Auteur/autrice : patrick reymond

  • La question politique.

    La question politique.

    Images_2 Face à la crise actuelle, crise économique, financière et immobilière, il y a, comme dans les années trente, des tentatives de sorties qui vont se construire progressivement.
    Tout d’abord, des travaux tels ceux de la Tennessee valley.
    La Grande-Bretagne semble t’ il, établie un plan cohérent au niveau énergétique.
    Il est clair qu’une nouvelle révolution industrielle est nécessaire.
    C’est un changement de paradigme du monde occidental, pour qui la dépense supplémentaire énergétique n’apporte rien, et pire, devient nuisible.
    En réalité, c’est le rythme du monde occidental depuis 1500, on parle simplement de "pré-révolutions industrielles" avant 1750 et de révolutions industrielles après cette date.

    Le schéma précédent s’épuise, plafonne, et on passe à un suivant.
    Quand on est avisé on prend le train suivant, sans liquider le précédent.
    Autres traits de la sortie du schéma existant : les grandes compagnies et les grands oligarques se sentent mal. Bien qu’ayant eu toutes les sollicitudes du régime, ce sont des flambeurs qui gaspillent.
    Ce qu’ils ont gagnés quelques parts, en étant avisés et durs, ils le perdent ailleurs, de la manière la plus imbécile et la plus naïve possible.
    Enfin, des pays, maillons faibles sont précipités dans la crise. Comme l’Argentine et la Russie récemment, ils vont reconstituer des marges de manoeuvres importantes en remettant en cause l’architecture financière.
    La reprise en main de la création monétaire va permettre d’investir dans la nouvelle révolution industrielle et ne servira pas à payer des intérêts.

    Mardi 15 juillet 2008

  • GM  et pétroliers…

    GM et pétroliers…

    Images La dégringolade de General Motors continue avec entrain.
    Désormais, c’est sa politique depuis 20 ans qui est désavouée.
    D’abord les dizaines de milliards consacrés aux rachats d’actions et qui font défaut maintenant.
    Ensuite son choix des gros véhicules dévoreurs de carburants.
    C’est donc les salariés qui paieront la note : réductions des coûts de 20 %, fermetures d’usines, ventes d’actifs, suppression des bonus des dirigeants (horreur !) et suppression des dividendes.
    Pour la suppression des dividendes, ce sont les employés qui vont être contents.
    En effet, on leur avait réduit retraites et soins de santé en échange de ces actions.
    On voit donc ce que valait la promesse.

    Mais, la différence essentielle avec les crises antérieures, est qu’il n’y aura pas de rebond.
    Ce qui faisait le système économique s’effiloche, c’était le recours au crédit.
    En même temps, le crunch de la monnaie, le krach de la monnaie est commencé.
    Malgré les statistiques, toutes plus soviétiques les unes que les autres, on peut deviner la tendance lourde.
    La monnaie, désormais, se détruit (beaucoup) plus vite qu’elle ne se crée.
    A ceux qui demandaient le remboursement des dettes, on peut dire qu’ils sont exaucés.
    Et comme la seule contrepartie de la monnaie, c’est justement la dette, la fin de l’une entraine la fin de l’autre.
    Les sommes colossales amassées par les émirats (arabes, norvégiens ou chinois), se révèlent mitées.
    Les actions baissent, les obligations sont pourries et le cash se dévalue à vue d’oeil.
    Ils n’échapperont pas à la crise du monde occidentale, et les réserves s’avèrent finalement minces quand elles sont attaquées de toutes parts par l’inflation, les mauvais placements, les banqueroutes.
    On va voir des Nauru, puissance 10 000

    Mardi 15 juillet 2008

  • Houille blanche.

    Houille blanche.

    Images_3 Le gouvernement a prévus de (gros) cadeaux à quelques amis, sous la forme des concessions de barrages.
    Une fois construits et pas entretenus, ce sont de fabuleuses machines à cash, surtout si les redevances sont plafonnées à 25 % des recettes des ventes d’électricité.
    Dans ces cas là, on se demande le pourquoi d’une mise en concession.
    En effet, c’est le risque pour l’état de mourir d’embonpoint qui est donc redouté ?
    De plus, entre des frais -fixes- et un prix de vente indexé sur le pétrole, on peut prévoir une fabuleuse montée en puissance des bénéfices, montée en puissance, qu’ absolument rien ne justifie, sinon l’affairisme régnant.

