Auteur/autrice : patrick reymond

  • La-guerre-qui-ne-sert-à-rien.

    La-guerre-qui-ne-sert-à-rien.

    Images Mon sentiment personnel est que la guerre en Afghanistan non seulement ne sert à rien, mais est nuisible.
    Pour ce qui est de ne servir à rien, maintenant que le sort du conflit irakien semble réglé, le RAND organisme d’étude affilié à l’USAF le confirme.
    Pour vaincre le terrorisme, ce sont essentiellement des mesures de police et de renseignements qui sont utiles.
    Les béni-oui-ouistes, les dirigeants européens, complètement alignés sur Washington partagent ce point de vue, mais sont dans la situation où les laquais, tellement habitués à servir le maitre ne veulent pas le laisser tomber, mais sans trop le suivre, non plus.

    La seule justification de la guerre d’Afghanistan est désormais de stationner des troupes, ici.
    On n’est même plus dans le but initial, c’est à dire l’accès aux ressources d’Asie centrale, mais dans un avant poste avancé, difficilement tenable.
    La guerre justifie la guerre, sans fin ni but, et des gros budgets militaires.
    Ce conflit d’Afghanistan se terminera donc comme tous les conflits coloniaux US.
    Après une escalade, et l’escalade des pertes, il y aura retrait, le régime établi s’effondrera ou pactisera avec ses adversaires.

    mercredi 6 août 2008

  • Rétablissements des relations Russo-cubaines

    Rétablissements des relations Russo-cubaines

    Images_9 Ou plutôt soviéto-cubaine, car la politique US, a réveillé l’ours qui s’était endormi, et qu’on aurait du laisser dormir.
    Les Tchèques qui ont accepter un radar malvenu et peu apprécié par sa population est en train d’apprendre que dans un marché, le vendeur peut vendre à qui bon lui semble.
    En conséquences, malgré les dénégations russes, ils devront se débrouiller autrement.
    Les missiles installés en Israël et en lithuanie auront joué le même rôle.
    Quand à aller affronter la Russie en Géorgie et en Ukraine, peut de pays semblent chaud sur ce point actuellement, même si le très corrompu état de Géorgie est dans l’optique occidentale, une voie de passage convoitée.

    En vérité, pendant un mois de janvier ou février particulièrement froid, le bouton d’arrêt ON/OFF pour le gaz russe pourrait passer franchement en mode OFF.
    Cela serait sûrement pour épousseter le gazoduc.
    On nous avait présenté la globalisation/mondialisation comme le nec plus ultra.
    Sans nous dire qu’il faudrait manier le "gros bâton" cher à Teddy Roosvelt, pour les (vilains) fournisseurs de matiéres premières récalcitrants, ni que flux de marchandises et de capitaux, présentés comme géniaux pouvait se retourner contre notre économie.
    De même, il n’y a pas de "réprouvé par la communauté internationale".
    La communauté internationale dont on nous parle, c’est peu de choses, les USA et L’UE, partout ailleurs, l’influence occidentale est en recul.
    Les occidentaux y ont des agents, mais pas d’amis.
    Le seul problème pour un certain nombre de pays producteurs d’énergie, c’est que leurs principaux clients sont en occident.
    Mais, le maintien de la relation, visiblement, leur est pénible.

    Mardi 5 août 2008

  • Possibilité d’effondrement du pétrole ?

    Possibilité d’effondrement du pétrole ?

    Images_6 L’Iran et un certain nombre de pays producteurs, sont inquiets.
    En effet, ils parlent, à demi-mot, de possibilité de chute très forte des cours.
    "En cas de baisse continue des prix du pétrole, les quotas de sa production seront examinés au cours de la prochaine réunion de l’OPEP  ".
    La récession, l’inflation, tout cela menace les positions des pétroliers, mais aussi la modernisation des flottes automobiles, des parcs de machines, de chaudières, etc.

    On voit donc la coexistence de deux phénomènes : la paupérisation qui entraine une réduction non voulue, et l’investissement qui entraine une réduction voulue, et en même temps, le renchérissement qui amène à se poser des questions justement sur l’intérêt de ces investissements.
    Mais, là, l’alerte aura été trop importante et trop profonde, même si le pétrole redescend à des niveaux acceptables.
    Toute une génération en a été marquée, la possibilité du manque a été là.
    Manque, physique dans certains pays, manque par désolvabilisation dans d’autres.
    La leçon a été claire et efficace, surtout aux USA, désormais, il faut consommer moins, envolé l’ego du SUW, bienvenue la nécessité, impliqué par le mode de vie, en attendant la modification de celui-ci.
    La nuance, même si ce n’est qu’une nuance est importante, surtout pour ce consommateur géant.
    C’est la différence, pour les zétazuniens entre la dépendance et l’indépendance énergétique.

