Auteur/autrice : patrick reymond

  • Augmentation du Gaz et dépression…

    Augmentation du Gaz et dépression…

    Images_5 A l’heure ou EDF lorgne sur British Energy, la suite logique était une augmentation carabinée des prix.
    Il faut bien financer l’acquisition.
    EDF energy augmente ses prix de 17 % pour l’électricité et 25 ù pour le gaz.
    Cela représente pour les 5.1 millions de clients, une hausse de 3.97 £ par semaine.
    Logiquement, la dislocation du royaume et la descente aux enfers du gouvernement devra donc se poursuivre.
    L’immobilier devra encore plus chuter, les ménages, encore plus désolvabilisés.

    Tout est donc, pour le mieux, dans le meilleur des mondes globalisé.
    La concurrence, elle fait son oeuvre, ils jouent à celui qui augmentera le plus vite les prix.
    Bien sûr, avec un taux d’épargne négatif et des placements en berne, on voit ce que peut donner cette évolution.
    A une époque, un gouvernement responsable aurait eu peur d’explosion sociale.
    Pour cela, EDF energy filera quelques cacahouètes aux plus pauvres, à condition qu’ils ne soient pas trop nombreux.

    Lundi 4 août 2008

  • Opérer le monstre.

    Opérer le monstre.

    Images_2 Les guerres des USA au moyen-orient provoque un contrecoup important à Washington, et la campagne présidentielle est fortement marquée par l’influence du budget de la défense, par la montée en puissance de R. Gates et par la dislocation des cercles de pouvoirs.
    A l’image de L’URSS, pour essayer de sauver le système, il va falloir trancher dans le vif, notamment dans le complexe militaro-industriel.
    La gourmandise pétrolière des buts de guerre US, les résistances afghanes et irakiennes, ont visiblement atteint leur but.
    Le monstre du CMI est sur la sellette.

    Ce constat est d’ailleurs bi-partisan, regroupant les deux camps de l’establishment.
    On a atteint la logique du système.
    L’empire, avec 800 bases est désormais trop grand et trop étendu, il est en état de sur-extension impériale, et comme dans bien des cas au XX° siècle, l’accès à l’énergie aura été la tentation de trop.
    Les nippons réussirent à faire main basse sur les gisements de pétrole des indes Néerlandaises, mais les routes maritimes, trop longues, imposèrent une surcharge à leur marine civile.
    Quand à Hitler, obnubilé par le pétrole caucasien, il risqua ses armées trop loin et là aussi, la distance vainquit ses troupes.
    On n’échappe pas, non plus à cette loi du transport, même au début du XXI°siècle.
    L’Afghanistan, l’Irak, c’est trop loin, trop couteux et cela saigne le système, plus sûrement que 100 batailles.

    Lundi 4 août 2008

  • Guerre froide.

    Guerre froide.

    Images La Russie va livrer des missiles anti-aériens au Vénézuela, après bien d’autres livraisons de tout genre.
    Il faut dire que la politique US, vis-à-vis de la Russie a été celle du mensonge et du parjure à toutes les étapes.
    Il n’y aurait pas d’extension de l’OTAN, il y aurait coopération.
    Mais ce n’était qu’une coopération inégale avec un état vassalisé qui était envisagé.
    Il y a eu extension de l’OTAN, mais là on touche les terres russes, avec la Géorgie et l’Ukraine.
    Et ces deux pays ne sont guère recommandables. Le Caucase est pourri, même vu de Moscou.
    Le capitalisme gangster y règne, et tout ce qui concerne ces deux pays sont considérés par La Russie,

    comme un CASUS BELLI.
    Missiles en Lithuanie, radar en république tchéque, manoeuvres de l’OTAN en Ukraine, la réponse est immédiate et subtil.
    Un journal russe suggère que les bases soviétiques à Cuba pourraient être réouvertes.
    Moscou dément, mais des "experts" remettent ça sur le tapis.
    Dans le même temps, le Vénézuela qui a énormément gonflé la taille de son armée (de 50 000 à 2 000 000 d’hommes) pourra acheter un équipement militaire dernier cri en matière anti-aérienne.
    L’armée réduite, destinée aux coups d’états (Golpe), et toujours au bénéfice de l’oligarchie est une chose dépassée.
    Ici, comme en mer noire, comme en Iran et dans le golfe, toujours le même problème.
    La soif d’énergie des USA, qui la gaspille.
    " Nous empruntons aux chinois de quoi acheter du pétrole aux arabes, pour démolir la planète"…

    Lundi 4 août 2008

  • Iles britanniques déglinguées.

    Iles britanniques déglinguées.

    Images Les iles britanniques sont en crises.
    L’Irlande est en crise économique, immobilière et politique. La Grande-Bretagne, en crise économique, immobilière et politique.
    Les consommations énergétiques en baisses sensibles le prouvent.
    C’est la crise économique qui fait baisser la consommation, pas encore le changement de technologie.
    Le Royaume-uni passe d’une consommation de 1.82 Millions de BJ au premier trimestre 2007 à 1.72 au premier trimestre 2008, soit plus de 5 % de baisse.
    Bien sûr, ce baromètre, important, n’est pas le seul de l’importance de la crise.

