Auteur/autrice : patrick reymond

  • Bénéfices colossaux et déclin occidental.

    Bénéfices colossaux et déclin occidental.

    Images_2 Il existe un très bon moyen, je l’ai déjà dit plusieurs fois, de dégager des bénéfices fictifs.
    C’est de ne plus ou plus assez investir.
    Les compagnies pétrolières occidentales sont largement dans ce cas de figure.
    On lance la confiture aux cochons : les bénéfices aux actionnaires, en se préparant ainsi des lendemains difficiles.
    Bien sûr, le peak oil géologique était inéluctable.
    Là, il est passablement avancé pour des raisons politiques, économiques et financières.

    Les pays producteurs ne voient aucune raison d’accélérer le mouvement.
    La si sage Norvège, avec ses si sages revenus, si sagement gérés, va apprendre, comme l’avait appris l’ile de Nauru, qu’on peut tout perdre dans ses placements.
    Les compagnies occidentales sont en pertes de vitesse, y compris dans le créneau qui fait leur fierté, la maitrise technique.
    En attendant, le message a été entendu, au delà de leurs espérances.
    Il faudra réduire ses consommations.
    Par deux moyens, la maitrise technique et la paupérisation. Pour le moment, c’est surtout la paupérisation qui a le vent en poupe.

    Dobeuliou est emblématique de notre époque.
    Son père est devenu riche en cherchant et trouvant du pétrole.
    Lui est devenu riche en cherchant du pétrole (il n’en a jamais trouvé), mais il est devenu riche en revendant les actions de ses sociétés quand le bruit courait qu’il en avait trouvé où qu’il était sur le point d’en trouver.
    Moralité : ce n’était pas un pétrolier, mais un agriculteur (il cultivait les poires).

    Samedi 2 août 2008

  • Omc : le grand foutoir.

    Omc : le grand foutoir.

    Images_7 La négociation de L’OMC, dite "cycle de Doha", qui doit nous apporter, richesse et prospérité a tourné au vinaigre.
    Les "miracles" dues aux interventions occidentales ont tourné court à cause des grands vilains (Chine et Inde), effrayés par l’abandon de leurs campagnes et des risques d’explosions sociales meurtrières.
    D’ailleurs, on peut citer comme autres opposants à l’accord : la totalité des pays africains, la moitié des états de l’Union européenne et beaucoup d’autres, à moitié convaincus seulement.
    Il faut dire que la crise alimentaire est passée par là. Le bénéfice attendu et promis est complètement

    ridicule (100 milliards par an en 2020, soit 0.2 du PIB actuel) et qu’ enfin, la crise énergétique remet en cause bien des croyances.
    Il faut bien voir désormais l’OMC tel qu’elle est.
    Un "machin" complètement inutile et pire, nuisible, ayant, par ses politiques, plus tué que Gengis Khan, Adolf Hitler et Staline réunis.
    Mais, la seule différence est que l’OMC tue "soft", par la misère, la faim et les pandémies.
    On peut remarquer que pour l’extermination de masses des populations slaves, Hitler avait prévu la suppression du système de santé dans les territoires occupés.
    C’est, dans les faits, ce que fait l’OMC, la banque mondiale, le Fmi : organiser Famines et pandémies.

    Image : le triomphe de la mort.

    Samedi 2 août 2008

  • Huiles frelatées.

    Huiles frelatées.

    Images_5 Le "tout-marché", consiste à pouvoir vendre de la merde.
    Le prototype étant la maladie de la vache folle, où la préoccupation des politiques était de "rassurer les consommateurs" et absolument pas de garantir sa santé, alors que l’on savait depuis fort longtemps que cette maladie était transmissible.
    Pour mémoire, personnellement, j’étais au courant en 1988 que des morts "pas catholiques" avaient lieu dans les hôpitaux britanniques, Margaret Thatcher elle, était informée en 1986 (une mère d’une jeune enfant décédé avait alerté le premier ministre à cette époque, le fac-similé de la réponse a été publié dans "Sciences et Vie"), quand au monde médical britannique, il soupçonnait quelque chose depuis début 1970.
    Quand au papous à qui on avait fait voir des films de vaches atteintes d’ESB, leur diagnostic avait été immédiat : kuru.

