Auteur/autrice : patrick reymond

  • La guerre de Troie n’aura vraiment pas lieu.

    La guerre de Troie n’aura vraiment pas lieu.

    Images_2 Il n’y a pas à dire, l’Europe est courageuse, elle ne "soutiendra pas une action militaire contre l’Iran".
    C’est méritoire, cette prise de position, au moment où les perspectives d’attaques US contre l’Iran sont à peu près voisines de zéro.
    La question principale est désormais l’évacuation de l’Irak, un peu, beaucoup, rapidement, très rapidement, aussi rapidement que possible ?
    Bien que sur ce sujet là, le Pentagone vire au "ronchon-scrogneu-gneu’, digne d’un vrai grognard.

    En réalité, le langage ne s’adresse pas à un public informé, mais désinformé.
    Si on a suivit le dossier depuis un certain temps, cette option devenait de plus en plus invraisemblable.
    Seul l’opinion publique informée par les médias officiels y trouvera une nouveauté.
    Deuxième point, on se démarque de la position officielle des USA, tout en étant scotché à la position officieuse.
    Troisième point, on va sans doute se servir de la bascule Iranienne.
    L’Iran est un important fournisseur d’énergie de l’Asie, et se servait de l’Asie comme contre-poids, vis-à-vis de l’occident.
    L’Iran a une politique nationale indépendante, et ne voudra pas échanger un maitre, pour un autre.
    Un rapprochement Iran-occident, serait dans l’ordre des choses.
    Cette volonté d’indépendance, après avoir desservi les occidentaux pourrait désormais leur être utile.
    D’où leur volonté, désormais de réintégrer l’Iran dans un jeu diplomatique fait d’affrontements jusqu’à maintenant.
    Le nucléaire Iranien ? Il faut le remettre à sa bonne place, celle de prétexte.

    Mercredi 23 juillet 2008.

  • Camping-car : essoufflement.

    Camping-car : essoufflement.

    Images_2 Le marché du camping-car s’essouffle, comme l’aéronautique.
    Cette année voit son déclin, cher, il est devenu hors de portée de beaucoup de bourses et la consommation de carburant n’a rien arrangé.
    Comme toutes les activités superflues, elles sont les premières à souffrir du prix de l’énergie et du plafonnement de la ressource.
    Le camping car était, pour nos économies européennes ce qu’était le SUW outre atlantique, un jouet gourmand et inutile.
    Les ventes vont se raréfier et s’éteindre, le camping-car en circulation va un peu moins rouler et va

    disparaitre insensiblement, doucement.
    D’abord, comme on peut le constater souvent, son rôle est devenu plus local.
    Il sert de dépannage. Puis il ne sera plus remplacé.
    L’inflation, le blocage des salaires fait le reste.
    40 000 à 50 000 euros, c’est beaucoup, surtout avec un blocage du crédit qui se profile à l’horizon.
    Quand à l’évolution de l’action trigano, elle est explicite.

    Mardi 22 juillet 2008

  • Le pentagone en cocasserie.

    Le pentagone en cocasserie.

    Images_4 Le Pentagone est hostile à une guerre contre l’Iran.
    Mais le Pentagone est une entité autonome, qui désormais mène son existence autonome.
    Et les prises de positions officielles de l’amiral Muellen, indique son point de vue.
    Elles indiquent aussi, bien entendu, la décomposition du pouvoir, que personne ne semble trouver utile de cacher désormais.
    Et il y a une divergence, entre le président (le prochain, le probable) et l’amiral sur l’Irak.
    Faut il le préciser, le président actuel sert de potiche et ne compte plus.
    Bush ne fait plus la politique, il la suit.
    Il ergote sur les termes "date souhaitable" au lieu de "date butoir".

    Le pentagone aime les gros budgets. Comme tout cercle de pouvoir, il aime les voir grossir, indéfiniment.
    C’est pour cette raison qu’il ne veut pas abandonner l’Irak, et un certain nombre de projets d’ailleurs.
    C’est le signe d’une bureaucratie, qui, tel un cancer, prolifère.
    La bureaucratie voulait 50 bases, pour l’éternité. Pourquoi ?
    Simplement par effet d’entrainement et goût de la dépense.
    mais Maliki, Obama et tout le monde d’ailleurs, est entrainé dans une dynamique, une dynamique de sortie.
    Quand à savoir s’il y aura la guerre dans la région, comme l’a fait observer un commentaire, c’est possible, mais pas certain, ni même probable.
    Les pays voisins ont plus d’intérêts à jouer un Yalta qu’à pousser à une politique du pire.
    En effet, sous une unité de façade, le proche orient est une mosaïque.

    Mardi 22 juillet 2008

  • Tragique airways.

    Tragique airways.

    Images "Actuellement, des compagnies dans le monde entier suppriment des lignes et des capacités, retirent des appareils et malheureusement suppriment des emplois  " et
    "l’industrie globale de l’aviation ne fait pas face à une crise ou à une variation passagère, mais à une transformation permanente  ".
    L’aviation commerciale a commencé un déclin dont ne voit pas ce qui pourrait l’arrêter.
    Ce diagnostic  est celui de Geoff Dixon, patron de Qantas.