    Mardi 5 août 2008

  • La mission de Lula

    La mission de Lula

    Images Lula a bien appris son rôle de représentant de puissance émergente.
    Il représente fidélement le lobby du bio-carburant sucrier.
    En effet, quoi de plus différend que le Brésil, le Burkina-Faso, l’Inde ou la Chine ?
    La population fragilisée au niveau agricole par le cycle de Doha représenterait 4 fois la population du Brésil en Inde, et 5 fois en Chine.
    Comme disait Mao, on imaginerait le potentiel révolutionnaire de la paysannerie ruinée, affamée et sans emploi.

    De plus, s’entendre entre Chine, Inde, USA et Brésil, laisse beaucoup de monde de côté.
    On imagine aussi le nid de vipère de l’UE, le peu d’empressement des candidats-députés UMP en France à massacrer une clientèle électorale solide, qui lui assure une majorité inaltérable au sénat.
    Le Brésil lui-même est dans une situation fragile.
    Cela fait 5 siècles que son économie va de cycles en cycles, et à chaque fois, les possédants le juge "éternel".
    En plus cette évolution, elle-même se fait au dépens de tout aménagement de structure sociale.
    Le pays a peut-être la structure économique agricole la plus déséquilibrée.
    A côté de latifundia, au Brésil, il n’y a rien.
    A l’heure actuelle, les états producteurs d’alcool de cannes à sucre importent tout. Absolument tout. 

    "Le Brésil est une puissance d’avenir. Ce sera d’ailleurs toujours une puissance d’avenir" G. Clemenceau

    Mardi 5 août 2008

  • Ranimer la flamme ? Ou recherche…

    Ranimer la flamme ? Ou recherche…

    Images_9 … couillon de premier acabit ?
    Le gouvernement britannique met la pression sur EDF pour faire racheter British Energy.
    Le prix, gargantuesque déjà offert, sans rapport avec une valeur nulle ou négative devrait donc encore gonfler ?
    Pour avoir le droit de… dépenser encore plus d’argent ?
    Pour nettoyer le site des centrales et en construire d’autres ?
    A l’heure actuelle, même EDF n’a pas les reins assez solides pour construire une vingtaine de centrales nucléaires outre-manche, à moins, bien sûr de doubler le prix de l’électricité en France.

    Quand au "développement majeur" agité comme une carotte, il se ferait dans le cadre d’une économie privée, où EDF assumerait le risque économique, chose jamais vue dans le nucléaire.
    Partout dans le monde, ce sont les états qui, d’une manière ou d’une autre ont pris en charge ces constructions, l’exploitation pendant un temps assez long, le démantèlement, et, bien entendu, les risques éventuels, moins une obole des compagnies électriques et des assureurs.
    Mais, je vous rassure tout de suite, cette obole est plus que symbolique en cas d’accident, elle est même ridicule.

    mardi 5 août 2008

  • « Optimiser » le potentiel hydraulique en France…

    « Optimiser » le potentiel hydraulique en France…

    Images_2 On parle "d’optimiser" le potentiel hydraulique de la France, alors que ce potentiel est réduit aux gros barrages, et largement abandonné depuis le 19° siècle.
    Dans les photographies du début du 20°, on voit les cours d’eau utilisés en quasi totalité, et encore, à cette période, le monumental appareil qui équipait nos rivières était il -déjà- à l’abandon, devant l’assaut des combustibles fossiles.
    N’en déplaisent aux écologistes de tous poils, les fleuves, les rivières n’ont rien de sauvage en France, ce sont plutôt des "friches industrielles" qui auraient besoins de reconstruction.

    On préfère, à l’heure actuelle de grosses capacités de productions, alors que ce qui est le plus facilement faisable, c’est une capacité locale, pour des besoins locaux, et qui assurait, par le passé, bien des besoins énergétiques.
    Je crois que l’on serait incapable de dire, à l’heure actuelle, le montant de TEP (tonnes équivalents pétrole), produit par la France en 1800.
    Si le compte serait facile pour le charbon, un peu plus ardu pour le bois, il serait colossal mais impossible à établir pour l’éolien et l’hydraulique de l’époque, qui, à défaut d’être massif, était généralisé et décentralisé.

    Certainement, donc, pour le futur, une voie à (ré)-explorer.  D’ailleurs j’avais personnellement constaté dans des inondations en 1980, non seulement le côté énergétique des installations, mais aussi leur côté protecteur, fort bien pensé d’ailleurs, il y a quelques siècles.
    Pour ce qui est des barrages actuels, il serait bon qu’au lieu de la confiture aux cochons actuels (les dividendes), les sociétés, y compris EDF se soucient de l’entretien.

    Photo : GNU Free documentation license.