    Pour l’huile Ukrainienne de tournesol, frelatée à l’huile minérale, on reste dans la même logique, surtout ne pas troubler le bizness.
    Bon, il y aura quelques morts, tant pis.
    la victime paiera de sa vie, le contribuable paiera de ses deniers, d’une manière ou d’une autre.
    Le coupable ne paiera rien.
    La même excuse "c’est la faute aux chinois" est ressortie : " par l’augmentation de 30 % depuis un an du prix de l’huile de tournesol, due à une forte demande de la Chine et de l’Inde ".
    Salauds de pauvres.
    Bien sûr, plus il y aura de globalisation, de libre-échange, plus il y aura ce genre d’empoisonnements.
    D’ailleurs, pendant la vache folle, la prétention britannique était de faire passer sa viande pourrie dans celle des voisins.
    Question : Pourquoi la provenance n’était elle pas clairement établie ? On aurait vu les étals, avec la mention : Viande britannique.
    Est ce que, par hasard, on ne voudrait du "libre-marché-bien-informé" que  quand cela arrange ?

    Samedi 2 août 2008
     

  • Zimbabwé : la crise.

    Zimbabwé : la crise.

    Images_3 Le Malawi s’est bien tiré de sa confrontation avec la "communauté internationale" (lire, les multinationales anglo-saxonnes), il était pauvre, il n’intéressait personne, il a donc pu accéder à l’autosuffisance alimentaire.
    Le Zimbabwé a, lui, la malchance d’avoir beaucoup de ressources et d’avoir eu un président qui n’entendait pas les brader.
    Il y a deux visions de la crise. La vision occidentale : bouh, le vilain tyran.
    Et la version africaine qui voit aussi, beaucoup de manoeuvres britanniques pour faire main basse sur le pays.
    Une révolution orange, doublée d’une intervention à l’irakienne.

    D’ailleurs, le rôle des USA, de l’UE est, dans cette affaire de jeter de l’ huile sur le feu.
    Une solution imparfaite ne leur conviendrait guère, même si elle était considérée comme acceptable, là bas.
    Il faut briser toute résistance, quand on refuse ce qui est "dû" :  Les matières premières, minérales et énergétiques.
    Bien sûr, à prix d’ami, sans taxes et sans droit social.

    Samedi 2 août 2008

  • Pétrole : revirement

    Pétrole : revirement

    Images B. Obama fait un revirement sur les forages offshore.
    D’abord hostile, devant la popularité de la mesure, il devient favorable.
    Mais, cette nouvelle approche ne changera rien, mais berce d’illusions un public américain sous-informé ou plutôt désinformé.
    Ce qui fait le prix du pétrole, c’est, à l’heure actuelle deux choses.
    La première c’est la spéculation, et la dégonfler peut être rapide, expéditif même.

    La deuxième c’est la consommation.
    Le propre de toute production, c’est justement la production – la consommation.
    Or, en la matière, tous les pays de l’OCDE peut procéder à des baisses massives de consommation, rapidement, rendant la problèmatique du Peak oil géologique, sans importance immédiate, et même les pays en développement peuvent faire des efforts.
    En effet, le propre de leur situation énergétique est une efficacité basse.
    En la matière, il n’aurait pas fallu délocaliser.
    Le coût de la main d’oeuvre compensant frais de transport et basse efficacité de production.
    En outre, cela ne change rien, ni aux investissements, qui sont insuffisants et seront, de toute manière très long à mettre en place.
    On est dans le monde médiatique pur, avec cette mesurette.

    Samedi 2 août 2008

  • Les traineux de sabres.

    Les traineux de sabres.

    Images Il va y avoir élections aux zétazunis, la plus importante étant celle du président.
    Le choix des électeurs sera entre un traineux de sabre et un traineux de sabre.
    L’un, Mac Cain étant un peu plus archaïque que l’autre (il veut continuer l’Irak), l’autre, plus "in", il veut continuer la guerre en Afghanistan, une guerre qui n’a, pour l’instant, pas lassé les américains.
    Pour quoi cette guerre ?
    Pour cause d’appareil militaire. Les USA possédent un appareil militaire obèse, et il doit justifier son existence, en menant à droite et à gauche, des guerres, sans fins, ni stratégie.
    Seul compte le fait que l’arrière tienne et, pour l’Irak, il ne tient plus.