    En effet, il pouvait se concevoir qu’une entreprise publique, EDF, propriété de l’état, bénéficie de ces concessions.
    On verra donc le fait du prince, des redevances -plafonnées-, et donc, la renaissance des gras duchés, des comtés juteux, des abbayes aux bénéfices phénoménaux, et pour la plèbe, la dime, la taille et la corvée.
    Mais ces gabegies n’annoncent aussi accidents qu’on imputera, comme le tunnel du Mont-Blanc, à la fatalité, de peur de trouver des coupables, trop bien placés.
    En même temps, ces trop belles concessions, faites à des incapables ne seront que de la confiture aux cochons et précipitera leur chute. On a vu le splendide exemple Messier.

  • De l’eau dans le gaz.

    De l’eau dans le gaz.

    Images_2 Enfin, non, de l’uranium dans la nappe phréatique après l’incident de l’usine Socatri au Tricastin, et de l’uranium dans l’eau du robinet, à des doses, bien plus élevées qu’il n’aurait du.
    Dans ce cas là, on peut supposer que cette fuite n’était pas la première, vu le temps qu’il faut pour voir une nappe être contaminée.
    Amateurisme, je-m’en-foutisme, "économies", là où devrait régner une toute autre culture.
    Mais, chut ! il ne faut pas réveiller le chef, qui ne va pas réveiller son chef, qui ne va pas…
    Enfin laissons tout le monde dormir, on ne va pas faire un foin pour si peu…
    "On ne peut exclure qu’il y ait eu des rejets antérieurs, à l’origine d’une pollution à l’uranium ".

    Peut être était on coutumier du fait ?
    Matériel vétuste, matériel en mauvais état, "dans une unité ayant vocation à être arrêtée…"
    Là, on est rassuré…
    Le problème, c’est qu’elle fuit depuis combien de temps, et combien de personnes ces fuites ont elles contaminées ?
    Pas grave. Le taux de cancers montera un peu, les individus seront les victimes et la collectivité paiera la note.
    Ni coupables, ni responsables, encore moins financièrement.

    Lundi 14 juillet 2008

  • Crise des avionneurs

    Crise des avionneurs

    Boeing_b52 Loin des annonces officielles des deux constructeurs, Boeing et Airbus, le secteur de l’aviation civile se porte mal.
    100 milliards de $ de réductions ou de reports des commandes sur un total de 530, plus de "méga-contrats", ou si peu, le coût du carburant plombe le secteur, qui revient à grands pas sous le giron de maman et vers les commandes captives (militaires).
    Un jeu à deux qui passe à trois (bombardier, le bien nommé), pendant que la montée en puissance des "BRIC" vont certainement créer des concurrents.

    Au niveau interne, les compagnies réduisent les lignes "exotiques", balancent certains aéroports aux orties, et on attend le début de la crise.
    Celle-ci a déjà réduit les commandes, mais le mouvement n’est qu’ entamé.
    Désormais, la modernisation des flottes va passer par une mise à la casse, phénomène déjà connu et qui peuple de carlingues le désert américain.
    Quand à la dernière chanson de Boeing, l’expansion à outrance se continue, cela relève désormais du délire, plus que la donnée objective.
    En effet, le marché intérieur US s’effondre et le marché militaire est malade du Pentagone.
    Les "approximations" dans les investissements militaires sont devenus criantes et l’USAF est sur la sellette avec une défense pitoyable : "je fais comme les autres".
    Là aussi, le secteur devrait rentrer en crise réelle bientôt, pour le moment, seul les amuse-gueules ont été servis.

    Lundi 14 juillet 2008

  • Le panier énergétique.

    Le panier énergétique.

    Images_4 Le panier énergétique est très inégal.
    Si l’on arrive à compter, hier en TEC (tonne équivalent charbon), aujourd’hui en TEP (pétrole), ou en Watts, toutes les énergies ne se valent pas.
    Elles ne se valent pas par leur côté pratique, ou pas pratique.
    Le plus simple est le pétrole. Il est liquide, donc se transporte facilement.
    On apprend avec les démêlés avec la Russie que le gaz, ça nécessite de gros investissements et que sans l’existence de l’URSS et de son rejeton Gazprom, il n’y aurait pas d’Europe développée.
    Mais le gaz, il faut des usines complexes pour l’exploiter, d’ où l’expression "usine à gaz".
    C’est de toute façon, beaucoup moins simple.