    On va assister à la création de monopoles de grandes compagnies, qui pourront donc dicter leur prix.
    Le voyage aérien était, à l’échelle mondiale, un moyen de déplacement de gens riches, il va devenir pour encore plus riches, jusqu’à "très riches".
    US airways, elle taille aussi allègrement dans les lignes et effectifs, jusqu’à ce que l’on arrive au résultat voulu ; un marché monopolistique ou oligopolistique qui puisse donc être cher.
    Le reste, c’est de la propagande.
    Le transport aérien deviendra une "variable d’ajustement" à la décroissance des ressources énergétiques.
    C’est la plus futile et la moins indispensable.

    Mardi 22 juillet 2008

  • Changement d’époque en Orient.

    Changement d’époque en Orient.

    Images_4 Le nouveau président des USA n’aura pas à gérer une nouvelle guerre en orient.
    Le principe d’un retrait d’Irak est acquis, après ce sera une question de ne pas perdre la face et de délai.
    La Turquie fait oeuvre de bon office entre Israël et Syrie et les USA parlent, de manière honteuse et par la porte de service, de rétablir des relations diplomatiques avec Téhéran.
    Le principe de réalité a finalement prévalu.
    Le président actuel, en voie d’évaporation et le vice-président, en voie d’effacement, ne comptent plus guère.
    La diplomatie américaine a finalement perdue en Irak.
    Elle voulait 50 bases pour l’éternité, elle aura 16 mois à deux ans pour vider les lieux.

    Hamas et Tsahal arrivent à une trêve.
    On voit donc une baisse de tension, dont aurait besoin tous les états et tous les peuples de la région.
    D’ailleurs, l’annonce de retrait en Irak pourrait aussi faire baisser significativement la pression.
    La plupart des combattants ne verraient aucune utilité à être dans les derniers tués.
    Seul, resterait le "bruit de fond" des réels terroristes, dont on verrait le poids véritable et qui ne doit pas être très important.
    Le responsable de cette détente, est une montée en puissance du moyen orient, couplé à une baisse de régime des USA et en même temps, à la prépondérance des problèmes économiques aux USA justement.
    Le seul point de tension restant dans la région étant la Géorgie.

    Lundi 21 juillet 2008.

  • Zétes ben brave, mon bon monsieur…

    Zétes ben brave, mon bon monsieur…

    Images_3 Hugo Chavez, avait offert du pétrole de chauffage aux américains pauvres qui le souhaiteraient.
    Certains avaient accepté, d’autres refusé.
    Le New Hampshire avait refusé, mais la crise économique, énergétique, pétrolière, aidant, l’état vient de se raviser.
    Le dogmatisme idéologique est en très net recul, devant le pragmatisme de la situation.
    D’ailleurs, l’aide était accepté en dehors des canaux officiels, et les hommes politiques pratiquent, en ce moment même, le grand écart, au risque du plus grand déchirements des ligaments.

    Mais, comme les élections approchent et que ceux-ci ne sont pas des adeptes du suicide politique pour des convictions qu’ils n’ont pas, ils ont donc finis par accepter l’aide, et les derniers récalcitrants devraient faire de même.
    Bien entendu, on comprendra d’autant plus aisément ce qui est sous-jacent à la question : il n’y a pas d’économie sans politique, et l’un et l’autre sont nourris à l’énergie.

    Lundi 21 juillet 2008

  • La victoire de l’OTAN en Afghanistan est impossible.

    La victoire de l’OTAN en Afghanistan est impossible.

    Images_2 Cette phrase est De Gérard Chaliand. Avec bientôt 80 000 soldats sur place et 58 000 soldats Afghans (bientôt 80 000), il n’ y a aucune chance de vaincre les talibans, qui ont d’abord reconquis politiquement les populations pachtounes paysannes, en occupant un vide politique jamais remplis.
    La résistance Afghane est devenue essentiellement nationale, et les Jihadistes ont été extrêmement affaiblis.
    Sont responsables de cette renaissance, la corruption, les bombardements aveugles, le vide politique, militaire ainsi que la carence généralisée de la reconstruction.

    La proposition d’Obama d’évacuer l’Irak pour pacifier l’Afghanistan a peu de chances de rencontrer du succès.
    Les soviétiques y disposaient de 400 000 hommes (soviétiques et afghans), disposant d’une certaine base populaire, au moins tribale, ainsi que d’une infrastructure étatique.
    On peut donc s’attendre à une intensification de la guerre, mais avec des résultats médiocres, comme en Irak.
    La grosse arrière pensée qu’il y avait dans ce conflit (le gazoduc vers l’asie centrale) est de moins en moins de mise.
    On pourra certes, toujours y accéder, mais par l’Iran. Ce qui n’est pas du goût de certains.
    Si, selon G Chaliand, rien n’est perdu, il faut tout reprendre à zéro, après six ans de guerre.
    On voit réapparaitre le schéma classique, essayer de gagner la guerre autrement, avec les résultats habituels, nuls.
    Ce genre de manoeuvre étant certes utiles, mais au départ des conflits.
    6 ans plus tard, c’est largement trop tard.

