déjà, au niveau militaire classique, qu’on ne tiendrait pas plus de 48 heures face à l’armée rouge.

    Vendredi 5 septembre 2008

  • Le voyage.

    Le voyage.

    Images (Moby) Dick Cheney voyage, et dans ces temps de décompositions avancés du pouvoir américain, on voit sa profonde malfaisance personnelle et le caractère jusqu’au boutiste du personnage.
    Personnage accueillit fraichement en Azerbaïdjan, où la crise a secoué les esprits.
    D’un côté une puissance russe extrèmement habile : la Russie n’a pas bombardé le pipeline BTC, les dégâts qui lui ont été occasionné l’ont été par les Kurdes, en Turquie, en outre Gazprom s’est engagé à racheter le gaz azérie au prix européen, le voie russe d’exportation s’avérant beaucoup plus fiable.
    En outre, il est difficile d’être l’allié des USA, quand on a pour voisin, la Russie, l’Iran, et qu’on est en froid intense avec l’Arménie, proche des russes.

    Pour résumer crûment, pour se faire l’allié des USA dans ce contexte là, il faudrait une connerie d’un gabarit absolument extraordinaire, que Dick était quand même venu chercher…
    Pendant ce temps là, la situation ukrainienne se décompose après la rupture entre Ioula Timochenko et Yanoukovitch.
    Là aussi, l’ami des américains, c’est le nabot politique.
    Quand à Paul Craig Roberts, il exécute littéralement l’administration US sur la question géorgienne :

    "Les néocons et la GéorgieLes plus grands ennemis de l’humanité? "

    Vendredi 5 septembre 2008

  • Plaidoyer pour l’éolien.

    Plaidoyer pour l’éolien.

    P1000186 Planète éolienne dresse les 21 raisons de défendre la filière éolienne, attaquée pour cause de lobbying nucléaire.
    Je ne les reprendrais pas.
    quand on parle d’énergie nouvelle, on ne parle pas d’énergie éolienne, c’est une forme très ancienne, comme l’énergie hydraulique.
    Ce sont les énergies fossiles qui sont, à l’échelle historique, des énergies récentes, surtout le gaz et le pétrole, moins pour le charbon, dans l’histoire chinoise.
    Le Nucléaire est, d’une manière prévisible à l’heure actuelle, une étoile filante.

    Le choix énergétique est avant tout le choix d’une ORGANISATION de société.
    L’aimable et tragique pantalonnade géorgienne est la volonté de faire perdurer le mode actuel, dont on peut se demander si c’est un mode viable.
    Bien sûr, que les milliers d’années où l’activité industrielle (largement prédominante d’ailleurs) a été tributaire des énergies renouvelables ont fait la preuve qu’elles étaient tenables.
    Simplement, on organisait la production en fonction d’aléas.
    Aujourd’hui, l’énergie est censé pallier ces fluctuations. Flux tendus, vétusté des installations.
    Des champs d’éoliennes arrêtés aux USA, faute de lignes à haute tension, chez moi des projets dans les cartons, parce que, justement, les lignes n’existent pas.
    Au 18° siècle aussi, la percée du fossile a été longue.
    Pendant 50 années, il y eut UN four à coke en Grande Bretagne.
    Toutes les difficultés que l’on trouve à l’éolien, aujourd’hui, c’étaient les mêmes, à l’époque que l’on trouvait au fossile : caractère aléatoire, transport défaillant, qualité défectueuse, infrastructures, etc…
    Ce n’était plus un tableau, c’était un réquisitoire.
    Dans une nation aussi bien pourvue en fossile que la Grande-Bretagne, son succès fut très long à se dessiner. Pour la Chine, elle vécut pendant 2000 ans avec le charbon, sans avoir de réelle percée.

    Je dirais, à l’instar des historiens des siècles passés, que la maturation est longue à venir, cela s’appelle le développement.
    L’autre branche de l’alternative, c’est la guerre, le sous-développement, le féodalisme.
    On le voit à l’oeuvre dans la politique étasunienne au moyen-orient.
    Aucune nouveauté n’a été acceptée sans récriminations. C’est la nature humaine.
    Certains s’inquiètent même de la "destruction des socles de béton". C’est risible.