    Pourquoi ces guerres sans fins ?
    Pour la raison que désormais, l’Amérique est dépendante en tout de l’extérieur, elle est déficitaire en tout, et n’a rien à proposer en échange.
    Bien sûr, l’ énergie est un des plus gros déficit.
    Bien que gros producteur d’énergie, le pays n’arrive pas à satisfaire ses besoins.
    Rompre avec cette stratégie militaire, veut dire aussi une révolution interne.
    Il faut rompre avec cette dépendance extérieure, généralisée, mais particulièrement sensible pour l’énergie.
    D’ailleurs, cette phase est en voie de réalisation, elle se réalise partiellement déjà.

    Les pays devenus pacifiques, étaient tous, à l’origine des pays guerriers. Il ont fait la guerre totalement et jusqu’à plus soif. Les suisses jusqu’en 1515, les espagnols jusqu’en 1714, les suédois jusqu’en 1721.
    Ils ont fait des guerres épouvantables, et les ont épouvantablement perdues.
    Les USA sont dans la même voie.
    D’ailleurs, avec l’Afghanistan d’aujourd’hui, c’est même une guerre sans  but.
    L’irak peut être considéré comme perdu.
    Jamais les USA n’accèderont aux ressources minérales d’Asie centrale par l’Afghanistan.
    Cette guerre. C’est comme au poker, pour voir.

    Vendredi 1°août 2008

  • OMC et Lamy.

    OMC et Lamy.

    Images_7 C’est vraiment marrant le ton des commentateurs sur les négociations de L’OMC.
    Vendredi c’était phénoménal, la percée, on allait signer bientôt un accord.
    Lundi, c’était moins ça.
    Mardi, c’est la marche funèbre.
    L’OMC est avec le FMI, le plus grand meurtrier de tous les temps.
    Bien sûr, il ne tue qu’ indirectement, mais c’est tellement plus efficace.
    Il tue par la faim, la misère, la propagation des maladies.

    Par les ajustements structurels, et en privant des centaines de millions de personnes de moyens de subsistances.
    Là, dans ce cas d’espèce, il n’y avait rien à obtenir. Le bénéfice escompté par l’OMC était minable (100 milliards de $ par an), et le risque pour les grands pays comme l’Inde ou la Chine, énormes.
    Leur situation sociale est déjà explosive, elle ne demande qu’à empirer, avec l’accord de Doha, c’était une certitude.
    Il faut dire qu’il faut être complètement idiot pour parler des bienfaits de l’économie de marché, après les crises alimentaires en cours.
    Ce n’est, en effet, pas 100 millions de personnes qui viennent de plonger dans la pauvreté, mais plus de 3 milliards. La pauvreté se définissant comme la dépense de tous ses revenus dans des dépenses de survies.
    Les brillants résultats de la libéralisation n’étaient que des trucages de statistiques et le refus de sortir d’une idéologie dépassée, le capitalisme libre-échangiste  et financier.

    Image : GNU free documentation license

    Vendredi 1°août 2008

  • OMC en crise de nerf.

    OMC en crise de nerf.

    Images_4 L’OMC est au "bord de la crise de nerf" le 27, après avoir été miraculeusement sauvée le 25, tout cela, n’étant qu’un instrument de propagande et de manipulation.
    Qu’attendre de ce cycle de Doha s’il est signé ?
    Encore plus de famines, encore plus de pandémies, encore plus de guerres.
    Le "bénéfice" promis, lui, est plus que mince : 50 à 100 milliards par an, jusqu’en 2020.
    Rapporté au PIB global, cela donne de 0.1 à 0.2 % de croissance.
    C’est bien, cela permettra d’équiper les forces de police pour massacrer les va-nu-pieds et crève-la-faim.