    Le charbon, quand à lui, est calamiteux, il est solide. Il demande beaucoup de main d’oeuvre, ou de puissantes machines, mais, de toute façon, son essor bute sur le commerce.
    Si un port qui exporte ou importe 100 millions de tonnes de pétrole peut n’être finalement pas très actif ou en déclin, comme le port de Marseille, un port qui exporte ou importe 50 millions de tonnes de charbon, lui est saturé.
    L’uranium, quand à lui, bute sur un débouché peu important, sur des dépenses d’infrastructures, de prospections et d’exploitations importantes. Bien sûr, le problème de sécurité s’y greffe.
    Pour l’électricité, il faut dire d’abord que ce n’est souvent que la mise en forme d’autres énergies : charbon, gaz, pétrole, nucléaire.
    L’électricité hydraulique ou éolienne ou solaire est insuffisante pour la consommation actuelle

    Alors, qu’en conclure ? Il n’y a pas à tergiverser.
    Dans les phénomènes de raréfaction de la ressource, au moins de la ressource accessible, c’est l’économie.
    Les substitutions peuvent avoir lieu,  mais c’est l’économie qui reste le plus rentable et le plus simple.
    Simple retour des choses.
    L’énergie abondante avait entrainé son gaspillage, l’énergie chère son économie.
    Et il n’y a eu dans le gaspillage qu’un seul intérêt pris en compte, celui des compagnies qui en bénéficiaient.
    Bien sûr, plus tard, il y aura sans doute, des progrès sur de nouvelles sources d’énergies.
    Mais elles ne seront ni inépuisables, ni  sans limites. 

  • Potentiel Saoudien en difficulté, effondrement de Cantarell

    Potentiel Saoudien en difficulté, effondrement de Cantarell

    Cantarell Les champs pétroliers saoudiens seront incapables de soutenir les efforts que l’on risque de lui demander, alors, que dans le même temps, le grand champ pétrolier de Cantarell décroit de plus en plus vite.
    Le maximum de production possible pour l’Arabie Saoudite se situe (sur courte période) à 12 millions de BJ, contre 12.5 officiellement, et à 10.4 millions de BJ  pour son potentiel soutenable.
    Les 15 Millions promis en cas de crise, ne sont qu’un instrument de propagande.
    D’ailleurs les saoudiens sont dans l’ordre de la propagande.
    Ils font visiter le Gisement d’Al Kurais, dont eux-même avaient abandonné l’exploitation pendant des années, car d’une trop grande complexité géologique.
    Les autres gisements décroissent et Ghawar, le gisement géant semble montrer des signes évidents de faiblesses (4.5 Millions BJ produits, contre 5.4 escomptés).
    En outre, la progression globale de production n’est qu’un artifice. Les productions qui progressent sont celles des brut extra-lourds, et ceux des bruts légers régressent ou sont atteints d’une stabilité plus politique que réelle.

    Quand au Mexique, la plus grand champ pétrolier de Cantarell, Akal-Nohoch a vu sa production passer de février à mai (3 mois) de 1.145 millions de BJ à 0.994. 
    Les seules productions en hausse observées se situant à Zaab, Maloos et Otros.
    Néanmoins, à l’exception de ces trois champs signalés, la tendance générale est au mieux à la stabilité, au pire au déclin.
    la production globale, en trois mois a décliné de 2.929 Millions de BJ à 2.797.
    Le Mexique se consacrera donc de plus en plus à alimenter son marché interne et de moins en moins le voisin du nord, dont c’était un "fournisseur sûr".

  • Boeing rêve éveillé…

    Boeing rêve éveillé…

    Nostradamus … ou plutôt Boeing raconte n’importe quoi.
    En effet, jamais un constructeur d’automobile, de maisons ou de petites cuillères ne vous dira que son activité va baisser.
    Pour après la secouée reçue par le transport aérien aux USA, il faut voir aussi le rapport de l’IATA (agence internationale pour le transport aérien).
    25 compagnies ont disparues en 6 mois, les pertes dans le transport aérien atteindront entre 2.3 et 6.1 G US $.
    C’est pas mal pour une "industrie d’avenir", qui plus est, souvent sans actifs et pratiquement sans capital.

    En effet, son actif ne lui appartient pas, les avions étant, la plupart du temps, en crédit-bail.
    Sans trésorerie et avec crédit bail, d’ailleurs, cela veut dire que même le dépôt de bilan ne règlerait aucun de ses problèmes.
    Le dépôt de bilan fait disparaitre les dettes, et peut être profitable, à condition d’avoir un portefeuille de créances et de trésorerie suffisant.
    Dans ce cas là, il apparait inexistant  (le carburant se paie cash, les salaires aussi)
    Donc, malgré le démenti de Boeing, je maintiens mon démenti. Le nombre de passager transporté n’augmentera jamais de  4 % l’an.  Pour cause de paupérisation des clients.
    En outre, pour chaque aire géographique, risque bien de ne subsister qu’un seul transporteur aérien, plus ou moins en monopole, plus ou moins nationalisé, et très pointilleux sur le rendement de ses lignes aériennes.
    En ce qui concerne la modernisation, je suis d’accord, les appareils seront neufs en 2027.
    Les autres sont trop gourmands.
    Le transport aérien a donc toutes les chances d’être réduit en 2027, et Boeing (ou airbus), les moins biens placés pour donner leur avis (partial) sur la question, les projections relevant d’Astradamus ou de Madame La Lune.  Les "prévisions" de croissance à "3.2 % l’an" ? Une bonne blague !