    Mercredi 3 septembre 2008.

  • Démocratie Otanienne.

    Démocratie Otanienne.

    Images L’Ukraine a droit à toutes les sollicitudes de L’Otan.
    On veut lui accorder des garanties, l’intégrer, la protéger.
    Seulement, de quelle Ukraine parle t’on en occident ?
    A oui, celle de Youtchenko, ou plutôt de Youtchenko tout seul.
    Vous savez, ce type, arrivé à la présidence à la suite d’un grenouillage, appelé "révolution orange", en minorité complète au parlement, en désaccord avec son gouvernement (quand il réunit un conseil des ministres, il le fait avec un ministre sur les 12), et au taux de popularité Elstinien (largement en dessous de 10 %).

    Il n’y a pas à dire, c’est un merveilleux candidat à l’adhésion.
    En plus, on peut citer des sentiments plus que mitigés de la population face à cette perspective, pas seulement chez les russes, mais aussi aussi chez beaucoup de personnes trouvant inutile de les provoquer et de les agresser gratuitement.
    Donc, après la pantalonnade géorgienne, on va sans doute avoir droit à une pantalonnade ukrainienne, avec, bien entendu, un résultat tout aussi prévisible, sur un tableau de fond énergétique.
    En effet, la Russie n’a jamais refusé de vendre ses ressources.
    Elle refuse seulement de les brader.
    En attendant, la clownerie géorgienne a des répercussions lourdes, notamment sur Israël, qui, aux dires de certains, préparait l’attaque de l’Iran à partir de ce pays.
    La diplomatie Israëlienne va avoir de pénibles moments à vivre.
    Elle ne peut se permettre de se brouiller avec la Russie, dans un fond d’effacement américain de plus en plus visible.

    mercredi 3 septembre 2008.

  • Pétrole : la décrue…

    Pétrole : la décrue…

    Images_3 La baisse du prix du pétrole a crée les conditions de leur décrue : la récession.
    passé le conte pour enfant de la croissance américaine, il faut bien voir les choses comme elles sont : une récession qui s’annonce mondiale, qui touche déjà la moitié de la planète, en attendant l’autre.déconfiture est le maquillage des comptes.
    L’inflation devient au niveau mondial, croissance, suivant la formule américaine : " le prix de la viande augmente, vous mangez donc des hamburgers, moins chers, votre pouvoir d’achat progresse"…
    Une baisse aussi franche que celle d’ aujourd’hui (près de – 7 $ par baril), est emblématique de cette récession.

    la violente baisse de la consommation américaine (- 900 000 barils et – 5 %) ne s’explique que très partiellement par un effort d’économie. En effet, ces efforts sont très longs à porter leur fruits.
    Avec une politique résolue de sobriété, on pouvait envisager – 2 %/an, ce qui serait déjà colossal.
    Si cet effort commence, il ne peut être qu’ encore moins violent (il n’y a pas les entreprises compétente pour l’accomplir).
    On ne fait pas changer aussi vite, un parc aussi étendu que celui des USA.
    2 %, sur longue période, c’est colossal, et ce n’était même pas l’objectif des plus grand zélateurs des économies.
    Non, le reste, c’est la paupérisation, là-bas, et ici.

    Mardi 2 septembre 2008

  • EPR : …

    EPR : …

    Images Sans voix. On reste sans voix devant la mauvaise foi.
    "Dans le nucléaire, on ne peut pas faire de maquette dans un hangar  ".
    Faux. Il existe des ingénieurs qui font simulations sur ordinateurs.
    Et d’ailleurs, il avait été largement conçu et préparé ainsi.
    Les problèmes rencontrés par l’EPR sont des problèmes d’incompétents.
    Ce sont des problèmes de soudage, de béton, tous deux inadéquats. Et illégaux.
    Bien entendu, on peut mettre en question le strip-tease industriel occidental depuis 30 ans.
    Il n’existe tout simplement pas les usines qui fabriquaient les pièces à l’époque.