    Lundi 21 juillet 2008

  • Nouvelle de brut.

    Nouvelle de brut.

    Images Un nouvel article dans "Terre de brut".
    Pour l’auteur, on a constaté une remontée en puissance de la production saoudienne et Irakienne.
    La remontée saoudienne a été longue, délicate et laborieuse.
    Et pour lui, les ultimes marges de manoeuvres ont été consommées, avec de lourdes retombées à l’automne.
    En réalité, ce témoignage (trop) pessimiste est trop noir pour un certain nombre de raisons.
    D’abord les sacrifices se répartiront inégalement.
    Celui qui ne consomme rien, ne perd rien.
    Celui qui consomme beaucoup, va s’apercevoir qu’il peut consommer beaucoup moins.

    C’est certaines activités qui vont énormément pâtir, comme le transport aérien (le 1/4 de la consommation), et la réaction sera rapide : fermetures des lignes les moins fréquentées, dépôts de bilans, choix de moyens de transports alternatifs.
    Sera touchée aussi une activité, finalement pas très utile, le tourisme.
    D’une manière générale, le tri sera vite fait entre l’important, le vital et l’accessoire.
    L’accessoire va énormément souffrir.
    Pour l’indispensable, il faudra investir, c’est ce qui se passe et une réduction de consommation à hauteur de 2 % l’an n’apparait pas comme démesurée, mais comme un effort assez moyen.
    Bien entendu, si les états et les classes politiques percutent, cela peut aller beaucoup plus vite.
    Le pétrole obéit à la loi générale : recettes – dépenses = solde. Dans ce cas là, la recette diminue, mais la dépense est susceptible de s’effondrer encore plus rapidement.
    On peut s’attendre, donc, à des cours en dents de scie. Une remontée brutale fera baisser brutalement les consommations, jusqu’à ce que la flambée des cours amène une nouvelle vague d’économies.

    Dimanche 20 juillet 2008

  • OMC : la fin d’une époque.

    OMC : la fin d’une époque.

    Images_3 Il parait que la libéralisation du commerce est bénéfique à tous.
    Bien entendu, on fera l’impasse sur la liste des pays qui ont des déficits commerciaux "GEANTS".
    " L’UE a épuisé ses marges de manoeuvre et ne peut pas aller plus loin". L’union européenne, cette nef des fous, ne va nul part.
    Les prises de positions des gouvernements sont trop divergentes et à part les britanniques, complètement décervelés dans leur soutien au libre-échange, les intérêts sont trop contradictoires.
    En outre, la plupart des pays ne sont pas prêts à renoncer à leur sécurité alimentaire, d’autant que la crise alimentaire qui se déroule semble encore loin de s’apaiser.

    Quand à l’apparatchik dirigeant l’OMC, Pascal Lamy, il prend lui des airs tout à fait soviétiques.
    Les lendemains vont chanter.
    Le ministre brésilien Celso Amorim (citant Goebbels), crée lui la polémique : "si l’on répète un mensonge plusieurs fois, cela devient la vérité  ".
    Pour P Lamy, les bénéfices se chiffreraient de 50 à 100 milliards de $ par an.
    1/3 iraient aux pays émergents le reste au pays développés.
    Dans son idéologie, il ne s’aperçoit pas que ces chiffres représentent "peanuts" (0,1 à 0.2 % du pib mondial), que c’est hors d’état de créer une dynamique, et que, de toute façon, ces chiffres, mêmes vrais ne bénéficieraient qu’à une poignée de "compradores".
    En tout cas, existerait il des structures et des transports bon marchés pour ce commerce "bienfaisant" supplémentaire ?

    Dimanche 20 juillet 2008

  • L’avenir éolien ? Du vent !

    L’avenir éolien ? Du vent !

    Images_2 L’éolien est dans le collimateur en France.
    Les pouvoirs publics vont durcir la législation, grâce à la DPPR (direction prévention pollutions et risques), car considérées comme installations risquées et polluantes.
    On ne rit pas.
    Le seul effet est de créer un parcours du combattant, enfin, surtout à éviter que des mal-inspirés, des moins-que-rien, viennent se mettre dans l’idée d’installer des centrales éoliennes pour leur compte.
    L’électricité, c’est un truc de grand(e compagnie).

    Bien sûr, la procédure pour l’installation de centrales de toutes sortes, y compris nucléaires, sera plus aisé qu’installer une centrale éolienne.
    Autant dire, on crée un oligopole éolien, ce qui est le but de la manoeuvre.
    Celle-ci fut facile, il suffit de s’appuyer sur les caractériels locaux qui refuse toute nouveauté, sauf les leurs.