    La crise est aussi politique.
    Grâce à une campagne habile contre le traité de Lisbonne, N. Sarkozy a encore renforcé le camp des anti.
    L’Ecosse, quand à elle, plébiscite les indépendandistes du SNP.
    Avec les résultats actuels obtenus a l’élections local de Glasgow-est, le SNP balaie tous les autres partis.
    Dans la circonscription en question, l’espérance de vie est inférieure à celle de la bande de Gaza.
    Le parti travailliste pourrait espérer conserver un siège dans cette partie du royaume-uni.
    Face à l’Ecosse, l’Angleterre, fait de plus en plus figure "d’homme malade".
    L’Ecosse est un producteur important d’énergie, qui, de plus a fait un choix ancien et déterminé dans le renouvelable.

    Dimanche 3 août 2008

  • 15 milliards de KM

    15 milliards de KM

    Images_5 Les automobilistes américains ont parcouru 15 milliards de KM de moins en Mai 2008 qu’en mai 2007.
    Sur les 5 premiers mois de l’année, cela fait un recule cumulé de 48 milliards.
    On voit que cette inflexion s’accroit depuis le début de l’année, et c’était la stagnation depuis début 2004.
    Il restait néanmoins 407 milliards de KM parcourus en mai.
    Une marge de régression importante est possible, surtout si l’automobiliste US semble privilégier, comme aujourd’hui, les petits véhicules peu gourmands.
    Cela cadre aussi avec la réduction des consommations d’essence, la suppression des activités inutiles, comme le "tour de rue" du samedi soir.

    La société US, gorgée de pétrole jusqu’à l’ écoeurement a eu la réaction prévisible : le vomissement.
    En même temps, les économies d’ énergies, tant qu’on n’y a pas goûté, on n’est guère tenté, après, chacun apprécie une détente budgétaire bienvenue.
    Mais, comme le dit "la liberté", c’est le début d’un long processus.
    Néanmoins, aux USA, vu le retard accumulé, les résultats seront quand même, très vite, spectaculaires.

    Dimanche 3 août 2008

  • OMC : les sans-terre brésiliens satisfaits.

    OMC : les sans-terre brésiliens satisfaits.

    Images_11 Les "sans-terre" brésiliens sont satisfaits de l’échec des négociations du cycle de Doha à l’OMC.
    On peut voir que les clivages ne sont pas nord/sud, mais riches/pauvres, à l’intérieur des nations.
    Les "bénéficiaires" sont les grands agriculteurs, acteurs d’une économie intensive, mais ce n’est pas ce que demande ni la stabilité sociale, ni la justice économique.
    Le monde dans lequel nous vivons ne sera jamais parfait, au moins aussi parfait que ne le veut la théorie libérale, mais demande des interventions étatiques fortes, simplement pour faire vivre les populations.
    La plupart ne demandent pas des gros budgets, mais de la protection, une structure, largement d’ autosubsistance, mais qui permet de faire face au plus gros des besoins.

    Au niveau agricole, le cycle de Doha était un accord entre gros agriculteurs de chaque blocs, ayant tous de puissants liens avec leurs gouvernements : "C’est une position de servilité totale aux intérêts de l’industrie agro-alimentaire et des entreprises multinationales qui contrôlent les produits agricoles  ".
    Qu’après, les citoyens n’aient aucun moyen de se nourrir, ce n’est plus le problème de l’OMC.
    Aussi, il ne faut pas s’étonner de voir se constituer des radicalités.
    La radicalité cubaine s’est construite entre une classe de possédant (10 % de la population), et une classe complètement prolétarisée (90 %).
    Aussi, on peut tout à fait comprendre les tensions sociales qui reposent sur de telles inégalités.
    Le plus étonnants serait qu’il n’y en ait pas.
    Ce clivage nantis/exclus, était celui précédent la révolution (qui a été un large accès au droit de propriété) et celui de la cocotte-minute irlandaise.
    En même temps, les sociétés trop extrovertis, trop dépendantes des marchés extérieures, ne sont pas une nouveauté, mais existent dès le 16°siècle.
    Ce sont les sociétés latinos-américaines, sociétés violentes et inégalitaires.
    Ici et là-bas, en aucun cas l’intérêt général n’était impliqué, mais des intérêts particuliers fort habiles et puissants.

    Dimanche 3 août 2008

  • British Energy fait le nez.

    British Energy fait le nez.

    Images_3 British Energy fait le nez à l’offre de rachat EDF.
    On dit que la firme est soit disant "très convoité", et fait monter les enchères.
    En réalité, elle n’est pas convoitée, du tout, et en fait d’acheteur, il n’y en qu’un possible.
    Bristish Energy n’a donc aucune valeur, c’est un nanard.
    Dans le meilleur des cas la livre symbolique, dans le pire, une valeur négative.
    Les centrales britanniques sont vieilles, anciennes, obsolètes.