  • C’est du flan !

    C’est du flan !

    Images " Les réacteurs nucléaires en cours de construction et qui seront achevés entre début 2008 et fin 2012 (5 ans) auront une puissance cumulée de 20,6 GW, soit une moyenne de 4 réacteurs de 1GW par an. C’est une faible augmentation par rapport à la précédente période de 5 ans (2,5 réacteurs de 1GW par an). Le "retour du nucléaire" fait pâle figure. En 2006, 4 réacteurs ont été commencés pour 3,32 GW (dont 2 en Chine pour 1,6 GW), En 2007, 7 réacteurs ont été commencés pour 5,19 GW (dont 2 russes de 30 MW chacun, l’EPR de Flamanville et 2 en chinois pour 1,6 GW), En 2008, 2 réacteurs ont été commencés pour 2,08 GW (à ce jour de juillet, dont 1 en Chine pour 1 GW). Pour disposer de 3.000 GW en 2030, sachant que la construction d’un réacteur nucléaire dure cinq ans, il faut prendre en compte ce qui serait commencé entre début 2008 et fin 2025, soit 18 ans pour lancer la construction de 2.928 GW comme on l’a vu. On ne peut faire une simple division pour dire qu’il faudrait construire l’équivalent de 163 réacteurs nucléaires de un GW chaque année, dès 2008 et pendant 18 ans. En essayant de se rapprocher de la réalité humaine et industrielle, on pourrait calculer quelle progression serait nécessaire pour atteindre un cumul de 2.928 GW construits d’ici 2030. Cela demanderait une croissance annuelle de 36%, chaque année, avec 4 GW commencés en 2008, 35 en 2015, 163 en 2020 et 760 en 2025. On imagine les moyens en ingénieurs, en personnels qualifiés, en moyens industriels et en capitaux que cela représenterait. Pour mémoire, la puissance installée au cours des cinq dernières années a été multipliée par 3,0 pour l’éolien, par 6,7 pour le solaire photovoltaïque et par 1,04 pour le nucléaire. Entre fin 2007 et fin 2012, la puissance installée en nucléaire augmenterait de 5,5% (réacteurs terminés) si l’on ne comptait pas les réacteurs qui seront retirés du service d’ici 2012. Avec les seuls retraits connus pour 2008 et 2009, la progression tombe à 3,5%. Belle renaissance "

    Je cite ici Emile, pour ces propos pertinents.
    La "relance" du nucléaire semble un bien petit clapotis et un argument de propagande, plus qu’une réalité concrète.
    En outre, les hommes politiques occidentaux sont piégés par leur discours politique et leur pratique accentuée du non-investissement.
    Remplacer, augmenter le nombre de réacteurs est tout bonnement un objectif impossible avec l’ensemble des politiques économiques, sociales et financières.

  • Barrages mal entretenus.

    Barrages mal entretenus.

    Images Christian Kert, député Ump des Bouches-du-Rhône a présenté son rapport sur les barrages en France, en partant d’un non-sens.
    Il a parlé de Malpasset, pour parler de l’état "médiocre", voir préoccupant de 200 sur 450 barrages EDF.
    Sachant que la plupart des barrages ne sont pas des propriétés de la compagnie d’électricité.
    Donc, on peut faire plusieurs remarques.
    Malpasset était neuf, quand il a cédé. D’ailleurs, ce n’est pas lui qui a cédé, c’est le rocher.
    La technique utilisée (barrage voute), transmet les forces à la montagne, il faut donc qu’elle soit sans défaut.

    Elle ne l’était pas.
    La situation d’EDF est caricaturale, elle donne des dividendes et n’investit pas assez dans l’entretien.
    C’est d’ailleurs le problème de beaucoup de barrages.
    Quelque soit le propriétaire, la possession est une oeuvre de longue haleine, où, si l’on comprend bien qu’il faut initialement investir et rembourser les emprunts, les héritiers comprennent peu ou pas du tout la nécessité d’entretenir et de provisionner de coûteux travaux.
    C’était, peut-être le voeux des investisseurs initiaux, mais un siècle après, les possesseurs n’ont plus le feu sacré.
    Ce problème est aggravé par le système économique en vigueur, pour lequel l’immédiat et de rigueur, et que demain, c’est trop loin.
    On peut aussi rajouter la gabegie des autorités politiques locales et nationales qui ont laissés pourrir la situation et s’urbaniser des zones dangereuses.

    Photo  : Malpasset. e GNU Free Documentation license