    Quand à la mauvaise qualité du béton, c’est tout simplement un je-m’en-foutisme généralisé.
    Toujours est il que la note est là : le dérapage des coûts a fait passé la note de 3 à 4.5 milliards d’euros (20 à 30 milliards de francs, c’est plus parlant), et le retard est de deux ans.
    Bien entendu, on pourrait se consoler en se disant que c’est du retour sur expérience, même pas.
    La gabegie du premier EPR, se retrouve sur le deuxième.
    La base du problème ? Simplement ceux qui ont construit les premières centrales sont à la retraite ou morts, que dans ce secteur, les promotions sont rapides, faute de main d’oeuvre et fait des carrières qui peuvent être rapides, sans avoir forcément, ni la formation, mais aussi, c’est pire, ni le caractère, ni la carrure de gens possédant plus de bouteille.
    Cela n’empêche pas AREVA de dégager un coquet bénéfice, c’est l’état qui assure le risque de son incompétence, comme il assure le risque de son incurie, comme on l’a vu dans les incidents à répétition.

    Un parfait groupe capitalistique dans l’optique actuelle. Je fais, j’empoche et la collectivité assure.
    D’autant que, visiblement, le réacteur risque d’être gratis pour les finlandais.

    Mardi 2 septembre 2008.

  • PTZ

    PTZ

    Images_2 Un prêt à taux zéro va voir le jour pour les travaux d’efficacité énergétique.
    Pouvant aller jusqu’à 30 000 euros, dans la limite de 300 euros/M2, des questions peuvent se poser quand à cette mesure.
    Certains s’inquiètent de la pénurie de personnel. C’est à mon avis un faux problème.
    L’immobilier est en phase d’effondrement, il y aura donc un besoin de relance.
    Le vrai danger est de relancer tout et n’importe quoi.

    En effet, on peut privilégier les pac, comme à l’heure actuelle. Mais la pac devient complètement inintéressante, au moins pour le propriétaire si le prix de l’électricité triple (et qui nous dit qu’il ne triplera pas ? ).
    Dans ce genre de conjoncture, se crée une faune d’aigrefin, comme le prêt à taux zéro pour la construction en a crée.
    On prend un produit, on le vend, sans souci de l’avenir. Le responsable des travaux, après, se débrouille.
    Surtout, il n’y a aucun contrôle, aucun accord sur les prix des matériels, qui sont, à l’heure actuelle déjà, bien trop chers.
    Le danger de cette mesure est donc de gonfler une demande, déjà pléthorique, et de gonfler des prix de vente, déjà confortable.
    Si aucun garde-fou ne l’arrête, on aura là aussi, une bulle spéculative.

    Mais il ne faut pas, non plus, se leurrer. C’est en résolvant ce problème de surconsommation énergétique des bâtiments, qu’ on règlera une partie des tensions internationales.
    Si on avait commencé, ou plutôt jamais arrêté il y a 22 ans, on aurait déjà parcouru un chemin énorme.

    Mardi 2 septembre 2008

  • Iran/Russie…

    Iran/Russie…

    Images_2 Il existe deux super-réprouvés par la communauté internationale (lire : les occidentaux), c’est l’Iran et la Russie.
    L’Iran qui pourrait avoir de mauvaises idées, la Russie pour cause de "réaction excessive".
    C’est vrai que réagir en envoyant une armée, alors que l’armée géorgienne se contentait de raser une ville (un peu de bruit, quoi, pas plus), c’est visiblement surdimensionné.
    la preuve, c’est que Moscou, quand l’Otan saccageait la Yougoslavie, n’avait rien fait.
    Aujourd’hui, on est dans une autre configuration.