    Elle préfigurent ce que sera le nucléaire en France. A son époque, le Royaume-Uni fut le pays le plus nucléarisé au monde.
    Il faut bien jauger ce que sont les offres et les demandes.
    Une arnaque, doublée d’une hypertrophie de l’égo d’un côté, une naïveté incompréhensible de l’autre.
    Pourtant, EDF a été copieusement servi en investissements aussi foireux qu’exotiques.
    Visiblement, la leçon n’a pas porté.
    Une seule consolation pour EDF, elle a augmenté drastiquement ses tarifs outre-manche.

    Dimanche 3 août 2008

  • Adidas : out of China, back to europa

    Adidas : out of China, back to europa

    Images_9 Adidas trouve le niveau des salaires chinois "trop élevés" (100 euros par mois).
    On peut difficilement faire plus rat.
    En conséquence, Adidas, va délocaliser en Asie (là où ils bouffent qu’une fois par jour) : Laos, Cambodge et Vietnam.
    Bien entendu, on peut faire remarquer que ce sont aussi des pays où l’énergie est aussi plus abondante et meilleure marché qu’en Chine.
    Car la faiblesse de la rémunération de la main d’oeuvre chinoise payait aussi une moins grande efficacité de production, une moins grande efficacité énergétique et des frais de transports. 

    Ces trois points expliquent aussi leur retour en Europe, de l’est pour l’instant.
    Donc on peut en conclure que pour Adidas, la conjoncture énergétique n’en est qu’à son début de détérioration, que finalement, la délocalisation n’était pas une si bonne idée et qu’il est nécessaire de ne pas garder tous ses oeufs, dans le même panier.
    Bien entendu, on restera muet sur le coût de ces promenades d’usines en Asie et ailleurs.
    D’ailleurs est on sûr qu’Adidas donne la VRAI raison ?
    La crise énergétique chinoise, le manque d’infrastructures, l’élasticité des lois, le miroir aux alouettes d’un "marché" sans consommateurs ?
    Ne serait-ce pas les VRAIS raisons ?

    Dimanche 3 août 2008

  • GM : ça empire.

    GM : ça empire.

    Images_2 La situation, le processus, ne cesse d’empirer pour General Motors.
    15.5 milliards de pertes le dernier trimestre, deux marques seulement qui sont compétitives (Chevrolet et Cadillac), des pertes qui s’accentuent chez GMAC ( les pertes subprimes) et un super-boulet en la personne du Hummer.
    Le montant des pertes cumulées 2005-2007 atteint 51 milliards de dollars.
    Mais ce chiffre reste bien inférieur au chiffre, qui, depuis 2007 ont servis à jouer "aux sous".

    En effet, c’est d’embonpoint que crever GM si celle-ci n’avait pas racheté des dizaines de milliards de ses propres actions.
    la moralité est la suivante :
    – pour une firme, toujours investir,
    – ne pas perdre de vue son objectif, pour la majorité des gens, c’est une voiture bon marché (citroën dixit),
    – ne pas se disperser de son métier de base, qui n’était ni les prêts, ni les rachats d’actions, ni les bonnes relations avec les pétroliers.
    Un certain nombre de marques devront être arrêtées, un certains nombres de marques, vendues (GM n’en a plus les moyens), et peut-être, à ce tarif là, GM arrivera à se redresser.

    Dimanche 3 août 2008

  • Tricastin : le soap.

    Tricastin : le soap.

    Images_4 Le complexe du Tricastin devient une série américaine.
    Non, pas celle violente, ni celles à rebondissement, mais ces bonnes vieilles histoires, qui durent des années et des années, et que seuls les passionnés finissent par pouvoir suivre.
    Cela devient des histoires de familles que peu de gens savent démêlés.
    Pour Tricastin, c’est le n-ième épisode.
    Cette fois c’est un "non-incident", qui a quand même légèrement contaminé 2 personnes et 124 ont été évacuées.
    A cette allure, je vais créer une catégorie "Tricastin" sur ce blog.
    En tout cas, ces multiples incidents ont fait un mort.

    On ne peut que constater le décès et la décomposition avancée de la propagande sur "la culture de la sécurité".
    On pense désormais plus à Homer Simpson dans ce contexte là, qu’à un quelconque sérieux des acteurs.
    Toute personne ayant une expérience industrielle, peut y voir le relâchement, le laisser-aller, le laisser-faire, le "pas-de-vague" qu’on peut constater dans TOUTES les activités industrielles.
    Il est si facile de vidanger des cuves quand se posent un problème, c’est évacué "plus loin", ou "en bas".
    Bien sûr que cette évacution nuise à d’autres riverains, car le pays n’est pas vide, est passé sous silence.
    Mais il faut se faire une raison, même Homer n’aurait pas réussi autant de dégâts.

    Samedi 2 août 2008