    Double effet Kiss-cool.
    Quelqu’un qui meurt bêtement de faim, dans son coin, c’est pas rentable, tandis qu’ un émeutier qui casse le plus possible et qui est abattu par les "forces de (dés)ordre", c’est porteur au niveau du PIB.
    Plus il y aura d’émeutiers abattus, plus la tâche de M. Lamy, exaltante, éclatera au grand jour : la sainte augmentation du PIB.
    On peut pas laisser quand même tous ces petzouilles, dans leur coin, vivre chichement, mais sans excès, mais sans procéder au moindre échange commercial.
    Comment peut on vivre, sans connaitre uncle ben’s, coca cola et Pepsi ? La civilisation a encore beaucoup à faire.
    Moi, finalement, je trouve ce logo de l’OMC superbe. Il irait bien mieux que celui de XXX sur le matériel sanitaire.

    Vendredi 1° août 2008

  • Aérien : Crise du transport mondial

    Aérien : Crise du transport mondial

    Images Ce sont les USA qui souffrent le plus de la crise du transport aérien, crise qui se manifeste, bien évidemment, le plus, là où il était le plus développé.
    D’ailleurs les mesures drastiques se font jour : licenciements, suppression de lignes et de rotations, mais le sommet est atteint outre-Atlantique où UA (United Airlines), met au rebut sa flotte de Boeing 737 (100 avions) et 4 boeing 747, trop gourmands en kérosène.
    Iberia cloue au sol ses anciens MacDonnel Douglas, toutes agissent de la même façon, seule la proportion est différente.
    Les low-costs résistent apparemment mieux, mais s’effondreront plus vite, elles n’ont, en effet, guère de gras à tailler.

    La maxime de keynes qui disait que tout ce qui avait été investi doit être désinvesti un jour s’applique ici brutalement, et désormais, les mises au rencart relativise beaucoup les carnets de commandes.
    En outre, il est probable que toutes ces commandes ne seront pas honorées, beaucoup de compagnies tablant sur un hypothétique redressement.
    Certaines ne seront tout bonnement plus là pour réceptionner les appareils.
    En attendant, on va libérer de la place avec tout ces petits aéroports dont les seuls utilisateurs seront les aéroclubs locaux.
    Pour ce qui est des Zétazunis, la grande marche vers la nationalisation totale et de fond en comble, de l’économie se vérifie là aussi.
    Deubeuliou est démasqué, c’est Lénine avec des cheveux (une moumoute ?) et sans barbe.

    Photo : pub pour les actions d’une société de transport aérien.

    Vendredi 1°août 2008

  • Fusion Iberia-British airways.

    Fusion Iberia-British airways.

    Images_6 Les deux compagnies ont entamées des pourparlers en vue de leur fusion.
    Dans le contexte actuel, de régression du transport aérien, cette fusion veut simplement dire réductions plus importantes des structures : moins d’avions, moins de lignes, moins de personnels.
    On verra donc quelques appareils partir à la casse et les deux compagnies en tireront un bref avantage.
    Enfin si cet avantage n’est pas détruit par quelques lézards cachés qu’on laissait vivre une vie tranquille sans le déranger.
    On peut voir une figuration du transport aérien européen du futur : une liaison essentiellement de capitales à capitales (et encore pas toutes), dans la mesure où les liaisons classiques ne sont pas assez bonnes et rapides.

    Le ciel européen va donc finir avec un monopole ou un oligopole et le nombre de passagers transportés deviendra vite une donnée que les compagnies négligeront.
    En effet, ce qui leur importera, ce sont les passagers non pas potentiels, mais solvables.
    Le low-cost, comme les compagnies classiques vont voir se rapprocher leur mode de gestion.
    Mécaniquement, la montée du prix du kérosène rapproche les coûts des deux modes de transports, pendant que les compagnies classiques font fondre la graisse inutile.
    En même temps, les frais se réduisent de plus en plus à des frais essentiels.
    La crise simplement, précipite et accélère un mouvement de concentration qui existait déjà. Mais on peut se demander le bien fondé de cet évolution.
    On sait, en effet, que les fusions mettent souvent du temps à porter leurs fruits.

    Vendredi 1°août 2008