    Petit Nicolas-l’ami-de-deubeuliou, a beau essayé de téléphoner à Washington, la ligne est visiblement dérangée (elle répond qu’il n’y a plus d’abonné au numéro demandé, et des fois, pas encore d’abonné), et la diplomatie française a du s’émanciper.
    En effet, la ligne téléphonique avec Londres, non plus ne fonctionne plus (il n’y a plus d’abonné…).
    Donc, le reste du continent, réduit à la diplomatie française, se voit en train d’arrondir les angles, en se disant qu’en nombre de divisions, ils sont égaux à dirons nous, zéro, c’est vraiment très, très peu, face à 18 000 chars russes, et en même temps, on voit leur difficulté à envoyer une centaine de types (appelés "soldats") en Afghanistan.
    En même temps que la pire des conjonctures, gazière et pétrolière, pour l’occident est sans doute en train de se mettre en place.
    En effet, si les moulinets de sabre de bois anglais et américains se poursuivent, la simple conclusion d’une alliance remettrait drastiquement les pendules à l’heure.
    Cette possibilité, c’est une alliance Iran-Russie (peut-être même plus large dans le cadre OCS), contrôlant, avec deux bases russes, le golfe Persique.
    Les deux pays représentent 60 % des réserves gazières et une part non négligeables, non plus de la production pétrolière.
    Un ministre italien a eu une réaction de bon sens.
    "Il faut réduire notre dépendance". Bien sûr on espère tous que cette réduction ne soit pas un changement de fournisseur, mais une efficacité énergétique très améliorée, sinon, cela ne changerait rien.
    De plus, il faut signaler que les moralisateurs occidentaux deviennent de plus en plus insupportables à l’extérieur.
    Dans cette crise, et la crise subprime, c’est l’UE qui est en train de disparaitre.

    Mardi 2 septembre 2008.

  • L’étonnement géorgien…

    L’étonnement géorgien…

    Images_2 … et occidental… Est grand.
    l’Ossétie DEVAIT capituler, elle a combattue. Bien sûr la disproportion des forces était telle que la guerre d’usure devait être favorable à la Géorgie.
    La Russie ne DEVAIT pas intervenir.
    La Russie ne DEVAIT pas reconnaitre les républiques.
    La Russie DOIT plier devant l’hégémonie américaine, n’existant désormais que dans des esprits lobotomisés.

    D’ailleurs, la "politique" suivie reste extrêmement provocatrice : déploiement de force dans la mer noire (complètement idiot d’ailleurs, c’est un cul de sac, un piège, des chiottes où il est logique que l’on soit, au sens premier du terme, emmerdé), réarmement de la Géorgie, provocations ukrainiennes et polonaises.
    La crise, qui est celle non d’un conflit local, mais d’une rupture, peut être vue ainsi.
    Une puissance certaine, la Russie, a fait un choix.
    Celui de n’accepter plus aucun recul, devant une "puissance" de plus en plus irréelle et virtuelle, et visiblement ne supporte plus les roquets de l’empire, plus impériaux que les impériaux eux-mêmes.
    La liste des mesures de rétorsions possibles est longue, et présage un monde difficile :
    armer l’Iran, éventuellement jusqu’au nucléaire, passer un pacte avec les talibans, relancer la guerre irakienne, relancer les troubles au Niger, Nigéria, et dans toute l’Afrique.
    Mais aussi, souffler sur l’antiaméricanisme sud-américain.
    Là, la partie serait d’autant plus facile que ce continent est, pour Washington, largement perdu.
    Un accident sur certains pipelines, notamment le géorgien, avec les ossétes et les abkazes, indisciplinés au possible, est possible.
    Reconstitution de la "division sauvage" caucasienne.
    Troubles en Ukraine, partis indépendantistes dans l’est, "victimes" de la répression de Ioutchenko.
    "Problèmes" avec le gazoduc ukrainien (on sait, tout arrive avec l’hiver russe), voir coupure pure et simple, faute de paiement ukrainien.
    "Problèmes" de productions, concomitants entre Vénézuela, Iran, Russie…

    Entre la puissance occidentale, désormais relevant de l’ordre du virtuel et la puissance russe, beaucoup plus classique, relevant des productions physiques minières, il y a un clash.
    Les petits roquets donneurs de leçons, kouchneriens au possible devront céder le pas à des réalistes.
    Les USA sont une puissance mourrante, qui n’apporte, à l’heure actuelle, que le malheur.
    Il faut s’en désolidarisé, et établir des relations politiques et diplomatiques raisonnables.

    Ou alors, apprendre à vivre avec beaucoup moins de pétrole, gaz, uranium, etc…
    L’économie occidentale, largement virtuelle, elle aussi, montre sa fragilité.

    Samedi 30 août 2008.