    Mardi 5 août 2008

  • Craquements de bulles…

    Craquements de bulles…

    Images_7 La bulle des matières premières a craqué au mois de juillet, les baisses se situent ainsi :
    – 32 % pour le gaz naturel,
    – 20 % pour le maïs,
    – 16 % pour le nickel,
    – 11.7 % pour le pétrole (WTI).
    La menace de réglementation de la spéculation par le congrès des USA montre l’étendue du poids des politiques, ainsi que la porosité entre milieu d’affaires et milieu politique
    En effet, si l’économie réelle a commencé à craquer, elle aussi, son recul est loin d’avoir eu encore une influence.

    Le recul des consommations aura une incidence, mais plus tard, pour propulser les cours vers le bas.
    Là aussi, la stabilité n’existe guère et les matières premières ont prouvées qu’elles pouvaient baisser fortement et longtemps.

    Mardi 5 août 2008

  • Britanniques à la sauce (aveyronnaise).

    Britanniques à la sauce (aveyronnaise).

    Images_3 Un article paru dans "la dépêche", sur les britanniques de l’Aveyron, qui n’ont pas abandonné l’idée de s’y installer.
    Malgré la hausse des taux d’intérêts et la dégringolade de la livre, on veut bien croire à la continuation du phénomène, GRACE A LA LIGNE AERIENNE RODEZ-LONDRES.
    Bien entendu, on voit tout de suite la limite de ce phénomène économique.
    Si le cordon ombilical est coupé, la pousse s’étiolera, car il y a aussi beaucoup d’actifs qui délocalisent leur résidence. 
    La ligne aérienne est de nulle utilité économique.

    Elle crée artificiellement une flambée des prix en Aveyron, elle permet à des gens, moins riches qu’il n’y parait de jouer au gentleman-farmer.
    Ensuite ? Rien. Il n’y a pas de dynamique de développement.
    L’Aveyron, comme d’autres départements du massif central est effroyablement enclavé.
    Et le goutte-à-goutte de la ligne aérienne, risque fort bien d’être victime d’une restructuration, un jour ou l’autre.

    Lundi 4 août 2008

  • Groëd et Goelatz inc en action.

    Groëd et Goelatz inc en action.

    Images_5 Des logements "verts" (on ne rit pas), haut de gamme, ont été construits à Santa Monica (Californie).
    Enfin, "verts" et "durables", pour un F3 de 160 M2 avec 2 garages, pour un prix modiques de 1.38 millions de $ soit 877 000 euros.
    Je vous laisse découvrir l’article
    Aussi édifiant qu’Al Gore-le-cochon, donneur de leçon et consommant 20 fois plus d’électricité qu’un américain moyen, lui même en consommant trois fois plus qu’un français moyen…

    On peut se dire qu’il y a du progrès à faire, avant que les choses deviennent satisfaisante.
    Bien sûr, comme le dit R. Bonnaterre qui écrit sur ce blog avec moi, il y a des progrès aux USA, mais ce sont des progrès vis-à-vis d’un gaspillage monstrueux, d’un archaïsme sans nom et d’un retard phénoménal.
    Le blog de "de defensa" parle "d’inculpabilité" américaine et de "tout nous appartient".
    On est typiquement dans le cadre de cette maladie mentale, dont on guérit par un retour sur terre express, d’abord par  une déculottée militaire , ensuite par une crise économique monstrueuse.

    Lundi 4 août 2008

  • Le RAND n’en veut plus.

    Le RAND n’en veut plus.

    Images Research AND Development, un institut issu de l’USAF (United states air force), vient de basculer aussi dans le camp des adversaires à la guerre contre l’Iran.
    Les liens entre l’institut et L’USAF sont étroits et profonds.
    Jamais, depuis sa création (1946), le Rand n’a fait de la peine à l’USAF.
    Pour parler crument, le RAND n’est ni plus, ni moins qu’une officine.
    Mais, cette prise de position a son importance.
    En effet, marine et armée de terre US était contre une option militaire contre l’Iran, l’armée de terre parce qu’elle est épuisée et incapable de mener cette guerre, la marine a de sérieux doutes sur ses capacités, après avoir surpris par des sous-marins chinois et des bombardiers stratégiques russes, en même temps, le golfe persique, étroit et encombré était l’endroit idéal pour un massacre de navire.

    l’option militaire aux USA s’effondre.
    L’USAF est désormais sur la défensive, incriminée pour ses gabegies comptables, ses dépenses, car il faut bien le dire, la dérive des coûts en aéronautique est total.
    Le complexe militaro-industriel aussi est sur la défensive.
    Dans sa lutte pour préserver son pouvoir, l’élite a trouvé qui manger.
    On a même pas eu besoin de ploumer, ou de tirer à la courte paille.
    Il faut dire qu’avec un budget militaire de 1 000 milliards de $, il y a de quoi susciter quelques jalousies.
    Pendant ce temps là,  Richard Perle est au kurdistan, soignant son goût du lucre.
    C’était donc cela la "révolution conservatrice" ? 

    Lundi 4 août 2008.